Jason X (James Isaac, 2001)

Jason X est une petite curiosité, puisqu’il s’agit d’un film de science-fiction se déroulant en 2455! Revenu de l’enfer on ne sait pas du tout comment, Voorhees a été capturé par des scientifiques et se retrouve détenu au centre de recherches de Crystal Lake (…). Mais le méchant scientifique David Cronenberg veut mettre à profit le talent de régénération cellulaire de Jason, et décide donc de le transférer afin de lui faire subir des tests. Mais Jason n’arrivera pas jusqu’à l’Arme X, puisqu’après sa tentative d’évasion, il est courageusement bloqué dans un caisson de cryogénisation par une scientifique qui se retrouve elle-même congelée…

400 petites années plus tard, les membres d’un vaisseau spatial débarquent sur Terre et trouvent les deux corps qu’ils ramènent avec eux. Ces humains qui vivent maintenant sur une autre planète parviennent à ranimer la femme, mais les problèmes vont se réveiller en même temps que Jason… C’est parti pour un Alien-like où Jason Voorhees joue la créature meurtrière, et il faut dire que le film tient plutôt bien le rythme. James Isaac nous pond un métrage sans prétention mais qui transfère le concept du boogeyman dans l’espace avec une certaine maîtrise. Les mises à mort sont sympa (mention pour celle avec l’azote), et les personnages ne se prennent pas la tête et sont des stéréotypes efficaces…

Jason X ne propose pas de scénario réellement original, mais la traque de et par Jason fonctionne bien. Une scène notamment est vraiment excellente, c’est celle où l’un des protagonistes décide de créer un environnement virtuel pour bluffer Jason. Ce dernier se retrouve projeté à Crystal Lake avec 2 campeuses, et il va pouvoir laisser libre cours à ses pulsions bucoliques d’antan! Un vrai moment d’anthologie doublé d’un hommage certain à la saga!

Par contre, le Uber-Jason vaut son pesant de pop-corn, et Kane Hodder devient encore plus iconique! Un Jason 2.0 qui dépote, et qui va encore donner du fil à retordre à ses victimes… Bon, et alors, il est mort combien de fois Jason??? Et bien vu qu’il se fait encore tuer une fois dans ce film et qu’il est projeté à la fin dans l’espace, on en arrive à 9 morts pour le croquemitaine, qui semble avoir épuisé toutes ses vies! Et le body count de Jason s’élève à 127 victimes sur la totalité de la saga!

Ben ça y est, c’est fini! Après m’être torché 10 films de cette saga culte, ça fait quand même du bien de se remettre à voir d’autres films! 😉 Pour répondre à la question que je me suis posée tout au début de cette rétrospective sanglante, que reste-t-il donc de cette saga après toutes ces années? Et bien il faut bien avouer qu’elle oscille entre films sympathiques et bien lourds, avec seulement 2 métrages plus consistants que la moyenne. Ce sont sans conteste Meurtres en 3 Dimensions et Vendredi 13, l’ultime Retour (les épisodes 3 et 8 donc) qui concentrent la quasi-totalité de l’âme de cette franchise, et qui proposent les images les plus emblématiques du plus célèbre des hockeyeurs morts! L’ambiance de ces 2 films est bien plus dense que dans les autres, et respire les 80’s avec une nostalgie communicative. Jason a franchi les décennies non sans heurts, et Freddy contre Jason ainsi que le remake par Marcus Nispel ne lui rendent pas hommage. Vendredi 13 est une saga qui aurait pu être amputée de quelques épisodes, et dont le statut dépasse la qualité des oeuvres qu’elle contient. Mais il reste quelques épisodes qui valent le coup d’oeil, et qui ont permis à Jason de devenir l’un des plus emblématiques représentants du slasher!

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Jason va en Enfer (Adam Marcus, 1993)

Jason va en Enfer… Un titre qui claque pour l’un des épisodes les plus faibles de la saga, qui en plus est mensonger! Pourtant, tout commençait plutôt bien, avec un Jason Voorhees qui se faisait littéralement exploser d’entrée de jeu (d’ailleurs on en est à 7 morts pour le boogeyman) ! Ventilé par des militaires bien motivés, son cadavre se retrouve envoyé à la morgue d’un hôpital. C’est là que l’on va découvrir que l’âme de Jason réside dans son coeur, qui se remet à pulser, et sur lequel le médecin-légiste se jette goulûment pour l’avaler! L’esprit de Jason l’a manipulé, et il a réussi à entrer dans son corps. Commence alors un pseudo-Hidden du pauvre, Jason passant de corps en corps dans une ultime embrassade mortelle…

Franchement, les scénaristes se sont mis à 3 (Jay Huguely, le réal Adam Marcus et Dean Lorey) pour nous pondre un Vendredi 13 quasiment sans Jason, puisque celui-ci passe simplement de corps en corps. Bon, on découvre alors que son âme ressemble à une vilaine bestiole qui se transmet de bouche à bouche, et c’est bien dégueulasse, mais il n’y a pratiquement rien à se mettre sous la dent durant tout le film. Les personnages sont inexistants, même pas un petit peu hot, et Jason ne va pas en enfer! Enfin si, à la toute dernière minute quand même… Mais on ne verra rien de son périple chez Hadès!

Le personnage du mercenaire Creighton Duke est carrément ridicule avec son chapeau de cow-boy, son cigare et son faux air de black cool… Le personnage principal est insipide à souhait, et que dire du reporter aux dents longues qui est une caricature débile… Il n’y a vraiment pas grand-chose à sauver dans ce film… Allez, on a au moins la consolation de voir Kane Hodder sans maquillage, puisqu’il interprète un des deux gardes à l’hôpital au début du film (c’est le balèze…).

