Les news de la semaine: Vampire, vous avez dit Vampire ?

Mis à part Venom qui atteindra les écrans dès le 10 octobre, les futurs projets de Sony concernant le Spider-Verse restaient très évasifs. On a un Silver & Black sans casting et réalisateur pour l’instant, qui mettra en scène Silver Sable et la Chatte Noire; on a Nighwatch qui pourrait être mis en scène par Spike Lee, et qui adaptera un super-héros méconnu non casté pour l’instant; on a Silk qui sera un Spider-Man-like au féminin fraîchement annoncé la semaine dernière; et on avait un Morbius qu’on savait dans les tuyaux depuis plusieurs mois. C’est à ce bon vieux docteur Michael Morbius que l’on va s’intéresser cette semaine, puisqu’on a appris que c’est Jared Leto qui allait incarner le scientifique maudit qui se transforme en vampire après une expérience ratée !!! Après Tom Hardy pour Venom, on peut attester que Sony sait s’y prendre en matière de cast, en attirant de très grands noms hollywoodiens !

Bon, il faut dire aussi que cela faisait un moment que l’on n’avait pas vu Leto dans un vrai grand rôle, ses caméos dans Suicide Squad et Blade Runner 2049 n’étant pas les plus révélateurs de son talent. Le voir entrer dans la sphère Marvel a quelque chose d’excitant, et on peut décemment penser qu’il sera cette fois le personnage central de ce film de super-héros ! ^^ Et comme si ça ne suffisait pas, on apprend également que c’est le metteur en scène suédois Daniel Espinosa qui sera derrière la caméra ! On lui doit notamment un très bon Sécurité rapprochée et un excellent Life : Origine inconnue, donc on peut dire que Morbius présente pour l’instant de très beaux atours! Il n’y a pas encore de date de sortie prévue, mais on suivra l’avancée de ce projet avec intérêt !

 

Après Spider-Man : Homecoming, le héros arachnéen reviendra dans une suite dont on a enfin le titre, dévoilé « par erreur » par son inteprète Tom Holland : ce sera donc Spider-Man : far from Home, puisqu’il s’éloignera de la Grosse Pomme pour aller passer des vacances en Europe ! Evidemment, ce sera tout sauf reposant, surtout avec Mystério dans les parages !

 

Cela n’avait pas encore été annoncé, mais on pouvait s’attendre à ce qu’un jour une suite soit donnée à Doctor Strange. Kevin Feige a affirmé cette semaine qu’un Doctor Strange 2 verrait bien le jour, mais sans être trop pressé. Il a expliqué à Cinemablend :

« Parfois, il suffit de savoir où ces personnages vont apparaître. Strange, vous savez, le jour où nous ferons un autre film Doctor Strange – ce que nous ferons bel et bien – ce sera un nombre conséquent d’années après le premier, et pourtant il est très important dans Infinity War.

C’est un problème plutôt agréable, d’avoir tellement de bons personnages que le public veut tous les revoir, en continuant de s’accrocher à une philosophie qui nous commande d’explorer de nouveaux héros, de nouvelles nuances. »

 

Et une première affiche pour le Glass de M. Night Shyamalan, la suite d’Incassable et de Split, qui réunira donc Bruce Willis, Samuel L. Jackson et James McAvoy ! C’est prévu pour le 16 janvier 2019.

 

Une fournée d’affiches promotionnelles pour le retour de The Gifted, la série mutante de la Fox dont la seconde saison débutera cet automne, le 25 septembre. On espère que l’intrigue sera plus recentrée et que le combat entre les héros underground et le Club des Damnés sera plus convaincant! En tout cas, les affiches claquent bien, c’est un bon début ! ^^

 

On va en bouffer de la Purge ces prochains temps ! Alors que qu’American Nightmare 4 : les Origines sort mercredi prochain, voici que débarque le trailer de la série The Purge, qui sera une extension des films et qui nous dévoilera davantage le fameux principe édicté par les Nouveaux Pères Fondateurs, le temps de 10 épisodes qui prendront place dans une petite ville tranquille d’Amérique. Ca tombe bien, Lili Simmons adore les petites villes tranquilles (elle incarnait la mythique Rebecca dans la non moins mythique Banshee!), et elle apparaîtra dans une poignée d’épisodes ! Début des hostilités le 4 septembre prochain !  Je vous laisse découvrir le teaser!

