Le clip de la semaine: Simple Minds – Don’t you (forget about me)

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L’aura de ce tube mythique se répercute encore 30 ans après sa création, et de Breakfast Club (1985) à The Hit Girls (2012), il reste un classique indétrônable! Les Ecossais de Simple Minds figurent parmi les groupes incontournables du rock des années 80, et ce Don’t you (forget about me) n’a pas perdu de son intensité! Enjoy! 😉

 

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Les Minions (Kyle Balda, Pierre Coffin, 2015)

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Le spin-off est un concept qui s’étend à tous les médias, du cinéma à la littérature, en passant par les comics et les séries, et touche même les films d’animation! c’est ainsi que les personnages secondaires prennent du galon, comme Les Pingouins de Madagascar l’an dernier et Les Minions cette année, confirmant au passage la bonne santé de l’univers du dessin animé, qui depuis plus de 10 ans n’attire plus seulement les enfants, mais également les parents grâce à des niveaux de lecture multiples!

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Les Minions est le 2ème long métrage de Kyle Balda, après Le Lorax co-réalisé avec Chris Renaud, et le 3ème long métrage pour le Français Pierre Coffin, qui connaît bien les petites créatures jaunes puisqu’il les a dirigées dans Moi, moche et méchant et Moi, moche et méchant 2 (co-réalisés avec Chris Renaud). Le début du film donne un aperçu bien délirant de l’histoire de ces êtres à mi-chemin entre les Lemmings, les Lapins Crétins et les M&M’s, qui ont pour unique but dans leur vie de servir le plus fort. Le générique est à ce titre excellent, avec l’apparition de ces créatures sur terre et leur évolution, au gré des différents maîtres qu’elles ont servis.

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Le scénariste Brian Lynch, qui a travaillé sur Le Chat potté et Comme des Bêtes (qui s’annonce bien délirant, voir la BA ici) a écrit une préquelle à Moi, moche et méchant, en plaçant son récit dans l’Angleterre de la fin des années 60, période à laquelle les Minions tentèrent de gagner le coeur de la cruelle Scarlet Overkill, maîtresse incontestée du Mal! Les références sont savoureuses (les Beatles, les hippies, la BO contenant des classiques incontestés de cette période, comme Happy together des Turtles, You really got me des Kinks, My Generation de The Who…), et on plonge dans cette quête du Mal avec intérêt, d’autant plus que les 3 Minions que sont Kevin, Stuart et Bob sont des créatures complètement loufoques! Après avoir atteint leur but à la Foire du Mal, ils vont être embarqués dans une mission hautement périlleuse: dérober la couronne de la Reine Elisabeth II!

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J’avais tenté de regarder Moi, moche et méchant, mais n’ayant pas accroché, je découvre ces Minions avec un oeil novice. La bande-annonce promettait un spectacle drôle et enlevé, et le film de Balda et Coffin fonctionne plutôt bien. Je m’attendais à un résultat encore plus délirant, mais Les Minions se regarde avec plaisir, les personnalités de ces petits monstres étant totalement absurdes! On se retrouve dans un récit certes simpliste, mais ponctué de scènes finalement assez drôles, où la maladresse et le langage très particulier des Minions donnent tout leur charme!

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On sent que les auteurs connaissent leurs créatures, et se permettent quelques piques humoristiques un peu plus adultes (la référence à Nixon notamment), mais le film reste globalement dans les clous d’un humour pouvant être partagé par les enfants et les parents. Dans le genre, il n’atteint pas le second degré de l’excellent La grande Aventure Lego, qui offrait une dimension d’absurdité et de satire sociale supplémentaire. Mais Kevin, Stuart et Bob sont assez attachants pour qu’on les suive avec plaisir dans leur recherche du plus grand maître du Mal!

