Le clip de la semaine: J-Dan des Saïmiri Parkour!

J-Dan a enfin mis sa vidéo sur YouTube! Adepte du Parkour pur et dur, il s’entraîne depuis maintenant 3 ans si ma mémoire est bonne, et il nous gratifie donc d’une compilation qui démontre un certain niveau! J-Dan ou la force tranquille des Saïmiri Parkour!!!! 😉 Enjoy!!!

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Halloween II (Rick Rosenthal, 1981)

Halloween II reprend exactement là où le premier s’achevait, il reprend même un peu avant puisqu’il nous offre la scène de fin du précédent. On voit donc le Dr. Loomis (Donald Pleasence) achever Michael Myers, enfin du moins le croit-il… Tout s’enchaîne donc très rapidement pour cette suite tournée 3 ans après l’original, et bénéficiant de l’écriture de John Carpenter et Debra Hill, tout comme pour La Nuit des Masques! Carpenter et Hill qui ont bossé ensemble depuis le second film de Big John, Assaut, et qui se sont intimement rapprochés… Jusqu’à ce que Carpenter rencontre en 1978, sur le tournage de son téléfilm Meurtres au 43ème Etage,  celle qui allait devenir sa première femme, l’actrice Adrienne Barbeau. Carpenter et Hill continueront pourtant à collaborer, comme c’est le cas sur cet Halloween 2!

La partie people, c’est terminé! Mais on va rester sur la fameuse polémique entourant ce film, dont la légende dit que Carpenter serait intervenu pour retourner des scènes, voire en tourner de nouvelles. Difficile de mesurer l’impact de Big John, d’autant plus que Rick Rosenthal s’est évertué à reproduire des plans similaires à ceux du premier film. Sa volonté d’offrir un prolongement direct à La Nuit des Masques est très claire dans son plan-séquence introductif, qui se veut une relecture de celui du premier film. Certains plans dans l’hôpital pourraient être du Carpenter pur souche… Bref, le mystère reste entier sur la véritable paternité de ce film.

Mais on peut très certainement dire qu’il n’atteint pas la maturité visuelle du premier, ni la profondeur dramatique que distillait Carpenter. Attention, Halloween II est cependant un bon film, qui offre davantage de gore et de nudité (une idée qui revient à Carpenter également…), et qui iconise encore Michael Myers. Et c’est l’occasion de retrouver Jamie Lee Curtis qui est amenée dans un sale état à l’Haddonfield Memorial Hospital, qui sera le lieu central du film. Mais la surprise et l’impact de La Nuit des Masques sont difficilement renouvelables, et le film de Rick Rosenthal est au final un honnête slasher un cran en-dessous de son modèle.

Le statut de Myers est définitivement surnaturel; lui qui avait survécu à 6 balles dans le premier opus, s’en prend ici 7 et se relève encore. Par contre, il se prend quand même une explosion de plein fouet à la fin, se relève… Et retombe. Mort? Affaire à suivre!

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La Nuit des Masques (John Carpenter, 1978)

C’est en 1978 que John Carpenter allait révolutionner le cinéma d’horreur, en lançant un sous-genre qui est resté depuis majeur, le slasher. Même si le Black Christmas de Bob Clark, sorti en 1974, pourrait aussi s’apparenter au slasher, c’est bel et bien Carpenter qui pose les bases de ce genre. « To slash » signifie « taillader » en Anglais, car le tueur utilise souvent un couteau ou un rasoir. Ce qui renvoie immédiatement au giallo, genre horrifique italien né dans les années 60 et courant jusque dans les années 80, dont les maîtres furent Dario Argento, Mario Bava ou Lucio Fulci.

Mais la particularité du slasher est la nature même du tueur, qui est silencieux, psychopathe, et masqué. Ce dernier élément est primordial dans le genre, et le tueur est indéniablement lié à son masque, comme un super-héros est indissociable de son costume. Michael Myers est le premier croquemitaine, le fameux boogeyman qui pourchasse inlassablement ses victimes dans un élan meurtrier dont lui seul possède les clés. Le masque blanc cache le visage et rend le tueur à la fois mystérieux et iconique (pour la petite histoire, le masque que porte Myers a été retravaillé sur la base d’un masque fabriqué lors du tournage de Star Trek basé sur le visage de William Shatner!). C’est ce masque qui va augmenter la peur et l’imagination, faisant de cet être dérangé quelque chose de plus qu’un simple malade mental. Tout comme Jason Voorhees ou Freddy Krueger (le « masque » pour ce dernier est en réalité les cicatrices de ces brûlures), Michael Myers va passer de film en film d’un statut humain à un statut fantastique. Rien que le fait qu’il survive à 6 balles à la fin de La Nuit des Masques démontre bien la nature surnaturelle du tueur.

