Les news de la semaine: Domino day

Et voilà, après de nombreuses rumeurs qui allaient dans tous les sens, c’est une actrice qui n’avait finalement jamais été citée qui aura la chance d’incarner Domino dans Deadpool 2! C’est donc Zazie Beetz (Atlanta) qui hérite du rôle de la mutante capable d’influencer la chance, et qui devra se coltiner Wade! Le personnage est apparu pour la première fois dans X-Force 11 en juin 1992, et est une création de… Fabian Nicieza et Rob Liefeld, les créateurs de Deadpool! Cette combattante confirmée maîtrise donc en plus le facteur chance, ce qui n’est pas négligeable… Bon, va falloir patienter jusqu’en 2018…

 

Après les annonces de la semaine dernière et de la semaine avant-dernière (ça se dit??), Marvel Television nous balance la dernière salve concernant le casting d’Inhumans! On sait désormais qu’Isabelle Cornish jouera Crystal, la soeur de Médusa, qui est capable de contrôler les 4 éléments. Cornish a entamé sa carrière en 2011, et n’a a son actif que quelques séries TV inconnues et un film pas encore sorti.

Eme Ikwuakor (Extant) jouera Gorgone, le cousin de Flèche noire, qui a la particularité physique d’avoir des membres inférieurs identiques à ceux d’un taureau. Il est capable de générer des ondes de choc importantes grâce à ses sabots.

 

Sonya Balmores, elle aussi spécialisée en séries télé, jouera Auran, une des membres de la sécurité royale. Elle a un pouvoir assez particulier, puisque elle est capable, après avoir choisi un mot, de savoir où il est prononcé. C’est relativement pratique pour chercher quelqu’un quand on ne sait pas où il se trouve sur Terre! 😉

Et enfin, on aura bien Gueule d’Or, le bouledogue de 2 mètres de long au pouvoir de téléportation! Rantanplan est sur le coup pour le casting…

 

Un point sur les films X-Men, puisque on a bien 2 longs métrages en préparation du côté de la Fox! X-Men: the New Mutants de Josh Boone, qui se centrera donc sur l’équipe des Nouveaux Mutants, eux aussi entraînés par Charles Xavier; et X-Men: Supernova, qui devrait être une nouvelle interprétation de la saga du Phénix, avec Sophie Turner dans le rôle de Jean Grey!

 

Vous n’avez pas encore vu le teaser de Deadpool 2???


 

Un poster bien classe pour la moitié des Filles du Dragon, Colleen Wing! Elle apparaîtra dès le 17 mars dans la série Iron Fist!

 

La hype de Deadpool n’est plus à prouver, et Simon Kinberg révèle quelques infos bien intéressantes cette semaine! On apprend ainsi qu’un film X-Force verra bien le jour, et qu’il aura pour personnages principaux Cable et Deadpool!!! Comme dans la bonne vieille série comics quoi! Voici la déclaration de Kinberg: « Nous travaillons beaucoup sur New Mutants, Gambit avec Channing Tatum, Deadpool 2 et le nouveau film X-Force, qui sera un métrage où Deadpool et Cable seront les personnages principaux. Deadpool 2 partira d’ailleurs en tournage cette année. Puis X-Force, qui sera une combinaison de Deadpool et Cable, les black ops des X-Men. Ils sont plus violents et demandent une classification R. » 

Elle est pas belle la vie?? 😉

 

Le plein de photos pour Thor: Ragnarok! Chris Hemsworth change de style, Tessa Thompson fait une Valkyrie convaincante, Cate Blanchett assure en Héla, et que dire de Jeff Goldblum dans celui du Grand Maître? Et Tom Hiddleston est toujours de la partie dans le rôle de Loki! Ca s’annonce sacrément coloré, fun et bourré d’action! Sortie le 25 octobre!

