Les news de la semaine : Noir c’est Noir

Comme on ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin, c’est au tour de Black Widow de voir sa sortie décalée. Initialement prévu le 28 octobre, le prequel centré sur Natasha Romanoff est repoussé dans les limbes, avec une sortie soit-disant le 7 mai 2021. Au rythme où ça va, on va plutôt guetter du côté de Disney+, on ne sait jamais… C’est d’ailleurs tout l’agenda de la Phase IV qui est perturbé, puisque Shang-Chi and the Legend of the Ten Rings se voit calé à la nouvelle date du 9 juillet 2021, tandis qu’Eternals écope du 5 novembre 2021. Avec des retards allant jusqu’à presque 1 an pour Eternals, ça laissera le temps de voir si la pandémie sera passée, ou si elle sera au contraire bien installée dans nos habitudes.

 

D’ailleurs j’évoquais la semaine dernière WandaVision et The Falcon and the Winter Soldier comme étant les 2 prochaines séries du MCU à débarquer encore cette année, mais seule WandaVision viendra nous chatouiller les rétines fin d’année, puisque la buddy serie avec Anthony Mackie et Sebastian Stan, qui est encore en tournage, ne sera dispo que l’an prochain…

 

La pénurie se poursuit également au cinéma, avec les décalages de Candyman, Halloween kills, Mort sur le Nil et West Side Story à 2021, et ils seront très probablement suivis de Dune. Et je ne vois pas non plus comment Mourir peut attendre pourrait maintenir sa date du 11 novembre au vu de la situation actuelle… Mais c’est préférable d’y aller au compte-goutte, en douceur…

 

Il est présent depuis les tout débuts du Marvel Cinematic Universe, puisqu’il apparaissait pour la toute première fois dans la scène additionnelle d’Iron Man en 2008. Nick Fury, qui est quand même un peu à l’origine de tout, va enfin avoir droit à sa fiction à lui! On évoquait il y a quelques années un film qui pourrait être centré sur lui, mais finalement, il sera le héros de sa propre série, pour la plateforme Disney+! Samuel L. Jackson reprendra bien évidemment son rôle, et on est bien curieux d’avoir enfin une série sur le S.H.I.E.L.D. avec son boss emblématique!

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Le clip de la semaine : JP Fanguin

Cela fait maintenant 3 mois que ce génie de JP Fanguin a débarqué sur le net, et s’il ne parvient pas à percer dans sa société pyramidale Melius, son avenir est tout tracé au Festival de Montreux! Je suis fan de ses vidéos complètement déjantées, il a fait du chemin depuis la toute première, bravo ^^ Il en est à 14 vidéos déjà, et au hasard, je vous ai choisi la 13 qui est plutôt réussie ^^

 

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Idiocracy (Mike Judge, 2006)

Mike Judge est connu pour avoir créé la série animée Beavis et Butt-Head, dont il avait co-réalisé le long métrage Beavis et Butt-Head se font l’Amérique. Adepte d’un humour trash que certains pourraient trouver lourd, il s’est attaqué à une satire de la société à travers Idiocracy, qui nous envoie en 2505, histoire d’aller voir si l’humanité se portera mieux…

L’intro du film nous met déjà dans l’ambiance, avec ce parallèle entre un couple au QI élevé et un couple au QI nettement plus bas, apportant avec un humour bien barge une vision désabusée de l’espèce humaine. Alors quand l’armée décide d’effectuer un test de cryogénisation sur un militaire et une civile, et que le projet foire, les 2 se retrouvent propulsés 5 siècles plus loin, et vont découvrir à quel point la bêtise humaine a tout gangrené. Du coup, le militaire Joe Bauers, qui était à son époque un individu tout à fait moyen, se retrouve propulsé être le plus intelligent de la planète! Ce qui va évidemment déclencher pas mal d’événements bien barrés…

C’est l’acteur Luke Wilson, le petit frère d’Owen Wilson, qui endosse le rôle de Joe Bauers, et on a pu le voir dans La Revanche d’une Blonde, La Famille Tenenbaum ou Les Rois du Patin. Tout comme son frangin, il est adepte d’un humour absurde frappant souvent en-dessous de la ceinture, et il donne une belle naïveté à son personnage de Joe, citoyen moyen essayant au maximum d’aider son prochain. Il est affublé d’une prostituée (dont il ignore le métier) interprétée par Maya Rudolph, issue du Saturday Night Live. En toute logique, elle a joué dans McGruber, Copains pour toujours, ou Popstar : célèbre à tout Prix, mais son premier rôle au cinéma était dans Bienvenue à Gattaca!

