Les news de la semaine: Enter the Drago

La bande-annonce de Creed II est tombée, et elle est dans la droite lignée de ce que proposait Creed: l’Heritage de Rocky Balboa. On espère que le film sera plus percutant, même si la performance de Sylvester Stallone était réellement intense. C’est plutôt le personnage d’Adonis qui me posait problème, j’espère qu’il aura gagné en maturité pour son combat contre le fils de Drago!Ce n’est plus Ryan Coogler qui réalise, mais Steven Caple Jr., qui baignait déjà dans le monde du sport avec son 1er film The Land, qui s’attachait à un groupe de jeunes qui cherchait à percer dans le milieu du skate-board. Adonis reviendra le 9 janvier 2019.

 

 

On reparle de gros sous avec le feuilleton du rachat d’une grande partie de la Fox, puisque le deal avec Disney n’est pas encore assuré. Comcast avait en effet surenchéri en proposant 65 milliards de dollars en cash, alors que Disney offrait 52 milliards mais en action. La firme aux grandes oreilles a décidé de monter à 71 milliards, toujours en actions, mais la différence est cette fois que chacun des actionnaires pourra choisir s’il veut conserver les actions ou les vendre directement, afin de récupérer du cash donc. On attend maintenant la réaction de Comcast, dans cette vente aux enchères aux proportions astronomiques…

 

Sony ne compte pas s’arrêter de sitôt dans ses adaptations du Spider-Verse! Après Venom (sur les écrans le 10 octobre), Silver & Black, Morbius, the living Vampire et Nightwatch, voilà que l’on parle de transférer le personnage de Silk au cinéma! Pour la petite histoire, vous vous rappelez de ce fameux jour où Peter Parker a été mordu par une araignée radioactive pendant la visite d’un labo scientifique? Et bien figurez-vous que cette araignée ne s’est pas arrêtée là, puisque le même jour, elle a mordu la jeune Cindy Moon, qui a développé des pouvoirs similaires à Spider-Man, tout en pouvant générer une toile organique. Le personnage est apparu en 2014 (on se demande bien ce qu’elle a fait tout ce temps!) sous la plume de Dan Slott et le crayon d’Humberto Ramos. On va attendre d’en savoir plus sur ce projet, comme sur tous ceux concernant le Spider-Verse, qui mis à part Venom sont plutôt flous encore!

 

On termine par Legion, dont je vous invite à lire l’excellente analyse de la saison 2 par le  site Ecran Large! Attention, il faut vraiment avoir vu la série avant, parce que forcément, ça spoile!

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Rocket 1 : Barrage sur le Fleuve Bleu

Al Ewing a été en charge de la série New Avengers, et a suivi l’équipe quand elle est devenue U.S.Avengers. On a pu le recroiser dernièrement sur la série Royals consacrée aux Inhumains, dans les pages de Marvel Heroes. Aujourd’hui, le scénariste nous mène en mission aux côtés de Rocket, le fameux membre des Gardiens de la Galaxie, cette équipe hétéroclite de héros qui a eu droit à toute une fournée de comics depuis le succès de leur film! Après la série principale, les personnages ont eu droit à des séries solo, comme c’est le cas avec ce Barrage sur le Fleuve Bleu, qui est un récit de braquage dans l’espace!

Ewing se la joue polar old school avec un début classique dans un bar où Rocket noie sa déprime, avec un texte qui s’apparente à une voix-off et qui décrit les caractéristiques de l’endroit ainsi que le mood du héros : « Un bar craignos dans un monde craignos d’un secteur craignos. » « Elle venait chercher l’aventure dans les eaux troubles… » « C’est toujours la même histoire. Il a mélangé affaires et sentiments… Encore… Et il s’est retrouvé le coeur brisé. Encore. Ca le faisait rire. Ou pleurer. Difficile à dire certains soirs. » On se retrouve vraiment projeté dans une histoire à la trame classique qui prend forme comme un hommage au film noir, avec une femme fatale, un héros qui sait qu’il prend la mauvaise décision, et l’engrenage infernal qui va le mener dans des situations très compliquées. Et on va plonger avec plaisir dans ce polar spatial!

