Le clip de la semaine: Ubikar – Totem feat. Scampi

Les Lyonnais d’Ubikar nous avaient dévoilé leur album Altitude Zéro au printemps 2016, et il faut bien avouer que leur association entre rock et sonorités électroniques fonctionne sacrément bien! La preuve avec cet excellent Totem qui démontre une très belle puissance, tout en nous replongeant avec émotion dans cette veine trip-hop qu’on adorait dans les 90’s, avec l’ajout de la sublime voix de la chanteuse Scampi!

 

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The Punisher saison 1 (2017)

C’est en février 1974 que Frank Castle, alias le Punisher, fait sa toute première apparition. Il est la création de Gerry Conway, Ross Andru et John Romita, Sr., et a été engagé par le Chacal pour éliminer Spider-Man. Ca se passe dans The Amazing Spider-Man 129, et on découvre alors un anti-héros qui va marquer les lecteurs, et qui reviendra à plusieurs reprises dans la série du Monte-en-l’air, ainsi que dans celle de Daredevil. Il y a 2 sources d’inspiration derrière la création de ce personnage de justicier qui n’a rien à perdre: Mack Bolan, alias l’Exécuteur, héros d’une série de 600 romans (!!!), dont le 1er est paru en 1969, et Paul Kersey, le père de famille qui réclame vengeance dans l’excellent Un Justicier dans la Ville (1974). Frank Castle a vu sa famille décimée par des mafieux alors qu’il passait l’après-midi dans un parc, et depuis ce jour, il n’a de cesse de traquer les responsables et les autres criminels.

Le personnage avait déjà eu droit à plusieurs adaptations cinématographiques: en 1989, c’est un Dolph Lundgren aux cheveux teints en noir qui interprète le justicier, dans un Punisher signé Mark Goldblatt qui s’avère plutôt bon; en 2004, Jonathan Hensleigh foire complètement son The Punisher, et Thomas Jane dans le rôle-titre est sacrément risible… En 2008, c’est la réalisatrice Lexi Alexander qui s’y colle, avec Ray Stevenson dans le rôle, et à part 3 scènes, il n’y a pas grand-chose à tirer de ce The Punisher: Zone de Guerre… Il faut dire que le bad guy Puzzle est sacrément risible aussi… Après son ratage de 2004, Thomas Jane relève franchement le niveau en 2012 avec le surprenant The Punisher: Dirty Laundry, un fan film signé Phil Joanou, et qui s’avérait jusqu’à récemment être la meilleure transposition du personnage.

Mais ça, c’était avant 2016 et la réappropriation hallucinante du personnage par Jon Bernthal, dans la seconde saison de la série Daredevil! Bernthal EST le Punisher, et il maîtrise sa psychologie, sa rage et ses faiblesses avec une empathie et une crédibilité juste incroyables, nous offrant dès lors l’un des héros les plus aboutis de la maison Marvel! C’est simple, il vole la vedette à Matt Murdock et nous convie aux scènes les plus violentes et bad-ass de la série! Les fans ont apprécié, et la côte de popularité du personnage a rapidement fait qu’une série dédiée soit mise en chantier. C’est aujourd’hui chose faite, et les 13 épisodes diffusés sur Netflix nous montrent qu’après les événements de Daredevil, Castle a encore du travail pour remonter la piste des responsables de la mort de sa famille…

C’est Steve Lightfoot qui a été placé en tant que showrunner, lui qui a été scénariste et producteur sur Hannibal et Narcos, entre autres. On sent qu’il apprécie le côté sombre et torturé du personnage, et il le traite avec beaucoup de respect dans cette nouvelle série. On a quelques éléments très intéressants au niveau du scénario, avec la participation de 3 femmes aux scripts de différents épisodes, ce qui est à la fois étonnant et bienvenu dans la retranscription des aventures de cet homme seul et en croisade. Il faut dire aussi que les personnages féminins ont une importance fondamentale dans les séries Marvel/Netflix, comme on peut le voir à chaque transposition des aventures de ces héros de papier. Amber Rose Revah (Marie-Madeleine dans Son of God, Indian Summers) campe une agent de la Sécurité Intérieure farouche et déterminée, qui va devoir déterminer si Castle est une menace ou un allié. Jaime Ray Newman (Veronica Mars, Bates Motel) joue la femme de Micro avec beaucoup de sensibilité, et on a droit à plusieurs apparitions de Karen Page, transfuge de la série Daredevil, incarnée par la touchante Deborah Ann Woll.

