Les news de la semaine: I am Groot!

Les rumeurs ont circulé depuis plusieurs semaines après la visite de Vin Diesel chez Marvel Studios, mais on sait désormais quel mystérieux rôle lui est dévolu. Vin Diesel fera partie du casting de Guardians of the Galaxy, puisqu’il y interprétera… Groot! Pour la petite histoire, Groot est un alien, et plus précisément un arbre alien! On pourrait le comparer aux fameux Ents du Seigneur des Anneaux, si ce n’est qu’il n’est pas aussi bavard qu’eux, puisque la seule phrase qu’il est capable de prononcer est « I am Groot! »… Que dire d’un choix d’acteur aussi complexe que passionnant? A moins qu’il ne s’agisse encore une fois d’un moyen pour le studio de brouiller les pistes, il semble bien que la participation de notre Baboulinet au futur hit Marvel ne soit que pour un casting vocal riche de 3 mots…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

James Gray, le metteur en scène de La Nuit nous appartient et Two Lovers, reviendra au polar avec White Devil, dont le scénario est déjà bien avancé. Le film prendra place dans les rues de Boston, et suivra l’ascension d’un blanc qui, après avoir été élevé par une famille chinoise,  gravira les échelons de la mafia asiatique locale. Du très classique pour Gray, mais on garde toujours l’espoir qu’il réitère la puissance dramatique de The Yards!

 

Après l’éviction de Bruce Willis et l’arrivée la semaine dernière d’Harrison « Indy » Ford sur le projet, The Expendables 3 prend encore de la gueule cette semaine avec l’officialisation d’Antonio Banderas dans un rôle encore inconnu, et celle de Mel Gibson dans la peau du vilain! Décidément, après Machete kills, les rôles de bad guys semblent lui aller comme un gant!

 

 

Mais Mel Gibson n’est pas le seul à jouer dans Machete kills, puisque son compère Expendable Antonio Banderas s’amuse aussi dans le film de Robert Rodriguez! 2 clichés cette semaine, avec Danny « Machete » Trejo prêt pour une nouvelle mission!

 

2 nouvelles photos pour le thriller Prisoners de Denis Villeneuve.


 

Le plein d’images pour le prochain Brad Furman (l’excellent La Défense Lincoln), le thriller Players, qui réunit Gemma Arterton, Ben Affleck et Justin Timberlake.

 

Un cliché pour Grudge Match, la 1ère collaboration entre Stallone et De Niro! Avec pour toile de fond la rivalité ancestrale de 2 anciens boxeurs, cette comédie de Peter Segal devrait donner l’occasion aux 2 monstres sacrés de s’auto-parodier avec joie!

 

Nouvelles affiches pour Escape Plan qui réunit Sly et Schwarzie, et qui promet d’être un actioner old school bien bourrin!

 

 

Un dernier Expendable pour la semaine, avec des photos du Battle of the Damned porté par Dolph Lundgren! Des zombies, des robots, et un Dolph prêt à en découdre, du bon bis en perspective!

 

 

 

 

Son Elysium vient de sortir en salle, et Neil Blomkamp restera ensuite en terrain connu, puisque son prochain film, Chappie, sera tout comme District 9 une extension de l’un de ses courts métrages. Tetra Vaal, que vous pouvez découvrir ci-dessous, baigne dans une ambiance très similaire au court ayant donné naissance à District 9. Espérons juste qu’il soit un brin plus passionnant…

Le succès international de la bombe de Gareth Evans ne pouvait pas rester sans suite, et The Raid se voit donc suivi par un The Raid 2: Berandal s’annonçant tout aussi explosif que son aîné au vu de ce 1er teaser!

De très bonnes nouvelles de Walter White et Jesse Pinkman pour terminer, puisque les 2 plus gros dealers du Nouveau-Mexique ont battu leur record d’audience avec la reprise de la 5ème saison de Breaking bad! Là où la 1ère partie attirait 3 millions de téléspectateurs et constituait déjà un record, l’épisode 9 diffusé dimanche dernier sur la bienheureuse AMC a été suivi par 6 millions de personnes!!! L’intérêt ne faiblit pas pour les aventures mouvementées de Walt et Jessie, et cette reprise a été magistrale! Plus que 7 épisodes pour connaître le fin de mot de l’histoire…

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Continuum saison 2 (Simon Barry, 2013)

Après une 1ère saison qui apportait un souffle original dans le domaine de la science-fiction, Simon Barry enfonce le clou avec ces 13 nouveaux épisodes qui assoient définitivement le show comme une vraie réussite! Toutes les idées parsemées dans la 1ère saison sont poursuivies de manière très efficace, et la multitude de personnages est traitée avec beaucoup de soin par son créateur, qui gère les éléments dramatiques et les scènes d’action avec un grand sens du spectacle!

