Wolverine 10: L’Arme secrète de Wolverine

Je m’étais fais une joie de replonger dans Wolverine and the X-Men le temps de 2 épisodes, mais j’ai bien l’impression que la série a perdu de son originalité… Les épisodes 16 et 17 présentés aujourd’hui nous en apprennent davantage sur le Club des Damnés, dirigé aujourd’hui par des gamins de 11-12 ans! La verve de Jason Aaron est toujours là avec ses dialogues savoureux, et le dessin de Chris Bachalo sur le numéro 16 est toujours d’aussi excellente facture! C’est davantage sur le fond que le récit stagne, jouant avec la crédibilité de la puissance d’un gamin qui serait capable de dicter sa loi à des adultes et de tenir tête aux X-Men… Pourtant, l’évocation de la personnalité trouble du jeune Kade Kilgore et de son passé hautement chaotique jette la lumière sur celui qu’il est devenu de manière intéressante.

L’épisode 17 est quant à lui un pur délire permettant de faire une pause dans l’intrigue principale de la saga, et qui permet d’enfin comprendre pourquoi Wolverine a engagé Doop dans son école! Doop, c’est une sorte de Bouftou échappé d’S.OS. Fantômes, avec des origines mystérieuses et parlant un langage que personne ne comprend! Jason Aaron se fait plaisir en multipliant les saynètes qui montrent le personnage vert évoluer (donc dormir pour la plupart du temps!) au sein de l’école, mais qui dépeignent également ses missions secrètes en-dehors de l’institut. C’est ainsi que l’on voit Doop mettre en oeuvre ses relations et son sens de la guerre pour entraver les tentatives d’attaques sur les jeunes élèves, sans que personne d’autre que Logan ne soit au courant de son véritable rôle! Ca reste sympathique bien qu’anecdotique, mais le plus difficile à supporter est sans conteste le dessin franchement moche de Mike Allred, qui dépareille totalement avec la classe d’un Bachalo! Heureusement, il y a de bonnes idées, comme la Ligue des Bowlers Nazis, l’attraction sexuelle irrépressible de Doop (!!!), un retour du canard Howard, un caméo de Deadpool… Suffisamment de quoi rester intéressé malgré l’horrible mise en images!

Puis arrive un épisode de la série Wolverine, qui est le 2ème de l’arc Rot, consacré à la recherche du bad guy le Dr Rot par Logan donc. Un épisode qui m’a très agréablement surpris par son jusqu’au-boutisme et son côté gore assumé! Logan remonte donc la piste vers l’ignoble Dr Rot qui aligne les victimes tout en laissant croire que Wolverine est le responsable des meurtres. L’ambiance bien crade revêt des atours cinématographiques très sympathiques, et l’on nage en pleine série B badass avec des combats bien généreux en hémoglobine! Cullen Bunn et Paul Pelletier assurent avec cet épisode qui met à profit tout le talent de Logan dans l’art de la destruction! Le final ouvre d’ailleurs sur quelque chose de bien grandguignolesque, et l’on se dit que la suite devrait être elle aussi bien radicale! En gros, on se croirait plongé dans La Maison aux 1000 Morts avec un Dr Rot sacrément déviant et une troupe de freaks à la cervelle bien retournée! Un Wolverine d’excellente facture, qui comble l’aspect trop léger des épisodes de Wolverine and the X-Men!

 

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Les news de la semaine: Number Wan!

Non content d’avoir écopé d’un classement R aux Etats-Unis (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés), The Conjuring se fend aujourd’hui d’une nouvelle bande-annonce qui en dévoile un peu plus sur l’extraordinaire potentiel du film de James Wan! S’annonçant sacrément inventif et diablement flippant, gageons que ce nouveau Wan devrait faire sensation!!!

Après le sympathique mais sans plus G. I. Joe: Conspiration, la Paramount a rapidement décidé de donner une suite à ce qui est déjà un succès au vu des 130 millions de dollars engrangés! Bon, faudrait juste engager un vrai réalisateur d’action cette fois…

 

Berandal, c’est la suite de l’époustouflant The Raid qui a rehaussé le degré du film d’action l’an passé. Aujourd’hui, nous avons droit à une petite image qui n’en dit pas beaucoup, mais c’est mieux que rien! Espérons que Gareth Evans ait conservé toute la fougue et la rage qui animaient le premier opus!!!