 

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Eloge de la Faiblesse (Alexandre Jollien, 1999)

Personne n’aurait parié à son jeune âge qu’Alexandre Jollien puisse devenir un philosophe renommé! Né handicapé moteur, il passera 17 ans dans une institution spécialisée, afin d’apprendre à maîtriser les gestes du quotidien et à gérer son propre corps. La vie en autarcie n’est pas des plus faciles, mais les franches amitiés qu’il développe avec ses camarades eux aussi touchés dans leur chair, lui apporteront beaucoup de réconfort. Et la découverte des philosophes sera déterminante, lui permettant de développer une perception différente de sa vie.

Eloge de la Faiblesse est son premier livre, et se lit comme une conversation entre lui-même et Socrate! Ce choix s’avère très judicieux, car ce récit autobiographique va alors délivrer son message de vérité à travers une analyse opérée par les 2 hommes. 2 philosophes dialoguant à travers le temps, dans une sorte d’intemporalité poétique, afin de revenir sur la dure réalité des jeunes années d’Alexandre… L’auteur se sert d’une approche totalement irréaliste, pour nous plonger dans sa propre réalité de vie, en nous racontant sans détours ses expériences, ses peurs, ses joies et ses combats permanents. Alexandre a dû lutter pour se faire sa place dans l’institut, mais aussi en-dehors lors de sa sortie, et il est passé par bien des difficultés… Eloge de la Faiblesse est une belle preuve d’espoir, dans un monde où le conformisme de la normalité offre très peu de place aux handicapés…

Alexandre Jollien manie sa plume avec humour et émotion, nous racontant sans fard toutes ses difficultés, et nous expliquant comment il a pu développer sa personnalité grâce à l’humour et à la philosophie. Jeter un regard bienveillant et extérieur à soi, afin de bien comprendre ce que l’on est, et de saisir les opportunités que l’on ne décèle pas si on reste plongé dans le désespoir… L’auteur parvient souvent à émouvoir, en racontant des anecdotes où il a été aidé par des camarades eux aussi touchés physiquement et moralement, et qui par un simple geste, exprimaient un amour tout ce qu’il y a de plus pur. Comme il l’explique, la vie dans cette institution était coupée du monde, et ses occupants ne s’embarrassaient pas de tous les codes sociaux du monde de dehors…

Ce qui a rendu la sortie d’autant plus délicate, avec la découverte de toutes ces nouvelles obligations. L’exemple le plus frappant est certainement celui où il va enlacer une jeune femme car il l’aime beaucoup, mais ce qui n’est pas toléré par les conventions. Il va se sentir extrêmement gêné par cette situation, et va se rendre alors compte de tout l’apprentissage qu’il va devoir faire pour appréhender ce monde extérieur. Un sacré défi, qu’il relèvera à force de combativité positive, toujours aidé par les différents philosophes qui l’accompagnent depuis toutes ces années… Socrate, Aristote, Démocrite, etc… Ils ont été à travers leurs livres une aide véritable pour Alexandre, et en rédigeant ce bel ouvrage, il tient à apporter lui aussi, à sa manière, une vision positive qui pourra être relayée…

 

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Le clip de la semaine: Grand Corps Malade & Anna Kova – Espoir adapté

Son film Patients (co-réalisé avec Mehdi Idir) étant juste magnifique, j’avais envie de prolonger l’expérience en vous proposant le clip de la chanson du film. Grand Corps Malade s’associe à Anna Kova (oui, la même qui tourne avec Synapson!) pour un morceau juste sublime, dont le thème musical revient régulièrement dans le film. Y a pas à dire, GCM gère ses textes…

 

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Patients (Grand Corps Malade, Mehdi Idir, 2016)

On connaissait Grand Corps Malade en tant que slameur, avec ses textes d’une très belle richesse. On découvre aujourd’hui une autre facette de l’artiste, devenu metteur en scène en adaptant son livre autobiographique Patients. Mehdi Idir est un ancien danseur de hip-hop, reconverti dans la mise en scène et à qui on doit notamment un documentaire sur les Wanted Posse, le 1er groupe de breakers français champions du monde de la discipline. Les deux hommes vont unir leurs talents pour donner vie à une oeuvre impressionnante par sa justesse, sa fraîcheur et sa vitalité!