Kiera Cameron est toujours à la recherche d’un moyen de regagner le futur, tout en combattant la menace de Liber8 dans le monde contemporain. Mais l’étau se resserre autour du jeune Alec, dont les agissements futurs ont été révélés dans la saison précédente. Dès lors, il va devenir non seulement la proie des terroristes menés par Travis, mais d’autres factions souhaiteraient bien profiter de son génie… Kiera va devoir protéger le jeune homme tout en comptant sur lui pour recréer un système de transport temporel qui lui permettra de retourner auprès de sa famille…

Si la 1ère saison était très réussie, celle-ci monte encore d’un cran grâce à une écriture habile permettant de faire coexister toute une galerie de personnages de manière prenante et crédible. Rachel Nicols est parfaite dans le rôle de cette flic du futur, à la fois capable de violence et d’une grande sensibilité. Victor Webster, qui jour son partenaire Carlos, se révèle plus intéressant dans cette saison où il va s’exprimer davantage. Erik Knudsen confirme sa prédisposition pour le rôle d’Alec, ce surdoué de 18 ans pris dans des événements qui le dépassent, mais qui va tenter coûte que coûte de venir en aide à Kiera. Kellog, Sonya, Jaz, Julian, ils font tous partie d’un vaste plan orchestré par un Simon Barry très inspiré, poursuivant la création d’un univers véritablement captivant.

Les scènes futuristes bénéficient d’une très belle approche visuelle, et on se promène dans un Vancouver imaginaire qui n’a rien de cheap. Si cet argument du futur est partie intégrante de la motivation de Kiera, il n’est qu’une petite partie de ce que l’on verra dans la série, mais les quelques séquences y étant consacrées dans chaque épisode sont vraiment très réussies. Entre ce futur hyper-sécurisé et un présent où le crime ne cesse d’augmenter, il y a un chaos orchestré par Liber8 qui pourrait bien faire le lien… Et c’est là toute la réussite de cette seconde saison, qui va procéder par touches successives pour démontrer comment ce futur apparemment si différent pourrait être bien proche… Des adeptes de Thésée aux changements de méthodes de la police, des secrets révélés aux tentatives de court-circuiter le futur, Simon Barry trace une trame très ingénieuse qui va s’appuyer sur chacun des personnages pour se renforcer. Kiera parviendra-t-elle à éviter un destin fatal pour des millions d’innocents? Rien n’est moins sûr…

Matthew Kellog (Stephen Lobo) a pris du galon depuis la saison 1, et son personnage de manipulateur au sourire carnassier s’avère vraiment bon! Ses méthodes fonctionnent car elles sont constamment basées sur des faits vérifiables, et il va essayer de se mettre Alec dans la poche tout en essayant de garder un statu quo avec ses anciens partenaires Travis et Sonya. Richard Harmon est excellent dans la peau de Julian, le frère d’Alec, qui semble prêt à embrasser une idéologie conspirationniste… Et on retrouve avec plaisir Nicholas Lea (à jamais Alex Krycek dans Aux Frontières du Réel), ainsi que William B. Davis (à jamais l’Homme à la Cigarette dans Aux Frontières du Réel!). Ce dernier joue un rôle déterminant dans ce qui arrive à Kiera, et tient le sort du futur entre ses mains…

Continuum confirme les espoirs créés lors de la 1ère saison, et Kiera poursuit sa lutte avec un acharnement auquel il est difficile de ne pas adhérer!

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Black Mirror saison 2 (Charlie Brooker, 2013)

2 ans après la première salve de Charlie Brooker, voici 3 nouveaux épisodes complétant cette géniale anthologie futuriste à la fois cynique et pessimiste. Cette fois-ci encore, chaque épisode est totalement indépendant et va mettre en lumière les dérives liées aux nouvelles technologies, en plongeant des personnages dans des situations où ils dépassent le point de non-retour et vont devoir faire face à leurs instincts les plus profonds.