 

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Le clip de la semaine : Zurcaroh – America’s got Talent

Zurcaroh est une troupe acrobatique autrichienne créée en 2009 et menée par le chorégraphe brésilien Peterson da Cruz Hora. Ils ont été révélés en 2017 lors de l’émission La France a un incroyable Talent, et ont refait parler d’eux il y a un mois en participant à America’s got Talent. Et franchement, ce que vous allez voir est vraiment unique !!!

 

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Luke Cage saison 2 (2018)

C’est en juin 1972 qu’apparaît pour la première fois le personnage de Luke Cage, dans le bien-nommé Luke Cage, Hero for hire 1. A l’époque, le héros créé par Archie Goodwin et John Romita, Sr. se faisait appeler Power Man, et il était reconnaissable entre mille avec sa fameuse chemise jaune, sa chaîne et son diadème! Evidemment, les scénaristes et dessinateurs ont peu à peu modifié son apparence, pour lui donner une crédibilité moins tape-à-l’oeil… Mine de rien, il est le premier personnage afro-américain à avoir droit à sa propre série, ce qui est une avancée considérable dans le monde de l’édition. Cette évolution suit un mouvement populaire très fort, la blaxploitation, qui a couvert une majeure partie des années 70, en mettant en avant des personnages noirs forts et fiers, à la Shaft, Cleopatra Jones, Black Belt Jones, ou encore Superfly. Après une première saison qui redonnait ses lettres de noblesse à ce genre 70’s, la saison 2 de Luke Cage est-elle à la hauteur de ces débuts?

Il a fallu quelques épisodes lors de la saison 1 pour que les enjeux progressent et que la série exploite tout son potentiel, et la seconde saison patine encore davantage à son démarrage. Les 5 premiers épisodes sont clairement poussifs, avec un Luke Cage qui a perdu toute sa cool attitude et qui ne gère plus grand-chose, et une relation avec Claire qui ne fonctionne pas au niveau de l’écriture… Un choix scénaristique dangereux, car le personnage s’éloigne de ses valeurs et flirte avec la parodie, alors que la saison 1 nous avait révélé toute sa grandeur. Alors oui, c’est toujours sympa de jouer sur les ascensions et les chutes pour redynamiser un concept, mais ce démarrage est réellement laborieux, et pas uniquement en ce qui concerne le personnage principal… Shades, qui était une excellente surprise il y a 2 ans, n’est plus que l’ombre de lui-même dans ces premiers épisodes, englué dans une relation à peine crédible et qui dessert totalement le personnage. L’acteur Theo Rossi avait fait de cet homme de main un des bad guys les plus charismatiques du show, et le voir réduit à jouer une sorte de faire-valoir, ça fait mal… Pareil pour Claire, qui est tellement laissée de côté, alors que Rosario Dawson lui a toujours donné de l’ampleur. C’est vraiment dommage de ne plus la voir que comme un lien entre toutes les séries Netflix (mise à part The Punisher) …

Rajoutez à cela une Mariah Dillard plus présente que jamais, elle qui n’a certainement pas la carrure pour régner sur Harlem, et on a franchement un début de saison désastreux, dont on se demande comment les enjeux vont parvenir à nous intéresser. Et ce n’est pas Mustapha Shakir dans son rôle de Bushmaster qui risquait de changer la donne, avec ce personnage rageux comme un gamin qu veut reprendre ce qu’il clame lui revenir de droit… Il y a de vrais problèmes d’écriture dans ces 5 épisodes initiaux, et la mise en scène n’est pas des plus emballantes non plus… En gros, il faut vraiment avoir envie de poursuivre pour laisser une chance à cette saison. Et pourtant, une redistribution intéressante des cartes se fait lors des épisodes 6 et 7, permettant de donner un second souffle au show de Cheo Hodari Coker, fidèle à son personnage depuis la 1ère saison. On sent le vent tourner, les personnages se secouent pour dépoussiérer tout ça, et on commence à entrer dans le vif du sujet. L’atmosphère devient plus lourde, les conséquences des actes plus graves, et le tout parvient à devenir plus intéressant, même si certains aspects tirent toujours le show vers le bas.

