Snowden (Oliver Stone, 2016)

En juin 2013 a eu lieu la plus importante révélation de données top-secrètes concernant les agences d’espionnage américaines, avec la NSA en tête. Cette fuite a été orchestrée par un jeune informaticien américain, poussé par une volonté de dénoncer les violations des libertés individuelles pratiquées de manière quotidienne et à une échelle tout simplement exceptionnelle! Traître pour les uns, héros pour les autres, Edward Snowden a mis en danger sa propre liberté et sa vie même, afin que ses concitoyens se rendent compte du système dans lequel ils vivent, et dont ils n’avaient pas conscience…

Ce récit incroyable trouve avec Oliver Stone un metteur en scène très concerné, lui qui a de tout temps montré une propension à la contestation (Platoon, Né un 4 Juillet, Tueurs-nés). Ce qui surprend d’entrée de jeu avec Stone, c’est de constater qu’il s’est assagi dans sa manière de filmer, qui est plus classique, mais qui n’en possède pas moins un réel impact. Son approche est plus fluide, et il colle à l’histoire de Snowden avec une volonté de mettre en avant ces faits incroyables, en laissant la mise en scène raconter tout cela sans qu’elle prenne le dessus. En agissant ainsi, il parvient à créer un climat d’urgence, le film baignant dans un rythme de thriller tendu juste comme il faut. Il rend justice au courage et à l’abnégation sans failles de Snowden, qui a toujours été déterminé à mener sa croisade solitaire à son terme.

Oliver Stone brosse le portrait de ce jeune patriote, obligé de quitter l’armée suite à une blessure, et qui a alors l’opportunité de servir sa nation par le biais de ses talents informatiques. Engagé par la CIA, il bifurquera par la suite à la NSA, et son travail d’analyste système ou de programmateur va lui permettre d’entrer dans ces réseaux sécurisés et de découvrir que ces agences ont développé des systèmes de surveillance globale, qui vont à l’encontre des principes régissant la vie privée, et qui bafouent donc tout simplement la constitution américaine! Tout cela a été mis en place suite à la validation du Patriot Act, qui a fait suite aux attentats du 11 septembre… Les pleins pouvoirs ont été donnés afin de collecter des milliards de renseignements, à la base sur présomption d’affiliation avec une organisation terroriste, mais au final, c’est chaque citoyen américain ou étranger qui est surveillé dans ses moindres faits et gestes.

Snowden va révéler des accords amiables ou forcés avec des géants tels que Google, YouTube ou Skype qui permettent à la NSA de conserver des données personnelles. Mais cela va bien plus loin, car des systèmes très sophistiqués vont permettre de pirater tous les e-mails ou SMS, d’allumer les webcams à distance sans que l’utilisateur s’en rende compte, bref, d’utiliser toutes les technologies dont on ne peut plus se passer pour espionner chaque individu dans sa sphère privée. Les révélations sont détonnantes, et vont mettre à mal l’administration Obama, qui a perpétué ce qui avait été fait sous le mandat de George Bush.

On va suivre les rencontres sous tension entre Edward Snowden, réfugié dans une chambre d’hôtel à Hong-Kong, avec Glenn Greenwald, avocat et journaliste au Guardian, Laura Poitras, une documentariste spécialisée dans les sujets polémiques, et Barton Gellmann du Washington Post. Ils vont tous les quatre mettre au point leur méthode de divulgation de tous ces éléments explosifs, en utilisant des systèmes de communication cryptés et en étant d’une extrême prudence. Ils ont tous conscience de mettre leur vie en danger, et que le timing des révélations doit être le plus parfait possible. C’est à partir du 6 juin 2013 que les données commencent à être divulguées, dans une série d’articles qui vont suivre au fil des jours. Snowden révélera son identité assez rapidement, et organisera sa fuite vers un autre pays, vu qu’il est sous le coup de sanctions très lourdes.