Rien que pour son pitch original, Dust up devrait titiller votre attention: un ancien justicier pacifiste va s’opposer à un baron de la drogue cannibale qui s’en prend à une jeune mère célibataire! Bon, quand on voit la BA plutôt fun et décomplexée, on se dit que ce second film de Ward Roberts pourrait le faire dans la catégorie cinéma bis déjanté!

Red band trailer pour un Only God forgives vraiment prometteur!

On savait les Japonais friands de films fantastiques totalement barrés et dépassant largement les limites du Z, il faut reconnaître qu’Yuichi Fukuda nous en a pondu un sévère avec ce HK: forbidden Super Hero: un homme enfile slip et string pour faire régner la justice de manière un brin perverse… Tout un programme au vu de cette bande-annonce portnawesque!

 

On reste au Japon avec un trailer diamétralement opposé, puisque le nouveau Hideo Nakata nous plonge dans un film d’épouvante qui devrait faire son petit effet avec ses apparitions bien glauques!

Les frères Pang, c’est The Eye, Ab-normal Beauty, Re-Cycle… Mais aujourd’hui, ils quittent le registre de l’épouvante pour plonger en plein dans le bon gros film catastrophe, et il semblerait au vu de ce premier trailer qu’ils le fassent de manière fort efficace! Ca s’appelle Inferno, il y a la présence de la délicieuse Angelica Lee, et ce sera en 3D!

 

 

On termine par le plein d’images pour les futurs projets Marvel!

Des concepts arts pour Guardians of the Galaxy, dont un Rocket Raccoon tout mignon avec sa sulphateuse!

 

 

 

 

 

Concepts arts toujours pour Captain America: the Winter Soldier, qui nous dévoile enfin le visuel du Faucon et du Soldat de l’Hiver! Ce dernier rappelle d’ailleurs furieusement Harry Osborn dans Spider-Man 3

 

 

 

 

Et enfin, des photos pour Ant-Man!

 

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48 Heures de plus (Walter Hill, 1990)

8 ans après leur première rencontre, Walter Hill signe les retrouvailles explosives du flic Jack Cates et du voyou Reggie Hammond avec ce film emblématique des années 90! Hill a affiné la recette du buddy movie, et si le premier volet était déjà très bon, cette séquelle s’avère encore plus enthousiasmante par son mélange non-stop d’humour et d’action!

Les retrouvailles entre les 2 personnages sont excellentes, entre des dialogues savoureux et des empoignades bien violentes qui démontrent bien tout le caractère de chacun des protagonistes! La gouaille incessante de Reggie et le côté bourru de Jack font des étincelles, et leur coopération forcée est un pur moment de bonheur! Nick Nolte et Eddie Murphy sont au diapason et reforment le duo avec une réelle complicité! Les innombrables piques sur la couleur de peau fonctionnent avec le même esprit que dans le premier opus, et les vannes fusent à un rythme d’enfer entre 2 insultes et une reprise de Roxanne ou James Brown! La plus célèbre est certainement celle-ci: « Si la merde valait quelque chose, les pauvres viendraient au monde sans trou du cul! »

Mais toute cette poésie ne serait rien sans la vision d’un vrai cinéaste de la trempe de Walter Hill, qui se fait encore une fois plaisir en parsemant son film d’allusions aux westerns bien savoureuses. Tout comme dans le premier volet, il se fend d’une intro typique du genre en suivant la réunion de motards dans un bar paumé en plein désert. L’ambiance moite et le suspense sont de mise, avant l’explosion de violence qui va donner le ton du film. L’excellent score de James Horner habille le film d’une sonorité reconnaissable entre toutes, et son style rappelle furieusement le Commando de Mark L. Lester où il utilisait des sons bien caractéristiques de la même manière!

Côté casting, on retrouve une galerie de tronches bien affûtées, puisque Brion James est toujours de la partie, épaulé par le très bon second couteau Ed O’Ross (L’Arme fatale, Hidden, Action Jackson, Double Détente), et Andrew Divoff campe un Richard Ganz (frère d’Albert Ganz du premier opus) avec force (ça manque quand même furieusement d’Al Leong, ça doit être la seule saga à laquelle il n’a pas participé…). Tout ce beau monde se retrouve dans une guerre entre motards et flics sur fond de lutte contre la drogue, et les scènes d’action méritent le détour, entre un bus pris sous le feu ennemi qui termine en tonneaux ou des fusillades bien sanglantes, 48 Heures de plus respecte largement le quota de violence pour un polar! Walter Hill emballe le tout de manière bien décomplexée et fait de cette suite un film culte des années 90, qui se regarde encore aujourd’hui avec énormément de plaisir!