Le plus gros problème de cette série reste le personnage de Mariah Dillard, campée par une Alfre Woodard qui n’a pas la carrure pour ce rôle. La Black Mariah des comics est nettement plus volumineuse et impressionnante, tel une sorte de Caïd au féminin. Il aurait mieux valu trouver une actrice de la trempe d’un Vincent d’Onofrio du coup… Et qui aurait été plus corpulente également. En l’état, on a une Mariah qui hurle quand bon lui semble, qui aboie sur ses chiens de garde, mais qui n’a pas la prestance qu’elle devrait avoir pour instiller la peur dans Harlem. La voir opposée à Luke Cage est presque anecdotique, tant cela ne fonctionne pas scénaristiquement… Mais le jeu des chaises musicales va se poursuivre, avec Bushmaster qui réclame sa couronne de roi de Harlem, et plus on va explorer le passif du personnage, plus il va prendre de l’ampleur et de la consistance. Mustapha Shakir (vu dans la série Quarry) va pouvoir développer l’aura de ce Jamaïcain costaud qui pourrait bien tenir tête à Luke Cage, et il va peu à peu pouvoir exprimer son jeu bestial et ses capacités physiques!

Mike Colter n’est plus aussi percutant que dans Jessica Jones ou la première saison, et est même décevant au début. Mais il se rattrape ensuite sans pour autant retrouver la cool attitude de Luke, et c’est bien dommage de ne plus avoir cet esprit blaxploitation, qui a également disparu de la mise en scène ou des situations. On se retrouve dans une saison inférieure à la première, et on sent encore une fois après Iron Fist, The Defenders et Jessica Jones saison 2 que l’on essaie de poursuivre le mythe sans plus trop savoir comment le gérer. Pourtant, la série se paye quelques épisodes bien solides et quelques apparitions qui font plaisir à voir dans la sphère fermée des Marvel/Netflix. On retrouve par moment l’esprit comics originel, et quelques scènes renvoient directement au parfum de nos bons vieux comics ! Mais les références à la mythologie Marvel ne sont pas légion (sans mauvais jeu de mots), et là encore c’est dommage de ne pas exploiter davantage toutes les richesses de cet univers. La série n’est encore une fois pas du tout connectée aux films, ce qui est toujours incompréhensible…

Tout comme Black Panther, Luke Cage est un plaidoyer pour la communauté noire, et le fait avec intelligence en jouant sur les différentes origines de ses protagonistes. Harlem est omniprésente et tout le monde se bat pour elle, et à ce titre elle est plus emblématique qu’Hell’s Kitchen. Mais cet amour d’un quartier est parfois naïf pour servir d’excuse à une débauche de violence. Je ne suis pas non plus convaincu par la prestation de Simone Missick en Misty Knight, je la trouve tellement moins badass que dans sa version papier… Par contre, la fin de saison est bien couillue et inattendue, ce qui pourrait offrir une suite très intéressante dans ce petit monde. Et Shades retrouve une partie de sa superbe également au fur et à mesure des épisodes, ce qui est légitime au vu la prestation de l’excellent Theo Rossi ! A voir si Netflix renouvellera le show, mais on attendra d’abord une 3ème saison de Daredevil, une seconde pour Iron Fist, une troisième pour Jessica Jones et une seconde pour The Punisher, rien que ça !!!

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Avengers Hors Série 1 : Héritage

On arrive tout doucement vers l’ère Marvel Legacy, qui débutera dès le 4 juillet prochain chez nous! Histoire de fêter ça, la Maison des Idées a décidé de nous offrir un long numéro en guise de prequel, censé faire un point sur la situation et nous préparer au nouveau statu quo de l’Univers 616 (pardon, de la Première Terre !). C’est Jason Aaron qui a été mandaté pour rédiger ces 50 pages, et c’est toujours un plaisir de retrouver l’auteur qui a fait des merveilles sur la série Thor!

