Les news de la semaine : Les calculs sont bons Kevin!

Kevin Feige a dédié sa vie aux super-héros, et ils le lui rendent bien! Après ses études, il fut embauché par la Fox, où Lauren Schuler Donner lui confia un rôle dans la production du X-Men de Bryan Singer. La même année, Marvel Studios choisit de le prendre comme numéro 2, car il a la volonté de créer son propre univers super-héroïque en utilisant les personnages disponibles de la Maison des Idées. Le premier Iron Man représente en 2008 un vrai défi, celui de mettre en marche le fameux MCU, et le succès du film permet alors de lancer l’impitoyable machine!!! De 2008 à 2019, Kevin Feige a géré les productions de 23 films, qui ont généré une recette totale de plus de 20 milliards de dollars!!!

Aujourd’hui, l’homme à la tête du Marvel Cinematic Universe va aller bien au-delà, puisqu’il vient d’être nommé directeur créatif de l’ensemble des propriétés Marvel, à savoir les films, les séries, les comics et les jeux vidéos !!! Les capacités de l’homme à la casquette ont été largement prouvées en 10 ans, et il est donc placé à la tête d’un gigantesque empire, qu’il pourra gérer comme bon lui semble. Cette annonce est énorme, mais il faut toutefois nuancer son impact, là où certains y voient une sorte de despotisme à la Docteur Fatalis! ^^ Les personnes en place dans les différents domaines ne bougeront pas, et Feige fera office de big boss chargé de superviser l’ensemble. Il sera toujours sous les ordres d’Alan Horn et Alan Bergman, les PDG de Disney. Le président de Marvel Entertainment, la branche comics, reste Dan Buckley, avec Isaac Perlmutter en tant que CEO, et Jeph Loeb continue de superviser les adaptations via Marvel Television.

L’expansion est en marche, et cette nomination peut se voir comme une sorte de lissage de tous les univers, ou comme une volonté de cohérence d’un super-ensemble. L’impact culturel de Marvel est indéniable, et il y a certainement une volonté de profiter du savoir-faire de Feige sur la totalité des propriétés de la marque. Maintenant, il ne faudrait juste pas que les comics ne deviennent une extension des films… On comptera sur l’intelligence de Feige pour ne pas réduire le matériau de base à ce simple statut, mais au contraire d’enrichir l’ensemble sans forcément vouloir tout connecter. Par contre, pour les séries, c’est une excellente nouvelle, car là nous pourrions enfin avoir de vraies connexions avec les films. Disney + n’est donc que le début de ce nouveau chapitre! 😉

 

Si Marvel n’a rien communiqué jusqu’à présent sur ses plans concernant les Mutants, un petit malin a fait monter la hype avec sa visite au siège de la société! Il s’agit bien évidemment de Ryan « Wade Wilson » Reynolds, qui a publié la photo suivante avec une légende appropriée : « Auditionné pour le rôle d’Anthony Stark. Je n’ai même pas été proche de l’avoir, mais le gentil homme au taser m’a escorté jusqu’en bas. » Juste de quoi faire monter la pression quant à la venue de Deadpool dans le MCU!!! Et comme Paul Wernick et Rhett Reese ont affirmé que Marvel tenait à garder l’esprit du dyptique Deadpool, on peut prudemment dire que le R-rated restera de rigueur et que Wade ne sera pas édulcoré! Wait and see… ^^

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Les news de la semaine : Hulkamaniac Cop

Auréolé du succès de son Joker, Todd Phillips se dirigera vers un univers nettement plus chatoyant avec son prochain film, une commande pour le groupe Netflix qui le fera passer par-dessus la troisième corde! En effet, il va diriger un biopic consacré au catcheur américain Terry Gene Bollea, plus connu sous son nom de scène Hulk Hogan! Un projet étonnant, mais quand on sait que Phillips a déjà fait un grand écart considérable entre Road Trip, Starsky et Hutch, Very Bad Trip et Joker, on se dit qu’il devrait être capable de s’adapter à Hogan!