Côté messieurs, on a un casting relativement solide aussi, avec Ebon Moss-Bachrach (Damages, The last Ship) qui joue un Micro nerveux et qui tente de garder le contrôle alors que sa vie part en vrille, et la relation tendue entre lui et Castle s’avère très bien traitée. Ben Barnes (le Prince Caspian dans la saga du Monde de Narnia, Westworld) campe Billy Russo avec un mélange de séduction et de force qui lui donne une belle complexité. Paul Schulze (Ryan Chappelle dans 24 Heures Chrono, je me disais bien que sa tête me disait quelque chose!!!) joue un directeur des forces spéciales qui a connu Castle alors qu’il était en Afghanistan. La série de Steve Lightfoot était très attendue, et après avoir illuminé la saison 2 de Daredevil, il fallait voir si le Punisher en avait encore dans le ventre, alors, c’est le cas?

Ces 13 épisodes vont nous plonger dans une enquête sur une opération spéciale menée à l’époque en Afghanistan, et dans laquelle Frank Castle était impliqué. L’agent Dinah Madani va tout faire pour comprendre pourquoi son ancien allié Ahmad Zubair a été torturé et tué par le gouvernement américain, alors qu’il était un policier afghan et non un terroriste. Les 2 premiers épisodes nous présentent un Castle revenu à la clandestinité alors que tout le monde le croit mort, et qui après avoir décimé de nombreux ennemis, tente de mener une vie normale. Mais les vieux démons ne sont jamais loin, et la rage qui bout en lui va de nouveau trouver un moyen de s’exprimer… On retrouve le Punisher violent et implacable de la série Daredevil, avec des affrontements bien sanglants. Puis il faut bien avouer que ça se calme quand même pas mal pendant de nombreux épisodes… Non pas que l’histoire ne soit pas prenante, mais pour une série centrée sur le Punisher, ça se barre un peu trop dans des intrigues secondaires, ce qui atténue la portée du personnage. Là où les scénaristes nous présentaient un Frank Castle de manière très frontale dans Daredevil, il nous apparaît dilué dans sa propre série… On en profite toutefois pour explorer une autre part du personnage, au gré des interactions qu’il a avec les différents protagonistes. Mais on aurait apprécié qu’il soit plus punchy, ce qui redevient le cas dans les 3 dernier épisodes, renouant avec le côté totalement bad-ass du personnage! On a alors droit à une véritable explosion de violence, dans laquelle Castle retrouve toute sa brutalité légendaire!

Paradoxalement, il y a de vrais moments d’émotions au gré des épisodes, avec une sensibilité et une justesse d’écriture qui sont une sorte de marque de fabrique des séries Marvel/Netflix, avec notamment une très belle acuité dans les dialogues. La relation entre les anciens frères d’armes que sont Castle et Billy Russo est à ce titre très intéressante, tout comme les discours de Curtis, l’ancien soldat qui a perdu sa jambe. Le sujet des vétérans est d’ailleurs très intéressant, même si on a l’impression que l’intrigue secondaire sur ce jeune soldat qui se sent perdu depuis son retour du front est parfois répétitive. Malgré tout, il y a un vrai questionnement sur la place de ces hommes dans la société civile, et la manière dont ils sont perçus et traités, ce qui fait écho au magnifique Rambo de Ted Kotcheff, d’une certaine manière…

Mais le plus important dans cette série est sans conteste l’interprétation sans faille de Jon Bernthal, qui nous offre un Castle bien plus profond que l’archétype voulu par les détracteurs du personnage. Toute sa douleur, sa rage et son désespoir sont littéralement retranscrit dans son regard, dans son intonation, dans sa gestuelle, et Bernthal est véritablement devenu le Punisher le temps de ces 13 épisodes! Même si on aurait aimé le voir partir en guerre plus souvent dans la série, il nous gratifie d’un personnage puissant et tragique, et il y a vraiment quelque chose de De Niro et Pacino chez cet acteur, avec sa gueule d’Italo-Américain! On sent toute la force et la rage qui animent le personnage, et il parvient à explorer toute la noirceur et la volonté de ce héros solitaire! Alors après des Iron Fist et The Defenders qui nous laissaient quand même sur notre faim, ça fait du bien d’avoir à nouveau une série plus aboutie, et qui lorsqu’elle nous balance des gunfights et des combats au corps-à-corps, ne fait pas certainement pas dans le tout public!!

