Les news de la semaine : RIP NXT?

J’évoquais il y a 3 semaines la gestion pitoyable de la branche NXT et de ses superstars par Vince McMahon, et sa position lamentable risque bien d’avoir des répercussions encore plus dramatiques… Les renvois successifs n’ont pas cessé de se multiplier au fil des semaines, et on est en train d’atteindre le point critique pour la meilleure brand de la WWE… Si McMahon, le big boss de la fédération, est sans conteste l’homme qui valide toutes les décisions, il n’est pas seul dans ce naufrage puisqu’il est aidé dans cette oeuvre par Bruce Prichard et John Laurinaitis,(les photos des 3 héros juste en-dessous) et le plus important à comprendre, c’est que Triple H et Shawn Michaels n’ont eu aucune influence dans les décisions prises. En gros, on a les 3 pieds nickelés contre la DX, et ces derniers ont juste à obéir aux boss…

Quand on voit ce que Triple H et Shawn Michaels (sans oublier Road Dogg) ont fait pour créer un show bien plus percutant et passionnant que ces daubes de Raw et Smackdown, il y a de quoi être admiratif! En 2010, NXT n’était pourtant qu’une académie de catch en mode télé-réalité, créée afin de mettre en avant les futurs talents de la fédération. Mais en 2012, elle devient une division à part entière, avec ses championnats et ses rivalités propres. Au fur et à mesure que le temps passe, le programme s’affine, les catcheurs gagnent en personnalité. C’est vraiment aux alentours de 2015-2016 que le show commence à prendre son rythme très spécifique et sa personnalité unique, avec notamment les matches entre Sami Zayn et Kevin Owens, Sasha Banks contre Bayley ou Finn Balor contre Samoa Joe.  Il y a réellement une tonalité spécifique et un vrai talent dans la manière d’agencer l’ensemble des storylines, et ça ne va que se bonifier avec le temps. L’arrivée d’Adam Cole et de l’Undisputed Era, les mythiques (et multiples) confrontations entre Johnny Gargano et Tommaso Ciampa, l’impressionnant Shinsuke Nakamura, l’incroyable Ricochet… La liste est longue, et les talents sont très nombreux!

Mais voilà que l’égo démesuré de Vince McMahon reprend le dessus, alors qu’il laissait carte blanche à Triple H depuis quelques années. Le problème viendrait, selon le Wrestling Observer Newsletter, des Wednesday Night Wars entre NXT et la toute récente AEW. Cette dernière est une nouvelle fédération montée par Cody Rhodes (photo ci-dessous) le 1er janvier 2019, et se positionnait sur le créneau du mercredi soir, créneau déjà occupé par NXT. La concurrence était donc directe, et elle n’a pas manqué d’alimenter les médias spécialisés. L’AEW a largement battu NXT en terme d’audience sur la quasi-totalité de cette « guerre », et Triple H serait aujourd’hui tenu responsable de cet échec. Vous la sentez la pointe d’égo du père Vince? Que les audiences aient été meilleures pour Cody Rhodes que pour Triple H, tant mieux pour le premier. Par contre pour avoir tenté de regarder cette nouvelle émission, je ne parvenais pas à m’intéresser à cette nouveauté, qui me semblait bien moins percutante… Je parle de l’égo de Vince car c’est certainement ce qui le pousse à prendre une décision radicale pour NXT, mais il s’agit également d’une guerre intestine puisque blâmer Triple H pour les résultats d’audience permet de l’affaiblir quant à une éventuelle succession au sein de la WWE. Triple H, alias Paul Lévesque, est marié à Stephanie McMahon, la fille de Vince, et il serait tout à fait légitime qu’il prenne la relève quand le vieux briscard décidera enfin à tirer sa révérence. Mais il ne doit probablement pas être le seul à avoir cette envie, et tous les moyens sont donc bons pour le décrédibiliser. Et quand on voit la qualité du boulot accompli au sein de NXT, c’est juste pitoyable de voir comment les pontes se basent uniquement sur les chiffres pour qualifier NXT d’échec! Ca n’est clairement pas un échec, et il suffit de comparer à n’importe quel épisode de Raw ou Smackdown pour apprécier la différence de qualité, d’enjeux et de performances!!!

