Freddy 3- les Griffes du Cauchemar (Chuck Russell, 1987)

Le réalisateur de The Mask et L’Effaceur fait ses premières armes avec ce 3ème opus de la saga, qui voit Freddy Krueger s’en prendre aux pensionnaires d’un hôpital psychiatrique. Chuck Russell reprend les recettes des 2 premiers films et poursuit les aventures macabres du boogeyman en y apposant une rivalité entre les « malades » et les médecins qui pensent que les cauchemars ne sont que l’expression de leur culpabilité. Ce parti-pris s’avère finalement classique (on se souvient de Vendredi 13, Chapitre 5: une nouvelle Terreur qui se passait dans un centre pour jeunes en difficulté), et l’effet de surprise qui fonctionnait avec les 2 premiers films a disparu. Mais Chuck Russell est un solide artisan et il parvient à intégrer les éléments désormais incontournables de la série pour réaliser une série B efficace.

Impossible d’oublier les scènes chocs des Griffes de la Nuit, et chaque suite essaiera de renouveler cet impact visuel avec des meurtres originaux. Russell nous livre quelques images savoureuses comme la fameuse scène de la télévision, ou encore celle du monstre qui tente d’avaler Patricia Arquette (oui, c’est bien elle pour son tout premier film!). Russell retranscrit le domaine cauchemardesque de Freddy avec soin, même si l’ambiance est moins poisseuse que dans les 2 premiers films. L’attention est davantage portée sur l’aspect visuel que sur une atmosphère qui aurait gagné à être plus dérangeante, au vu de la personnalité si perverse de Krueger… La particularité de ce film est de proposer un combat uni contre Krueger, la bande de jeunes parvenant à se retrouver dans des rêves communs afin d’unir leurs forces. Les séquences de cauchemar sont sympathiques et proposent des idées intéressantes, comme la galerie de miroirs notamment, ou le coup de l’infirmière sexy…

Patricia Arquette fait donc elle aussi ses premiers pas dans le cinéma, comme Johnny Depp dans Les Griffes de la Nuit par exemple! Le cinéma horrifique a souvent été un passage plus aisé pour entrer dans ce milieu… On retrouve aussi Laurence Fishburne dans le rôle d’un infirmier, mais surtout, Heather Langenkamp revient dans cet épisode! Celle qui affrontait Krueger dans le premier opus est de retour pour mettre un terme aux agissements du croquemitaine… Et on retrouve avec plaisir John Saxon, qui jouait son père dans Les Griffes de la Nuit! Et bien évidemment l’incontournable Robert Englund!!!

 

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Le clip de la semaine: Les Gees

Parce qu’il n’y a pas que les films gore dans la vie, et que les dessins animés pour enfants peuvent être sacrément trippants! C’est français, c’est réalisé par Antoine Rodelet et Josselin Charrier, et ça conte les aventures de 3 extra-terrestres farceurs et maladroits, qui dans chacun des épisodes de 3 minutes, vont faire suer au maximum une personne! En lui piquant son parachute lorsqu’elle saute de l’avion, en la faisant basculer lorsqu’elle tente une traversée en équilibre entre deux immeubles… Le concept est ultra-simpliste, et le résultat est totalement délirant, avec une zik bien entêtante pour rythmer le tout! Je suis fan, merci Lana et Jo! 😉

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La Revanche de Freddy (Jack Sholder, 1985)

Jack Sholder n’a pas encore réalisé Hidden (ce sera son prochain film), mais il fait preuve d’une mise en scène efficace faisant de cette séquelle une série B très réussie. Même s’il ne rivalise pas avec les scènes chocs des Griffes de la Nuit, Sholder s’aventure sur un terrain légèrement différent en brouillant les pistes entre le cauchemar et la réalité. Là où Craven délimitait bien les frontières, Sholder les rend plus poreuses en s’appuyant sur le lent glissement apparent vers la folie du personnage principal.

Jesse Walsh (Mark Patton) est un adolescent typique avec sa bonne vieille coupe et ses fringues 80’s très marquées. Parallèlement à ses goûts vestimentaires douteux, il habite dans l’ancienne maison de Nancy Thompson, la jeune femme qui affrontait Freddy dans le premier film. L’esprit du croquemitaine hante les lieux, et Jesse en fait les frais chaque nuit avec des cauchemars bien atroces. La scène d’ouverture est à ce titre exemplaire, avec une représentation infernale très bien construite, et un Krueger motivé pour écharper de la donzelle! La Revanche de Freddy propose donc un spectacle différent du premier, avec une histoire de possession qui permet à Krueger d’agir par le biais de Jesse dans le monde réel.