Patients raconte l’histoire de Ben, qui suite à un accident, s’est retrouvé pendant 1 an dans un centre de rééducation. Avec des vertèbres déplacées, il se retrouve tétraplégique, et va devoir puiser dans ses ressources pour tenter de retrouver sa motricité. Un récit difficile et triste, mais qui va être animé d’une énergie positive tout au long du film! Grand Corps Malade rédige avec Fadette Drouard un scénario qui va se concentrer sur les notions de combativité, de persévérance et d’espoir, et ce film va brosser des portraits que l’on aurait pensé bien plus sombres avec ses protagonistes abîmés par la vie! Il y a un humour vif, une émotion d’une vraie justesse, et un sens dramatique d’une très belle intensité dans ce film, qui va nous faire découvrir un milieu dans lequel on a pas de prime abord très envie de plonger…

L’intro du film démontre toute l’aisance de mise en scène des 2 réalisateurs, en proposant un traitement qui rappelle le tragique Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo. Une vision en caméra subjective qui exprime d’emblée l’impossibilité de bouger et l’enfermement, mais qui grâce à un traitement des plus judicieux, va offrir des moments inattendus d’humour. C’est dans cet art de traiter très directement la réalité du handicap et de le saupoudrer d’humour que Grand Corps Malade et Mehdi Idir vont réaliser un film magnifique, qui va d’autant plus nous toucher directement au coeur! Il y a une précision réellement impressionnante dans la réalisation, les 2 auteurs parvenant à tirer parti de chaque recoin de ce lieu isolé pour en faire ressortir des émotions sincères. La scène où Ben, le personnage principal, sort enfin de sa chambre avec son fauteuil électrique, offre une bouffée d’air frais et un bonheur communicatif! Le tour de force de Patients est de parvenir à nous faire ressentir toutes les difficultés et les joies de ses protagonistes de manière viscérale, sans tomber à aucun moment dans le misérabilisme!

Patients est un film maniant l’humour avec une très grande adresse, et on va suivre Ben, ce jeune homme plein d’énergie et de volonté, qui va se faire des amis tout aussi cassés que lui. On va découvrir des personnalités bien tranchées, parfois bien perchées, et on va se rendre compte qu’avant même de les considérer comme des handicapés, on va connaître chaque personnage pour ce qu’il est réellement. Farid, Toussaint, Steve, Eddy, Samia… On va passer 1h40 en compagnie d’une bande de jeunes qui ont été stoppé net dans leur rythme de vie, et qui tentent de recoller les morceaux en se serrant les coudes, en s’engueulant, en se passant le sel… On rigole franchement durant tout le film, avec des scènes et des dialogues qui font mouche, le tout dans un phrasé de banlieue des plus réalistes.

Pablo Pauly (Lascars), Soufiane Guerrab (Banlieue 13: Ultimatum), Moussa Mansaly (Colt 45), Franck Falise (Dheepan), Rabat Nait Oufella (Grave, L’Ascension) sont d’une justesse impressionnante dans leur interprétation, et on va se marrer, s’énerver, souffrir et vivre avec eux à travers ce film à la beauté touchante! Nailia Harzoune va apporter sa sensibilité féminine dans ce microcosme masculin, et l’excellente actrice que l’on a pu voir dans Made in France ou Chouf va créer d’autres sentiments, eux aussi très touchants. L’histoire d’amour naissante va être traitée avec une très belle sensibilité dans son écriture, dans son jeu et dans sa mise en scène! La scène du couloir est à ce titre très émouvante! Yannick Renier (Welcome) va lui aussi être très touchant dans son rôle de kiné, toujours là pour motiver Ben à progresser. La relation entre les 2 hommes est faite d’un vrai respect, là encore saupoudré d’un très bel humour!