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Inhumans saison 1 (2017)

Entre 2 épisodes de The Punisher (je vous en reparle très bientôt), je me suis casé le dernier épisode d’Inhumans histoire d’être à jour. La série de Scott Buck s’est fait bâcher déjà bien avant sa diffusion, en fait dès que les premières photos sont tombées, ce qui était à la fois très révélateur des attentes des fans, mais également de leurs craintes. On dit toujours qu’il faut savoir être patient et réserver son jugement sur le produit fini, car il est vrai que l’on n’est pas à l’abri de quelques beaux retournements de situations (vous vous rappelez comment Vif-Argent a été critiqué avant la sortie d’X-Men: Days of future Past, et comment il a été encensé ensuite?). Bon, en ce qui concerne Inhumans, j’ai été assez tolérant le temps des premiers épisodes, et j’ai bien dû me rendre à l’évidence: les critiques qui n’ont pas arrêté d’enfler au fur et à mesure des épisodes étaient finalement bien fondées, et on assiste clairement à ce qui est le plus mauvais show de Marvel Television

Pourtant, le début faisait le job, avec de nouveaux personnages à découvrir, et pas des moindres puisque les Inhumains sont une création emblématique de Stan Lee et Jack Kirby apparue en décembre 1965 dans Fantastic Four 45. Alors que le projet de film qui leur étaient consacré a traîné pendant quelques années, il a été surprenant de le voir évoluer en série télévisée! Mais passée la surprise initiale, on se disait qu’il y avait du potentiel à développer un tel récit sur une durée plus longue. Toute l’histoire tragique de Flèche Noire, la grandeur du peuple inhumain, le mystère de son existence, il y avait de quoi rendre un script bien captivant et aux arborescences scénaristiques très fouillées. Mais les 8 épisodes livrés par Scott Buck vont à l’encontre de toute la richesse du fier peuple d’Attilan, et il faut bien se rendre à l’évidence: Inhumans est un triste gâchis, et une proposition très faible et pire, paresseuse au possible.

Après 4 saisons de Marvel: les Agents du S.H.I.E.L.D. qui brassent constamment les mêmes personnages (à quelques exceptions intéressantes prêts, comme Ghost Rider dans la saison 4), il était salvateur de pouvoir apprécier les transpositions de nouveaux personnages issus de comics, et la délocalisation à Hawaï offrait une trame dépaysante. L’accent était mis sur la beauté de l’île, et entre une forêt très verdoyante et l’étendue de l’océan, on appréciait la balade le temps de quelques épisodes. Le problème, c’est que cette situation géographique n’était qu’un écran de fumée, et que les approximations scénaristiques étaient déjà bien présentes, et toute la paresse mentionnée plus haut également. Après avoir découvert les personnages de Flèche Noire, Médusa, Karnak, Crystal, Gorgone et quelques autres, il a bien fallu se rendre à l’évidence: ils sont très loin de leurs homologues comics. Flèche Noire ne possède aucun charisme, Médusa est l’ombre du personnage originel, Karnak est inintéressant au possible, et que dire de Gorgone, qui l’est encore moins… Seul Maximus tire son épingle du jeu, et il le fait in extremis grâce à Iwan Rheon, qui nous offre un jeu très similaire à son personnage de Ramsay Bolton dans Game of Thrones, mais en moins captivant. L’acteur gallois fait ce qu’il peut avec un personnage qui n’évite pas la caricature au niveau scénaristique, mais il lui insuffle assez d’énergie et de crédibilité pour qu’il tienne la route le temps de 8 épisodes.