Snowden retrace toute cette incroyable histoire avec une très belle sensibilité, et en respectant toute la chaîne d’événements. Joseph Gordon-Levitt entre dans la peau du lanceur d’alertes avec un sens du mimétisme impressionnant, et on se retrouve pris dans cette tourmente avec un vrai sentiment d’urgence. Toute la dimension politique et sociale de ce qui est révélé s’avère juste énorme, et les conséquences pour Snowden ainsi que pour le gouvernement américain sont exceptionnelles. L’informaticien discret de 29 ans a sacrifié sa liberté pour défendre celle de tous ses concitoyens, et il a scrupuleusement trié tous ces documents afin de ne pas mettre en danger des personnes avec ces révélations. Son but a toujours été de démontrer le manquement indéfectible à la constitution, et en cela, il est un vrai patriote dévoué avant tout à ses concitoyens.

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Legion saison 1 (2017)

C’est en août 1985 que Légion fait sa première apparition, dans le comics Les Nouveaux Mutants 25. Il est créé par le légendaire scénariste Chris Claremont, à qui l’on doit certaines sagas parmi les plus mythiques des X-Men, et par le dessinateur Bill Sienkiewicz. Personnage secondaire de la Maison des Idées, il possède toutefois des aptitudes psychiques très importantes, ce qui est normal puisque son père est un certain Professeur Xavier! Diagnostiqué comme schizophrène, il recèle de multiples personnalités qui lui confèrent chacune des pouvoirs différents, faisant de lui l’un des Mutants les plus puissants de la planète…

La mise en chantier d’une série sur un personnage tout de même mineur du Marvelverse suscitait une simple curiosité, puis l’annonce de l’excellent Dan Stevens dans le rôle-titre a fait grimper l’attente de plusieurs degrés. La Fox, pour qui il s’agit de la première série estampillée Marvel, avait annoncé un show se déroulant dans une autre continuité que celle des films X-Men, laissant carte blanche au showrunner Noah Hawley, le créateur de Fargo.  Dans un monde où seul le gouvernement est au courant de l’existence des Mutants, Légion (qui n’est jamais appelé par ce nom, mais uniquement par son nom civil David Haller) va être traqué par la Division 3, qui souhaite comprendre à quel point il peut être dangereux.

Rarement un premier épisode aura été aussi inventif, loufoque et novateur, et cette rencontre initiale avec David Haller est tout simplement sublime! La mise en scène est démentielle, le travail sonore tout autant, les choix musicaux claquent, et les acteurs sont habités! Il n’y a strictement rien à jeter dans ce début incroyable, qui est une sorte de série d’auteur au potentiel sacrément redoutable! David étant sous traitement dans un hôpital psychiatrique, on se retrouve dans un récit d’une magnifique complexité, qui va évoquer le passé et le présent dans un maelstrom visuel et sonore de toute beauté, en y mêlant émotion et humour avec un talent fou! Les épisodes s’enchaînent, avec toujours cette imagination narrative débordante, et on se dit qu’on tient là un pur joyau, qui se démarque totalement des autres séries (ou films) traitant de super-héros! Mais après une poignée d’épisodes (4 en gros, la moitié de la saison), on commence à se dire que c’est toujours super beau, mais que ça tourne un peu en rond… Et cette sensation ne va plus nous lâcher jusqu’à l’épisode final, faisant de Legion une sorte de rollercoaster se terminant négativement…

Il y a de temps en temps des séries qui se paient des débuts juste parfaits, et qui se vautrent par la suite. C’est le cas aussi de Dirk Gently’s holistic Detective Agency, que j’ai découverte récemment, et dont le premier épisode figure parmi les trucs les plus dingues et hallucinants que j’ai pu voir! Mais la suite fait nettement baisser le régime, et c’est sacrément dommage au vu de la folie initiale! Pour Legion, même constat, Noah Hawley ayant joué la carte atypique de manière finalement trop appuyée, jusqu’à faire que la forme prenne largement le pas sur le fond, ce dernier étant répétitif à mort… Du coup, on a une série qui est magnifique dans sa 1ère moitié, qui passe par juste sympathique, et qui termine par devenir trop poussive… Ca fait vraiment mal de voir ce schéma dégressif, mais franchement, il y a un moment où les intrigues doivent évoluer, et là on stagne clairement toujours sur la même ligne.

