Avengers : Endgame (Anthony Russo, Joe Russo, 2019)

Ce qui frappe à la découverte d’Avengers : Endgame, c’est sa densité. Avec une durée de 3 heures et 1 minute, Anthony et Joe Russo nous livrent le film de super-héros le plus long qui ait été produit, mais on comprend rapidement la nécessité de prendre le temps de raconter cette histoire. Au-delà de cette durée, nous sommes conviés à un récit complexe et dense qui va prolonger Avengers : Infinity War de très belle manière, tout en offrant de nouvelles perspectives et des ouvertures étonnantes et impressionnantes!

Anthony et Joe Russo n’ont pas opté pour la facilité après leur excellent opus précédent, et vont nous livrer un (très) long métrage qui représente une belle somme de tout ce qui a été construit en l’espace de 11 ans et 22 films! Leur approche est résolument celle de véritables fans de comics, et ils vont parvenir à nous surprendre, nous émouvoir et nous en mettre plein les rétines tout en conservant une fluidité narrative solide et intacte! La fin d’Infinity War avait laissé tout le monde sans voix, et il faut maintenant reprendre le récit après ce fameux snap apocalyptique. Thanos a décimé la moitié de la population de l’univers, comment les Avengers (et le monde) survivent-ils à cela? C’est la question qui a hanté les fans à travers le monde durant toute une longue année, et nous obtenons enfin des réponses! Les rescapés ont été durement atteint, et leur optimisme a été sacrément entamé…

C’est dans ce contexte des plus pessimistes que les héros vont tenter de se relever, et le traitement des Russo et de leurs scénaristes impressionne par sa justesse et sa crédibilité. Christopher Markus et Stephen McFeely ont travaillé ensemble depuis 2011 afin de développer la cohérence du MCU, puisqu’ils ont oeuvré sur Captain America : first Avenger, Thor : le Monde des Ténèbres, Captain America : le Soldat de l’Hiver, la série Agent Carter qu’ils ont créé, Captain America : Civil War, Avengers : Infinity War et cet ultime Avengers : Endgame. 6 films et une série afin d’offrir aux spectateurs une vision d’ensemble respectant la continuité, chapeautée par les frangins Russo à la réalisation depuis Captain America : le Soldat de l’Hiver! Sans oublier le big architecte Kevin Feige, patron de Marvel Studios qui fait figure de Gardien ultime (sauf qu’il intervient lui ^^).

La construction de cet univers n’est pas exempte de quelques approximations et ratages, mais quand on contemple l’ensemble de ce travail acharné et la conclusion impressionnante que représente Endgame, on se dit que la place du studio dans le paysage hollywoodien est finalement méritée. Si Avengers : Endgame est la suite directe d’Infinity War, le métrage a également été pensé de manière autonome et va obéir à une structure narrative qui se démarque de l’opus précédent. Les Russo et leurs scénaristes ont choisi la difficulté dans l’élaboration de leur script, et ils se sont bien amusé afin de nous surprendre et de nous plonger dans une suite bien prenante! Les répercussions psychologiques de l’affrontement avec Thanos, la manière dont la vie se poursuit après le snap, et l’utilité même des Avengers après la défaite, c’est à un traitement très intimiste que l’on est convié, et celui-ci fonctionne vraiment bien auprès des nombreux personnages impactés!

Mais les Russo n’en oublient pas pour autant l’épique, et Avengers : Endgame aura également droit à ses moments dantesques, qui se marient finalement de très belle manière avec les instants plus personnels. La construction narrative impressionne, l’aisance des frangins aussi, et les multiples prises de risque nous plongent à chaque fois plus profondément dans le récit! Le casting lui aussi impressionne, et je n’ose même pas imaginer le coût cumulé des cachets de l’ensemble des acteurs présents!!! Mais encore une fois, le tout est emballé avec une fluidité exemplaire, qui évite le simple étalage de noms et de visages, même si évidemment certains sont plus présents que d’autres. Au final, cela respecte aussi le déroulement narratif des comics, avec des personnages principaux, d’autres secondaires et certains se contentant de caméos. Mais ce film-somme fonctionne à tous les niveaux, se permettant de jouer sur la nostalgie, la combativité et l’espoir avec un mélange des plus réussis! Avengers : Endgame est une conclusion impressionnante de ces 3 premières phases, et prouve que le film de super-héros peut être à la fois ludique, merveilleux et complexe!

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Le clip de la semaine : Maltdown – From the Bottle to the Grave

J’ai découvert ce groupe il y a quelques jours lors d’un tremplin, qu’ils ont remporté grâce à une belle énergie et un son rock bien prenant! Maltdown fait dans le hard’n’roll depuis février 2018, c’est un tout jeune groupe qui a un bel avenir devant lui! Avec Brice au chant, Alan à la guitare, Eddy à la basse et Mickael à la batterie, le quatuor nous livre des compos bien pêchues et ce From the Bottle to the Grave devrait vous donner un aperçu de ce dont ils sont capables!

 

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Les news de la semaine : MJ + Pete

A l’heure où on ne compte même plus les articles sur GOT ou Endgame qui n’apportent finalement rien de bien neuf, on serait presque passé à côté de ces 2 photos de Spider-Man : far from Home! Et mine de rien, ce sera le tout premier film post-Thanos, avec un Peter Parker à priori en pleine forme! ^^

Le premier cliché nous présente Zendaya dans le rôle de Michelle Jones (qui aime bien qu’on l’appelle MJ), accompagné par ce brave vieux Spidey des familles! La seconde photo nous montre un Nick Fury et une Maria Hill également en très bonne santé! On va sagement attendre le 3 juillet, mais avant, on va se précipiter en salle dès mercredi prochain pour Avengers : Endgame!!!