Mais si l’on a un tueur inflexible et silencieux, La Nuit des Masques fonctionne surtout grâce à une mise en scène innovante et immersive. La beauté des plans de la petite ville d’Haddonfield dans l’Illinois renvoie à une iconographie proche du rêve, et John Carpenter en fait l’archétype de la petite ville tranquille. Ses plans aux longues perspectives et ses lents travellings captent les feuilles d’automne qui volent, les arbres qui bruissent, et les gens qui s’insèrent dans cet univers feutré et calme. John Carpenter rend son film plus puissant car il crée un climat de sérénité, source même de tension puisque l’on sait que tout cela va voler en éclats. Michael Myers apparaît comme celui qui va tout gangrener, celui qui va gratter à la surface du beau vernis de cette ville pour montrer le Mal qu’elle recèle. Car Michael fait partie intégrante de cet endroit, lui qui a tué sa soeur alors qu’il n’avait que 6 ans.

La Nuit des Masques bénéficie également d’une ambiance sonore excellente, avec les compositions de Carpenter lui-même et la fameuse musique entêtante si caractéristique du film. Le plan-séquence du début combine habilement cette mise en scène et le travail sonore pour donner lieu à une séquence culte d’une très grande maîtrise. Là encore, l’emprunt au giallo est évident, mais Carpenter transcende tous ses acquis pour mettre au point une scène d’une force encore intacte 33 ans après! Le film a sinon pris quelques rides, c’est certain, mais la mise en scène de Big John est d’une telle justesse que le film fonctionne toujours, et les plans de Laurie Strode (Jamie Lee Curtis dans son tout premier film!!!) se relevant avec en arrière-plan Michael Myers qui fait de même, où ce fameux plan où le masque blanc apparaît progressivement tel un spectre, et des dizaines d’autres encore, font de La Nuit des Masques une oeuvre forte dont l’aura sur les films d’horreur actuels ne se dément pas.

Ah oui, un petit truc encore. Tout comme pour Vendredi 13 où la version française nous changeait Jason en Jackie, là nous avons droit à l’implacable tueur Michel Meyer! Tout droit venu d’Alsace je suppose…

Liens vers les autres films:

Halloween II

Halloween III, le Sang du Sorcier

Halloween 4

Halloween 5

Halloween 6: la Malédiction de Michael Myers

Halloween, 20 Ans après

Halloween: Résurrection

 

 

 

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Les news de la semaine:15 millions!

Alan Taylor, c’est le gars qui a complètement fait ses armes à la TV, et qui est passé sur tous les shows importants: Oz, Homicide, Sex and the City (nan j’déconne! Mais il a bossé dessus quand même!), La Caravane de l’Etrange, Deadwood, Lost-les Disparus, Rome (Aaaah Rome, mythique!!!), Les Soprano, Mad Men, Boardwalk Empire, Le Trône de Fer: Game of Thrones… Tout cet étalage pour dire que je n’ai aucune idée s’il sera à la hauteur du personnage de Thor, mais quoi qu’il en soit, il a été officialisé dans ses fonctions et dirigera donc la séquelle du film de Kenneth Branagh! Par la barbe d’Odin, déconne pas Alan…

Ca fait longtemps qu’on n’avait pas parlé d’Intouchables! Au moins une semaine… Donc nous sommes à 15 700 000 entrées pour sa 8ème semaine, ce qui est plutôt bon pour le film de Toledano et Nakache! Reste plus maintenant qu’à bouffer du Ch’ti nom di diou!!!

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TOP 10 cinéma 2011

2011 s’achève, c’est le moment de faire le bilan d’une année cinématographique plutôt riche! Des découvertes, des confirmations, mais surtout, beaucoup d’émotions et de plaisir en salle ou en DTV! C’est parti!

10. CAPTAIN AMERICA: FIRST AVENGER

L’adaptation des aventures de Steve Rogers a été très élégamment mise en scène par un Joe Johnston qui maîtrise son sujet, et l’ambiance délicieusement rétro des années 40 donne à cette adaptation Marvel un relent de nostalgie certain. Chris Evans est excellent dans le rôle de Cap, et la construction du personnage obéit à une gradation très bien écrite, et le film prend le temps de poser les différentes étapes de l’évolution de Rogers. C’est épique, intimiste, explosif, et c’est très réussi!