Donc aujourd’hui, on apprend que la triplette Vince-Bruce-John a le désir de revenir aux origines de NXT, à savoir une branche-école en mode télé-réalité… Un retour en arrière qui serait catastrophique, surtout quand on lit ce genre de déclarations d’une absurdité incroyable : « Plus de nains, plus personne qui commence dans la trentaine. Ils veulent des gens qui peuvent être des attractions du box-office et des personnages principaux » (source). L’ambiance dans les vestiaires n’est clairement pas au beau fixe, puisque plus personne n’est à l’abri d’un renvoi… Et quand on a des catcheurs comme Bronson Reed qui se font virer, parce que les pontes ne lui ont rien trouvé de spécial lors de ses dark matches, il n’y a clairement plus d’espoir… Leur vision est tellement étriquée, et ça se ressent depuis toujours finalement, avec comme meilleur exemple l’inutilité totale d’un Ricochet dans le roster principal, lui qui fait des miracles sur un ring!!! Mais non, on veut juste « plus de nains », mais des gros gabarits à la Hulk Hogan ou Brock Lesnar pour pouvoir faire plein de matches juste avec des cordes à linge et des F5…

Cette position est tellement lamentable et est un tel désaveu de l’immense travail accompli par Triple H et son staff, que j’espère sincèrement que toutes les superstars vont tenir tête à Vince et sa cohorte…

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Aftermath (Peter Winther, 2021)

Aftermath est un cas d’école très intéressant dans le genre du cinéma horrifique, puisqu’il va offrir des sentiments assez contradictoires. Très souvent dans les films de possession ou les home invasion, il est difficile de réussir à finaliser le récit, et Aftermath offre en effet une fin franchement ratée… Mais toute la construction précédente bénéficiant d’un soin très particulier, il est difficile de condamner ce film parce qu’il manque son dernier virage! Il y a malheureusement une constante dans cet état de fait, et on ne compte plus les oeuvres qui se vautrent dans leur phase explicative tournant au ridicule…

Peter Winther est surtout connu pour son travail en tant que producteur, ayant participé à Stargate : la Porte des Etoiles, Independance Day : le Jour de la Riposte, Godzilla, The Patriot : le Chemin de la Liberté (tous pour Roland Emmerich donc), mais il a à son actif une poigné de séries B horrifiques sans prétention, et vient compléter sa filmo avec cet Aftermath à l’atmosphère bien travaillée et aux personnages très intéressants. Il va en effet oeuvrer avec la scénariste Dakota Gorman pour rédiger un script mettant en avant les failles d’un couple tentant tant bien que mal de se reconstruire. Une grande partie du film traitera de leurs problèmes, et on assiste donc à une sorte de drame intimiste très bien écrit, et en plus très bien joué. Ashley Greene est connue pour avoir participé à la saga Twilight, et l’excellent Shawn Ashmore est clairement un acteur sous-exploité, qui avait notamment incarné Iceberg dans la saga X-Men, ou qui a encore joué dans le très bon Frozen (non, rien à voir avec Elsa et Anna!).

Les 2 acteurs offrent une belle sensibilité à leurs personnages, et on ressent avec eux toutes les étapes difficiles par lesquelles ils passent. La volonté de refaire confiance, la peur d’être trahi, ce mélange incessant entre tout cela… Le traitement s’avère très réaliste et sincère, et on sent que les acteurs endossent leurs rôles avec beaucoup de sérieux. Le duo fonctionne vraiment bien et on ressent toutes leurs hésitations et leurs espoirs mêlés, créant des séquences intimistes fortes. Et par-dessus ces problèmes affectifs, viennent se greffer d’autres soucis, bien plus mortels…

Afin de redonner un second souffle à leur couple, Natalie et Kevin vont déménager dans une immense maison, qu’ils n’auraient pas pu se payer en temps normal, mais dont la valeur a chuté car des meurtres y ont été commis. En faisant abstraction du passé de la bâtisse, le jeune couple découvre un endroit luxueux, parfait pour se rapprocher à nouveau. Mais des éléments étranges vont peu à peu venir perturber leur quotidien, et une présence hostile va se manifester de plus en plus violemment… Peter Winther appose une belle gradation à son récit, qui s’inscrit dans la veine du film de maison hantée avec efficacité. Un des aspects intéressants est que l’on se trouve non pas dans une vieille bicoque gothique, mais dans une maison très moderne, ce qui donne une autre tonalité au genre. on a par exemple des jeux avec les variations de température qui sont intéressants, ou un travail sur l’espace qui est là aussi traité avec soin. La mise en scène s’avère fluide et efficace, et on se retrouve de plus en plus impliqué dans ce récit bien angoissant, dont on ne parvient pas à comprendre les causes.