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La Malédiction de la Dame Blanche (Michael Chaves, 2019)

L’Univers Cinématographique Conjuring continue à s’étendre, et après La Nonne l’an passé et juste avant Annabelle 3 – la Maison du Mal, New Line nous livre ce qui constitue le 6ème film de cette série. La Malédiction de la Dame Blanche est le 1er film à s’intéresser à un mythe qui n’avait pas encore été exploré dans cet univers, les producteurs ayant simplement utilisé un personnage pour faire la jonction avec les Conjuring. Ca ressemble à la manière dont les films Cloverfield sont rattachés à la saga principale… Mais ce « truc » de producteur ne doit pas remettre en cause ce 1er long métrage signé Michael Chaves, qui fait montre de quelques qualités bienvenues et appréciables.

Petite précision culturelle, à l’origine le film traite de la légende de la Llorona (qui se prononce « Yorona »), un personnage du folklore mexicain que l’on peut traduire par la Pleureuse. Cette femme revient d’entre les morts et arpente les rues en laissant libre cours à sa tristesse, et ceux qui l’entendent pleurer au milieu de la nuit ne doivent surtout pas s’en approcher… En Europe, le mythe de la Llorona est totalement inconnu, mais il trouve son équivalence avec la Dame Blanche, cette figure très appréciée des auto-stoppeurs! On se retrouve donc avec un personnage qui parlera à la fois au public hispanique et à un public plus européen, et qui est traité avec une belle approche par Michael Chaves.

Un parti-pris très intéressant, et qui est de plus en plus utilisé dans le cinéma de genre, c’est celui de placer son récit dans une décennie révolue. Ici, Chaves nous plonge dans des 70’s reconstituées avec pas mal de soin (c’est nettement plus crédible que les pauvres 90’s de Captain Marvel…), et son aisance filmique dans la scène de présentation de la famille qui sera au centre du film permet d’adhérer immédiatement au récit. Linda Cardellini (Green Book : sur les Routes du Sud) s’avère très impliquée dans le rôle d’Anna, une veuve élevant son fils et sa fille seule. Cet aspect social est intéressant dans la structure du récit, et offre un réalisme qui fait parfois défaut à ce type de film. On n’est pas au niveau du réalisme social de l’excellent Mister Babadook, mais le film défend son point de vue. Anna est une travailleuse sociale en charge de la protection de l’enfance, et va se retrouver confrontée à une situation très délicate, lorsqu’un drame va survenir dans une famille qu’elle suit. La mère va affirmer que ce qui passe pour une créature mythique est responsable de ce qui est arrivé.

D’incrédulité en incompréhension, Anna va peu à peu se rendre compte qu’il existe des forces sombres et destructrices qui ne sont pas que des légendes, et elle va l’apprendre à ses dépens… Car la fameuse Dame Blanche a jeté son dévolu sur sa famille, et qu’il va lui falloir tout son courage pour tenter de les sauver. Le principe de ce genre de film est quasiment toujours le même, avec les démons, la poupée Annabelle, ou encore la fameuse Nonne qui veulent prendre le dessus sur un personnage central, lequel va être aidé par un personnage annexe ayant une vision plus complète de la situation et des moyens de se défaire de l’entité maléfique. Michael Chaves ne va pas révolutionner le genre avec ce film, mais il va chercher à nous faire frissonner en usant d’un certain classicisme, et il le fait à la manière d’un John R. Leonetti avec son Annabelle. Des cadrages précis et une belle aisance dans le mouvement, des astuces visuelles très intéressantes, comme le parapluie transparent ou l’utilisation des draperies comme les rideaux, et une approche sincère et sérieuse. On sent qu’il connaît sa partition, et il va nous jouer un morceau pas inoubliable mais néanmoins solide, qui va tenir compte de ce qui a déjà pu être fait dans ce style de film.

Les apparitions de la Dame Blanche sont mises en scène avec un bon sens du suspense, et vont générer quelques tensions plutôt efficaces! La manière de Chaves de jouer sur les effets d’attente et sur la topographie des lieux est intéressante, et il parvient à nous surprendre à plusieurs reprises. Il ne fait pas non plus dans la surenchère en surexposant sa Dame Blanche, ce qui permet de conserver son aura mythique. On attend avec appréhension sa venue, et quand elle arrive elle n’est pas là pour rigoler! Un aspect intéressant dans la montée du suspense, c’est la volonté de ne pas user trop souvent de la musique pour intensifier les apparitions. Il y a certains moments très silencieux et dénués de musique, ce qui paradoxalement augmente la tension!

Ca fait bien plaisir de retrouver Raymond Cruz, qui en 4 épisodes de Breaking bad parvenait à faire de Tuco un bad guy incontournable!!! Il incarne un personnage mystérieux qui en sait long sur la Dame Blanche, et qui pourrait aider Anna et sa famille à se sortir de cette sale situation… Et ça fait plaisir également de retrouver Tony Amendola, dont le rôle est également important. Tout ça pour dire que cette Malédiction de la Dame Blanche est plutôt un bon opus de ce Conjuring-Verse, et on va sagement attendre Annabelle 3 – la Maison du Mal qui sortira le 10 juillet, tandis que The Conjuring 3 et The Crooked Man sont les prochains projets de cette saga!

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Le clip de la semaine : 16 Volt – The Dreams that rot in your Heart

16 Volt est un groupe d’indus américain, qui a vu le jour en 1991 du côté de Portland. Je ne connaissais pas du tout, et franchement j’accroche bien! Je vous laisse découvrir ce morceau live datant de 1996!

 

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