Avec Idiocracy, Mike Judge fait une projection de ce que pourrait donner l’humanité dans 5 siècles, et le résultat n’est pas beau à voir! Vautrés dans des canapés avec bouffe et boisson à volonté, en train de regarder des émissions complètement débiles (…), l’être humain se pose des questions purement basiques et ne remet aucunement en question les normes imposées. La balade de Joe dans l’hôpital vaut le coup d’oeil, avec les « spécialistes » qui y travaillent… Si la satire est appuyée, elle est néanmoins un bon moyen de mettre en avant les tares d’un système qui se croit efficace…

La bonne surprise de ce film, c’est la participation de Terry Crews (Brooklyn Nine-Nine, Deadpool 2Expendables 2 – Unité spéciale, Balles de Feu, Starsky et Hutch, et qui est aussi très doué en musique ^^)! Il joue un rôle important, puisqu’il s’agit ni plus ni moins que le Président des Etats-Unis!!! Son interprétation savoureuse et subtile du Président Camacho est excellente, et quand on voit ce que les Ricains se tapent actuellement à la Maison-Blanche, on se dit que Camacho n’est pas si choquant que ça! ^^ Terry Crews, c’est le gars ultra-motivé qui est toujours énervé, et on voit bien que le Président Camacho est un homme qui aime son peuple! ^^

Quand on a une population qui ne boit plus que du Gatorade (et qui irrigue ses champs avec) alors que l’eau ne sert plus que pour les toilettes, on a là encore une belle allusion aux grands groupes qui se partagent la Terre au détriment du bons sens et du bien commun. Quand on voit le système de gestion des ordures ménagères, on est là encore dans une problématique très actuelle, qui sous le trait de l’humour, n’en est pas moins urgente… Et la vision des immeubles prêts à se péter la gueule mais maintenus de manière très hasardeuse vaut le coup d’oeil également! Mike Judge égratigne le pouvoir et la connerie humaine avec une belle acuité, et fait de cet Idiocracy une sorte d’alerte quant aux dérives humaines. Il traite son sujet avec beaucoup d’humour, et cette comédie est à lire sur plusieurs degrés!

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Focus : Le 7ème art brûle

A l’époque où le cinéma parlant a émergé, on pensait que les gens se lasseraient très vite de ce gadget, qui a pourtant très rapidement enterré le cinéma muet. A une époque lointaine, il existait des vidéo-clubs, qui se sont évaporés en quelques années avec le streaming et la VOD. Lorsque le numérique a remplacé la pellicule, les puristes sont montés au créneau, mais ont vite déchanté, la facilité de transfert et de stockage étant un facteur de rentabilité implacable. La 3D a révolutio… Ah non, ça on passe. Les époques apportent leurs lots d’innovations et de problématiques, et nous nous retrouvons aujourd’hui dans une situation dramatique sur un plan social et politique, ce qui a des répercussions immédiates dans le domaine culturel.

Dans une ère où le fait de payer sa redevance télé donne le luxe d’hésiter entre Hanouna, Le Juge est une Femme ou Les Anges de la Télé-Réalité, il est quasiment vital de s’offrir un abonnement Netflix ou autre. Cette obligation culturelle dirige la société vers un mode de consommation principalement axé sur les films et les séries, avec l’avantage de l’immédiateté du contenu et la simplicité du concept. Préparez les chips et le plaid, y a plus qu’à se faire plaisir dans son canapé. Le concept a forcément explosé avec le confinement, démontrant de manière très forte qu’il était possible de vivre heureux tout en restant chez soi. La culture accessible dans sa boîte aux lettres et dans sa boîte à images, la combinaison d’Amazon et de Netflix a fonctionné à plein régime pendant les quelques mois où le gouvernement nous a gardé bien au chaud. Si l’aspect cocooning des soirées Netflix était déjà bien ancré dans l’inconscient collectif, cet état de fait a été fortement entériné par ces presque 2 mois passés à la casa (de Papel).

La reprise de l’activité dans le domaine de l’exploitation cinématographique ne pouvait que souffrir de ce mode de fonctionnement encore plus répandu qu’avant, et les reports successifs de sorties des blockbusters n’aidaient pas franchement. Tenet et Mulan se sont tirés la bourre pour savoir qui des 2 allait être le premier à atteindre les écrans, et le résultat a été plus surprenant, puisque Mulan s’est tout simplement retiré de la course. Je soulignais l’importance de la Warner d’avoir eu les couilles de sortir Tenet sur grand écran, mais après des semaines d’exploitation, on peut bien se demander si elle a fait le bon choix… On est obligé de passer par un récap chiffré pour bien se rendre compte du problème, et des répercussions dramatiques qui vont irrémédiablement en découler.