La mise en scène de ce no man’s land entre cauchemar et réalité est très bien rendue par Sholder, qui déstabilise le spectateur à plusieurs reprises et qui rend le récit très intéressant. Jesse se retrouve impliqué dans des meurtres et se met à douter de sa propre santé mentale, alors qu’il est constamment manipulé par Krueger. Jesse sert de portail à Freddy, et les images de passage de réalité sont excellentes, notamment avec Freddy qui sort littéralement du ventre de Jesse, comme s’il naissait dans le monde réel!

Robert Englund reprend son rôle avec beaucoup de plaisir, d’autant plus que son personnage gagne en présence. La fête au bord de la piscine est à ce titre très représentative du genre de carnage jovial auquel il aime s’adonner… Une fois encore, les maquillages sont excellents, et Freddy se permet des jeux de mots en joignant le geste à la parole, comme lorsqu’il explique qu’il est le cerveau du groupe, tout en ôtant son tissu capillaire… Le personnage renforce son aspect joyeusement pervers et s’en prend toujours aux jeunes d’Elm Street.

La Revanche de Freddy est un opus très intéressant qui se démarque des Griffes de la Nuit en proposant un concept différent, ce qui était nécessaire pour réussir une suite.

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Les Griffes de la Nuit (Wes Craven, 1984)

Après les sagas Vendredi 13 et Halloween, il est temps de décortiquer la série d’un autre boogeyman mythique des 80’s, Freddy Krueger! Le cousin germain de Wolverine s’est-il assagi avec le temps, ou possède-t-il la même force qu’à l’époque bénie des VHS? Vous saurez tout durant les 2 prochaines semaines!

Les Griffes de la Nuit aura marqué une génération de cinéphiles avec ce concept d’une simplicité et d’une originalité diaboliques: si tu t’endors, tu meurs! A partir de ce postulat de départ, Wes Craven va écrire un récit centré sur l’éternelle bande d’adolescents à l’aube de leur vie sentimentale et sexuelle, et toujours incompris par leurs parents. Il va utiliser cette trame ultra-classique au premier degré, en s’attachant à nous faire comprendre ce que ces jeunes ressentent. Et il va faire exploser ce schéma narratif grâce à une mise en scène véritablement inventive, plongeant dans le monde des rêves pour y puiser des séquences de cauchemars totalement novatrices et percutantes!

La grande force de ce film réside dans l’ambiance que Craven parvient à installer, et ce dès la scène d’ouverture, qui voit la jeune Tina perdue dans un décor froid et métallique, poursuivie par une voix caverneuse et une apparition cauchemardesque. Craven soigne extrêmement bien son image et parvient à nous plonger littéralement dans un cauchemar qui apparaît comme finalement universel. Cet aspect sombrement onirique renvoie aux contes les plus noirs de notre enfance, et Craven parvient à faire ressurgir de vieilles peurs enfantines… Sans toutefois atteindre la plastique et l’ambiance délicieusement crépusculaires de Paperhouse, il offre une vision très réaliste de la dimension des cauchemars, et nous invite à un voyage mortel…

Freddy Krueger est une figure mythique du cinéma horrifique, reconnaissable entre tous grâce à ses lames de rasoir et son pull-over rouge et vert! Plusieurs éléments ont contribué à son succès, et le premier est très certainement la nature même du personnage, qui tue ses victimes dans leurs rêves! En agissant sur cette dimension dans laquelle l’être humain n’a pas vraiment de contrôle, il règne sur les songes et apparaît comme un prédateur ultime. La seconde particularité est évidemment l’interprétation bien vicelarde de Robert Englund, aidé par un maquillage du plus bel effet signé Kathryn Fenton, avec ces fameuses brûlures sur le visage… Robert Englund laisse sous-entendre une idée qui sera exploitée dans le remake de 2010, à savoir que Freddy est un pédophile (c’est d’ailleurs la seule idée valable dans ce film totalement débile qui fait aussi peur qu’un épisode des Bratz! Je dis ça, j’ai jamais vu les Bratz en fait…). Le troisième aspect qui peut expliquer le succès du film est la personnification surréaliste d’un mal finalement bien plus concret qu’on aimerait le croire…

Freddy est en fait la représentation du Mal poisseux qui ronge les rues, à savoir le violeur, le pédophile et le meurtrier psychopathe. Là où Jason et Myers ne tuent que par instinct et par habitude (Myers veut éteindre sa lignée, et Voorhees s’en prend à tout le monde de manière mécanique), Freddy prend du plaisir à effrayer les jolies jeunes filles et à les massacrer! Il correspond au serial killer n’ayant aucun respect pour ses victimes, et il s’éclate à perpétrer ses atrocités! Krueger est la personnification parfaite du psychopathe bien réel, transformé en mythe démoniaque à travers une saga aux relents inconsciemment cathartiques!