Patients est une oeuvre totalement réussie, une superbe bouffée d’air frais dans le paysage cinématographique français, offrant une vision sincère, touchante et drôle sur ces êtres laissés pour compte et qui se battent sans cesse pour se relever. Le film traite du temps, qui s’étire interminablement dans ce lieu, de l’amour, de l’amitié et de l’humour, dans un superbe mélange qui fonctionne merveilleusement bien!

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Marvel Universe 7: Retour de Flamme

Je connais Sam Alexander à travers les pages de la série All-new all-different Avengers, et je découvre aujourd’hui ses aventures en solo grâce à ce Marvel Universe 7, qui propose les épisodes 7 à 11 de sa (mini) série régulière (qui se termine donc ici). Sam fait partie de toute cette vague de super-héros adolescents que Marvel a développé ces dernières années, et qui sont de nouvelles itérations de personnages existants. Il endosse un costume déjà connu, et devient la dernière incarnation de Nova.

A travers ses héros ados, Marvel entend attirer de nouveaux jeunes lecteurs qui pourraient s’identifier à des personnages de leur âge, et ayant les mêmes préoccupations qu’eux. En tant qu’adulte, la série fonctionne également très bien, grâce à une écriture soignée signée Sean Ryan, que je n’avais pas encore croisé. La notion familiale est très présente dans ce comics, avec un Sam Alexander tiraillé entre son sens du devoir et sa culpabilité à l’idée de faire angoisser sa mère et sa soeur, qui s’inquiètent constamment pour lui. Elles connaissent toutes deux ses pouvoirs, et il doit du haut de ses 15 ans composer avec tout ce que cela engendre. Sean Ryan applique donc une recette Marvel connue depuis les tout débuts, avec l’aspect réaliste de la vie des héros qui peut être un frein à leur volonté de faire le bien. Et il le fait avec soin, donnant au lecteur une vraie envie de suivre l’évolution de cette petite famille.

Il n’oublie pas pour autant les aspects cosmiques et spectaculaires, qui sont indissociables du pouvoir incroyable de Nova. Le jeune garçon est en effet capable de se rendre de sa petite chambre à une planète lointaine en quelques secondes, et on passe donc rapidement d’un environnement connu à un univers bien différent. Mais Sam participe également à Civil War II, ce qui va lui permettre de rencontrer un personnage que je n’avais pas revu depuis un moment, le Captain! Cet ex-membre de la géniale équipe Nextwave est un super-héros un brin looser, qui manie efficacement le cynisme et la choppe de bière. Leur rencontre est à la fois drôle et touchante, et je ne pensais pas que les conseils du Captain s’avéreraient finalement pertinents! Mais sa vision pessimiste du super-héros et sa discussion avec le jeune Nova est finalement intéressante! Et en même temps, ils en profitent pour dégommer un monstre qui attaque New York…

Filiation toujours, avec la recherche du père, qui prend une tournure étrange et triste. Sam croyait avoir retrouvé son père, mais il s’agissait en fait d’un clone. Mais Sam et ce clone se sont liés d’une amitié qui semble tisser des liens père-fils, et ce concept s’avère finalement lui aussi intéressant, tout en posant la question de ce qui fait l’humanité d’un être. Vivant ou artificiel, la différence est-elle importante pour caractériser une personne? Pour un comics destiné à la base à ramener de jeunes lecteurs, Sean Ryan signe un scénario dense et prenant, qui va brasser des thèmes à la fois universels et touchants. La fin avec le Worldmind va encore intensifier la complexité du propos, avec une discussion quasi-philosophique entre Sam et une entité qui gère les Nova. C’est traité avec une très belle précision, et ça va enclencher sur une fin surprenante.

Et en plus de tout ça, les dessinateurs RB Silva et Cory Smith assurent de belle manière leur partie graphique, achevant de faire de ce comics un très beau moment de lecture. Tiens, y a même un Deadpool au détour d’une case! Et quand on voit la sublime couverture signée Humberto Ramos (tout en haut!), on ne peut que plonger!

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