L’incompréhension par rapport aux événements bizarres ayant lieu dans la maison va avoir un impact sur leur couple, déjà bien fragilisé par leur passé, et il va être très intéressant de voir comment Natalie et Kevin vont tenter de gérer à tous les niveaux. Leur confiance étant déjà bien ébranlée, ils vont tout de même essayer de se croire l’un l’autre afin de comprendre ce qui se déroule dans leur maison, même si par moments ils doutent de ce qu’ils ont pu voir ou entendre… Peter Winther va instiller une peur bien efficace en travaillant justement sur les sons perçus, et sur leur proximité avec les protagonistes. Sa mise en scène va permettre de donner libre cours à cette angoisse tapie dans la maison, et on va suivre ce film avec de bons frissons!

Peter Winther va nous livrer quelques visions bien cauchemardesques, mais l’ensemble reste au final assez suggestif, et est suffisamment bien traité pour que le stress grimpe bien! Quel dommage pour le coup que cette fin soit si basique et ratée… Tout le reste du film propose une très belle plongée dans ces peurs nocturnes, et ne méritait pas une telle explication… Mais l’ensemble est tellement solide durant tout le reste, que l’on pardonnera plus facilement cette sortie de route à la fin!

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Le(s) clip(s) de la semaine : Juste Milieu

Il y a moins d’une semaine, je découvrais l’existence d’une chaîne YouTube assez incroyable, sur laquelle Rémy Watremez fait le pari chaque semaine de nous intéresser à la politique en décortiquant l’actu avec un humour corrosif bien ravageur, et un sens de l’écriture qui confine au sublime! Ca s’appelle Juste Milieu, et ça égratigne forcément ceux qui passent leur temps à raconter des conneries sur les plateaux télé ou à l’assemblée nationale, mais surtout, ça le fait de manière très documentée et avec une réelle envie de comprendre les enjeux derrière toutes ces belles paroles.

Pour vous prouvez à quel point le Rémy est cultivé et plein d’humour, il vous dit : « Inscrivez-vous pour rejoindre la Terre du Juste Milieu, ah p’tite référence j’adore Star Wars » ^^ Et il maîtrise particulièrement ses punchlines, puisqu’il nous offre quelques sorties tellement ciselées, comme par exemple en parlant des quantités de vaccins commandées : « Ah c’est une quantité de seringues même Amy Winehouse ça l’aurait impressionné », ou quand il sent qu’il peut perdre des spectateurs dans ses vidéos : « Mais commence pas à ronger ton bureau, j’en vois qui s’énervent là vous allez perdre des chicots, c’est pas bon sur le plan orthodontaire », le tout balancé avec un sens de la diction et une décontraction exemplaires! ^^

Mais au-delà de cet humour qui fait mouche à chaque fois, il offre une analyse réellement pertinente et savoureuse d’une triste réalité politique, en mettant en lumière les mensonges et les conflits d’intérêt inhérents à ce joli monde, sans oublier bien évidemment d’écrémer au passage la partialité de certains médias. Bref, tout ça pour dire que Juste Milieu est clairement un média d’intérêt public qui mérite sans aucun doute une visibilité encore plus accrue, n’hésitez donc pas à aller vous faire une idée avec toutes les vidéos de Rémy, et puis abonnez-vous et mettez des pouces bleus, il aime bien ça le bougre!!! ^^ Je vous ai posé là une des toutes dernières, et une des premières, comme ça vous pourrez comparer et voir à quel point il a parfois le nez creux! ^^

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American Nightmare 5 : sans Limites (Everardo Gout, 2021)

