Outcast saison 1 (2016)

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Robert Kirkman, le scénariste et créateur des comics The walking Dead et Outcast, prend actuellement du galon, puisque après avoir été seulement producteur exécutif sur la série The walking Dead, il a ensuite été co-créateur (avec Dave Erickson) de Fear the walking Dead. Et cette année, il adapte tout seul et comme un grand Outcast sur la chaîne Cinemax, à qui l’on doit la sublime série Banshee!!!

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Kyle Barnes revient dans sa ville natale de Rome, aux Etats-Unis, hanté par de sombres souvenirs et de vieux démons… Des phénomènes très violents et morbides secouent la communauté, et Kyle pourrait bien être celui capable de mettre un terme à tout ça… Le 1er épisode jette directement le spectateur dans une ambiance glauque et dérangeante, et ce dès l’intro qui s’avère très impressionnante! Le potentiel de cette série est alors énorme, et on se dit qu’on tient là un show qui pourrait bien renouveler le genre horrifique. Patrick Fugit (Gone Girl) incarne le personnage principal avec une bonne dose de retenue et de discrétion, tout en laissant sourdre la tension interne qui bouillonne en lui. Kyle Barnes est un homme qui a morflé, et son retour à Rome est nécessaire pour comprendre tout ce qui s’est passé, et pour savoir ce qu’il va devoir faire à l’avenir.

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Après les morts-vivants, Robert Kirkman s’attaque donc aux démons, et leurs manifestations s’avèrent bien flippantes! Il faut dire que le 1er épisode est mis en scène par le génial Adam Wingard (You’re next, V/H/S, The Guest, rien que ça…), et que les autres réals effectuent un travail visuel très réussi également. Le générique de début est juste sublime, et s’avère très significatif quant à l’ambiance globale du show. Les promesses de Kirkman sont énormes, mais malheureusement elles ne seront pas totalement tenues… Le 1er épisode est d’une très belle puissance, et parvient à attirer très efficacement le spectateur dans ses filets, mais la tension qui y est créée ne sera plus que rarement atteinte dans les autres épisodes. On reste dans une atmosphère bien sombre et travaillée, mais qui se disperse dans les diverses intrigues secondaires…

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Le staff de scénaristes (au nombre de 9) va alterner entre cas de possessions et histoires personnelles, ce qui va finalement réduire la portée de cette ambiance mise en place au début. Le duo Kyle Barnes/Révérend Anderson fonctionne pendant un moment, jusqu’à ce que le second personnage, interprété par Philip Glenister, perde pas mal de crédibilité… Outcast a un potentiel vraiment énorme, mais ne va pas tenir la longueur, et va laisser son ambiance se diluer… Pourtant, on reste intéressé par ce qui se passe dans cette ville, notamment grâce à la mise en scène vraiment très soignée de chaque épisode. L’introspection de Kyle est traitée avec soin également, et on sent que cet homme à fleur de peau hésite avant chaque action… La peur qui le tenaille est compréhensible, mais s’il veut comprendre ce dont il est capable, il va devoir aller au-delà…

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On sent un travail réellement sincère de la part des auteurs, et c’est grâce à cela que la série se suit tout de même avec intérêt. Il est dommage cependant de ne pas avoir gardé cette frontalité du début, pour digresser dans des intrigues moins captivantes… Plus on approche de la fin de saison, plus on s’éloigne d’une certaine logique, et on commence à ne plus comprendre certaines réactions des personnages… Jusqu’à un dernier épisode qui s’avère bien laborieux… Outcast laisse un goût mitigé, avec de si belles idées de mise en scène, une ambiance bien lourde et prenante, mais sous cet habillage de toute beauté, l’histoire se délite malheureusement trop rapidement… A voir par curiosité, mais je ne me pencherai pas sur la seconde saison…

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Le clip de la semaine: Alice on the Roof – Mystery Light

