Deadpool 9: Au-delà du Quatrième Mur

Deadpool est toujours autant en forme, et ça fait bien plaisir de le retrouver pour ce rendez-vous mensuel! On commence par la série principale Deadpool, dont le 32ème épisode nous plonge en pleine révolution Secret Empire. Captain America et l’Hydra ont pris le contrôle des USA, et le pays doit subir la dictature imposée (tout parallèle avec l’administration Trump ne serait qu’une coïncidence temporelle ^^). Deadpool suivrait Cap n’importe où, et comme il obéit au moindre de ses ordres, il n’a pas hésité dans le numéro précédent à tuer l’agent Phil Coulson!!! Cette fois, il va combattre Speedball, qui fait partie de la résistance, et tout en effectuant son boulot, il sent bien que quelque chose ne va pas dans cette situation. Et si Deadpool ne faisait que semblant d’être avec Cap et ses alliés verts? Gerry Duggan (scénario), Matteo Lolli (dessin) et Ruth Redmond (couleurs) nous livrent un très bon numéro, dans lequel on voit la relation entre Wade et sa fille Ellie se détériorer, elle qui n’est pas une adepte de l’Hydra… Il y a un mélange de fun et d’action comme à l’accoutumée chez Duggan, mais on sent également tout le poids de cette prise de pouvoir par les bad guys…

Joe Kelly et Ed McGuiness font leurs adieux à la série Spider-Man/Deadpool, eux qui l’avaient lancée fin 2016. Ce sont des artistes historiques sur le personnage de Wade, puisque ce sont eux qui avaient officié sur la toute première série régulière consacrée à Deadpool en 1997, et ils nous ont livré des runs mémorables! Ca fait un petit pincement au coeur de les voir quitter l’aventure encore une fois… On verra ce que nous livrerons Robbie Thompson et Chris Bachalo pour la suite! Fin de parcours donc pour l’Araignée Gipsy, après 6 épisodes bien violents où cette nouvelle création donnait sacrément de la toile à retordre à ses petits papas! Elle est en effet la création tordue d’un scientifique lui ayant conféré les pouvoirs combinés de Spider-Man et de Deadpool, et sa folie meurtrière va sérieusement altérer le code de bonne conduite de Peter Parker! Il va douter de la justesse de son credo consistant à neutraliser ses ennemis sans les tuer, et en vient à penser qu’il doit la tuer pour enfin mettre un terme à ses agissements! Joe Kelly nous a livré un run très intéressant d’un point de vue psychologique, et voir Wade tenter de raisonner Peter, c’est assez singulier! Il y a une vraie noirceur dans ces 2 épisodes, et on va explorer les psychés des 2 héros qui vont tenter à leur manière de survivre.

Second épisode pour Deadpool re-tue l’Univers Marvel, qui se déroule dans un univers parallèle où Wade est sous l’emprise mentale de Crâne rouge, et décime des dizaines de héros sans s’en rendre compte. Le Punisher, Misty Knight, Cable, Kate Bishop, Jessica Jones et Moon Knight suivent ses traces sanglantes, et vont tenter de remonter sa piste afin de l’empêcher de poursuivre sa croisade mortelle. Deadpool a réussi à tuer Spider-Man et Venom, et il continue à éradiquer les membres du Spider-Verse! Cullen Bunn et Dalibor Talajic nous ont concocté un épisode sombre et réussi, dans lequel Wade continue à fonctionner en pilote automatique.

Et là, énorme claque encore une fois, grâce à la sublime série Gwenpool de Christopher Hastings!!! J’avais adoré le Deadpool Hors Série 2 qui lui était consacré, et franchement on tient vraiment là une série originale à souhait et tout simplement géniale!!! Dans cet épisode, Gwen Poole n’est même pas en costume, mais la manière dont Hastings fracasse le 4ème mur est juste énorme, et j’ai trop hâte de lire la suite! Gwen est revenue dans son monde et n’a plus de souvenirs de son passage dans l’univers des super-héros. Mais elle se doute que quelque chose se passe, et elle va enquêter à sa façon… Elle commence à voir ce qu’elle pense, et là d’un coup elle voit à sa gauche les mots « L’impensable Gwenpool Au-delà du quatrième Mur Acte deux« ! C’est le titre de l’épisode du jour, et forcément, ça va la travailler de découvrir ça dans son champ de vision!