C’est un acteur bien connu qui endossera le rôle du catcheur californien, puisqu’il a déjà incarné un certain ThorChris Hemsworth est celui qui a été choisi pour jouer le lutteur à la moustache blonde! Le film se concentrera sur l’ascension du catcheur et sa période de gloire, dans les années 80-90. On a hâte de savoir qui incarnera André le Géant tiens! 😉

 

Le projet Helstrom de Hulu se précise, en dévoilant les noms des 2 acteurs principaux! Ce show consacré aux frère et soeur Daimon et Ana Helstrom sera mené par 2 interprètes inconnus, qui sont Tom Austen et Sydney Lemmon. Le premier à joué dans The Royals, la seconde dans Fear the Walking Dead. Petite particularité orthographique, le nom Hellstrom issu des comics a été modifié en Helstrom pour les besoins de la série… Et la frangine nommée Satana dans les comics a droit au diminutif d’Ana… ^^ On est bien curieux de voir ce que Marvel va faire avec ce show qui s’aventurera dans le monde du surnaturel et des démons! Dans les comics, les frangins sont les enfants de Satan, et pour l’instant dans la série, il est indiqué que leur père est un serial-killer!

 

On avait plus trop de news du projet de remake de Maniac Cop, et voici qu’on apprend que le film de William Lustig se verra finalement décliné en série! On savait que Nicolas Winding Refn s’y intéressait, et c’est lui qui a annoncé la nouvelle. Le showrunner est très motivé comme il le confie récemment, et en plus, il apporte une excellente nouvelle :

« J’ai toujours été un admirateur dévoué de John Hyams. On a parlé d’une ré-imagination des films Maniac Cop depuis un certain nombre d’années, mais, alors que l’on continuait à travailler sur le matériau, on s’est rendu compte qu’on voulait explorer plus en profondeur le monde qu’on a créé. Faire de Maniac cop une série va nous permettre de réaliser nos ambitions les plus folles et d’atteindre une énorme audience à travers nos partenaires HBO et Canal +. Cette série sera une odyssée d’horreur pure et bourrée d’action. Mais vu l’état actuel du monde, Maniac Cop sera aussi un commentaire fort sur le déclin de la civilisation. » (Source : Ecran Large)

Il s’est donc adjoint les services du metteur en scène John Hyams, avec qui ils se partageront la réalisation des épisodes! On doit à John Hyams, fils de Peter Hyams, les sublimes Universal Soldier : Régénération et Universal Soldier : le Jour du Jugement, qui sont à ranger dans votre DVDthèque aux côtés de The Raid et The Raid 2, tout simplement!!! Du coup, la hype grimpe encore plus pour ce projet!!!

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El Camino : un Film Breaking Bad (Vince Gilligan, 2019)

AMC aura frappé un énorme coup avec la production de Breaking Bad, qui est sans conteste l’une des meilleures séries télévisées. L’impact du show de Vince Gilligan perdure encore aujourd’hui, et a relevé la barre pour tous ceux qui ont suivi. 6 ans après l’ultime épisode de cette saga complètement dingue, voici que débarque un film qui entend prolonger l’aventure. Le doute et les craintes étaient nombreux, car on avait déjà vu ce qu’avait donné l’extension Better call Saul… Ce El Camino : un Film Breaking Bad méritait-il de voir le jour?

Evidemment, on va méchamment spoiler la série, puisque Vince Gilligan nous entraîne dans la suite directe du dernier épisode de la saison 5. Jesse Pinkman est parvenu à échapper à ses geôliers grâce au sacrifice de Walter White, et il s’est enfui au volant d’une superbe El Camino, celle qui donne son nom au film, et qui en parallèle renvoie au chemin traversé par Jesse. El Camino, le chemin, n’aura pas été de tout repos pour lui, et la fuite en avant va encore lui réserver des émotions fortes et des instants critiques…

