All-new Avengers 12: Rage against the Machine

On commence ce mensuel par un épisode intégralement consacré aux 2 Guêpes, Janet Van Dyne et Nadia Pym. La dernière incarnation est la fille qu’Hank Pym a eue avec sa 1ère femme, et aujourd’hui les 2 femmes se serrent les coudes contre des pseudo-agents russes déterminés à ramener Nadia dans le pays où elle a été incarcérée pendant toutes ces années. La relation entre l’ado rebelle et la femme indépendante est intéressante, surtout lorsqu’elles apprennent les événements de Civil War II qui divisent la communauté super-héroïque. Nadia possède une très grande intelligence, tout comme son père, et s’avère être une scientifique très douée. Elle possède un laboratoire microscopique dans lequel elle peut tenter de construire des dispositifs novateurs, ce qu’elle ne va pas manquer de faire quand elle sera extrêmement troublée par la situation actuelle. Mark Waid et Jeremy Whitley nous ont concocté un épisode sympathique, qui nous permet d’en apprendre davantage sur cette nouvelle Guêpe.

Le combat opposant l’A.I.M. au S.H.I.E.L.D. se poursuit, avec l’étonnant retour de Warlock, l’extraterrestre techno-organique qui a fait les belles heures de la série Les Nouveaux Mutants! Il est venu aider son ami Roberto Da Costa à se sortir de la situation délicate dans laquelle il se trouve avec O.M.N.I.T.R.O.N.I.C.U.S., une intelligence artificielle contrôlant les machines. Al Ewing gère ses nombreux personnages en passant d’une intrigue à l’autre, conservant un dynamisme intéressant et saupoudrant son récit de quelques notes d’humour sympathiques. Le combat entre les 2 Tigres blancs est tendu, et l’issue salvatrice permet de mettre un terme à la manipulation dont souffrait Angela Del Toro. Ecureuillette, Wiccan, Hulkling, Power Man, Docteur Positron, Songbird, Rocket… Il y a du beau monde dans ces 2 épisodes, qui sont bien rythmés et agréables.

Le retour d’Hank Pym, que tout le monde croyait mort, n’est pas de tout repos, puisque son corps a fusionné avec Ultron. Certains Avengers doutent que ce soit vraiment Pym, et soupçonnent Ultron d’avoir pris le contrôle. Le combat s’engage entre le robot destructeur et les anciens alliés de Pym, Vision usant de toute sa force pour tenter de le contrer. Deadpool se fait contaminer par une sorte de virus technologique, et Cable va tenter de le sauver. On est dans un registre 100% action, avec Captain America, Synapse, Docteur Vaudou, Malicia, la Torche, Iron Man, Captain Marvel et la Guêpe, et Gerry Duggan nous livre 2 épisodes sympathiques. Avec en prime le Hulkbuster de Stark, qui ne sera pas de trop pour contrer la menace robotique!

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Le clip de la semaine: Franjo – Les Clients relous

Je ne connaissais pas l’humoriste Franjo, mais je l’ai découvert avec cette excellente vidéo qui démontre bien à quel point un client, ça peut être vraiment très chiant!!! 😉

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Alien: Covenant (Ridley Scott, 2017)

En 2012, Ridley Scott nous livrait une préquelle à la saga culte Alien avec un Prometheus qui dénaturait totalement le mythe, et qui s’inscrivait comme il pouvait dans la continuité en oubliant juste de montrer sa vilaine bébête. On se disait qu’avec Alien: Covenant, Scott réparerait cette erreur, mais cette suite de Prometheus, même si elle inclut enfin des éléments de la saga Alien, s’avère tout aussi poussive et inintéressante que le film de 2012…

Qu’est-ce que cherche à prouver Ridley Scott? La question reste un mystère, tant il se plaît à fracasser lui-même le mythe qu’il a créé en 1979 avec le séminal Alien – le 8ème Passager. On peut affirmer qu’il a créé un genre à l’époque, ce premier opus restant encore aujourd’hui l’un des meilleurs films se déroulant dans l’espace, grâce à une mise en scène inventive, un scénario prenant et des personnages forts, Ripley en tête bien évidemment. Quand on voit Katherine Waterston en héroïne d’Alien: Covenant, on ne peut que regretter Sigourney Weaver… L’actrice vue dans Les Animaux fantastiques est très loin d’avoir le charisme de Sigourney Weaver, et son personnage est d’une banalité confondante. D’ailleurs, le reste de l’équipage ne sauvera pas la mise, avec des stéréotypes tellement énormes que ça en devient gênant. On se croirait revenu dans les années 90… Même Danny McBride, l’éternel Rico du mythique Hot Rod, ne parvient pas à s’en sortir avec son personnage de Tennessee.