Tenet et Mulan sont 2 concurrents qu’il est très facile de comparer, puisque chacun des films est budgetté à 200 millions de dollars (+ les 100 millions habituels pour la promo d’un blockbuster de cette envergure). Quand on a Tenet qui sort en salles, et Mulan sur Disney+, on a un joli cas d’école qui sera encore étudié dans très longtemps… On va surtout s’intéresser au box-office domestique, qui est ravagé par l’épidémie de Covid-19 et qui était synonyme de roulette russe pour la Warner et pour Disney. Le premier a choisi de faire tourner le barillet, et le second a juste posé le flingue sur la table pour déguerpir le plus loin possible. Si l’on peut admirer le courage de la Warner, un premier week-end à 9,4 millions de dollars (et non pas 20,2 millions comme annoncés), et un total de 36,1 millions au bout de 3 semaines, c’est très loin du seuil de rentabilité…

Pendant ce temps, Mulan a effectué un démarrage à 270 millions de dollars en vendant son film à 30 dollars sur sa plateforme de streaming. Le différentiel est énorme, et la question de la rentabilité est vite répondue… C’est cette différence monumentale, couplée à une absence de frais totale et un gain intégral sur Disney+, qui fait immédiatement froid dans le dos et qui pose sévèrement question quant à la suite pour les salles de cinéma. Quand on a une recette permettant d’avoir 100% des gains et un retour sur investissement beaucoup plus rapide, pourquoi encore s’embêter avec des intermédiaires? Il faut dire que les spectateurs ont été préparés pendant des années à une telle révolution, et cette situation sanitaire ne fait qu’entériner plus rapidement un mouvement qui était déjà bien en marche. Dans l’implacable réalité économique, il n’y a pas réellement de place pour les puristes, qui n’apparaissent au mieux que comme de doux rêveurs… Clamer haut et fort qu’un film ne peut être vu que sur le grand écran d’un cinéma? Ca marchait peut-être il y a 15-20 ans, mais ce serait très hypocrite et très naïf aujourd’hui…

Pourquoi est-ce que Les Tuche mériterait davantage une vision sur grand écran que Breaking Bad? Pourquoi Bienvenue chez les Ch’Tis auraient droit à davantage d’écrans que Black Mirror? Depuis plus de 20 ans, les séries télévisées nous ont habitué à des niveaux de qualité supérieurs à de très nombreux films, et je préférerais 100 fois me taper l’intégrale de Banshee sur grand écran qu’être obligé d’hésiter entre 50 Nuances de Grey, Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu? ou Taxi 5. Les téléspectateurs ont vu émerger des séries phares qui n’avaient plus rien à envier aux fictions balancées sur grand écran, et l’équilibre a irrémédiablement basculé, en mettant sur un pied d’égalité les 2 médias. Le Covid n’a fait qu’accélérer cette bascule, en forçant le passage du grand au petit écran pour une multitude d’oeuvres, et on se disait simplement que ce n’était que temporaire, ou que ça ne toucherait que quelques oeuvres mineures. Mais quand Disney fait le choix de modifier la diffusion de Mulan, il s’agit ni plus ni moins qu’un test grandeur nature, de la même manière que la Warner a effectué son propre test avec Tenet. Le maître mot reste bien évidemment le même : rentabilité. Et à ce jeu, c’est donc Disney+ qui sort gagnant, et qui renforce sa position dominante de capitaliste aux grandes oreilles.

Ce succès sans appel ouvre des horizons très clairs pour les uns, et très sombres pour les autres, et à l’heure où la frontière entre les films et les séries est de plus en plus fine, qui de mieux que Marvel pour permettre de confirmer le changement de statu quo? Quand on a Marvel Studios qui a repris l’intégralité des séries issues des comics (en attendant que Sony s’y mette), et quand on a une Phase IV qui imbriquera films et séries, est-ce que ce serait si choquant de voir les films Marvel sortir uniquement sur Disney+? Quand on a un Avengers : Endgame qui est le film le plus rentable de l’histoire (2,798 milliards de dollars), on se dit qu’il sera bien difficile de réitérer l’exploit en ces temps troublés, donc pourquoi ne pas jouer la sécurité et engranger la totalité des recettes sur une plateforme de streaming, plutôt que de partager le prix du ticket avec les distributeurs et les exploitants? Disney a choisi une position certes égoïste, mais il ne s’occupe que de faire perdurer son empire. Warner a choisi de jouer le jeu avec tous les acteurs de l’industrie, mais risque bien de laisser beaucoup de plumes avec cette stratégie…