Adam Gorham a notamment bossé sur The New Mutants: Dead Souls, et son coup de crayon va apporter tout le dynamisme nécessaire au script d’Ewing, agrémenté encore par les couleurs chaudes de Michael Garland. Et comme dans tout bon film (ou comics) de casse, il faut une équipe complète, ce qui sera le cas avec les Technets, des super-mercenaires un peu bordéliques! On a China Doll, qui peut rétrécir tout ce qu’elle touche. Synapsis, qui joue avec votre cerveau. Nombres, qui a un esprit logique imparable mais qui est très peureux. Ferro2 qui est un combattant téméraire. Et on a l’Oeuf… Qui est un oeuf. Cette bande hétéroclite va tenter un casse impossible sur un site hyper-sécurisé. Le challenge est évidemment trop tentant pour Rocket, et c’est parti pour un plan super-huilé!

Là où ça devient vraiment intéressant, c’est quand Rocket se retrouve en prison (oui, ça a un peu foiré à un moment…). On se retrouve au Côlon, une prison de haute sécurité dirigée par un petit sadique, où on va croiser des pensionnaires très variés et colorés. Al Ewing se fait bien plaisir avec tout ce bestiaire, et après avoir adapté le film de casse, il joue avec les codes du film de prison, qu’il agrémente de très bonnes idées avec les pouvoirs des personnages présents. Rocket étant un fin stratège, il va élaborer un plan complexe afin de pouvoir s’évader de cet endroit peu reluisant, et là encore, Adam Gorham gère très bien sa partie graphique, et on suit ces aventures avec plaisir! Et c’est sans compter sur l’arrivée d’un nouveau personnage, un certain mercenaire habillé de rouge, qui nous fait un dialogue dans lequel il done le titre de l’épisode que l’on vient de lire en mentionnant tous les crédits! Et oui, c’est un gars qui brise le 4ème mur, c’est donc Deadpool!

Pour coller avec l’ambiance polar, il va évidemment revêtir le manteau et le chapeau de rigueur, et son duo avec Rocket va être plutôt savoureux! Ils vont s’allier afin de faire tomber un parrain de la pègre spatiale, et là encore, le rythme instauré par Ewing fonctionne très bien. Il mêle humour et action avec un savoir-faire éprouvé (après tout, il a bossé sur les New Avengers et les U.S.Avengers), et poursuit donc son exploration polardeuse avec classe! On va ensuite passer à un autre sous-genre, celui de l’infiltration chez l’ennemi, qui là va encore va se faire de manière originale et très intelligente! Ewing gère sa partition de très belle manière, intégrant les Technets à différentes étapes, jouant sur les sentiments de Rocket face à sa femme fatale, et nous offrant au final un très bon moment de lecture qui réinterprète avec succès des codes classiques. Et ça permet de prouver tout le potentiel de ce personnage fun et bien déjanté qu’est Rocket!

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Sans un Bruit (John Krasinski, 2018)

John Krasinski est connu pour avoir joué dans la série The Office de 2005 à 2013, et il en avait d’ailleurs profité pour réaliser 3 épisodes. Il n’en était pas à son coup d’essai, puisqu’il avait mis en boîte une comédie intitulée Brief Interviews with hideous Men en 2009, et son goût pour la réalisation l’a mené vers le genre horrifique, avec ce Sans un Bruit où il est à la fois derrière et devant la caméra!

Le concept de ce film est excellent: une famille vit dans une maison, avec cette particularité qu’il ne faut absolument faire aucun bruit, sous peine de se faire tuer par quelque chose de mystérieux rôdant dans les parages. Une des premières questions que je me posais, c’est pourquoi persistent-ils à rester dans cette maison? Mais le problème est bien plus complexe, et l’histoire dévoile très rapidement les raisons de cette existence silencieuse. Sans un Bruit paraît presque anachronique avec ce choix judicieux, et on va évoluer dans un film très silencieux où la famille a dû adopter un autre système de communication, puisqu’ils ne peuvent plus parler à haute voix. Cette peur permanente de faire du bruit va évidemment maintenir un suspense important, et on va découvrir les différentes stratégies mises en place par la famille pour tenter de vivre une vie « normale » malgré ce danger permanent.