On se retrouve pris dans cette spirale infernale qu’il ne connaît que trop bien, cette suite de situations qui vont mal tourner, le concept même de Breaking Bad quoi! Tout est une question de choix, ses choix à lui, mais également les choix des protagonistes qu’il va croiser, et ce mélange d’ambitions et d’egos va forcément s’avérer explosif. Jesse a besoin d’argent pour s’offrir un nouveau départ, et c’est le personnage de Todd, initialement vu dans la série, qui va lui offrir une ouverture. On va naviguer entre présent et flash-back pour tenter de comprendre comment se sont déroulés les événements, et Vince Gilligan rédige un script s’inscrivant parfaitement dans la continuité. L’histoire avec Todd est crédible et va encore intensifier la situation dramatique dans laquelle se trouvait Jesse à l’époque. Complètement paumé, à la merci de ses bourreaux, il n’a même plus la force ou l’espoir de s’en sortir…

C’est un homme brisé qui s’est échappé, une bête traquée par la police, qui doit tenter de survivre et de fuir vers une nouvelle vie. Aaron Paul se remet dans la peau de Jesse avec une aisance impressionnante, et il nous refait une composition des plus abouties. Viscéral, abattu, totalement à cran, Aaron Paul est brillant dans ce rôle emblématique, auquel il doit beaucoup, et c’est un vrai plaisir de le retrouver! A ses côtés, on va recroiser quelques figures apparues dans le show, et là encore, l’aspect nostalgique fonctionne bien. Gilligan ne se contente pas de faire plaisir aux fans, il crée un récit solide s’inscrivant dans la mythologie de la série, et il le fait vraiment bien.

Sa mise en scène est toujours aussi affûtée, replaçant toujours ses personnages dans leur environnement. Tels des animaux sauvages, ils sont conditionnés par leur habitat, et Gilligan souligne cette importance en prenant en compte les décors dans lesquels ils évoluent. Qu’il s’agisse des abords d’un lac, d’une ruelle sombre ou d’une route perdue, Gilligan filme toujours de manière à ce que l’on sente le poids de l’environnement, l’individu étant bien petit face à cette immensité. Un plan aérien, une contre-plongée, un glissement temporel en filmant un toit… Gilligan gère sa partition avec une maîtrise impressionnante!

El Camino : un Film Breaking Bad est davantage un épisode supplémentaire qu’un film, s’inscrivant réellement dans la continuité des événements de la série. En ce sens, il propose de découvrir les événements immédiats ayant suivi le dernier épisode, en soulevant également quelques pans du passé, et en offrant un récit bien stressant et tendu! Ce film ne va pas révolutionner la série, et ne peut évidemment pas avoir le même impact, vu que le traitement ne dure que 2 heures. Mais il est un très beau cadeau pour les fans du show mythique, permettant de faire un dernier tour de piste aux côté de Jesse, et de retrouver une ultime fois les sensations que l’on adorait ressentir à l’époque!

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Joker (Todd Phillips, 2019)

Créer un film centré sur la nemesis de Batman en le plaçant hors continuité et en en faisant un one-shot, c’était le projet asses dingue proposé par Todd Phillips à Warner. Désireux de s’éloigner des contingences habituelles des films super-héroïques, le réalisateur (qui a mis en scène Starsky et Hutch et la saga Very Bad Trip!) entendait opter pour une approche des plus réalistes, en faisant de Gotham City un pendant à peine imaginaire de New York ou de n’importe quelle autre mégapole. Joker se voulait comme une proposition alternative à tout un pan de ce cinéma qui truste les écrans depuis maintenant 20 ans, et voulait offrir une vision résolument plus sombre et désespérée de cette culture.

Dans tous ces domaines, Todd Phillips a réussi son pari. Son Joker s’avère atypique, de par son rythme et sa narration, lorgnant davantage du côté du Nouvel Hollywood et de ses préoccupations sociales, à l’instar des films de Martin Scorsese, Brian De Palma, Francis Ford Coppola ou encore Michael Cimino. On est très loin des canons de l’action moderne et des héros en collants, le personnage d’Arthur Fleck ne se parant que d’un costume et d’un maquillage pour endosser son rôle. La société est en déclin, la criminalité est en augmentation constante, et le récit initiatique d’Arthur va prendre place dans une Amérique gangrenée par la pauvreté et où le fossé se creuse chaque jour davantage entre la classe sociale aisée et la classe plus modeste. Le film s’inscrit dans une certaine veine politique qui fait sens avec l’état du monde actuel, et la grogne touchant les laissés-pour-compte.