9. X-MEN: LE COMMENCEMENT

Après une excellente trilogie et un opus carrément moins bon centré sur Wolverine, voici que la Fox décide de relancer la franchise en racontant le tout début des aventures des mutants. X-Men: le Commencement bénéficie d’une sacrée écriture en convoquant tout un pan de l’univers Marvel et en parvenant à maintenir une cohésion entre cette douzaine de personnages. La relecture des années 60 est excellente, et le seul bémol est la mise en scène de Matthew Vaughn, qui ne parvient pas à transcender son récit comme le faisait Bryan Singer. Mais ça reste sacrément solide, et très jouissif pour les fans de comics qui retrouvent de nombreux personnages!

8. FROZEN

Un survival sur un télésiège pendant 1h30, c’est limite non? Eh bien non, Adam Green a réussi son pari haut la main et nous offre une bande scotchante et tendue à mort, dans laquelle les 3 protagonistes vont lutter pour leur survie de manière totalement réaliste! On est avec eux pendant 1h30, on angoisse avec eux, on désespère avec eux. Green a réalisé là un must du survival. Bon, comme j’étais le cul entre 2 blogs à ce moment-là, je n’ai pas de critique. Mais un conseil, matez-le!

7. TROLL HUNTER

La Norvège parvient toujours à nous surprendre, et cette fois-ci avec un Troll Hunter hallucinant vu à Gérardmer! Visuellement, c’est énorme, et les créatures gigantesques sont incroyables! Ensuite, ça baigne dans un humour nordique décapant, et c’est tourné comme un documentaire avec un sens du détail impressionnant! Un film totalement atypique, et à découvrir de toute urgence!

6. THOR

Kenneth Branagh l’a fait! Il a réussi à mêler les 2 mondes d’Asgard et de Midgard pour réaliser une adaptation sacrément réussie du dieu du Tonnerre, qui en plus bénéficie de l’interprétation d’un Chris Hemsworth parfait dans le rôle! Tout le ridicule que l’on pouvait craindre quand à la visualisation de la cité des dieux est balayé par un traitement parvenant à mêler réalisme et magie! Et Tom Hiddleston est génial dans le rôle du fourbe Loki! Bref, une excellente adapation Marvel!

5. DRIVE

Le phénomène Nicolas Winding Refn, qui nous a balancé un uppercut d’une violence et d’une poésie inouïes! Ryan Gosling est hallucinant, et le rythme lancinant qui se mue soudain en accès de violence pure est incroyable! La musique des frenchie de College ajoute encore à la dimension éthérée de l’ensemble, et Drive est une pure tuerie visuelle et émotionnelle!  Et en plus, il y a Bryan Cranston dedans!

4. LA PLANETE DES SINGES: LES ORIGINES

Le film de Tim Burton n’avait pas été très emballant, et lui donner une séquelle avait tout du projet sans saveur qui se terminerait par un produit formaté. Quelle erreur! La Planète des Singes: les Origines prend même le luxe d’être supérieur à l’original de Schaffner, et le film de Rupert Wyatt est un mélange d’action et d’émotion de très haute volée! L’ascension des singes est montrée avec détermination et précision, le film prend le temps de tout mettre en place, et ne cède pas à la mode du tout-action. L’intensité dramatique qui se dégage est énorme, et le résultat est un film à l’alchimie parfaite!

3. TRON: L’HERITAGE

Le film original pique sacrément les yeux, et en faire une suite tenait là aussi de la seule opportunité commerciale. Eh bien non, le film de Joseph Kosinski est un régal visuel et sonore, une plongée totale dans un univers virtuel maîtrisé de bout en bout dans le moindre détail! La musique de Daft Punk est une tuerie, et l’ambiance dans laquelle on baigne pendant 2h est un pur bonheur de vision futuriste électronique! Très certainement une date dans le cinéma, et un univers codifié et ultra-travaillé dans lequel on a envie de replonger immédiatement!

2. INTOUCHABLES

La comédie française ultime, portée par le duo Omar Sy- François Cluzet qui déchire tout! Humour irrévérencieux, émotion qui vous surprend sans crier gare, et fou-rire de 2 heures non-stop! La qualité d’écriture, de mise en scène et de jeu fait d’Intouchables la meilleure comédie française, d’une force tout simplement incroyable!

1. 127 HEURES

Danny Boyle nous surprendra toujours, et 127 Heures est une immense claque qui nous balance une tension et une émotion comme rarement maîtrisées au cinéma. Le rythme intense imposé par Boyle va de pair avec le côté hyper-actif du héros, campé par un James Franco tout simplement magistral! Cette aventure incroyable vous prend aux tripes et au coeur pour un résultat tout simplement magnifique! L’un des plus beaux films que j’ai pu voir, tout simplement! Sorry, pas de critique, pour la même raison que Frozen!

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