La grosse attente suscitée par ce Marvel Legacy 1 concernait évidemment la fameuse équipe des Avengers de 1 000 000 av. J-C !!! Une trouvaille scénaristique assez étonnante, mais qui apporte une très belle logique à la notion d’héritage véhiculée par cet event ! Les premiers visuels signés Esad Ribic étaient savoureux et promettaient une atmosphère bien intense, et on découvre donc aujourd’hui cette équipe préhistorique en action ! On sent d’entrée de jeu toute l’efficacité d’Aaron dans sa narration sobre et directe, et la filiation avec l’esprit de sa série Thor est évidente, surtout qu’il emmène Odin dans la team ! Du coup, on va assister à une mission à haut risque avec Odin, le Phénix, la Panthère Noire, Starbrand, Iron Fist, Ghost Rider et Agamotto. Evidemment, il s’agit de versions qu’on n’avait encore jamais croisé, sauf Odin bien sûr qui est toujours le même personnage! On ne connaît pas l’identité du Phénix, mais son physique s’apparente à celui de Jean Grey; Starbrand ressemble à Hulk, Iron Fist est une femme, et le Sorcier Suprême est le légendaire Agamotto, qui donne son nom à la fameuse amulette du Docteur Strange ! Ah oui, et Ghost Rider a pour véhicule un mammouth !!! ^^ Cette entrée en matière est très prometteuse en tout cas, et on espère revoir ces anciens Avengers rapidement!

Car ce numéro ne leur est pas entièrement dédié, et va en fait être un état des lieux sur une multitude de personnages. On va retrouver Ghost Rider version Robbie Reyes, Loki, une partie des Avengers actuels, Steve Rogers, Odinson, Deadpool, Iron Fist, Docteur Strange, La Chose, la Torche, et encore 2-3 autres personnages. Et on va assister à un retour très attendu également ! Après cette très belle intro en mode préhistorique, on va donc suivre de nombreuses brèves histoires, et ce one-shot va en fait s’avérer être un fourre-tout bien dense. Avec pas moins de 13 dessinateurs pour ces 50 pages, Marvel a misé sur la diversité, mais cela amoindrit l’impact du récit qui aurait gagné à être davantage recentré. On a quand même du beau gratin, avec Ribic donc, mais aussi Steve McNiven, Russell Dauterman, Alex Maalev, Pepe Larraz et encore d’autres, mais la disparité visuelle n’est pas forcément un atout…

Surtout que l’on sent qu’Aaron a été longuement briefé sur le produit qu’il devait rendre, et il fait donc le job avec son savoir-faire habituel, mais ce récit éclaté ne permet pas de conserver l’ambiance instaurée au départ. On va naviguer entre ces multiples tranches de vies comme dans autant d’intros, prometteuses pour la suite mais qui n’explosent pas dans ce numéro. Ca reste efficace, bien fait, mais il va falloir attendre le véritable coup d’envoi de l’événement pour que ça claque, probablement. Mais Aaron n’est pas un manchot, et il parvient à nous glisser à intervalles réguliers quelques émotions, quelques coups d’éclat furtifs qui nous donnent envie de lire la suite, et en ce sens, cette intro de 50 pages fonctionne.

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Arachnophobie (Frank Marshall, 1990)

Les films avec des arachnides se sont fait très discrets ces dernières années, et il faut remonter en 2013 avec Spiders 3D et Big Ass Spider ! pour en retrouver des représentants dévoués. Dans les années 2000, il y a eu quelques tentatives de 3ème zone avec Spiders, Arachnid, Spiders 2 – le Retour des Araignées géantes, Arachnia, Ice Spiders : Araignées de Glace, et bien sûr Arac Attack, les Monstres à huit Pattes. Mais c’est dans les années 50 que les petites bébêtes avaient la côté, en devenant d’ailleurs énormes comme dans Tarantula et Earth vs the Spider, ou alors c’est l’humain qui devenait tout petit et qui semblait en affronter une géante dans L’Homme qui rétrécit ; et les années 70 ont redonné un coup de fouet au genre avec des titres comme L’Invasion des Araignées géantes, Tarantula : le Cargo de la Mort ou L’horrible Invasion. Et dans les années 90, un seul petit film va vraiment foutre la trouille aux gens avec ce concept aussi simple qu’efficace, ce sera Arachnophobie de Frank Marshall!