On a un début de film vraiment bon, et un dernier plan génial, avec ce masque de Jason sur le sable, et soudain, une main avec des lames de rasoir qui surgit du sol pour le prendre! Un petit clin d’oeil vraiment sympa, et pour la petite histoire, c’est encore Kane Hodder qui joue la main! 3 rôles dans un même film, j’espère qu’il a été bien payé!

 

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Vendredi 13, l’ultime Retour (Rob Hedden, 1989)

8ème film de la saga, ce Vendredi 13, l’ultime Retour a la bonne idée d’abandonner Crystal Lake pour faire voyager Jason jusqu’à New York! Bon, le titre anglais Jason takes Manhattan est trompeur, puisque la majorité du film se déroule dans le bateau qui mène des étudiants vers la Grosse Pomme! Le débarquement à New York se fera dans la dernière demi-heure, avec en plus un bon quart d’heure situé dans des ruelles glauques!

Mais cet ultime retour s’avère tout de même salvateur pour la franchise, renouant avec une caractérisation forte du mort-vivant, rejoignant ainsi le très bon Meurtres en 3 Dimensions. Jason est toujours interprété par Kane Hodder, qui lui confère toute la puissance de sa masse corporelle! Jason semble plus puissant et invincible, et s’amuse avec ses jeunes victimes!

On est donc pris dans une croisière sanglante, et le réalisateur Rob Hedden utilise une caméra mouvante avec beaucoup d’intelligence, créant un suspense certain dans les coursives de ce bateau qui se dépeuple de plus en plus. Les personnages sont très datés 80’s, notamment la rockeuse avec sa gratte heavy, et ça fait bien plaisir à voir! Rob Hedden sait comment jouer avec le personnage et son statut désormais ancré dans la culture populaire, et il se permet quelques clins d’oeil très drôles achevant de donner du rythme à ce 8ème opus.

Le fameux combat de boxe sur les toits… La scène de meurtre dans la discothèque… Jason semble s’amuser un peu plus qu’à ses débuts, et ce film est un solide divertissement old school. On peut toutefois regretter qu’il ne se déroule pas plus longtemps dans New York même, car les quelques passages urbains claquent vraiment bien! Jason dans le métro, Jason contre les racailles… Vendredi 13, l’ultime Retour s’avère être, avec Meurtres en 3 Dimensions, l’épisode le plus sympa de la saga pour l’instant! Il faut dire que les meurtres sont soignés, et que la présence de Jason est bien plus imposante que dans la plupart des films!

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Le clip de la semaine: T is for Toilet (Lee Hardcastle, 2011)

T is for Toilet est le grand vainqueur du concours The ABC’s of Death organisé par Drafthouse Films. 26 réalisateurs avaient pour mission de créer un court métrage basé sur la lettre T et orienté gore. Le film en stop-motion et pâte à modeler de Lee Hardcastle nous replonge dans nos terreurs enfantines avec humour et beaucoup d’hémoglobine!

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Vendredi 13, Chapitre 7: un nouveau Défi (John Carl Buechler, 1988)

7ème film en 8 ans, il faut bien admettre que le rythme effréné ne peut raisonnablement pas permettre d’assurer une qualité constante aux oeuvres de cette franchise horrifique. On atteint avec ce 7ème film le fond de la saga, John Carl Buechler bâclant une séquelle totalement inutile avec l’aide des scénaristes Daryl Haney et Manuel Fidello. On aura rarement vu Jason tourner en rond à ce point, passant tout le film à se balader dans la forêt et à trucider à tour de bras des gens qui ont tous décidé de se payer un trip dans les bois en même temps! Niveau crédibilité c’est carrément limite, il y a plus de monde dans la forêt de Crystal Lake que dans un bar bondé le samedi soir!

C’est assez hallucinant de voir des personnages se croiser dans la forêt comme si c’était normal, et surtout de se dire que des auteurs aient pu se permettre de rendre une copie aussi faiblarde! Pourtant ça commençait plutôt bien, avec ce pompage de Carrie censé modifier les enjeux. Lar Park-Lincoln tient pourtant bien son rôle de télékinésiste rongée par la culpabilité, et offre une alternative au trauma masculin de Tommy Jarvis qu’on nous a quand même servis durant 3 films! Les effets cheap donnent un petit charme rétro à son pouvoir, et on se dit que ça peut effectivement conduire la saga vers une autre direction, Jason Voorhees pouvant cette fois trouver un adversaire à sa mesure. Mais le pouvoir de Tina Shepard n’est pas traité avec assez d’intérêt, et son-psychothérapeute-qui-veut-uniquement-se-servir-d’elle est d’une banalité confondante.

Du coup, il reste les balades interminables en forêt, et c’est tout ce que propose ce 7ème film qui s’avère être le plus faible pour l’instant! Dommage, car Jason bénéficie maintenant de la carrure de Kane Hodder, le plus célèbre interprète du boogeyman! Le corps décomposé de Jason, avec les os apparents sous les vêtements en lambeaux, lui confère un impact certain, accentué par l’aspect massif d’Hodder. Mais ça ne suffit pas à sauver ce film dont la seule ambition semble pécuniaire…

Ah oui, un point sur les morts de Jason: mort noyé alors qu’il était enfant, tué à la hache à la fin du troisième, massacré à mort par le jeune Tommy Jarvis dans le 4ème, noyé à nouveau dans le 6ème, et re-noyé à la fin du 7ème par le père mort de Tina qui resurgit des eaux de Crystal Lake! Quand je vous dis que ce 7ème film défie toute crédibilité… Donc Jason est mort 5 fois pour l’instant! Sacré Voorhees…

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