Visuellement, Todd Phillips a clairement soigné son oeuvre et nous offre quelques moments intéressants dans l’évocation de cette descente aux enfers et de cette renaissance. Phillips semble totalement fan du personnage, et va épouser son point de vue maladif pour tendre vers une oeuvre fiévreuse et sombre, mettant en lumière Joaquin Phoenix qui s’éclate dans le rôle du futur Clown Prince du Crime. Il fallait oser porter un tel projet chez Warner, sacrément casse-gueule et clivant, et le résultat est aux antipodes de ce que l’on a pu voir jusque-là chez DC ou en face chez Marvel.

Mais en offrant une relecture en mode dépression totale des origines du Joker, Todd Phillips nous sert un film qui n’est pas sans évoquer The Machinist (avec tiens, Christian Bale!), et c’est le genre d’oeuvre qui peut vite tourner en rond… Phillips soigne vraiment ses scènes et Joaquin Phoenix fusionne avec la caméra, mais on se retrouve rapidement dans une sorte de one-man show torturé où le personnage d’Arthur veut redéfinir son existence jusque-là paumée. Phoenix gère sa partition en passant du rire aux larmes, puis à nouveau au rire, et à nouveau aux larmes, mais l’aspect répétitif de l’ensemble fait que l’on reste de plus en plus en retrait… On sent à plusieurs reprises des montées en puissance, qui vont à chaque fois déboucher sur des retours à la case départ… Ce cycle incessant fait partie de l’évolution du Joker, mais ne passionne finalement pas… L’introspection glaciale et dérangée est bien rendue, mais c’est le propos même qui ne m’intéressait pas au départ finalement. Suivre la spirale infernale d’un cerveau fracassé n’est pas ce qui m’intéresse le plus au cinéma, et l’approche hyper-réaliste de Phillips ne m’a pas spécialement émue.

Joker fait partie des ces oeuvres maladives qui se veulent un prisme de la société moderne, et qui en sont quelque part représentatives, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut crier au génie… La performance de Joaquin Phoenix n’a rien de viscérale et d’exceptionnelle, elle est intéressante, mais sans être absolument dingue comme je pouvais le lire partout. La mise en scène est belle et poisseuse, collant bien à son sujet, mais pas transcendante non plus. Le film est une relecture osée, mais franchement, un Lion d’Or?? Je suis assez dubitatif au vu de l’ensemble, qui n’est pas déplaisant mais qui est largement surcôté selon moi. Après la Palme d’Or attribuée à Parasite, voilà encore un exemple de cinéma auquel je n’adhère pas et qui ne me touche pas. Ce Joker, malgré de beaux atours, m’a laissé froid et indifférent, et pourtant j’aurais bien aimé être secoué par un film hors norme qui me bouleverserait. Ce ne sera pas celui-là…

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Dans les hautes Herbes (Vincenzo Natali, 2019)

Je n’avais pas pris de nouvelles de Vincenzo Natali depuis Splice (2009), excepté un épisode de Luke Cage en 2016. Le réalisateur de Cube, Cypher, Nothing ou encore Haunter revient avec l’adaptation d’une nouvelle signée Stephen King et Joe Hill datant de 2012. Dès les premières images, on retrouve le talent visuel caractéristique du réalisateur américain, et cette production Netflix brille par son aspect graphique très travaillé. Les plans de toute beauté courant sur les immensités herbeuses, entrecoupées par une simple bande d’asphalte… La visualisation de cette nature inquiétante avec cette dominante verte qui claque la rétine… Les gros plans sur des détails, comme les yeux, ou une goutte d’eau sur le point de tomber… On sent l’approche très sensorielle qui anime Natali, et il la partage réellement avec le spectateur, parvenant à l’impliquer dans cet étrange récit se déroulant en un lieu unique.