Le film est évidemment très conceptuel, et va suivre une trame dans laquelle des événements vont forcément provoquer des bruits, afin que l’on assiste à des confrontations entre la famille et la mystérieuse présence. John Krasinski va incarner ce père de famille prêt à tout pour défendre les siens avec une belle intensité, mais ce n’est rien comparé à Emily Blunt, qui prouve à chaque rôle toute la puissance qu’elle possède. Elle va livrer une très grande prestation dans ce rôle difficile, et les gamins sont eux aussi très bons. Millicent Simmonds incarne leur fille qui a une particularité la rendant encore plus vulnérable, et que John Krasinski retranscrit vraiment bien à l’écran. Face à une telle menace, les dissensions familiales peuvent être fatales, et le film va donner une belle place à la psychologie de chacun des personnages, tous marqués par ces événements.

Sans un Bruit joue habilement sur le suspense, et nous plonge dans des séquences intenses où les personnages doivent ruser pour rester en vie. Maintenant, il y a tout de même plusieurs passages assez convenus, dans lesquels la tension fonctionne toujours, mais où l’on sait que dramatiquement ça devrait bien se terminer. John Krasinski construit des scènes où il assure une belle gradation de stress, mais il n’exploite peut-être pas assez le niveau le plus élevé, quand la violence explose. On sent une certaine volonté de retenue, qui fait que l’on reste dans une approche beaucoup plus film d’auteur du genre horrifique, là où il avait l’opportunité d’y ajouter des éléments graphiques forts au niveau des confrontations. A titre de comparaison, c’est comme si Gareth Evans, dans ses The Raid et The Raid 2: Berandal, avait fait monter la tension sans nous livrer les combats de ouf qui suivaient. John Krasinski est en quelque sorte dans une certaine retenue au niveau de l’action, alors que le film avait le potentiel de jouer sur les 2 tableaux de très belle manière.

Il se permet cependant quelques séquences bien intenses, avec certaines où Emily Blunt est elle aussi très intense! Après, il y a quelques éléments qui affaiblissent la crédibilité du scénario, en posant problème avec cette obligation de ne pas faire de bruit… Mais bon, je ne vais pas spoiler! ^^ Et il y a un petit côté Signes de M. Night Shyamalan, avec les séquences dans les champs de maïs! En l’état, Sans un Bruit est un bon film d’horreur au concept efficace, et qui réussit à être stressant d’un bout à l’autre. Il aurait gagné en efficacité à être plus violent et direct par moments, mais John Krasinski s’en sort bien et n’a pas à rougir par rapport aux oeuvres habituelles du genre!

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Le clip de la semaine: Les Sons du Terrier – Vise la Lune

Les Sons du Terrier déverse son rock alternatif depuis 2012, et dévoile cette année son premier clip, réalisé pour le morceau Vise la Lune. Ce groupe alsacien est composé de Kevin au chant, Jérôme à la guitare, Caro à la basse et Val à la batterie. Et comme on est jamais mieux aidé que par soi-même, c’est Caro qui se charge de la mise en scène de ce clip! Le résultat est une sorte de conte pour enfants psychédélique, en mode rock progressif, et ça donne bien envie de découvrir le reste de leur univers!

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Deadpool 13: La Fin d’une Epoque

Voilà, on est arrivé au numéro 13, on a tenu plus d’un an quand même! Et le mois prochain on recommence pour la 438ème fois (à peu près) au numéro 1. Ah oui, avec une réduction de pages et une augmentation tarifaire, histoire de fêter ça. De juin 2017 à décembre 2017, on était sur du 96 pages à 4,90 euros. En janvier 2018 avec Deadpool 8, on est passé à 128 pages pour 1 euro de plus, soit 5,90 euros. Ca n’aura donc duré que 6 mois, et dès juillet, on baisse le nombre de pages pour se retrouver à 112, mais on augmente le prix à 6,50 euros!!! On nous promet un meilleur papier, super, comme si celui-là était pourri… +1,60 euro en 1 an, l’inflation, l’augmentation du coût de la vie tout ça…