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C’est bien évidemment la caractérisation de ces êtres qui fait la réussite du film, avec leurs bouilles si innocentes et leur maladresse légendaire, source de catastrophes régulières! Leur langage est lui aussi très spécial, avec un mélange de mots à consonances françaises, anglaises ou espagnoles, choisis pour que l’on comprenne quand même leur charabia. Par exemple, quand un des Minions voit une superbe guitare, il s’écrit « super mega Ukulele » (d’ailleurs, la meilleure scène est certainement celle de la guitare)! Les petits monstres jaunes ont de l’absurde à revendre, et même si on aurait pu espérer un résultat encore plus barge, ce film s’avère plutôt fun et drôle!

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Les news de la semaine: Ragnarok

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On avait plus de nouvelles de Roar Uthaug depuis son magnifique Cold Prey, c’était en 2006, ça fait loin! Bon, j’exagère un peu, il a emballé 2 films entretemps, Magic Silver en  2009 et Dagmar: l’Ame des Vikings en 2012, mais je ne les ai pas vu! Du coup, la BA de son The Wave fait son petit effet, avec cette catastrophe qui va toucher un village norvégien, une immense vague provoquée par l’effondrement d’un pan de montagne s’apprêtant à tout engloutir! Le film s’annonce visuellement très réussi, et dramatiquement intense! Sortie en Norvège le 28 août! En France, on sait pas…

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Si Eli Roth est un producteur reconnu, il ne faut pas oublier qu’à ses heures perdues il se consacre également à la mise en scène! Après son Cabin Fever – Fièvre noire en 2002, et son diptyque Hostel / Hostel – Chapitre II (2005 et 2007), il revient en 2013 pour ce qui est seulement son 4ème long métrage (avant Knock Knock qui sort également cette année, et son prochain film de requin Meg!)! Mais The green Inferno devrait faire parler de lui, étant très inspiré du Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato (1980), qui défraya la chronique à l’époque pour sa violence ultra-réaliste, à tel point que Deodato fut arrêté et dû prouver que les acteurs n’avaient pas été tué durant le tournage! Connaissant la propension de Roth pour les scènes gores et les ambiances malsaines, son Green Inferno devrait aller très loin! Sortie le 25 septembre.

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La bande-annonce de Comme des Bêtes est franchement drôle, et ce nouveau dessin animé signé Chris Renaud (co-réalisateur de Moi, moche et méchant et sa suite) et Yarrow Cheney (qui a travaillé avec Renaud sur Moi, moche et méchant et sa suite, en tant que directeur artistique) devrait être un nouveau hit! Sortie le 27 juillet… 2016!


 

Pour sa 3ème saison, qui arrivera le 29 septembre,  Marvel: les Agents du S.H.I.E.L.D. verra la mise en place de l’équipe des Secret Warriors! Créée en 2008 dans la foulée de l’event Secret Invasion, cette équipe dirigée par Nick Fury a pour particularité d’être ultra-confidentielle (évidemment…), puisqu’il avait chargé Daisy Johnson de recruter des super-humains pour contrer diverses menaces dans le plus grand secret. Composée de personnages peu connus, elle va permettre à Marvel et ABC de mettre en place une galerie de nouveaux héros, sans pour autant devoir se conformer à la version comics.

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On aura toutefois évidemment Skye en chef de ligne, elle qui incarne Daisy Johnson, alias Quake, capable de créer des séismes. Pour le reste de ces jeunes recrues, on verra si on retrouvera Phobos (un demi-dieu, fils d’Arès) , le Druide (fils de Docteur Druid, un magicien), Slingshot (fille du Griffon, possédant le pouvoir de super-vitesse), Hellfire (descendant du Phantom Rider), Stonewall (fils de l’Homme-Absorbant, qui peut changer son corps en pierre et qui possède une force surhumaine. L’Homme Absorbant a déjà croisé à plusieurs reprises la route des Agents du S.H.I.E.L.D. dans la série) ou Eden Fesi (qui a été élevé par le mutant aborigène Gateway, et qui est capable de manipuler la réalité)! Avec tout le vivier offert par les Inhumains dans la saison 2, on devrait avoir le choix pour les nouvelles recrues! Reprise le 29 septembre!