La solidarité, le sauvetage de nombreux emplois, le respect d’une tradition… Tout cela ne vaut que dalle dans un contexte économique si durement et durablement touché, et chacun tentera de s’en tirer le mieux possible en perdant le moins de billes. La stratégie de la diffusion sur le long terme de Tenet est maintenant une obligation pour la Warner, c’est pour cela qu’elle décale tous les gros films sur son passage (Wonder Woman 1984, et très probablement Dune ensuite). Dans un monde où la question  d’attendre pour obtenir quelque chose ou l’avoir immédiatement et directement chez soi ne se pose presque plus, on se dirige donc vers une homogénéisation du procédé et un basculement qui va donner davantage de poids au streaming (et ça, c’est sans parler du téléchargement bien sûr, mais chut, c’est illégal). Et dans une industrie touchée de plein fouet, pourquoi est-ce que les producteurs continueraient à alimenter des intermédiaires s’ils peuvent réduire les coûts en utilisant le streaming? C’est cette problématique qui est actuellement en train d’exploser, et les passages d’auteurs et de films de cinéma vers les plateformes n’a rien d’anodin, et est simplement en train de remodeler fermement la vision que l’on a toujours eu du cinéma. Vous vous rappelez des vidéo-clubs? Pourquoi est-ce que les cinémas ne pourraient pas être confrontés au même problème? En tout cas, ce sera le jour où on sera obligé de multiplier les séances de BTS (Burn the Stage) afin de contrer l’absence de films d’importance qu’il faudra commencer à vraiment se méfier… Et au fait, cette multiplication de BTS, on est en plein dedans…

Le problème n’est pas le contenant, à l’heure où des gens sont capables de regarder des films tout en conduisant. Le plus important, c’est le contenu lui-même, qui se doit d’être inédit ou rare, et qui doit provoquer cette envie de se lever de son canapé pour tenter l’expérience cinématographique. Les exploitants sont en train de se creuser la tête pour attirer les foules (mais pas trop, distanciation oblige), mais ils ne pourront assurer que l’intérim le temps que la situation sanitaire s’améliore, ou que les studios acceptent de continuer à jouer le jeu en sortant leurs films sur grand écran. L’énième décalage de Wonder Woman 1984 est-il juste une phase de réflexion pour opter vers une diffusion en streaming? Après tout, le démarrage difficile d’HBO Max pourrait être immédiatement oublié si un tel contenu atterrissait directement sur la plateforme de Warner…

On en est donc là, à s’agiter et à cogiter dans tous les sens, sans pour autant avoir toutes les cartes en mains. L’avenir du 7ème art est en train de se jouer, et on est juste situé au carrefour déterminant. Pilule bleue, pilule rouge? Il va bien falloir trancher à un moment…

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Les news de la semaine : Gamma Sutra

Des annonces casting très intéressantes du côté de Marvel Studios, même si on parle d’une vision à long terme, puisque on sera non pas dans la Phase IV (qui démarrera avec Black Widow), mais dans la Phase V! On commence donc par la série She-Hulk, qui devrait atteindre le petit écran d’ici 2022 (si le coronavirus le permet, bien évidemment). On savait depuis quelques temps que la scénariste Jessica Gao (qui a notamment travaillé sur 6 épisodes de Rick et Morty) a été nommé showrunneuse et assurera l’écriture des 6 épisodes consacrés à Jennifer Walters. Mais on a appris hier l’identité de l’actrice qui endossera le double rôle principal, celui de Jennifer et de son alter-ego vénère Miss Hulk : il s’agit de la Canadienne Tatiana Maslany, qui était l’actrice principale dans la série Orphan Black. Elle est donc plutôt habituée aux rôles multiples, et devrait entrer dans la peau de la cousine de Bruce Banner avec facilité ^^ Pour la petite histoire, Jennifer Walters est une avocate qui suite à une blessure par balle, a reçu une transfusion de sang de son cousin Bruce Banner. Banner ayant eu son sang altéré par les rayons Gamma, cela a affecté Jennifer qui se retrouve elle aussi avec des pouvoirs dévastateurs en se transformant en Miss Hulk! Les infos commencent donc à filtrer, et c’est de bon augure pour cette série!