S’il prend du plaisir à tuer, il faut bien avouer que le spectateur prend du plaisir à voir ces massacres! Wes Craven crée des séquences véritablement ingénieuses qui marquent durablement les esprits. Il multiplie les scènes mythiques pour au final réaliser un film à la puissance horrifique assumée, qu’il ne saupoudre pas de second degré. La boucherie en lévitation avec le corps de cette jeune fille qui se traîne sur tout le plafond de la chambre est sacrément marquante, et cette main surgissant entre les cuisses d’une autre jeune fille dans son bain est un plan vraiment saisissant! Craven a créé des images chocs qu’il nourrit par une mise en scène vraiment audacieuse, et il va jusqu’au bout de ses idées en offrant un spectacle bien gore qui va ravager le quartier d’Elm Street! Le basculement du monde réel au monde onirique est très travaillé, et permet d’instaurer une ambiance délétère qui ne se dément pas. Craven réussit à donner corps aux cauchemars, et on y entre avec un plaisir évident, accompagné par la musique entêtante de Charles Bernstein et la comptine si connue sur Freddy qui ouvre et qui clôt le film…

Johnny Depp va en faire les frais, lui qui joue dans son tout premier film! Un rôle pas forcément très glorifiant, mais auquel il donne une certaine densité… Sinon on retrouve avec grand plaisir John Saxon, qui d’Opération Dragon à Une Nuit en Enfer, en passant par Black Christmas 1ère version, a promené sa gueule si reconnaissable avec classe dans le cinéma américain et italien. Heather Langenkamp est l’héroïne du film, et elle ne connaîtra pas véritablement de moment de gloire après ce rôle… N’est pas Jamie Lee qui veut!

Liens vers les autres films:

La Revanche de Freddy

Freddy 3- les Griffes du Cauchemar

Le Cauchemar de Freddy

Freddy 5: l’Enfant du Cauchemar

La Fin de Freddy- l’ultime Cauchemar

Freddy sort de la Nuit

Freddy contre Jason

 

 

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Les news de la semaine: appel à témoins

Cela fait bientôt un an que j’ai créé ce Talking Wade 2.0, et j’ai envie de faire un peu le point sur la fréquentation du site. Comme je n’utilise pas de système hyper sophistiqué  afin de répertorier les milliers de visites journalières (à quelques milliers près), j’ai juste envie de vous demander de mettre un commentaire à la fin de cet article! Une méthode bien old school mais qui fait ses preuves! 😉 Je suis très curieux de savoir qui s’aventure sur mon blog, et si je ne vous connais pas, n’hésitez pas à vous présenter! Thx!!! Et maintenant, plaaaace aux News!

 

On commence par une info sur 24 Heures chrono- le Film (enfin!!!), dont la production débutera en avril. Kiefer Sutherland a expliqué que Jack Bauer se retrouverait pourchassé alors qu’il vit en Europe de l’Est, ce qui modifierait sensiblement la donne habituelle, qui le voyait toujours traquer des criminels. Les rôles s’inversent dans cet opus qui n’oubliera pas l’argument du temps réel, la durée du film (2h) coïncidant avec la durée des évènements. Jack retrouvera sur son chemin quelques personnages-clé de la série, s’ils ne sont pas morts. Encore que…

 

Je ne le répéterais jamais assez, Breaking bad est une bombe atomique!!! Et la saison finale qui sortira cette année promet d’être sacrément explosive, le créateur Vince Gilligan souhaitant marquer les esprits pour cet ultime bad trip de Walter et Jesse! On en attend pas moins de la part de celui qui a révolutionné le petit écran avec sa création, et qui nous a offert des séquences totalement dingues au fil des 4 saisons précédentes. On retiendra les pré-génériques complètement hallucinants qui promettaient des scénarii de folie… Et Gilligan est un homme de parole! Cette 5ème saison sera coupée en 2 et proposera 16 épisodes! Une excellente nouvelle donc pour une conclusion qui ne peut être que gigantesque!!! Je suis encore choqué par le dernier plan de la saison 4…

 

C’est l’heure des bande-annonce, et voici celle de Piranha 3DD qui promet un spectacle bien déluré! C’est John Gulager (la saga Feast) qui est aux commandes, et on y croise Christopher Lloyd en mode Doc, Ving Rhames en mode Rose McGowan, et David Hasselhoff en mode David Hasselhoff!!! Du rétro, du fun, du gore, ça semble très prometteur!

Le dernier teaser de G. I. Joe: Retaliation est bien trippant lui aussi!

Et que dire de la dernière bande-annonce d’Avengers??? (hop, l’affiche française en prime) Elle promet un spectacle tout simplement gigantesque, et force est de constater que Marvel Studios a tout misé sur son bébé. Quand on sait que l’avenir des adaptations Marvel dépend de ce mastodonte, c’est bien normal! Captain America, Thor, Iron Man, Hulk, la Veuve noire, Oeil-de-Faucon, Nick Fury, Loki, des Skrulls?? Plus peut-être même Crâne rouge, ça va envoyer du très très lourd!!!

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