Une marque de fabrique pour Natali depuis Cube, qui se plaît à explorer les interactions de groupe pris au piège dans un endroit déroutant. Ici, on se retrouve en extérieur, en pleine nature, mais le concept est similaire à celui de Cube : il s’agit de trouver l’issue à ce labyrinthe cauchemardesque! Il y a également une filiation évidente avec une nouvelle de Stephen King, Les Enfants du Maïs, publiée en 1977 et parue en France dans le recueil Danse Macabre. King et son fils Joe Hill troquent les champs de maïs du Nebraska pour les hautes herbes du Kansas, mais le principe n’est pas si éloigné. Cette nouvelle constituait un des meilleurs moments de ce recueil, par contre je n’ai pas lu In the tall Grass.

Cal et Becky traversent le pays, et s’arrêtent aux abords d’une église perdue au beau milieu de nulle part. Lorsqu’ils entendent l’appel de détresse d’un jeune garçon qui semble perdu dans les immensités herbeuses, ils s’engouffrent dans ce qui va être un coin de nature inextricable et labyrinthique… Ils vont rapidement se rendre compte qu’ils ne parviennent plus à retrouver la route, et que tous leurs repères sont chamboulés en ce lieu. Cal et Becky se retrouvent séparés, mais restent à portée de voix. Pourtant, ils n’arrivent pas à se rejoindre, comme s’ils se déplaçaient constamment, même lorsqu’ils restent immobiles… On pense évidemment à Cube et à la disposition de ce piège infernal, et Vincenzo Natali parvient à créer une atmosphère angoissante à ciel ouvert! La beauté des lieux, revêtant des couleurs somptueuses et une intensité intemporelle, en fait un endroit réellement atypique et une très belle proposition dans le domaine fantastique.

Vincenzo Natali va jouer sur les sensations de chaleur et d’oppression, va porter son attention sur les sons de la nature, comme ce bruissement dans les hautes herbes ou les gouttes de pluie tombant délicatement sur le sol, et il va nous emmener dans son trip cauchemardesque avec beaucoup de soin. Si Midsommar bénéficiait lui aussi d’une très belle patte graphique, Dans les hautes Herbes s’avère plus prenant en étant à la fois très réussi visuellement, mais aussi plus intéressant dans son écriture. Midsommar était beau mais entretenait une certaine distanciation avec le spectateur, tandis que Natali nous embarque plus profondément dans son trip… Il n’est cependant pas exempt de quelques scories scénaristiques, avec notamment un passage en mode un peu grand-guignol, mais l’ensemble reste assez intriguant pour que l’on soit absorbé par cette immense végétation.

Laysla De Oliveira, aperçue notamment dans The Gifted, joue une Becky paumée qui va se retrouvée encore plus perdue une fois qu’elle sera entrée dans ces herbes. Avery Whitted en est à son 2ème film, et on peut compter sur la présence de Patrick Wilson, une figure qui devient incontournable dans le genre, pour apporter une présence intéressante à l’ensemble, même si son rôle présente quelques fausses notes. C’est lui qui joue Ed Warren dans la saga Conjuring ou Josh Lambert dans la saga Insidious. Et le jeune Will Buie Jr., qui jouait dans l’excellent Mary, s’avère vraiment bon dans le rôle du petit garçon perdu. Dans les hautes Herbes est avant tout un film sensitif, que Vincenzo Natali traite comme tel, avant de se perdre légèrement dans une phase explicative. Mais le tout est assez bien mené pour constituer une belle proposition originale, avec quelques envolées cauchemardesques, comme une évocation infernale assez impressionnante et que n’aurait certainement pas reniée Dante! Le film glisse vers un terrain de plus en plus glauque, et il le fait avec un sens du rythme certain, et toujours un regard très travaillé.

Dans l’univers très codifié des films horrifiques, il offre quelque chose de subtilement différent, et sans être un chef-d’oeuvre, se pose comme une très belle alternative!

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