Be right back suit avec beaucoup d’émotion le difficile parcours de Martha, qui tente de continuer sa vie après la perte de son petit copain Ash. Entre son boulot et les visites de sa soeur, elle se retrouve dans une grande solitude, jusqu’à ce qu’une connaissance lui parle d’un site internet qui pourrait l’aider à effectuer le processus de deuil. En compilant toutes les données répertoriées sur Ash se trouvant sur le web, elle pourrait communiquer avec une fausse version de lui par mail. Ce projet semble à la fois malsain et attirant, et la jeune femme va tenter l’expérience…

Traité avec beaucoup de sensibilité, ce sujet délicat de la perte d’un proche va ouvrir sur la difficulté de laisser le passé derrière soi, et Martha va plonger dans un engrenage qui va la pousser à rechercher la présence constante de son défunt Ash. A l’aide des technologies modernes de communication, elle va avoir une relation à distance avec un ersatz de celui qu’elle a aimé, qui va créer une vraie dépendance, et déboucher sur un processus de plus en plus morbide… Hayley Atwell (la Peggy Carter de Captain America: first Avenger) est parfaite dans ce rôle difficile, et entre avec beaucoup de conviction dans l’ambiance pesante créée par le metteur en scène Owen Harris.

White Bear nous mène dans une toute autre direction, avec une jeune femme se réveillant dans une maison qu’elle ne connaît pas, et qui a oublié qui elle était. En sortant de cette maison, elle se retrouve dans un quartier qui semble désert, mais où elle va découvrir de nombreuses personnes armées de caméscopes ou d’appareils photo qui vont la suivre alors qu’elle tente de trouver son chemin. Les choses vont se corser quand de mystérieux individus vont la traquer, armés eux de fusils…

White Bear nous plonge dans un futur proche tendance post-apocalyptique, avec un dérèglement electro-magnétique ayant fait disjoncter une bonne partie de la population. La jeune femme va rencontrer des gens normaux qui vont tenter de l’aider, tandis que les groupes de traqueurs les suivent sans relâche…

Encore une excellente pièce avec cet épisode traitant d’une épidémie bien étrange, qui pousse les gens à filmer les événements sans réagir. Un mystérieux signal serait la source de ce dérèglement, et avec l’aide de ceux qu’elle rencontre, elle va tenter de remonter jusqu’à la source, avec pour but de détruire ce signal. L’ambiance oppressante fonctionne vraiment bien, et on plonge dans cette excellente histoire sans vraiment savoir où les auteurs vont nous mener, mais avec un plaisir évident. Encore une fois, on a droit à un récit très travaillé et à des personnages forts, qui vont nous mener dans des directions vraiment originales!

The Waldo Moment est certainement l’épisode le plus faible de cette anthologie, ce pamphlet politique s’avérant tiré par les cheveux et sans véritable intérêt. Waldo, c’est la star d’un cartoon satirique, un ours bleu qui n’a pas la langue dans sa poche et qui s’amuse à humilier les invités de son show. Par un concours de circonstances, il va se retrouver face au politicien Liam Monroe lors d’une élection municipale! Waldo le dénonciateur face à un système politique engoncé dans ses vieilles habitudes, l’expérience va être de plus en plus difficile pour Jamie Slater, le comédien prêtant sa voix à Waldo. Ce porte-parole malgré lui d’une frange de la population qui ne croit plus en la politique, va se retrouver mêlé à un jeu très difficile et délicat, dans lequel il va devoir se remettre en question.

Franchement, il n’y a pas grand-chose de vraiment intéressant dans cet épisode qui tourne en rond, et qui ne possède pas la folle ingéniosité des précédents. Cette satire de l’univers politique n’a rien d’innovant, et sa conclusion s’avère extrêmement tirée par les cheveux… La seule bonne surprise est la présence de l’excellente Chloe Pirrie, que l’on avait pu découvrir dans le très bon Shell, et qui est toujours aussi douée!

Cette seconde saison atteint ses objectifs malgré un 3ème épisode inutile, continuant sur sa lancée et mettant à profit de vrais talents d’écriture et de mise en scène pour créer des univers cohérents et forts.