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Cette semaine, je vous invite à découvrir la voix envoûtante d’Alice on the Roof! La chanteuse belge, révélée par l’émission The Voice dans son pays, a composé Higher, un excellent album sorti début d’année et que j’écoute en boucle! ^^ Le single Mystery Light est particulièrement bon, je vous laisse écouter! 🙂

 

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Instinct de Survie (Jaume Collet-Serra, 2016)

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Les fictions à base de requins jouent davantage la carte du 48ème degré que du 1er, la série des Sharknado peut en témoigner. Jaume Collet-Serra va tenter une approche beaucoup plus frontale et sérieuse, en nous embarquant dans cette lutte entre une femme et un prédateur aux dents acérées!

Le réalisateur espagnol, à qui l’on doit notamment les sympathiques La Maison de Cire et Esther, va développer un récit finalement simpliste, mais en s’appuyant sur une mise en scène très soignée qui va participer activement à l’implication du spectateur. On sent une volonté évidente de donner un sens à ce récit, et de ne pas tomber dans le piège de l’énième film de squale sans profondeur… Dès l’entame du film donc, on peut s’apercevoir de la maîtrise de Collet-Serra, qui va nous faire découvrir en même temps que Nancy cette plage idyllique. Il parvient à retranscrire toute la beauté du lieu et à nous faire ressentir l’émotion de la jeune surfeuse, pour qui cette plage représente beaucoup.

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Le background de Nancy s’avère très intéressant, et on est loin des habituelles bimbos écervelées cherchant à échapper à des créatures féroces. C’est une femme indépendante, battante et qui porte en elle une profonde tristesse. Tous ces éléments vont permettre d’en faire un personnage principal fort, et l’actrice Blake Lively parvient à très bien retranscrire cette personnalité. Sa volonté de composer avec son passé, sa manière de vivre pleinement le présent, se ressentent dans la façon qu’a Jaume Collet-Serra de la filmer dans cet élément. Il y a un lien fort entre l’impétuosité de la mer et la lutte permanente de Nancy pour continuer à avancer…

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Collet-Serra va jouer sur un registre similaire à celui de Steven Spielberg, à savoir l’économie de moyens pour créer ses effets. On va apercevoir le requin à plusieurs reprises, mais c’est paradoxalement dans ses moments d’absence que le stress va monter le plus. Lorsque Nancy va se retrouver isolée sur un rocher, c’est toute l’eau autour d’elle qui devient potentiellement dangereuse, le squale pouvant surgir de n’importe où… Et du stress, Collet-Serra va nous en offrir de bonnes doses, déroulant son récit avec un sens du réalisme impressionnant, et offrant à Blake Lively un rôle fort et prenant! Elle se retrouve littéralement piégée sur ce rocher, et va devoir user de toute son intelligence pour tenter de s’en sortir…

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Il y a un aspect très épuré dans le récit, compensé par la richesse de la mise en scène de l’Espagnol, qui sait comment créer une tension palpable. Quand il filme Nancy sur sa planche avec une musique techno, on se croirait sur MTV, et quand soudain il plonge sous l’eau pour filmer par en-dessous et que la musique s’arrête, on sent la menace qui rôde… L’alternance des plans hors et sous l’eau va générer de manière simple et efficace une très belle tension, et ce n’est qu’un exemple de l’ingéniosité du réal. Le scénario d’Anthony Jaswinski ne va malheureusement pas éviter quelques approximations et facilités, et c’est bien dommage au vu du travail remarquable de Collet-Serra. Ces éléments vont adoucir le propos du metteur en scène, qui parvient néanmoins à rendre une copie franchement réussie, et plus stressante que la moyenne des films du genre! Les attaques éclairs du requin sont d’ailleurs impressionnantes!