5 épisodes en même pas 10 ans, on peut dire que la franchise de James DeMonaco et Jason Blum fonctionne à plein régime depuis 2013, et si le metteur en scène des 3 premiers films a depuis cédé sa place pour se contenter de s’occuper du script et de la prod, on poursuit activement l’exploration d’une Amérique ravagée par son culte du sang et de sa pureté… James DeMonaco avait surpris son monde avec American Nightmare, sympathique home invasion qui mettait en avant la dégénérescence d’une poignée d’individus avec un concept aussi simple qu’attractif : une fois par année et durant 12 heures, tous les crimes deviennent légaux, le temps de laisser libre cours à ses pulsions les plus sombres, afin de revenir dans de bonnes dispositions une fois qu’on est bien soulagé! Ce sont les Nouveaux Pères Fondateurs de l’Amérique qui ont mis ce sympathique concept en place, et au fil des épisodes, on va l’explorer selon des points de vues différents et variés.

Le meilleur reste certainement American Nightmare 2 : Anarchy, avec un excellent Frank Grillo en mode Punisher, qui va éradiquer les bas-fonds de la racaille qui la gangrène. American Nightmare 3 : Elections se focalisait davantage sur l’aspect politique de cette fameuse Purge, et American Nightmare 4 : les Origines apportait un éclairage très intéressant avec l’impact sur les minorités. Cet épisode était déjà dirigé par un autre metteur en scène, Gerard McMurray, et le dernier opus en date est réalisé par Everardo Gout, dont il s’agit du second film. Le réal mexicain a notamment participé à 2 épisodes de la sublime série Banshee, et se retrouve à la tête d’un film qui va traiter du racisme dont sont victimes les immigrés mexicains aux Etats-Unis.

Le principe est en soi très intéressant et forcément d’actualité en cette ère post-Trump qui conserve de nombreux stigmates, à commencer par ce Mur de la Honte moderne. Le film va se focaliser sur une poignée de personnages, avec principalement un couple mexicain qui va tenter de survivre à cette nouvelle Purge. Là encore, on a un principe intéressant puisque les 12 heures de la Purge annuelle vont se terminer très rapidement. Mais un mouvement très bien organisé à travers le pays a décidé qu’elle devait être perpétuelle, et va donc continuer le nettoyage des rues au-delà des 12 heures… Bienvenue dans le monde de la Purge Eternelle

Si sur le papier, le fait de raconter les affres d’un couple mexicain en se basant sur une réalité difficile sévissant aux USA est intéressante, on navigue malheureusement entre caricature et sincérité, et on perd peu à peu l’intérêt de ce récit, qui mise quand même finalement trop sur l’opportunisme… Il y a quelques rares faits à retenir, avec notamment un personnage qui va contre-balancer le manichéisme de l’ensemble, mais cet opus est sans conteste le plus faible de la saga. Les scènes d’action sont montées en mode brouillon, et dans le genre film insurrectionnel, je ne peux que vous conseiller l’excellent Bushwick avec Dave Bautista, qui est clairement plus captivant! L’affiche de cet American Nightmare 5 : sans Limites est franchement belle, et nous promettait une nouvelle salve de masques et de déguisements bien flippants, et bien il n’y aura franchement pas grand-chose à se mettre sous la dent de ce côté-là, le réal se rappelant de temps à autre que ça fait partie de la saga mais décidant de se limiter au strict minimum. Et d’ailleurs, on ne verra jamais l’image de ce cow-boy grimé sur son cheval durant tout le film…

Petite surprise, on retrouve Cassidy Freeman, qui était excellente dans la série Longmire, pour un rôle ici purement anecdotique… Si le principe de cette nouvelle Purge est attractif, les intentions derrière ce film sont trop opportunistes et la mise en place trop fainéante pour emporter l’adhésion. On se consolera en regardant de nouveau l’épisode 2! ^^

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Les news de la semaine : Captain Carter

La série d’animation What If…? démarrera dès mercredi prochain, le 11 août, et on a droit cette semaine à une très belle affiche mettant en vedette Sharon Carter en tant que Captain Britain! Le principe de cette série sera de se demander ce qui se serait passé si tel événement s’était déroulé différemment dans l’univers Marvel, et donc pour le 1er épisode, ce sera : et si Sharon Carter avait reçu le sérum du Super-Soldat à la place de Steve Rogers? Cette série reprendra ce concept datant d’il y a bien longtemps dans les comics, puisqu’apparu dès 1977, et les 9 épisodes permettront d’explorer des univers alternatifs que l’on espère captivants!

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