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Le clip de la semaine: First Impressions

Les fan-movies pullulent sur le net depuis un bon moment, avec des qualités souvent variables. Mais on trouve régulièrement des courts métrages de très bonne facture, comme ce First Impressions signé Leo Kei Angelos, qui nous dévoile un personnage très connu de l’univers DC. Servi par une mise en scène inspirée et un récit qui va droit à l’essentiel, ce petit film est plutôt efficace! Enjoy! 😉

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Black Mirror saison 1 (Charlie Brooker, 2011)

Après sa mini-série pas trop captivante Dead Set en 2008, Charlie Brooker s’essaie à l’anthologie en 2011 avec Black Mirror. Pas très généreuse en épisodes (simplement 3), cette saison s’avère pourtant d’une inventivité folle et d’une précision diabolique dans ses récits! 3 épisodes qui n’ont aucun lien entre eux, mais qui offrent un regard hautement aiguisé sur notre société et le futur oppressant qu’elle risque de nous offrir…

3 épisodes de 45 minutes pour un concept remettant au goût du jour les séries du genre La quatrième Dimension, avec des concepts très simples aux conséquences irréversibles. Le 1er épisode, The national Anthem, s’intéresse à la position du premier ministre anglais lors de la prise d’otage de la princesse Susannah. La belle et très populaire jeune femme est séquestrée par des individus qui ont envoyé une vidéo à destination du premier ministre, avec des conditions et un ultimatum. Pour sauver la princesse, le premier ministre va devoir avoir une relation sexuelle avec une truie, le tout filmé et retransmis en direct sur internet!!! Les bases absurdes sont posées, et on pourrait s’attendre à un épisode totalement comique et déjanté, mais Charlie Brooker utilise ce concept dingue d’une toute autre manière, en le traitant avec réalisme et en usant d’un suspense très fort! L’argument comique fait place à une vision très dramatique de la situation, en montrant les différentes tentatives de retrouver la princesse et en essayant de repousser l’échéance fatale exigée par les ravisseurs.

Fifteen Millions Merits est sans conteste le petit bijou de cette série, avec son univers ultra aseptisé où les gens vivent dans une minuscule pièce entourée d’écrans, où la publicité est omniprésente et intrusive (il faut payer pour la zapper), et où la classe moyenne passe ses journées à pédaler sur des vélos afin d’accumuler des crédits. Une parabole hautement symbolique de la déshumanisation du travail et des classes sociales, doublée d’une critique très intelligente de notre société qui s’enfonce dans la télé-réalité jusqu’au cou. Les 15 millions du titre, c’est le prix que coûte le billet d’entrée pour l’accès aux sélections d’Hot Shot, l’émission phare révélatrice de talents, qui permet aux plus chanceux de devenir des stars et d’arrêter de pédaler pour gagner leur vie. La critique acerbe d’un système où la reconnaissance passe uniquement par la notoriété publique est là encore symbolique, et c’est d’autant plus intéressant que la série est produite par la société de production Zeppotron, qui appartient en fait au groupe international Endemol, le créateur de nombreuses émissions de télé-réalité comme Big Brother et ses différentes déclinaisons (Secret Story chez nous…), Fear Factor, Star Academy… Une manière peut-être de se faire pardonner tant de moments de télévision si ineptes? En tout cas, les gars de Zeppotron ont les coudées franches pour aller au bout de leur concept, et cet épisode est énorme, bénéficiant d’une atmosphère ultra-travaillée et d’une justesse exemplaire, avec des acteurs talentueux et totalement impliqués.

Le concept du 3ème épisode est là encore très astucieux, avec un futur proche où les gens peuvent s’implanter une puce qui va enregistrer chaque instant de leur vie, en leur permettant de les visionner à volonté. Ainsi, quand un homme sort d’un entretien d’embauche, il se repasse les réactions des personnes qui lui faisaient face afin de déterminer si elles sont plutôt positives ou négatives. Mais le concept va être mené légèrement plus loin par les auteurs, qui vont pousser un homme soupçonneux à chercher si sa femme le trompe… Ambiance très paranoïaque et tendue pour ce The entire History of you qui va démontrer les dérives de l’image au sein de notre société, où les individus enregistrent tout et peuvent constamment remonter dans le passé pour prouver que l’autre avait tort ou raison. C’est rudement ingénieux, c’est encore une fois très bien joué, et comme le reste des épisodes, c’est tourné de manière très intelligente.

Le concept de base de cette série est de mettre en avant notre besoin constant de vivre avec nos ordinateurs, nos téléphones portables, nos tablettes tactiles, nos écrans de télévision, toutes ces surfaces réfléchissantes qui sont le reflet de nos âmes qui se perdent de plus en plus, miroir froid et sombre révélateur de nos peurs et de nos défauts les plus profonds. Black Mirror est peut-être avare en épisodes, mais quand on voit la qualité qui les habite, on ne peut qu’adhérer à cette vision extrêmement talentueuse servie par Charlie Brooker!

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