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Instinct de Survie est une aventure humaine qui fonctionne très efficacement, et qui permet à Blake Lively de démontrer tout son potentiel dramatique, avec ce rôle loin des clichés et qu’elle joue avec une très belle intensité! Comme quoi, les films de requins peuvent être bons! 😉

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Les news de la semaine: Luke la Main froide

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De nouvelles images pour Luke Cage, le show Marvel/Netflix qui débarque dans 1 mois et demi, le 30 septembre très exactement! Une ambiance très Harlem pour une série qui devrait avoir sa propre tonalité, avec notamment une bande-son très axée hip-hop! D’ailleurs, chaque épisode sera nommé d’après un titre du groupe Gangstarr, de quoi donner le rythme de ce qui s’annonce comme une série qui se veut violente et cool! On découvre Rosario Dawson, qui décidément fait le lien entre toutes les séries urbaines de Marvel! Et on voit aussi Frankie Faison, transfuge de l’excellente série Banshee dans laquelle il jouait le barman!

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Spider-Man: Homecoming révèle un nouveau bad guy! Après l’annonce de Michael Keaton en Vautour, c’est au tour de Michael Chernus (Orange is the new Black) d’être annoncé dans le rôle du Bricoleur! Dans le comics, le vieillard Phineas Mason est un génie de l’armement qui fabrique des gadgets très sophistiqués pour de nombreux super-vilains! Pour le coup, la production lui a redonné une seconde jeunesse, Michael Chernus ayant juste 39 ans!

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Je ne regarde pas du tout Arrow, mais cette annonce casting méritait que l’on se penche dessus! Pour sa 5ème saison, c’est un acteur poids lourd qui s’opposera à l’archer, puisqu’il s’agit de l’Expendable Dolph Lundgren! Il jouera un certain Kovar, un bad guy russe, forcément! Un cousin lointain d’Ivan Drago? 😉

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All-new Deadpool 3: La Fin d’une Erreur

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Tandis qu’il semble avoir totalement lâché l’affaire sur Uncanny Avengers, Gerry Duggan se plaît toujours autant à raconter les aventures solo de Deadpool! Et comme les idées fusent dans l’univers du personnage, voici que le numéro 6 est consacré à un héros très spécial, Deadpool 2099! Et oui, Duggan dépoussière l’excellent concept des années 90 (qui a couru de 92 à 98 plus précisément) et nous fait découvrir un nouveau personnage, qui a pas mal de points communs avec notre cher bon vieux Wade!

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Il y a eu plusieurs tentatives pour remettre au goût du jour cet Univers 2099, dimension parallèle futuriste qui voyait émerger de nouvelles versions de personnages classiques comme Spider-Man, Hulk, les X-Men, le Punisher, etc… mais c’est véritablement en 2014 que le public a à nouveau accroché avec 2099, puisque Miguel O’Hara, le fameux Spider-Man 2099, a été repris par son scénariste d’origine, Peter David! Le succès  a été au rendez-vous, et le personnage a même été déplacé sur la Première Terre, où il combat actuellement le crime au même titre que Peter Parker!

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C’est Scott Koblish qui officie au dessin, le spécialiste des distorsions temporelles et des dimensions parallèles étant naturellement très à l’aise pour nous conter les aventures de ce Deadpool 2099, qui est en fait UNE Deadpool 2099! On replonge avec un soupçon de nostalgie dans cet univers, avec l’ombre d’Alchemax planant sur la société et les flics chassant les super-héros! On retrouve cet esprit très 90’s qui avait fait le succès de la franchise à l’époque, avec notamment l’excellente série Spider-Man 2099 donc! La chance que l’on a, c’est que Duggan ne dégaine pas simplement les thématiques de l’époque de manière froide, mais qu’il crée un vrai personnage captivant, avec un background difficile et un lien avec le Deadpool originel très intéressant! L’humour et le drame se mélangent avec suffisamment de profondeur pour que l’on assiste à une première aventure réellement captivante pour cette héroïne, et que l’on a vraiment hâte de découvrir la suite dans le numéro 12!!!