 

Elle tente d’avoir une vie normale avec son boulot au cinéma, elle se détache un peu de sa geek attitude (d’ailleurs elle se fait méchamment spoiler Captain America: Civil War par un spectateur très con!), mais elle a toujours cette impression qu’il manque quelque chose dans sa vie… Cet épisode est une sorte de personnification d’un certain mal-être adolescent, cette période où il faut parvenir à concilier ses rêves d’enfants avec les obligations adultes, et dans laquelle on peut avoir du mal… Pour Gwen, le malaise diffus qu’elle ressent prend la forme de cette sensation persistante d’être dans une histoire, et elle va explorer cela. « Je viens de perdre un bout de ma vie entre deux scènes? Entre deux pages? Je vis ma vie d’une case à l’autre? » « Oui, n’empêche que je vois clairement mes pensées dans des petites boîtes roses. – Qui essaies-tu de convaincre? Tu crois que quelqu’un lit ça? – Je ne discuterai pas avec mes pensées. » Et d’un coup, elle se concentre pour faire le vide, pour effacer ce qui l’entoure, et parvient à toucher le bord de la case!!! Son expérience suivante va être encore plus dingue, puisqu’elle va s’obliger à développer le flux de ses pensées jusqu’à ce que la case rose dans laquelle elles s’inscrivent prenne de plus en plus de place, jusqu’à littéralement la repousser, ce qui la fait tout de même traverser une fenêtre!

Il y a une vraie réflexion sur l’existence même de l’être humain au travers de ce personnage déjanté, et son questionnement sur sa condition rejoint les doutes métaphysiques assaillant tout le monde un jour ou l’autre. Mais Gwen parvient à se rendre compte qu’elle est dans un comics, et va tout faire pour aller encore plus loin dans son expérience. Le jeu de Christopher Hastings est génial, car Gwen va encore plus loin que Deadpool dans le franchissement du 4ème mur! Le trip auquel il nous convie est étonnant, énergique et tellement réussi! Avec ses compères Gurihiru (sous ce nom se cachent les dessinatrices japonaises Chifuyu Sasaki et Naoko Kawano), il nous balance une vraie leçon de comics totalement différente et complètement immersive! Pas étonnant que Gwenpool soit aussi populaire avec ces partis-pris démentiels et son caractère geek! Vivement la suite! 🙂

Après un 1er épisode sympathique mais pas fou, James Robinson précise ses intentions avec sa nouvelle série Cable. Accompagné de l’excellent Carlos Pacheco aux crayons, il va poursuivre le voyage temporel de Nate Summers, qui affronte des ronins surarmés dans le Japon féodal. Le combat est bien sanglant, et Cable est de retour comme l’anti-héros taciturne qu’on connaît! Le mix entre époques passées et nouvelles technologies fonctionne mieux que dans le 1er épisode, et il y a un bon élan qui est instauré dans cette suite. La fin ouvre sur une nouvelle époque, dans laquelle Cable va continuer sa quête!

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Les news de la semaine: Happy birthday Josh!

Le 12 février, Josh Brolin fêtait ses 50 piges!!! L’occasion rêvée pour Ryan Reynolds de lui rendre un hommage bien méta! C’est chose faite avec cette séance de peinture lors de laquelle Wade rappelle à notre bon souvenir que Brolin incarnait Brandon Walsh dans Les Goonies il y a 33 ans! 😉

 

On savait que Tim Miller était resté en bons contacts avec la Fox puisqu’il développe actuellement un film centré sur la X-Woman Kitty Pryde, mais une surprise de taille vient se greffer là-dessus! En effet, le scénariste de comics Brian M. Bendis, qui vient de quitter Marvel Comics pour rejoindre DC en tant qu’exclusif, bossera toutefois sur le scénario de 143 (un titre de travail faisant référence à Uncanny X-Men 143 dans lequel le personnage apparaissait pour la première fois)! Un transfuge bienvenu entre les 2 univers, et on a hâte de voir ce qu’apportera Bendis à la Fox!