Il y a un réel problème dans l’écriture des personnages, avec des choix incompréhensibles… Le personnage incarné par Billy Crudup, Oram, devient le commandant du vaisseau Covenant, et il a des réactions tellement exagérées qu’on se demande quel est l’intérêt d’aller dans cette direction. L’aspect émotionnel des personnages est traité avec un manque d’empathie flagrant, et on va simplement assister à une tentative de survie face à quelques vilaines bébêtes anecdotiques… Les scènes d’action sont traitées avec la même conviction que les personnages, et on assiste à des moments incompréhensibles, comme lorsque Daniels (Katherine Waterston) se retrouve accrochée avec un filin pendant que le pilote perd le contrôle de la navette. Le degré émotionnel est à zéro, et c’est tellement exagéré que ça perd tout intérêt. Et quand on a un oeuf géant d’origine inconnue qui s’ouvre, on se doute bien qu’il ne faut pas mettre sa tête dedans, non? Non?? Les mecs sont censés être des scientifiques chevronnés… Bon, on aura quand même droit à quelques brefs instants horrifiques, dont un qui est presque totalement réussi, si seulement Scott avait osé aller jusqu’au bout de son idée…

Mais le pire dans ce film, c’est son aspect pompeux et présomptueux, Sir Ridley Scott souhaitant apporter une dimension auteurisante à une série de films de genre, ce qui était pourtant déjà suffisant. On sent dès le début cette volonté de s’inscrire dans un écrin culturel, car Scott nous balance direct des références dans le domaine de la peinture, de la sculpture et de la musique. Pourquoi chercher absolument à placer son Alien dans une continuité artistique de cette manière, alors qu’il se suffit à lui-même? Cela amène au personnage de David, qui est probablement le pire rôle de Michael Fassbender à ce jour, et qui va desservir tout ce qu’aurait pu être ce film. On va avoir droit à des séquences tellement hallucinantes, comme celle de la flûte, qui sont typiques de cette volonté auteurisante et qui s’avère tellement inutiles… En gros, tout ce qui faisait que Prometheus était un ratage intégral, se retrouve bien dans cet Alien: Covenant… Si vous vous attendez à un film de la trempe d’Alien – le 8ème Passager, Aliens – le Retour, Alien 3 ou Alien, la Résurrection, préparez-vous surtout à voir un Prometheus 2…

On a pourtant de brefs instants intéressants, avec quelques créatures xénomorphes qui vont nous contenter quelques minutes. Mais passé cela, c’est un vide intersidéral, ce qui est paradoxal quand on sait que c’est Ridley Scott lui-même qui est derrière la caméra. D’ailleurs, la mise en scène est bien loin de celle qu’il utilisait en 1979… Je suis bien heureux que ce ne soit pas lui qui ait réalisé la suite de son chef-d’oeuvre Blade Runner! Et si vous avez envie en ce moment de voir un film du type Alien, n’hésitez pas et choisissez Life: Origine inconnue, qui offre un scénario bien plus inventif, une mise en scène beaucoup plus immersive et un casting plus fourni! Bon, ça m’a bien donné envie de revoir Alien vs. Predator tout ça, je suis presque sûr que c’est mieux!

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Les news de la semaine: La Tour infernale

Prévu pour le 16 août, La Tour sombre, qui est l’adaptation de la série de romans de Stephen King du même nom (le 1er est juste sublime!), dévoile cette semaine sa première bande-annonce. Idris Elba y affrontera Matthew McConaughey dans ce qui pourrait bien être une transposition captivante des aventures du Pistolero et de l’Homme en Noir! La lutte qui les oppose se fera entre 2 mondes, et ce film pourrait être bien épique!


 

Si la production d’Iron Fist n’a pas eu les mêmes honneurs que les séries Marvel/Netflix précédentes, c’est probablement à cause du calendrier très serré qui précipitait les choses afin de se concentrer sur la série team-up The Defenders! Même si elle n’atteignait donc pas le niveau de ses consoeurs, Iron Fist n’en était pas pour autant dénuée d’intérêt! Mais aujourd’hui, on se tourne donc vers The Defenders qui verra Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist faire face ensemble à une menace qui prend les traits de Sigourney Weaver! Avec en prime un retour (attendu), et une bande-son bien hype, cette BA a de la gueule sans en dévoiler trop, et ça, c’est très bien! Bon, on va patienter sagement jusqu’au 18 août pour découvrir les 8 épisodes du show signé Douglas Petrie et Marco Ramirez, précédemment showrunners sur Daredevil saison 2! C’est bon signe! 😉 Et oui, Netflix aime les combats dans les couloirs…


 

La prolifération des séries Marvel risque bien de devenir un problème pour les fans hardcore qui veulent suivre tous les shows! Quoi qu’il en soit, on découvre aujourd’hui l’affiche et un premier visuel pour Inhumans, qui sera diffusée sur ABC, au même titre que l’actuelle Marvel: les Agents du S.H.I.E.L.D.. Maintenant, on est en droit de flipper un peu quand au traitement des Inhumains, vu la teneur sympathique mais tout de même light du show consacré à Coulson et sa team… Ca fait très United Colors of Benetton tout ça, mais on jugera sur pièces aux alentours du 1er septembre, date de diffusion des 2 premiers épisodes aux USA, en salles de cinéma sous format IMAX s’il vous plaît!