Au-delà de l’aspect horrifique du propos, ce qui frappe d’entrée de jeu dans Arachnophobie, c’est son côté résolument Amblin. Amblin, c’est le nom de la société de production créée en 1981 par Steven Spielberg, Kathleen Kennedy et Frank Marshall, et qui nous a livré des oeuvres familiales emblématiques comme E.T., l’Extra-terrestre, Gremlins, Les Goonies, Retour vers le Futur, Miracle sur la 8ème Rue, Qui veut la Peau de Roger Rabbit?, Jurassic Park et bien d’autres encore! Le schéma de la famille débarquant dans une petite ville pour commencer une nouvelle vie est un classique, et permet de découvrir ladite petite ville en même temps que le spectateur. C’est Jeff Daniels (le dumber de Dumb & Dumber) qui incarne ce médecin de la ville qui s’est échappé à la campagne avec sa femme et ses 2 enfants, qui sont bien évidemment un garçon et une fille ^^. Et comme dans tout bon film de genre qui se respecte, la petite ville tranquille ne va pas rester calme très longtemps!

L’intro du film dévoile comment un scientifique interprété par Julian Sands va découvrir une espèce d’araignée inconnue, vivant dans un coin reculé du Venezuela. Par un heureux hasard scénaristique, une des représentantes de cette espèce va faire le voyage jusqu’aux Etats-Unis, où elle va se reproduire et semer la terreur. On retrouve dans Arachnophobie une construction éprouvée qui se calque en partie sur celle des Dents de la Mer : on ne va pas montrer les araignées à outrance, mais on va jouer sur le suspense en ne sachant pas toujours où elles se trouvent. Et ça fonctionne encore plutôt bien 28 ans après, avec des séquences marquantes et classiques, comme celle de la comptine sur l’araignée ou celle de la douche. Frank Marshall use d’un sens de la mise en scène aguerri pour nous offrir un vrai suspense dans ce film à la fois horrifique et familial, qui va jouer sur les 2 tableaux pour que l’on s’amuse à se faire peur en toute sécurité. A l’instar d’un Jurassic Park, les éléments peuvent êtres morbides mais l’aspect Amblin fait que l’on ne reste pas bloqué sur ces images violentes, car il y a toujours un aspect positif qui fait que le bien vaincra le mal au final. Et pourtant, il y a quelques images bien fortes, comme lorsque la 1ère victime se tord de douleur après s’être fait piquer, ou cette image du cadavre desséché. Mais il y avait une époque ou l’horreur avait une dimension familiale et où on n’était pas traumatisé par ce genre de vision!

Mais il faut dire que les images des araignées grouillantes avaient plus d’impact aussi à ce moment-là, et les effets spéciaux signés Chris Walas sont bluffants, lui qui a créé des araignées mécaniques qui se mêlent à de vrais arachnides sans que l’on puisse faire la différence! Le film utilise donc de vraies bébêtes ainsi que des fausses pour quelques plans bien iconiques (notamment pour le gros plan sur la big monster de la fin!). Mais surtout, Frank Marshall est très à l’aise dans la visualisation de cette invasion, et va nous livrer une succession de séquences où le suspense fonctionne très bien. Voir un personnage occupé dans les gestes de la vie quotidienne, et ne pas se douter qu’il risque de mourir l’instant suivant donne un certain cachet à ce vieux film, et on pense notamment à cette araignée qui se glisse dans la salle de bain, ou cette autre qui se glisse dans la cuvette des toilettes alors qu’un personnage s’y rend justement… Marshall crée des scènes marquantes et c’est grâce à cela qu’Arachnophobie est devenue un petit classique, malgré le fait qu’il ne soit pas terrifiant au final.

Cerise sur le gâteau, John Goodman! Il a pris son rôle d’exterminateur de bestioles très à coeur, et est l’élément le plus comique du film. Avec sa détermination sans faille et son arrogance surjouée, il sera un adversaire de poids pour les vilaines petites bébêtes! On espère qu’il reprendra son rôle pour le remake annoncé! 😉 Arachnophobie fait partie de ces films ayant bercé l’enfance de nombreux gamins, et qui même en ayant pris quelques rides, fonctionne encore bien des décennies plus tard! C’est un plaisir de replonger dans cette petite ville qui va devoir faire face à cette horrible invasion, et de lutter avec cette famille fraîchement débarquée qui se bat pour sa survie!

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