Un autre point très négatif de cette série: le manque total d’empathie pour la famille royale, qui est présentée comme une élite opprimant son propre peuple, ce qui s’avère finalement être le cas. Maximus souhaite renverser son frère afin de prendre le trône, et il fomente un coup d’état afin que le système des castes qui perdure depuis trop longtemps soit aboli. Les citoyens des castes inférieures passent leur vie dans les mines d’Attilan, et l’appartenance à l’une ou l’autre caste est déterminée par le résultat de la terrigénèse, le fameux processus de transformation des Inhumains. On a donc clairement une élite arriviste qui vit grâce à l’exploitation de tout un pan de ses concitoyens, ce qui donne une légitimité solide à la décision de Maximus. On tient donc là un argument scénaristique valable, mais en contre-partie, on ne ressent aucune affection pour ceux qui sont les héros de la série. Pire, quand un personnage est en posture critique, on ne s’y intéresse même pas, et cette absence de portée dramatique est quand même un très sérieux problème…

Si les décors semblaient pas trop mal au début, on comprend très vite les limites imposées au show… Je lisais à plusieurs reprises sur des forums que les discours faits à la foule étaient très minimalistes, mais je m’en suis rapidement rendu compte… Quand Maximus s’adresse au peuple d’Attilan, il doit y avoir 20 pélos dans l’assemblée, pas plus… Et à chaque discours adressé au peuple, on ne compte guère plus de figurants… La portée du discours s’en retrouve elle aussi très affaiblie, et on peut également parler des décors d’Attilan, cette ville située sur la face cachée de la Lune, dont on verra si peu d’extérieurs… Ca rappelle furieusement la vision de la Chine que Scott Buck avait sur Iron Fist, qui se limitait à un entrepôt… Ou à sa vision du dragon qu’affrontait Danny Rand pour obtenir ses pouvoirs, qui n’étaient que 2 yeux dans le noir… Le côté minimaliste de Scott Buck avait déjà outré les fans d’Iron Fist, le coup de grâce est porté avec Inhumans, et il ne devrait en toute logique pas être rappelé par Marvel pour un autre projet…

Il n’y a vraiment pas grand-chose à défendre sur cette série, alors on peut rapidement évoquer Gueule d’Or qui a un design sympa et très proche des comics; un choix risqué mais intéressant d’ôter leurs pouvoirs à certains personnages; et le plaisir de retrouver ce bon vieux Iwan Rheon, que je suis depuis Misfits! Mais c’est vraiment insuffisant pour accrocher à ce show, qui multiplie les invraisemblances scénaristiques, et les personnages fades. Mention à celui de la scientifique humaine qui ne sert strictement à rien, au récit de Karnak en mode hippie avec ses amis fumeurs de joints, à des flashbacks inutiles, une amourette totalement ridicule, un autre scientifique totalement inutile, ah oui, j’oubliais un Triton franchement naze aussi… Ah oui, et l’aspect United Colors of Benetton, pour faire dans la diversité ethnique, c’est franchement pas terrible non plus… On a donc un Triton et un Karnak asiatiques, ainsi qu’un Gorgone afro-Inhumain, comme ça les quotas hollywoodiens sont respectés. Le plus important aurait été de travailler les personnages à l’écrit avant de vouloir leur donner vie à l’écran… Donc Inhumans est vraiment à réserver aux fans hardcore de Marvel, car même les plus endurcis risquent de ne pas pouvoir la terminer… Et donc il n’y a aucune certitude quand à une saison 2, bien évidemment!

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Les news de la semaine: Dans l’espace, personne ne vous entend Kree-er

 

A chaque nouvelle saison, on y croit, alors on va encore espérer… La saison 5 de Marvel: les Agents du S.H.I.E.L.D. serait-elle enfin celle qui permettra à la série de décoller? Depuis maintenant 4 ans que je la regarde, il y a eu quelques périodes où les scénaristes se lâchaient, mais ça ne durait guère que le temps d’une poignée d’épisodes, l’ensemble du show restant finalement convenu. En gros, ça se regarde, mais si on n’est pas fan de Marvel, je comprends qu’on puisse passer son tour. Maintenant, Coulson et sa bande vont se retrouver dans l’espace, aux prises avec une vilaine bébête et des Krees, et le ton de ce teaser est plutôt engageant! En tout cas, la délocalisation de la team pourrait apporter un plus à la série (on se rappelle de l’excellent épisode centré sur Simmons paumée sur une planète inconnue, là c’était vraiment bon!). On va patienter jusqu’au 1er décembre pour découvrir ça! En plus, on a un transfuge de Channel Zero avec la présence de Jeff Ward! Et en prime, une affiche pour cette nouvelle saison!