 

Et comme si ça ne suffisait pas, on rajoute Runaways sur la liste! ^^ Le show devrait arriver fin 2018, donc on a encore un peu de temps devant nous! Un tout premier visuel est tombé cette semaine aussi, et le show pourrait s’avérer bien fidèle à l’excellent comics de Brian K. Vaughan!

 

En bref, j’ai vu Kicks, premier long métrage de l’Américain Justin Tipping, qui prend place dans le quartier Bay Area d’Oakland, d’où le réalisateur est originaire. Brandon est un ado de la classé défavorisée, qui zone avec ses potes dans les rues de la ville, entre le terrain de basket, le magasin où ils volent quelques boissons, et les rassemblements sur les parkings pour voir les mecs faire des dérapages en caisse. Tipping installe une belle atmosphère dans son film, entre vision très réaliste et crue des quartiers défavorisés, et approche intimiste et onirique avec le fameux élément de l’astronaute… Brandon, joué par l’excellent Jahking Guillory, rêve de posséder des Nike qui lui donneraient plus de crédibilité dans la rue. Kicks est un film d’auteur sur les difficultés de l’adolescence, le poids instauré par la couche sociale à laquelle on appartient, et un film sur les rêves et le temps qui passe… Ce n’est pas tant le récit en lui-même, relativement linéaire, qui est intéressant, mais la sensibilité avec laquelle Justin Tipping nous livre cette tranche de vie. Kicks n’est pas un coup de poing, mais est un beau film à l’atmosphère prenante. Avec aussi Mahershala Ali, que l’on avait envie de baffer dans Luke Cage (parce qu’il jouait bien son rôle!), et qui jouait aussi dans Moonlight!

 

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The Jane Doe Identity (André Øvredal, 2016)

Après avoir co-réalisé son 1er long, Future Murder, avec Norman Lesperance (c’était en 2000), le metteur en scène norvégien André Øvredal nous livrait en 2010 un Troll Hunter juste génial, qui suivait un groupe d’étudiants bien décidés à comprendre ce qui décimait la faune dans les bois! Le résultat était sacrément bluffant, et 6 ans après ce coup de maître, Øvredal est de retour dans une veine bien différente avec The Jane Doe Identity!

Tommy Tilde et son fils Austin sont médecins-légistes dans une petite ville américaine tranquille. Mais une découverte macabre a lieu dans le voisinage, et le shérif leur emmène le corps d’une jeune femme non identifiée afin de déterminer la cause de sa mort. La nuit va être longue pour les 2 hommes, qui vont aller de surprise en surprise en étudiant ce cas très spécial… On est très loin de l’ambiance délirante de Troll Hunter, et André Øvredal nous livre une pellicule qui prend les atours d’un thriller bien ficelé. Brian Cox (La Planète des Singes: les Origines, Morgane) joue le père bienveillant qui encourage son fils dans sa fonction difficile de médecin-légiste. Emile Hirsch (Into the Wild, Harvey Milk) campe le fils partagé entre l’affection qu’il porte pour son père et sa volonté de prendre sa liberté.

La caractérisation des personnages est intéressante, et la relation complice entre le père et le fils change des conflits que l’on nous sert trop souvent. Dès lors, on va s’intéresser pleinement au déroulement de cette autopsie, qui ne va pas être avare en détails sur les procédés nécessaires. Techniquement, elle va être très réaliste, et dramatiquement, elle va offrir des rebondissements bienvenus qui vont faire progresser l’histoire. La nature même des lieux va participer au suspense ambiant, puisqu’on se trouve dans le grand sous-sol d’une maison d’habitation qui a été aménagé en morgue, et qui contient donc tous les éléments nécessaires pour que les Tilde puissent effectuer leur méticuleux travail. André Øvredal filme avec un sens consommé du suspense, et se faufile dans ces corridors avec une belle aisance, et parvient à mettre en scène cette autopsie avec grâce. On pense au Veilleur de Nuit d’Ole Bornedal de 1994, ou au Veilleur de Nuit toujours d’Ole Bornedal de 1997, qui est le remake du premier! La sensibilité nordique est toujours présente!

Je ne peux pas trop parler du film sans en dévoiler l’intrigue, mais sans être spectaculaire, The Jane Doe Identity se révèle être un thriller efficace, qui va osciller entre divers genres et distiller un suspense agréable. La belle Olwen Catherine Kelly joue la mystérieuse Jane Doe, rôle pas forcément gratifiant puisqu’il s’agit d’un cadavre! Mais le mystère planant sur cette jeune femme va se révéler couche après couche, lambeau après lambeau… Pour la petite histoire, le terme « Jane Doe » (ou « John Doe » pour les hommes) est le nom utilisé pour nommer la malheureuse victime dont on ignore l’identité. Et si vous vous sentez prêts à découvrir qui peut bien être cette jeune femme, n’hésitez pas à assister à cette autopsie!

 

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