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L’un des 2 showrunners de la seconde saison de Daredevil, Marco Ramirez, a décrit la suite des aventures du justicier aveugle de cette manière: « Daredevil vs the Punisher« ! On peut dire qu’il savent y faire dans la comm chez Netflix, et après l’annonce de l’arrivée du personnage à tête de mort (ce sera Jon Bernthal qui incarnera Frank Castle), l’opposition entre les 2 justiciers devrait être extrêmement savoureuse!!! On peut d’ailleurs voir que Bernthal prend son rôle très au sérieux avec de belles lectures estivales! Début des hostilités en avril 2016!

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Un sympathique poster rétro pour Agent Carter, qui reviendra pour une saison 2 cet hiver!

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Un peu de Batman, un peu de Superman, un peu de Wonder Woman et un peu de Lex Luthor sur ces photos de Batman v Superman: l’Aube de la Justice, qui sortira le 23 mars 2016!

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On termine par 2 nouvelles photos de ce bon vieux Wade, accompagné sur la seconde par la mutante Negasonic Teenage Warhead. Sortie le 17 février 2016!

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Le clip de la semaine: Nine Inch Nails – The perfect Drug

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En 1997, David Lynch dévoilait l’un de ses meilleurs films, Lost Highway. Visuellement et thématiquement, il nous baladait dans des zones étranges et à la limite de la compréhension, tout en nous balançant des morceaux musicaux de choix! David Bowie, Barry Adamson, Rammstein, The smashing Pumpkins… Et Nine Inch Nails, avec cet excellent titre The perfect Drug, qui nous plonge dans un univers victorien envoûtant! On doit ce clip à Mark Romanek, un spécialiste ayant tourné avec les plus grands (Johnny Cash, Michael Jackson, Madonna, Keith Richards, R.E.M.…). L’ambiance décadente et lugubre ne déplairait pas au créateur de l’excellente série Penny dreadful!

 

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Jurassic World (Colin Trevorrow, 2015)

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Après le documentaire Reality Show et la sympathique comédie douce-amère Safety not guaranteed, le réalisateur indépendant Colin Trevorrow s’est vu propulsé aux commandes du méga-blockbuster Jurassic World, qui est son 3ème long métrage! Ce choix surprenant de la part des producteurs démontre bien la tendance actuelle du cinéma hollywoodien, qui essaie d’offrir une certaine fraîcheur et un certain degré d’inventivité en piochant chez des metteurs en scène moins conventionnels (qui a parlé des Gardiens de la Galaxie???). Après le maître du blockbuster Steven Spielberg pour Jurassic Park (1993) et Le Monde perdu: Jurassic Park (1997), et un autre artiste talentueux dans le genre, Joe Johnston pour Jurassic Park III (2001), Colin Trevorrow fait figure d’outsider, et a la lourde tâche de remettre la licence au goût du jour, 14 ans après le volet précédent.

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Jurassic World démarre d’une manière bienvenue, avec un parc enfin en état de fonctionner, et qui accueille de nombreux visiteurs depuis plusieurs années! Après 3 films, il était temps d’enfin ouvrir les portes (ou d’abandonner définitivement l’idée, c’est au choix)! Situé au Costa Rica, le Jurassic World est un immense site réservé aux touristes venus contempler les beautés monstrueuses qui reprennent vie 65 millions d’années après leur extinction! L’entame du film est vraiment belle, avec cette découverte progressive et somptueuse des différentes strates du parc, qui s’étale sur des hectares de terrain uniquement réservé aux dinosaures, dont un spécimen marin des plus impressionnants!