Dan Stevens, qui était absolument génial dans le sublime The Guest (et qui est actuellement à poils dans La Belle et la Bête), offre une belle complexité à David Haller, et en fait un personnage très intéressant. Mais il est pris dans une spirale narrative qui amoindrit l’intérêt du héros au fil des épisodes, et doit se débrouiller avec cet état de fait… Rachel Keller, qui jouait, tiens, dans Fargo, campe une Syd très attachante, à la fois fragile et forte, et apporte un contrepoint intéressant à David. Son pouvoir est très particulier, et s’avère très inhibant pour elle. Aubrey Plaza (Parks and Recreation) joue une résidente de l’hôpital bien givrée, et elle se lâche dans ce rôle bien barge! On a ensuite toute une galerie de personnages secondaires, plus ou moins intéressants, dont certains possèdent des facultés particulières. L’identité du bad guy est à ce titre originale, et sa nature également.

Mais malgré toute la virtuosité qui est mise en oeuvre dans chacun des plans de ces 8 épisodes, c’est tellement dommage de voir le show s’étioler à cause d’un récit qui ne parvient pas à se renouveler! L’ambition de Noah Hawley est totalement visible, et il met vraiment tout son coeur dans cette création! Mais à force de rester trop centré sur tout ce qui se passe dans la tête de David (avec des scènes franchement inventives), il perd des spectateurs au fil des épisodes… Un mix plus équilibré entre récit d’auteur et action aurait été une pure merveille, mais en l’état, le puissant impact du début se perd malheureusement, et fait qu’on reste au final sur une série juste sympathique. Dont on a du mal à terminer les 3 derniers épisodes, malgré le bad guy… Suite à son succès critique, Legion a été renouvelée pour une seconde saison. On va croiser les doigts pour qu’elle conserve tous ses atouts et répare ses faiblesses… Ah oui, n’oubliez pas la scène post-générique si jamais! 😉

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Les news de la semaine: Dark Clown

Après le départ de Cary Joji Fukunaga (le génial metteur en scène de la saison 1 de True Detective) du projet, on était en droit d’avoir quelques craintes sur It, la nouvelle adaptation du roman de Stephen King. Mais au vu de cette 1ère bande-annonce, il semblerait bien qu’Andrés Muschietti (Mama) se soit totalement approprié cette excellente histoire! L’ambiance semble réellement pesante et nostalgique, et le bad clown a les moyens d’être vraiment flippant! A découvrir dès le 20 septembre!


 

Une nouvelle bande-annonce pour Spider-Man: Homecoming! Ca fait 3 fois qu’on change de Peter Parker en 15 ans, pourtant j’ai toujours l’impression qu’on voit le même film… J’avoue que la présence de Tony Stark ne m’emballe pas plus que ça, et on sent le produit Marvel Studios calibré à mort… J’espère vraiment me tromper et avoir une bonne surprise le 12 juillet! Allez en prime, une photo de Michael Keaton dans le rôle du Vautour, avec un petit air de Kraven en plus!


 

Et comme la nouvelle affiche de Spider-Man: Homecoming avait fait son petit effet, il fallait bien que Deadpool en remette une couche!

 

Si vous êtes passé à côté le week-end dernier, je vous mets la 1ère bande-annonce de Justice League, le Avengers-like signé Zack Snyder! Bon, j’ai vraiment du mal avec cette version de Flash… Mais Khal Drogo devrait envoyer du lourd! Sortie le 15 novembre.


 

Vous reprendrez bien un soupçon de Baby Groot en attendant le 26 avril?