 

Non content d’incarner Aquaman dans le Justice League qui vient de sortir mercredi, Jason Momoa (qui avait refusé le rôle de Drax dans Les Gardiens de la Galaxie) va incarner un autre personnage super-héroïque, the Crow! On se souvient du film d’Alex Proyas (1994) qui fut fatal à Brandon Lee puisqu’il y trouvait la mort en plein tournage… Ce film devenu culte avec le temps à tout de même pris un sacré coup de vieux, et l’excellent Dead Souls de Nine Inch Nails ne suffit pas à maintenir l’intérêt. Un reboot semblait donc tout indiqué, et ce The Crow Reborn va être développé par Corin Hardy, qui a auparavant réalisé Le Sanctuaire, et qui a tourné The Nun, spin-off de la saga Conjuring actuellement en post-production. C’est Sony qui a récupéré les droits, et le studio est bien occupé en ce moment, puisqu’il planche également sur le Spiderverse!

 

Le Spiderverse donc, qui va permettre d’explorer l’univers de Spider-Man… Sans Spider-Man!!! Un comble, mais pourtant une réalité, avec déjà 2 films prévus: le Venom de Ruben Fleischerque j’évoquais ici, et Silver & Black, dont je parlais juste ici. Maintenant, les 2 scénaristes Matt Shazama et Burk Sharpless (Power Rangers) ont livré un projet concernant Morbius, le vampire vivant! Ce personnage créé par Roy Thomas et Gil Kane apparaît pour la 1ère fois dans The Amazing Spider-Man 101 en octobre 1971, et est incontestablement un personnage tragique. Prix Nobel de chimie, le docteur Michael Morbius est atteint d’une maladie du sang très rare, contre laquelle il va lutter avec ses connaissances en médecine. Mais son traitement va le transformer en vampire assoiffé de sang, et il sera sans cesse tiraillé entre son besoin irrépressible de tuer et son dégoût de sa condition. Pour l’instant, ceci n’est qu’un projet potentiel de plus pour la firme, à voir s’il se concrétisera bien. Avec une illustration de l’immense Gabriele Dell’Otto, ça claque hein!!!

 

Du côté de la Fox, on cherche aussi à diversifier l’offre super-héroïque, et on pourrait bien dire qu’elle risque de se multiplier! Un film sur Jamie Madrox, alias l’Homme Multiple, est en effet en cours de développement! Comme son nom l’indique, il est capable de créer des doubles de lui-même en nombre illimité, ce qui s’avère très pratique en combat! Il est apparu pour la 1ère fois dans Giant-Size Fantastic Four 4 en 1975, et est une création de Len Wein, Chris Claremont et John Buscema. Il n’est pas inédit au cinéma, puisqu’il avait été incarné par Eric Dane dans X-Men: l’Affrontement en 2006! Aujourd’hui, c’est un acteur d’un autre niveau qui est courtisé, puisque des négociations sont en cours avec James Franco, rien que ça! Le Harry Osborn de chez Sam Raimi pourrait cette fois basculer du bon côté de la Force, avec un 1er rôle dans les productions mutantes! Affaire à suivre!

 

On termine par une vidéo bien barge due à ce cher Deadpool, qui sous couvert d’une apaisante session artistique de peinture, nous balance quelques images du prochain Deadpool 2!

 

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Iron Man & Avengers 6: Naissance d’un Empire

Quelle couverture juste sublime!!! Gabrielle Dell’Otto est vraiment le maître en matière de dessin, il n’y a rien à redire!!! La confrontation entre Captain America et Crâne rouge n’aura jamais été aussi puissante, et l’intensité du trait de l’artiste italien est sacrément impressionnante!!!

Voilà voilà, maintenant que j’ai dit ce que j’avais sur le coeur, on peut passer à la suite! On commence avec 2 épisodes de Captain America: Steve Rogers, dans lesquels Nick Spencer poursuit l’arc Naissance d’un Empire, qui va avoir de sacrées répercussions sur la vie de la Légende vivante! On a une mystérieuse ennemie qui est en train de se créer une équipe de super-vilains, et son but est de redonner toute sa grandeur à l’Hydra. On a donc l’occasion de retrouver la Fourmi noire, le Maître de Corvée, la Ruche, la Vipère, Docteur Faustus, Gorgone, Arnim Zola, et un nouveau Kraken!