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Black Panther (Ryan Coogler, 2018)

10 ans après la première allusion faite au Wakanda dans Iron Man 2, et 2 ans après la première apparition du prince T’Challa dans Captain America: Civil War, le personnage de Black Panther a enfin droit à son film solo sous la direction de Ryan Coogler! C’est en juillet 1966, dans les pages de Fantastic Four 52, qu’apparaît un certain Pantherman, qui deviendra ensuite la Panthère noire. Il est le premier super-héros noir tous éditeurs confondus, et sera suivi par le Faucon en 1969 et Luke Cage en 1972.

En l’espace de 10 ans, le Marvel Cinematic Universe nous a déjà livré 18 longs métrages et 10 séries télévisées, et le modèle fonctionnant à plein régime, il n’est pas prêt de s’éteindre! Black Panther nous arrive juste avant le clash cosmique que proposera Avengers: Infinity War dès le 25 avril, et sa particularité est finalement de proposer une aventure presque indépendante, qui se suffit à elle-même. Après avoir découvert la mythologie asgardienne dans Thor, ou l’univers de la magie dans Doctor Strange, voici que l’on s’intéresse à un pan inédit de la culture marvellienne avec le Wakanda. A ce titre, le générique est excellent, puisqu’il nous propose un rapide cours historique sur ce pays imaginaire, afin que nous comprenions en un court instant les enjeux politiques et économiques de cette nation.

L’aspect politique est certainement l’un des plus réussi du film, car il est traité avec un grand sérieux et qu’il renvoie à des situations bien réelles. Le dialogue sur le traitement d’hypothétiques réfugiés fait largement écho à des crises migratoires ayant lieu en ce moment même… Et le fait d’avoir une nation dont le développement technologique surpasse tous les pays occidentaux, y compris les Etats-Unis, est une belle manière de mettre sur le tapis les problèmes raciaux existant justement aux USA. La politique de non-interventionnisme du Wakanda est également mise en avant, le pays apparaissant aux yeux du monde comme une simple nation du tiers monde peuplée d’agriculteurs… L’accession au trône de T’Challa va être une source de tiraillement, lui qui ne sait s’il doit révéler au monde l’existence de son pays, ou garder une ligne conservatrice et protectionniste à l’instar de son père et de ses prédécesseurs.

On le voit, Black Panther agit sur un terrain bien plus sérieux qu’à l’accoutumée. Ce qui ne va pas empêcher Marvel d’immiscer quelques notes d’humour, mais il y en a beaucoup moins que d’habitude (d’ailleurs, elles passent souvent à côté, en venant s’opposer gratuitement à l’ambiance tendue créée précédemment). Chadwick Boseman s’impose dans un rôle finalement pas évident, puisque son personnage est à la fois puissant physiquement, mais affaibli politiquement pour plusieurs raisons. T’Challa est un personnage constamment tiraillé, ce qui est difficile pour atteindre son plein potentiel. Boseman le joue avec une belle conviction, et parvient à en faire un personnage réussi, ce qui était déjà le cas dans Captain America: Civil War. A ses côtés, les Dora Milaje, sa garde royale, sont très efficaces, avec Okoye (Danai Gurira) en tête. Lupita Nyong’o joue Nakia, le love interest du prince qui est elle aussi un personnage intéressant. Parmi les femmes entourant T’Challa, c’est certainement sa soeur Shuri qui ressort le plus! Letitia Wright (qui jouait dans l’épisode Black Museum de la 4ème saison de Black Mirror) en fait une jeune femme pétillante et surdouée, et on sent un lien fort entre les frère et soeur.

Face à ce côté noble wakandais, va se dresser le mystérieux Erik Killmonger, antagoniste intéressant interprété avec beaucoup de conviction par Michael B. Jordan (comme quoi, le fait d’avoir joué la Torche dans le dernier Les 4 Fantastiques n’aura pas brisé sa carrière). Cet homme a eu une vie bien différente de celle de T’Challa, et la rage qui l’anime va le mener dans une lutte sanglante. Mais autant il est une brute sanguinaire, autant on peut peut parvenir à avoir une certaine empathie pour lui, au vu de son background et de ses convictions pas forcément fausses. C’est seulement dans son application mortelle que l’on peut se désolidariser de sa mission, mais ça fait toujours du bien d’avoir un bad guy aux motivations fondées. Autre transfuge de Black Mirror (il a joué dans l’excellent épisode Fifteen Million Merits, ainsi que dans Sicario et Get out), Daniel Kaluuya interprète W’Kabi, un ami de T’Challa. On a également Martin Freeman qui reprend son rôle d’agent de la CIA Everett K. Ross, Forest Whitaker qui joue le vieux sage Zuri, ou encore ce bon vieux Andy Serkis qui reprend le personnage de Ulysses Klaue de manière bien badass!