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On poursuit dans la ligne temporelle classique, avec Deadpool 7 qui voit Wade s’attaquer à tous les gens qui ont osé dire du mal de lui. Pour cela, il a un petit livre noir des griefs, dans lequel il note depuis des années les noms des malheureux dont il va enfin se venger! Le problème, c’est qu’il ne sait pas forcément pourquoi il doit se venger, mais ça, ça n’est pas tellement grave… Si le nom y est c’est qu’il doit y avoir une raison suffisante! Gerry Duggan nous livre une histoire bien loufoque, avec quelques horreurs bien senties (le spoil sur Harry Potter mérite que Wade s’attaque à quelqu’un!), et Wade apparaît encore une fois comme bien barré dans son entreprise de vengeance! Quand en plus, il demande à Foolkiller d’être son psy, c’est que ça tourne vraiment pas rond chez lui… Un très bon épisode qui met l’accent sur le rythme et l’impulsivité du personnage, ça fait du bien!

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Comme Deadpool a 25 ans (et oui, c’est en 1991 qu’il a pointé le bout de son flingue dans New Mutants 98 (voir la checklist pour plus de détails sur ses apparitions ;-), le numéro 7 de la revue est agrémenté de plusieurs récits courts, centrés sur chacun des membres des Pros à payer, le super-groupe de Wade! On commence par un récit aussi gore que touchant avec Terreur, qui est encore plus moche et plus sadique que Wade! Je ne connaissais pas du tout ce personnage, dont j’ai découvert les origines tragiques avec beaucoup d’émotions, son histoire remontant à de nombreux siècles. La vie de Terreur (avant qu’il ne se fasse appeler par ce nom) était un mélange de guerre et de passion, et le récit tragique de sa romance est captivant! Cet homme a traversé les âges en portant le deuil, et cet épisode donne toute la puissance de l’amour qui l’attachait à sa femme. Impressionnant et inattendu!

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On revient à un récit plus classique avec l’épisode consacré à Stingray, qui a du mal à s’accorder à l’équipe de dégénérés de Deadpool. Ses états d’âme et les discussions avec sa femme démontrent à quel point il est différents de la bande, mais qu’il est relativement lucide sur Wade. C’est un personnage qui possède un potentiel intéressant, et j’espère que Gerry Duggan parviendra à lui aussi l’exploiter de manière correcte.

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Guignol, c’est un peu Roger Rabbit version Marvel! Ce super-héros possède tous les attributs des personnages de dessins animés, avec super-marteau et autres super-pouvoirs! Il va croiser le chemin de Thor-Bots, des robots à l’effigie de Thor, et celui d’une jeune femme en détresse, dont le pouvoir est de se faire oublier dès que les gens ne la regardent plus. Ca rappelle furieusement cet excellent personnage, Moubliepas, que l’on a pu découvrir dans X-Men Universe 15! C’est plutôt sympathique, avec en prime un affrontement contre le Maître de Corvée!

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3ème épisode pour la série Spider-Man/Deadpool, dont je ne sais toujours pas ce que veut faire Joe Kelly… C’est clairement mieux que le 1er épisode qui était atroce, mais on a l’impression qu’il tourne en roue libre, sans réelle trame à exploiter… On passe d’une scène à l’autre sans qu’il y ait de lien évident, mais Kelly gère assez l’ensemble pour que ça passe. On retrouve d’anciens personnages, dont les noms ont été traduits de manière assez malheureuse… Ils s’appelaient Styx et Stone à l’époque, et aujourd’hui c’est Crapaud baveux et Blanc Colomb… Ca vient du proverbe « La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe »… Ca sonne très ridicule, mais les personnages sont intéressants, et le combat à 4 s’avère sympathique.

Bon, Gerry Duggan gère plutôt bien la série principale Deadpool, qui donne bien envie de continuer à la lire. Pour Spider-Man/Deadpool, c’est beaucoup plus classique et moins efficace, mais en fin de magazine ça passe.

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