Bref, on va revenir sur le sommaire de ce mag qui était pas si cher que ça finalement! On commence avec un épisode de la série principale Deadpool intitulé La Fin d’une Epoque, c’est révélateur! ^^ Avec Marvel Legacy qui se profile droit devant, l’éditeur souhaite revenir aux fondamentaux, et va donc refaire de Deadpool le bad guy qu’il était à ses débuts! Gerry Duggan avait donc entamé un processus de nettoyage radical dans l’existence de Wade, qui a buté Coulson et Preston, et qui va tout faire pour que sa fille s’éloigne de lui!!! C’est plutôt intense d’un point de vue dramatique, mais à priori cela permettra à ses derniers proches de ne plus être en danger… On assiste donc à la fin d’une ère pour Wade, qui quitte son ancienne vie et va revenir dans une série retitrée Despicable Deadpool, dans laquelle il est chargé de tuer Cable! Tiens, comme en février 1991 dans les pages de New Mutants 98! 😉

Spider-Man/Deadpool a perdu quelques degrés de qualité depuis le départ de Joe Kelly et Ed McGuiness, mais Elliott Kalan et Todd Nauck s’en sortent tout de même avec cet épisode mainstream où nos 2 héros affrontent Arcade. Rien de ouf au pays de Murderworld… Ah oui, les vannes sur Star Wars ça commence à devenir vraiment lourd, il y en a dans chaque magazine j’ai l’impression… Ca devient davantage du placement produit que de l’humour… Au final, ces épisodes avec Arcade sont une sorte de récréation sans conséquences, et on espère que la suite sera plus prenante. D’autant plus que le nouveau statu quo de Deadpool le fera affronter Spider-Man!

Si le début de la mini-série Deadpool vs. Old Man Logan était classique, la suite a été bien plus prenante, et on termine cette saga en 5 épisodes de très belle manière! Declan Shalvey a été très inspiré sur ce récit à la trame déjà vue mais traitée avec soin, et il est aidé par un Mike Henderson au design original et immersif. Et les couleurs de Lee Loughridge rajoutent à l’atmosphère très spéciale de cette mini! Du très bon boulot en somme, d’une grande violence et avec des apports dramatiques inattendus. Gageons qu’on devrait revoir cette Maddie d’ici quelques mois, vu la puissance de cette jeune mutante! Ou bien elle fera partie de ces personnages secondaires qui n’auront eu le temps de briller que brièvement…

Gwenpool, c’est le must en matière de personnage quand même! Je suis un fan absolu de la création de Christopher Hastings, qui l’utilise pour briser tous les murs possibles, je pense qu’il a dû les éclater du 4ème au 948ème!!! A chaque épisode, on plonge plus avant dans le mélange de fiction et de réel qui fait toute la saveur de cette série! Le pouvoir des pensées qui créent des cases, la rencontre entre Gwen et son double du futur maléfique, la balade à travers les pages de comics… Hastings nous livre encore un épisode à la fois fun et donnant matière à réflexion, avec ces questions métaphysiques sur la création et sur le sens du réel, qui vont bien au-delà du simple pan culturel! Il boucle cet arc bien tordu de belle manière, et on espère pouvoir découvrir les ultimes chapitres de la jeune aventurière dans un prochain magazine!

On termine par de très vieux épisodes qui font office de remplissage: on a du Cullen Bunn, du Howard Chaykin, du Jason Aaron et du Joe Kelly tiens! On replonge dans les années 2000 avec des épisodes issus de Deadpool 1000 et Deadpool 900, aux structures et aux impacts variés. Ce sont des mini-récits sans prétention, et le seul qui sort un peu du lot est celui d’Aaron, qui est franchement fun avec sa parodie des enlèvements extraterrestres! Evidemment, si les aliens enlèvent Deadpool, ça se passera forcément très mal pour eux!^^

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