Black Panther va dérouler un récit classique d’accession au pouvoir avec luttes incessantes, mais la nouveauté réside dans tout cet univers wakandien dans lequel se mélangent rites ancestraux et technologies de pointe, créant un pays imaginaire original dans le MCU. Le compositeur suédois Ludwig Göransson nous livre une bande-son vraiment bien rythmée, dans laquelle il fait ressortir les vibrations tribales avec une belle puissance, permettant au film d’avoir une signature musicale originale et forte. Les rites de passage et les traditions wakandaises sont traité avec beaucoup de soin, et on découvre comment cette nation hyper-avancée parvient à lier sa puissance technologique à ses traditions ancestrales. La visualisation très colorée et sérieuse de ce pan culturel africain fonctionne vraiment bien, et par moments on n’a même plus l’impression d’être en plein film Marvel. Le travail sur les costumes est impressionnant, et les décors sont sublimes. C’est dans cet aspect culturel également que Black Panther gagne en crédibilité et qu’il parvient à tenir comme un film autonome.

La mise en scène de Ryan Coogler, auteur d’un précédent Creed: l’Héritage de Rocky Balboa, s’avère plutôt fluide et permet de donner tout son relief à cette histoire de super-héros différente. On aurait apprécié davantage de précision, notamment dans les scènes de combat, mais Coogler remplit son office en parvenant à souligner la puissance de T’Challa et la rage de Killmonger. Black Panther est une nouvelle proposition made in Marvel qui se regarde avec plaisir, sans atteindre les sommets des meilleurs films du studio (qui restent quand même, dans l’ordre chronologique, Iron Man, Captain America: first Avenger, Avengers, Captain America: le Soldat de l’Hiver et Les Gardiens de la Galaxie). La proposition est assez intriguante et originale pour que l’on passe sur les facilités scénaristiques et les quelques tics narratifs inhérents aux productions Marvel, et le voyage au Wakanda s’avère bien dépaysant! (mise à jour du dossier Des comics à l’écran: les adaptations Marvel de 1944 à 2019 effectuée! 😉 )

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Le clip de la semaine : Orelsan – Victoires de la Musique

Considéré pendant longtemps comme un freak dans le domaine du rap français, Orelsan a mis tout le monde d’accord vendredi dernier aux Victoires de la Musique! Il nous a balancé un superbe morceau, San, qui a certainement donné des frissons à beaucoup, et quand on voit la précision, la qualité et la puissance de ce texte, il faut bien reconnaître que cette consécration est largement méritée!

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The Cloverfield Paradox (Julius Onah, 2018)

En été 2007, une mystérieuse bande-annonce surgissait, dévoilant la panique dans les rues de New-York et la tête décapitée de la Statue de la Liberté. Aucun titre, seul le nom de J. J. Abrams et la date de sortie, le 18 janvier 2008. Le titre est lâché un peu plus tard, et les internautes vont s’en donner à coeur joie pour tenter de déterminer ce qu’est ce Cloverfield signé Matt Reeves! En matière de promotion, la viralité a très bien fonctionné pour ce Godzilla-like en mode found footage! Puis plus de nouvelles pendant plusieurs années, alors que les rumeurs d’une séquelle allaient bon train. C’est finalement en janvier 2016 qu’un trailer sort, alors que 10 Cloverfield Lane est déjà tourné par Dan Trachtenberg, et sortira 2 mois plus tard! Cette suite ne fait pas l’unanimité, puisqu’elle a un lien ténu avec le 1er film. Le huis-clos est en-deça du 1er volet, mais reste intéressant, surtout pour la prestation de l’excellent John Goodman! Un 3ème volet est annoncé pour la fin 2017, puis est repoussé à début 2018, puis encore repoussé au 27 juin… Pour finalement avoir droit à un teaser lors du Super Bowl dans la nuit du 4 au 5 février 2018, annonçant la sortie du film… 2 heures plus tard sur Netflix, donc dans le monde entier simultanément!!! On peut affirmer que la saga fait vraiment dans l’originalité en terme de communication!!!