 

On va encore évoquer un futur très lointain du côté du MCU, puisque c’est d’Ant-Man 3 qu’il s’agit! Un détail d’importance a été révélé cette semaine, puisque Ant-Man et la Guêpe ont trouvé leur antagoniste! Il s’agit d’un ennemi important des Avengers, qui fera ici sa toute première apparition en version live! Il s’agit de Kang le Conquérant, voyageur temporel venu d’une dimension alternative. Nathaniel Richards vient du XXXIème siècle de la Terre-6311, et est un des descendants de la famille Richards de son univers (Reed Richards, alias Mr Fantastic des 4 Fantastiques). Un jour, il découvre la machine à voyager dans le temps du Docteur Fatalis, et entame un long périple à travers les âges, adoptant de multiples identités au gré des époques. Son but est de régner sur le monde, mais il aura toujours les 4 Fantastiques ou les Avengers face à lui.

Ici, il ne devrait donc être confronté qu’à Ant-Man et la Guêpe, dans un film qui serait un moyen de dévoiler le bad guy aux yeux du monde? En attendant d’en savoir davantage, on a appris que ce sera l’acteur Jonathan Majors qui incarnera cet apprenti-dieu. Majors a été vu dans les films Captive State et Da 5 Bloods : Frères de Sang, ou récemment dans la série Lovecraft Country.

 

Avec les habituels décalages que l’on se prend régulièrement en ce moment, on est bien craintif quant à la sortie de Black Widow, verrouillée pour le moment au 28 octobre. Du coup, ça fait du bien d’avoir confirmation de la part de Disney que la série WandaVision restait bien programmée pour 2020! L’année super-héroïque Marvel aura été relativement light : Marvel : les Agents du S.H.I.E.L.D. et Les Nouveaux Mutants déjà sortis, et la série Helstrom, Black Widow, The Falcon and the Winter Soldier en automne, et WandaVision probablement en décembre. 1 seul film, voire 2 si on a de la chance, et 4 petites séries à se mettre sous la dent. Mais avec les temps qui courent, on apprécie le peu que l’on peut avoir ^^

 

On termine par une nouvelle pas franchement rassurante pour l’industrie cinématographique : la guéguère entre Tenet et Mulan a livré ses chiffres, et les résultats ont de quoi inquiéter. Les stratégies opposées des studios Warner et Disney ont donné des résultats très différents. La Warner a décidé de maintenir une sortie en salles pour le film de Christopher Nolan, permettant à l’industrie de sortir la tête de l’eau un court instant, avant de replonger aussi sec. Si Tenet a dépassé 1,5 millions d’entrées en France et qu’il fonctionne dans quelques pays, c’est son démarrage catastrophique aux Etats-Unis qui le pénalise lourdement. En dégraissant les chiffres annoncés sur le 1er week-end (qui étaient de 20,2 millions), on est plutôt proche de 9,4 millions en réalité… Au niveau mondial, le film a atteint les 240 millions de dollars, ce qui ne lui permet pas encore d’être rentable (budget de 205 millions, auquel il faut ajouter minimum 100 millions pour le marketing, et sachant que la part des recettes se divise entre le studio, le distributeur et l’exploitant… + les différentes taxes ponctionnées…)

Du côté de Mulan, on a quasiment 30% des abonnés Disney + (USA) qui ont déboursé 30 dollars pour acheter cette VOD Premium. 30% de 30 millions d’abonnés environ, c’est pas mal… Avec 9 millions de foyers qui ont donc donné leur fric à Oncle Picsou pour voir cette daube, on arrive à 270 millions de dollars. Pour un film budgetté lui aussi à 200 millions, hors coût marketing, toujours aux environs de 100 millions (pratique pour le comparatif), l’opération est bien juteuse, surtout que la totalité des 30 dollars va dans le coffre de Picsou, là où Tenet doit partager le prix de revient des tickets de cinéma avec le distributeur et les exploitants… Entre les 30 millions US de Tenet et les 270 millions US de Mulan, la différence est plus que significative, et devrait donner des idées bien capitalistes à la firme aux grandes oreilles, qui réfléchit forcément à rapatrier ses oeuvres sur sa plateforme… Maintenant que les séries Marvel sont sur Disney +, pourquoi est-ce que les films n’y figureraient pas également? Affaire à suivre de très très près… (source: Ecran Large)

 

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