 

Vous n’aurez pas à attendre le 4 mai 2018 pour voir Thanos! Des cosplayers sacrément doués lui ont donné vie, et il se balade tranquillement dans la rue! Je vous laisse le découvrir, c’est impressionnant! C’est l’oeuvre de Prizmatec Cosplay! 🙂


 

Après les mauvaises critiques de la saison 2 de True Detective, une 3ème saison n’était plus aussi évidente… Elle aura pourtant bien lieu, avec toujours à la barre Nic Pizzolatto, le créateur du show, qui sera aidé cette fois-ci par David Milch, l’homme derrière New York Police Blues et Deadwood. On espère retrouver toute la folie créatrice de la saison 1, même si la 2 n’était pas non plus catastrophique.

 

Tomb Raider se dévoile à travers une poignée de photos, qui mettent en avant Alicia Vikander dans le rôle de Lara Croft, et avec un synopsis: « Sept ans après la disparition de son père, Lara, âgée de 21 ans, refuse de prendre les rênes de son empire commercial mondial, travaillant plutôt comme une coursier à vélo à Londres tout en allant à l’université. Finalement, elle décide d’enquêter sur la disparition de son père et se rend à son dernier lieu connu : une tombe sur une île quelque part au large de la côte du Japon. Soudain, les enjeux ne pouvaient être plus élevés pour Lara, qui – contre toute attente et armée seulement de son esprit affûté, de sa foi aveugle et de son esprit intrinsèquement têtu – doit apprendre à dépasser ses limites en voyageant dans l’inconnu. Si elle survit à cette aventure périlleuse, elle gagnerait alors le nom de Tomb Raider. »

Le film de Roar Uthaug (Cold Prey) sortira le 16 mars 2018, et l’intérêt continue à augmenter pour ce projet!

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All-new X-Men Hors Série 2: Deadpool V Gambit

On avait déjà croisé les scénaristes Ben Acker et Ben Blacker (c’est pas une blague) lors d’une poignée d’épisodes des Thunderbolts, et on leur doit aujourd’hui ce team-up entre le mercenaire et le voleur. Evidemment, comme ça fait toujours mieux de dire qu’ils sont opposés, on va mettre un vs entre les 2 noms… Ah sauf que là, pour vanner Batman v Superman: l’Aube de la Justice, on va juste mettre le fameux « v »! 😉 D’ailleurs, même le titre de la saga est très explicite: Le « v » c’est pour « vs »!

Acker et Blacker nous convient à une aventure qui parvient à ne pas se prendre au sérieux, tout en ajoutant quelques moments d’émotions. Ils osent même faire un épisode où les 2 héros sont quasi absents, en mettant en vedette un personnage plus que secondaire! Niveau humour, les scénaristes gèrent plutôt bien, notamment avec le coup des stands hipsters sur le marché qui est bien fun: « Ils ont détruit ce stand de pupusas artisanales. – Lequel? – Celui qui est bio. – Vegan ou harigan? – C’est quoi, « harigan »? – Sérieux? C’est vegan mais sans manger de haricots. – Mais, pourquoi? – Parce qu’on n’aime pas ça. » « Negan? -C’est vegan, mais tout est écrasé à la batte. » Ou encore « Je fais juste de l’ultimate frisbee et je suis reagan. (je suis un vegan qui vote à droite.) ». Un petit panel qui démontre un talent certain pour les dialogues!

Pour la petite histoire, Wade et Rémy sont sur un coup qui pourrait bien leur rapporter gros, mais ils se font doubler par le vieux briscard qui les a embauché. Ce qui ne l’empêchera pas de les réembaucher pour un autre coup! Ils vont devoir approcher un type sacrément costaud capable de bouffer et de boire des quantités astronomiques, dans le but de prendre ses empreintes. Evidemment, tout ne va pas se passer comme prévu, et ça va partir en cacahuètes lors d’un combat clandestin. D’ailleurs, Wade se retrouve bien fracassé et en veut un peu à Gambit pour ça (« Je ne guéris pas comme je devrais, si j’en crois le wiki Marvel. Ca fait super mal. » « Tu devrais écrire des poèmes. Et te les enfoncer dans le derrière. C’est peut-être la douleur qui parle. Mais, fais-le. »).