 

Intialement intitulé God Particle, ce 3ème épisode est renommé The Cloverfield Paradox, et devrait maintenir la scission créée avec 10 Cloverfield Lane, puisque là encore, les liens avec le 1er volet sont minimes. Il faut dire aussi que le film a été réécrit afin de s’inscrire dans la lignée de la saga, car il s’agissait au départ d’un projet indépendant. Et malgré cette volonté forcée de faire coller à un univers pré-établi, The Cloverfield Paradox s’avère être une très belle proposition dans le genre SF! Alors que l’humanité est sur le point de s’entre-tuer pour cause de pénurie énergétique, une navette est envoyée dans l’espace afin de créer une source d’énergie inépuisable grâce à un accélérateur de particules. Le titre God Particle renvoyait au fameux boson de Higgs, surnommé la particule de Dieu, et qui est pour schématiser le ciment de l’univers, la masse primordiale permettant au tout d’exister. L’accélérateur de particules (dont le physicien Etienne Klein a trouvé un très bel anagramme: « éclipsera l’éclat du Créateur« !) va en effet générer un champ de force qui devrait offrir de nouvelles possibilités en explorant l’univers quantique. Mais bien évidemment, comme dans tout bon film de SF, il faut bien que les expériences donnent des résultats que l’on n’attendait pas!

Du coup, je vais vraiment éviter de spoiler, et je vais vous dire que l’équipage se retrouve dans une situation très délicate suite à la manipulation de cet accélérateur! La tension va rapidement augmenter dans la station, et il va falloir tenter l’impossible pour renverser la situation. La vie des astronautes est clairement en danger, et le résultat est un film nettement supérieur au dernier Alien: Covenant, et qui se situe à un niveau un peu en-dessous du très bon Life – Origine inconnue! Comme quoi, pas besoin d’avoir un nom très connu pour montrer sa détermination à créer une oeuvre qui fonctionne! Julius Onah est un réalisateur nigérian n’ayant qu’un autre film à son actif, The Girl is in Trouble datant de 2015, et il parvient à nous garder enfermé dans cette atmosphère anxiogène avec un réel intérêt!

Il faut dire qu’il s’est entouré d’une poignée d’acteurs plutôt bons, qui donnent une certaine légitimité à leurs personnages. On a Daniel Brühl, le Zemo de Captain America: Civil War; Gugu Mbatha-Raw, qui jouait dans l’épisode San Junipero de Black Mirror; David Oyelowo, qui jouait Martin Luther King dans Selma; Chris O’Dowd, qui était excellent dans Salsa Fury; Zhang Ziyi, une adepte des arts martiaux qui a tourné dans rien moins que Tigre et Dragon, Le Secret des Poignards volants et The Grandmaster! Daniel Brühl s’avère toujours aussi bon au fil de ses films, et Chris O’Dowd propose quelques moments drôles dans cette tension permanente. Le film va dérouler un récit qui va se permettre quelques belles originalités, et on est pris dans une sorte de croisement entre un épisode de La Quatrième Dimension et un épisode de Black Mirror! Le concept proposé par le scénariste Oren Uziel (qui a officié sur le court métrage Mortal Kombat: Rebirth, sur un épisode de la web-série Mortal Kombat qui a suivi, et qui bosse actuellement sur un long métrage Mortal Kombat!) est vraiment bon, et le problème auquel est confronté l’équipage semble insurmontable! Il faut dire que le propos est assez original, et on sent une belle volonté de la part de l’équipe de mener ce film à bien!

Un 4ème volet a déjà été tourné, et devrait sortir en salles le 26 octobre 2018! Ca s’appellera Overlord, et ça se déroulera en pleine Seconde Guerre Mondiale, avec une unité de soldats américains découvrant des expériences pas catholiques perpétrées par les Nazis. Le film est censé sortir en salles, maintenant on verra bien hein… ^^

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