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Le clip de la semaine: ParKouple – Ensemble

Dimanche dernier, nous nous sommes rendus à Dijon avec la bande des Saïmiris pour une journée de Parkour bien intense avec les traceurs du coin! L’occasion de faire de très belles rencontres, et j’ai eu envie du coup de vous présenter cette excellente vidéo signée Thomas et Laura! A très bientôt sur Besançon!!! 😉

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48 Heures (Walter Hill, 1982)

30 ans avant son excellent Du Plomb dans la Tête, Walter Hill réalisait un des premiers buddy movies, genre caractéristique des années 80 qui nous ont donné L’Arme fatale, Double Détente, Tango et Cash et bien d’autres. Le buddy movie, c’est l’association entre 2 caractères totalement opposés mais qui doivent bosser ensemble, et ça donne un mélange d’action et d’humour très caractéristique, avec souvent des insultes bien colorées! 48 Heures voit le duo improbable formé par le flic bourru blanc Jack Cates (Nick Nolte) et la petite frappe black à la grande gueule Reggie Hammond (Eddie Murphy), qui vont mener l’enquête afin de retrouver un dangereux prisonnier évadé.

Dès les premières images, on sent l’amour de Walter Hill pour le western, avec ses grands espaces et ses types à la gueule burinée. Il prend le temps de poser une ambiance pesante avec cette troupe de prisonniers bossant sur une voie ferrée, et maintient son suspense jusqu’à une explosion de violence bien sanglante. Le très bon James Remar (qui jouait déjà dans l’excellent Les Guerriers de la Nuit et dans Long Rider sous la direction d’Hill) joue Albert Ganz, le prisonnier échappé, avec un côté psychopathe bien prononcé, et son duo avec l’Apache Billy Bear fonctionne vraiment bien. Billy est joué par Sonny Landham, une tronche qui a traversé les années 80 pour notre plus grand plaisir, des Guerriers de la Nuit à Haute Sécurité en passant par Poltergeist, Predator ou Action Jackson. Son physique massif et son origine amérindienne lui permettaient d’avoir des rôles marquants dans certains films, et l’on se souvient de lui dans sa scène mythique face au Predator!

Mais qui dit années 80 dit rassemblement de tronches, et le reste du casting est bien sympathique aussi! On a Frank McRae, qui jouait aussi dans Haute Sécurité et qui s’auto-parodiait dans l’énorme Last Action Hero, puisque comme dans 48 Heures, il joue un commissaire de police irascible et gueulard! David Patrick Kelly et son petit gabarit ont débuté dans Les Guerriers de la Nuit, et son rôle de Sully dans Commando est mythique lui aussi, ainsi que celui de Jerry Horne dans la série Twin Peaks! Une brève apparition pour Chris Mulkey (Rambo, Hidden), Brion James est aussi une gueule classique que l’on retrouve dans Double Détente et Tango et Cash, et l’excellente surprise c’est la vision d’un Jonathan Banks tout jeune! Celui qui incarne l’hallucinant tueur à gages Mike Ehrmantraut dans la sublime Breaking Bad est presque méconnaissable!

48 Heures possède tous les atouts des films de l’époque, à commencer donc par un casting bien solide, mais aussi par une mise en scène très efficace de la part d’un Walter Hill en pleine forme! Sa vision westernienne du genre policier apporte un atout supplémentaire à ce buddy movie, qui oscille entre humour et éclats de violence. On est pas dans un film tout public, et ça reste bien bourrin! Mais c’est surtout l’équilibre instable entre les 2 protagonistes qui fait toute la saveur de ce polar, avec un Eddie Murphy qui se régale lors de scènes bien fun, comme lorsqu’il entre avec Nick Nolte dans un bar sudiste… Les course-poursuite dans les ruelles sombres ou en voiture dans les rues de San Francsisco ont un impact visuel caractéristique de cette époque, et on respire les années 80 avec plaisir!

Il y a de très bonnes trouvailles au niveau du scénario, et le film déroule son enquête en entrecroisant toute une galerie de personnages forts. Walter Hill apporte un grand soin à son récit, surtout au niveau du montage, qui lui permet de jouer constamment sur le suspense et de faire de ce 48 Heures un classique qui a plutôt bien vieilli!

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