Les news de la semaine: quand les producteurs jouent la montre…

Breaking bad saison 5, la date officielle: ça démarre le 15 juillet sur l’heureuse chaîne AMC! Par contre, Vince Gilligan avait bien spécifié que cette ultime saison serait coupée en deux. Nous aurons donc droit aux 8 premiers épisodes, avant une coupure… d’un an!!! Eh oui, les 8 autres épisodes sont prévus pour l’été 2013, ce qui est sacrément frustrant!!! On peut clairement parler d’une 6ème saison finalement… Ca traîne en longueur tout ça, grrr! Bon, la bonne nouvelle c’est qu’on profitera plus longtemps des mésaventures de Walter et Jesse, mais quand même… En prime, la 1ère photo de la nouvelle saison!

 

Heureusement, G. I. Joe: Conspiration est prévu pour fin juin! Tiens, les producteurs viennent de se dire qu’ils pourraient convertir le film en 3D… Mouais… Allez, ils vont le faire! Du coup, décalage du film pour… mars 2013! D’ici là, ils pourront tourner le 3 et nous proposer un double programme…

Encore du sang neuf pour Machete kills, avec Zoe Saldana qui rejoint le casting! Entre 2 séances de teinture bleue, elle donnera donc la réplique au bad ass Danny Trejo!

Avengers poursuit son petit bonhomme de chemin, en devenant le plus gros succès de la firme aux grandes oreilles avec 1.2 milliard de dollars. Il devient le 4ème plus gros succès mondial, et risque bien de continuer sur sa lancée! Disney se remet plutôt bien de la débâcle John Carter finalement…


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Le clip de la semaine: Sollilaquists of Sound – New Sheriff in Town

Parce que Sollilaquists of Sound c’est vraiment du bon son hip-hop, voici un 2ème clip des phénomènes d’Orlando! Enjoy! ;-)

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Bad Ass (Craig Moss, 2012)

Si Danny Trejo promène sa gueule burinée et sa machette depuis de très nombreuses années au cinéma comme à la télévision, il n’avait pas encore eu droit à un rôle qui le place dans la peau d’un personnage de son âge… Et pourtant, Mr Machete a tout de même 68 ans au compteur! Bad Ass replace donc el senior Trejo dans un contexte plus réaliste et physiquement plus proche. Même si Craig Moss ne se prive pas pour déjouer la vraisemblance dans un film qui voit un papy mettre une branlée à des armoires 40 ans plus jeunes que lui… A une époque où les plus gros bras des 80′s s’apprêtent à nouveau à régner sur le cinéma d’action, on ne va pas crier au scandale…

Bad Ass pose les bases de son personnage avec un respect et une émotion étonnants, racontant le passé de Franck Vega d’une manière véritablement subtile et touchante. La vie de cet homme n’a pas été facile, et en quelques minutes, Craig Moss est parvenu à imposer son personnage et à le rendre crédible. Alors quand il devient un héros malgré lui, ça passe finalement plutôt bien malgré son âge avancé!

Lorsqu’il comprend que les flics ne sont pas pressés de s’atteler à résoudre un meurtre qui le touche de près, Franck décide de mener l’enquête lui-même et de remonter la piste jusqu’au commanditaire. S’ensuit alors une ballade violente à travers la ville, où il va se mesurer à des petits caïds avant de pouvoir atteindre le big boss. Craig Moss ne fait pas dans la surenchère, et même si l’on peut douter du punch de ce sympathique vieillard, les combats s’avèrent finalement réalistes (On a quand même droit à une poursuite entre 2 bus qui dévastent tout!) On est dans un registre plus violent que Gran Torino, pour un rappel finalement semblable qu’il faut tout de même compter avec le 3ème âge! Et en plus, on a droit à un Ron Perlman en politicien véreux!

Bad Ass donne lieu à quelques scènes bien violentes, et le surnom de Franck n’est donc pas usurpé. Les gerbes de sang en images de synthèse sont toutefois assez moches… Mais ce film propose un spectacle hérité des 70′s, époque de laquelle Franck Vega ne parvient pas à sortir… Bad Ass est un divertissement réussi offrant à Danny Trejo un rôle  plus lointain que ce qu’il a fait jusqu’à présent, et les meilleurs moments sont finalement ceux où il exprime des émotions jusque-là ignorées dans ses autres films!

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Les news de la semaine: Ip Man smash!

Si l’on croyait en avoir terminé avec le personnage d’Ip Man après la trilogie chinoise produite entre 2008 et 2010, c’était sans compter sur la persévérance du réalisateur Wilson Yip et de l’acteur Donnie Yen! Les 2 avaient collaboré sur le premier et second opus, avant de laisser la place pour un 3ème film qui tenait lieu de préquelle. Aujourd’hui, les 2 hommes sont bien décidés à apporter une touche finale avec un ultime chapitre qui achèvera leur trilogie à eux! Ca s’appellera Ip Man 3D, ce qui devrait être sacrément surprenant pour un film d’arts martiaux! En tout cas, si ça déchire autant que le premier, laissez-leur carte blanche!

Les Avengers plus forts que les Intouchables! Après avoir réalisé le meilleur premier week-end de tous les temps aux States, voilà qu’ils réalisent le meilleur second week-end de tous les temps… Aux States! Et ils franchissent accessoirement la barre du milliard de dollars à travers le monde, ce qui les met en lice pour battre les plus gros records cinématographiques! Wait and see…

Une magnifique affiche pour The amazing Spider-Man qui n’en finit plus de balancer des vidéos virales et des images à tout va!