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On se surprend à se dire que John Hammond aurait beaucoup aimé ce que le nouveau dirigeant a fait avec ce parc, et l’intelligence de ce nouveau Jurassic Park est de rappeler par petites touches les événements et les décors des premiers films. Le coup du T-shirt par exemple est un bel hommage, rendu avec un brin d’humour pas déplaisant. Jurassic World va ainsi dérouler son récit en glissant des références plus ou moins explicites, qui vont enrober un scénario simple mais efficace. Pour la 4ème fois, l’Homme va encore devoir comprendre que jouer avec la génétique en (re)donnant vie à des créatures non destinées à coexister avec les humains, ça finit forcément mal… Mary Shelley le disait déjà en 1818…

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Jurassic World est un véritable parc d’attractions évoluant selon la demande du public et les fonds des investisseurs, et Claire (Bryce Dallas Howard) personnifie à elle seule la beauté froide se cachant derrière cette entreprise. Son but est de générer du profit, et elle est prête pour cela à créer des dinosaures plus grands, plus gros et plus féroces. Elle en a d’ailleurs un spécimen bien volumineux planqué dans une zone de confinement à l’écart, tellement bien sécurisée qu’il ne peut rien arriver… Heureusement, quand les choses se mettent à dégénérer, on peut compter sur Star-Lord (qui a dit Les Gardiens de la Galaxie???)! Chris Pratt, auréolé du succès inter-planétaire du film de James Gunn, est à la tête de ce Jurassic World, incarnant Owen, un employé du parc chargé de s’occuper et de dresser des raptors! Sa connaissance des différentes espèces de dinosaures, et sa capacité à communiquer avec les raptors, vont être des atouts précieux dans la lutte contre la terrible menace qui s’est échappée!

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Colin Trevorrow semble très à l’aise dans le registre du grand spectacle, lui qui fait un grand écart impressionnant par rapport à son Safety not guaranteed! Il utilise une mise en scène finalement très spielbergienne pour faire avancer son récit, et la filiation avec les 3 autres épisodes se fait bien ressentir, permettant de jouer à la fois sur l’aspect nostalgique que cela crée, tout en offrant une modernité dynamique. La tension qui se met en place fonctionne vraiment bien avec ce dosage réussi, et on suit avec intérêt ce Jurassic World qui raconte un récit certes déjà vu, mais qui applique la recette de Steven Spielberg avec soin!

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Tout comme les volets précédents, cette suite va jouer avec la notion d’horreur familiale, utilisant des ingrédients du film catastrophe tout en le saupoudrant d’assez de bons sentiments pour que le gore passe! La tension est réussie, les effets d’attente quand le vilain dino arrive fonctionnent vraiment bien, et les explosions de violence qui s’ensuivent sont elles aussi réussies. Les effets spéciaux permettent évidemment de créer des animaux ultra-réalistes, des innovations technologiques intéressantes (comme les sphères pour les visites), et un univers fantasmé où tout va déraper!

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Aux côtés de Chris Pratt et Bryce Dallas Howard, on retrouve Vincent D’Onofrio dans un rôle de méchant un brin plus stéréotypé que celui qu’il incarne dans Daredevil (son personnage de Wilson Fisk est juste le meilleur méchant du Marvel Cinematic Universe!), ou encore Omar Sy dans un rôle qui ne rend pas justice à son humour, mais qui lui permet encore une fois de creuser son sillon à Hollywood (après X-Men: Days of future Past et avant le Inferno de Ron Howard, qui retrouve l’univers de Dan Brown)! La faiblesse du film réside probablement dans ses personnages, qui n’ont rien de marquant (sauf pour Lowery, l’employé moustachu qui est la source des moments les plus drôles, et qui est incarné par Jake Johnson, qui jouait dans le film précédent de Trevorrow!

Mais Jurassic World est avant tout un film à grand spectacle, et le traitement appliqué par Trevorrow permet de donner vie à un film mêlant suspense, horreur et humour de manière efficace!

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