Et pendant ce temps, les rapports sont bien tendus entre Captain Marvel et Captain America, Steve Rogers étant fermement opposé au déploiement du bouclier planétaire que préconise Carol Danvers. Mais surtout, entre flashbacks et présent, on va assister à une confrontation très violente entre Cap et Crâne rouge! Ce dernier a subi une opération qui l’a privé des pouvoirs télépathiques du Professeur Xavier, et il se retrouve affaibli, à la merci d’un Captain America bien décidé à en finir avec son ennemi de toujours… Nick Spencer nous livre 2 épisodes plutôt réussis, qui donnent vraiment envie de connaître la suite cataclysmique qui s’annonce!

Marvel a laissé une belle place à ses jeunes héros dans sa ligne éditoriale (comme en attestent Les Champions dans les pages d’Avengers), et avec la semi-mort de Tony Stark, on a droit à un nouveau porteur d’armure. Ou plutôt, une nouvelle porteuse, puisqu’elle se nomme Riri Williams, et qu’elle a tout juste 15 ans! Ce petit coup de jeunisme s’avère très intéressant, et permet de développer des récits davantage centrés sur les notions familiales, avec notamment ici une mère élevant sa fille seule, et qui doit faire face aux peurs qu’engendrent le fait que sa gamine devienne une super-héroïne. Entre humour, action et émotion, Brian M. Bendis (qui va se barrer de chez Marvel pour devenir exclusif à DC!!!) gère vraiment sa partition et nous livre un épisode bien enlevé dans lequel Riri va faire équipe avec Pepper Potts pour éradiquer le Techno-Golem et ses Ninjas technologiques! Il y a une très belle fluidité dans les dialogues, ainsi que dans la mise en images de Stefano Caselli, et on a droit à l’une des apparitions les plus minimalistes de Deadpool!!! En effet, il se retrouve planqué derrière un mur au détour d’une case, et il faut vraiment être attentif pour le voir! En tout cas, ça m’a permis de découvrir une très bonne série! ^^

On poursuit avec la série Thor de Jason Aaron, qui voit Jane Foster être opposée à 2 déités Sh’iars dans un défi des dieux. Sharra et K’ythri sont 2 êtres sans impitoyables, capables de tuer des galaxies entières, et seule Thor peut les en empêcher. Ce défi des dieux n’est pas des plus transcendants, mais à côté de cela, on a l’intervention de Loki, la Garde du Tonnerre, et un combat spatial entre vaisseaux extraterrestres et navires vikings, quand même! Et on a la Garde impériale avec Gladiator et sa troupe! Jason Aaron fait du cosmique sympathique, et reste sur un cliffhanger qui donne envie!

La série Captain Marvel de Margaret Stohl s’avère sympa, mais le coup de crayon de Ramon Rosanas laisse à désirer… Cette histoire d’origine avec exploration d’un complexe de Tony Stark, mené par une intelligence artificielle à son effigie, est intéressante, surtout qu’elle ouvre sur une intrigue riche concernant les enfants Krees, maintenant le dessin amoindrit quand même beaucoup la portée de l’ensemble, et c’est bien dommage…

Sam Wilson croyait que l’honneur de devenir Captain America ne lui offrirait que du bon, c’est pourtant tout le contraire! Haï par de très nombreux Américains, qui voient en lui un faux Captain, il doit constamment se remettre en question, et ne peut pas agir de la même manière que Steve Rogers. Il va rendre visite à Rage en prison, qui s’est fait arrêter par les Americops, et l’aspect social développé par Nick Spencer (oui, encore lui!) est très intéressant. Rage nous fait un petit cours sur la place des afro-américains dans le pays, qui rappelle fortement le très bon 13th d’Ava DuVernay, et cette prise de position est à saluer. On est là dans une série très ancrée dans le réel, et qui n’hésite pas à montrer toute la noirceur du pays de l’Oncle Sam. Et avec Daniel Acuna aux planches, ça claque visuellement aussi!

 

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