 

Le tournage d’Iron Man 3 commence ce mois-ci en Caroline du Nord, avant de se rendre en Chine. Nouvel ajout au casting avec James Badge Dale, qui jouera le rôle d’Eric Savin, alias Coldblood. Ce lieutenant-colonel a été désintégré suite à l’explosion d’une mine, et a été retapé façon Robocop, et commence ensuite une carrière de mercenaire! James Badge Dale est connu pour avoir été le partenaire de Jack Bauer dans 24 Heures Chrono, et accessoirement l’un des petits amis de Kim Bauer!

 

Une affiche pour le Prometheus de Ridley Scott qui est imminent (30 mai) !

Le remake de Suspiria mettra en vedette Isabelle Fuhrman, que l’on avait déjà pu apprécier dans Esther où elle était impressionnante. C’est David Gordon Green (!) qui réalise (Délire Express, Votre Majesté) . On retrouve Isabelle Hupert, Michael Nyqvist (la trilogie Millénium suédoise), et Antje Traue (Pandorum) au casting. Curieux de voir ce que ça va donner quand même, malgré la crainte de voir le chef-d’oeuvre de Dario avec la magnifique Jessica Harper revisité…

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Haywire (Steven Soderbergh, 2011)

Depuis ses débuts et sa Palme d’Or avec Sexe, Mensonges et Vidéo, Steven Soderbergh est resté fidèle à une approche expérimentale du cinéma, qu’il a progressivement adaptée à des récits en apparence plus conventionnels. Il commence à toucher au polar avec L’Anglais, et s’immisce dans un cinéma plus populaire avec Erin Brockovich, seule contre tous. Traffic et Ocean’s Eleven entérinent ces variations, qui ne laissent jamais tomber les expérimentations sonores et visuelles chères au réalisateur, mais qui deviennent progressivement plus ludiques. Alors quand un metteur en scène comme Steven Soderbergh s’attelle à un pur film d’action, on s’attend forcément à un résultat innovant!

Et le pari est sacrément réussi, car de la scène d’ouverture jusqu’au dernier plan, il nous plonge dans un récit d’espionnage doté de scènes de fight bien violentes qui ne baisse jamais le rythme. En s’appuyant sur la carrure de Gina Carano, championne d’arts martiaux mixtes, Soderbergh crée un film d’action féminin puissant, dans lequel le personnage de Mallory Kane est confronté à de nombreux adversaires, et pas des moindres. Trahie par ses supérieurs, elle va tenter de remonter la piste afin de comprendre pourquoi elle se retrouve dans cette situation.

Si Gina Carano est novice au cinéma (il s’agit de son second rôle après Blood and Bone, où elle croisait Michael Jai White), elle s’en sort plutôt bien avec son personnage de Mallory Kane, parvenant à être crédible dans les scènes de baston, mais réussissant aussi à lui donner une consistance plus dramatique, notamment dans ses rapports avec les différents hommes qu’elle croise. Et comme d’habitude chez Soderbergh, c’est à un véritable festival d’acteurs que l’on a droit, Mallory croisant la route d’Ewan McGregor, Antonio Banderas, Michael Fassbender, Channing Tatum, Michael Douglas, Mathieu Kassovitz ou encore Bill Paxton! Une affiche impressionnante, pour des rôles importants et répondant là encore à une approche très spéciale de la part de Soderbergh.

Sa volonté d’expérimentation le pousse à jouer avec les codes du film d’espionnage, dans lequel chaque personnage est un pion poussé par un autre pion, et il crée, avec l’aide du scénariste Lem Dobbs, une galerie de personnalités spécifiques aux motivations diverses. Chaque acteur incarne son personnage avec un certain second degré sous-jacent, et le film déroule des scènes bien entraînantes avec ces différentes rencontres. Michael Fassbender est un espion charmeur, Antonio Banderas une sorte de caricature de trafiquant, Michael Douglas joue avec ce personnage de manipulateur politique qui lui colle finalement à la peau, et chacun de ces pions va croiser la route de Mallory pour un résultat explosif.

La scène d’ouverture donne le ton, et le combat entre Gina Carano et Channing Tatum est sacrément violent! Soderbergh investit ce petit café tranquille pour donner le ton tendu et brutal qui perdurera dans le film, auquel il parviendra aussi à ajouter des notes seventies agréables! Ce premier combat est un régal visuel, avec une appropriation des lieux parfaite et une utilisation du mobilier adéquate. Une violence sèche et brute entre un homme et une femme déterminés, magnifiée par une mise en scène d’un réalisme confondant! Les autres combats auront tout autant d’impact, Soderbergh s’appliquant à retranscrire la violence des coups portés de la meilleure manière. La scène entre Carano et Fassbender est elle aussi excellente, et l’utilisation de la chambre pour ce « couple » est bien plus radicale que ce que l’on aurait pu penser!

Mais si les scènes de baston sont très efficace, la tension permanente inhérente au genre fonctionne vraiment bien aussi. Pour preuve, cette scène où Mallory quitte l’hôtel et essaie de voir si elle est suivie, filmée là encore avec un sens du réalisme probant et une vision innovante. Soderbergh expérimente, et il le fait pour le plus grand plaisir du spectateur, qui a droit à un mélange de film d’action et de film d’auteur, pour un résultat impressionnant!

Entre réalisme et film d’entertainment, Steven Soderbergh parvient à imposer sa griffe dans un long métrage qui se joue des codes et des poncifs  du film d’action, pour donner vie à une pellicule étrange, ludique et percutante!

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