Sinon, on va rencontrer le Brouilleur, un mutant ayant la capacité d’annuler les pouvoirs des héros, Wade va se retrouver en mode Iron Fist, Loki traîne dans les parages, et tout ce joyeux bordel se laisse lire tranquillement! C’est rythmé et on se prend d’affection pour le Brouilleur, dont l’histoire est tragique, et qui tente de s’en sortir malgré son lourd passif. Le dessin de Danilo Beyruth n’est pas ce qui se fait de mieux dans l’industrie, mais ça reste correct.

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Ghost in the Shell (Rupert Sanders, 2017)

Ghost in the Shell est un manga sorti en 1989 et qui a connu un succès international, et qui a été suivi par 4 films d’animations et 3 séries animées. L’adaptation live est en projet depuis 2008, et a été confiée à Rupert Sanders, le réalisateur de Blanche-Neige et le Chasseur. Je ne connais pas du tout le manga originel ni les animés qui ont suivi, ma critique sera donc exempte de toute référence à ces précédents médias. La première bande-annonce, avec son montage très intelligent, m’avait vraiment bluffé, et c’est ce qui m’avait donné envie de découvrir ce film de SF qui s’annonçait bien sombre et inventif.

Visuellement, Ghost in the Shell pourrait s’avérer intéressant, s’il n’était pas un simple recyclage de si nombreuses références… On sent du Matrix, du Tron – l’Héritage, du Westworld, et surtout du Blade Runner, référence ultime qui suinte presque à chaque plan… Du début jusqu’à la fin du film, l’ombre du chef-d’oeuvre de Ridley Scott plane sur le film de Sanders, qui en perd toute sa force visuelle. L’évocation des mégalopoles avec ses pubs lumineuses géantes, les scènes de pluie, la dualité robot-humain, tout semble intégralement pompé sur le film de 1982… Quand on sait que le manga date de 1989, on se dit qu’il a peut-être été influencé directement par Blade Runner… Jusqu’au personnage de Batou, qui ressemble physiquement à celui de Roy Batty, à l’époque incarné par un Rutger Hauer totalement habité!

Du coup, j’ai eu beaucoup de mal à regarder ce film, qui se contente d’aligner des éléments visuels certes beaux, mais qui n’ont rien de novateurs. Si l’on se pose la question de l’esprit dans la machine (le fameux ghost in the shell), il manque toutefois une âme dans ce film… On va suivre de manière trop distanciée l’enquête du Major (Scarlett Johansson) sur les meurtres d’une poignée de scientifiques liés à un projet, sans que l’on se sente réellement impliqué. Même Scarlett Johansson ne parvient pas à donner du relief à ce film, son personnage n’étant pas franchement d’une folle originalité. Idem pour tous ceux qui l’entourent, et même Takeshi Kitano est agaçant avec son rôle de boss, sauf à un moment précis, où il a finalement la meilleure réplique du film. Sinon, l’écriture des personnages n’est pas des plus fouillées, et leurs interactions ne sont pas convaincantes. Dommage pour Michael Pitt, qui est un très bon acteur, mais qui ne peut lui non plus pas faire grand-chose…

On va suivre ce film en mode automatique, sans pouvoir s’accrocher à quelque chose de fort, même si l’habillage est beau. Tout l’aspect pessimiste voulu par la production ne fonctionne pas, le film misant sur une tonalité sombre qui s’avère bien trop propre et précise. Ghost in the Shell est l’une de ces coquilles vides qu’Hollywood nous balance régulièrement, qui vont miser davantage sur l’apparence que sur la profondeur du sujet ou de l’écriture. Le résultat est un film ennuyeux et qui ne parvient à aucun moment à se départir de sa filiation ratée avec Blade Runner. On attend donc plutôt la sortie de Blade Runner 2049 le 4 octobre, le metteur en scène Denis Villeneuve ayant des arguments autrement plus forts que ceux de Rupert Sanders.

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