Les news de la semaine: Fist of Fury

Comment ça, vous n’avez pas vu Kung Fury?? Je vous invite vivement à cliquer ici pour rattraper votre retard en matant ce génial moyen métrage sorti de l’esprit bien barge de David Sandberg (qui n’a rien à voir avec David F. Sandberg, le réal de Dans le Noir et Annabelle 2: la Création du Mal)! Si vous avez baigné dans les 80’s, vous ne pourrez qu’apprécier l’esthétique et les références à foison, et de toute façon, la folie furieuse de ce mini-film déjanté est totalement addictive!!!

Aujourd’hui, on apprend que Sandberg va diriger Kung Fury, le long métrage!!! Il adapte donc son moyen avec au casting, excusez du peu, Michael Fassbender dans le rôle de Kung Fury (initialement tenu par Sandberg lui-même), Arnold Schwarzenegger dans le rôle du Président, et David Hasselhoff qui prêtera sa voix à la voiture de Fury, évidemment! ^^). Des dinosaures, des vikings, des nazis, des jeux vidéos, ça va être un mélange bien corsé, et Kung Fury devrait encore une fois réussir à sauver le monde!!!

 

J’ai vu pas mal de films de genre récemment, dont Mom and Dad qui bénéficiait d’une BA plutôt engageante. Brian Taylor (la moitié du duo a qui l’ont doit Hyper Tension, Hyper Tension 2, Ultimate Game et Ghost Rider 2: l’Esprit de Vengeance) réembauche Nicolas Cage dans une sorte de zombie flick où par un procédé mystérieux, tous les parents cherchent à tuer leurs progénitures! Cage est secondé par Selma Blair, dont vous n’aurez certainement pas oublié sa prestation dans Sexe Intentions bande de petits coquins! Le film démarre de manière bien percutante, pour ensuite débrayer et rater son dernier tiers… Mais si vous êtes dans un bon jour, vous apprécierez le surjeu de Cage, et Selma Blair s’avère convaincante!

 

J’ai vu 3 films qui étaient projetés le mois dernier au Festival de Gérardmer. On commence par Escape Room de Will Wernick, qui surfe sur la mode des fameux escape games qui pullulent un peu partout en ce moment. On va donc suivre le traditionnel groupe d’amis pas si amis que ça puisqu’ils ont pas mal de tensions à partager, et on va les installer dans un escape game qui va devenir de moins en moins drôle et de plus en plus glauque. Wernick tente de lancer une nouvelle franchise à la Saw, le résultat est sympa mais n’a rien de fou. On suit cette série B avec attention jusqu’à un dénouement que je n’ai toujours pas compris, mais le tout fonctionne tranquillement.

 

J’ai vu Cold Skin de Xavier Gens (Frontière(s), Hitman et The Divide), qui offre un soupçon d’exotisme dans le film de genre avec ce récit d’un météorologue se rendant sur une île perdue en 1914. Il est venu passer une année à effectuer des relevés loin de la civilisation, et il aura pour seul voisin un gardien de phare bourru interprété par ce bon vieux Ray Stevenson. Mais quand la nuit tombe, il semblerait bien que d’autres habitants apparaissent… L’aspect historique et la solitude confèrent un certain charme à ce Cold Skin, qui n’évitera pas l’écueil de la répétition une fois le mystère dévoilé. Xavier Gens nous livre une oeuvre qui se rapproche d’une certaine manière du Splice de Vincenzo Natali, sans toutefois parvenir à chopper la même atmosphère pesante et complexe. Mais son Cold Skin reste néanmoins une proposition intéressante.

 

J’ai également vu Les Affamés, sorte de variation québécoise de The Walking Dead signée Robin Aubert. La mise en scène de ce survival contemplatif est très belle, Aubert parvient à créer quelques beaux moments de tension. Le tout reste cependant relativement calme, ce qui en soit n’est pas inintéressant, mais limite tout de même la portée du film. Et le regarder sans sous-titres n’est pas évident, parce que le Français parlé par des Québécois c’est quand même difficile à suivre! Mais la proposition d’un film de zombie en pleine campagne est plutôt pas mal, et je le répète, la mise en scène est vraiment classe.

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Criminal Squad (Christian Gudegast, 2018)

Je ne suis vraiment pas fan de Gerard Butler, que je n’ai apprécié ni dans 300 ni dans Que Justice soit faite, par exemple. Mais si la bande-annonce de ce Criminal Squad ne semblait pas éviter les clichés, elle avait au moins le mérite d’être efficace, alors dans le doute, j’ai tenté. Christian Gudegast est un scénariste hollywoodien ayant rédigé les scripts d’Un Homme à part avec Vin Diesel, ou de La Chute de Londres, déjà avec Gerard Butler. Après une carrière en tant que metteur en scène de clips de rap, Criminal Squad (c’est le titre français, en VO il se nomme Den of Thieves) est son tout premier long métrage. Et il va clairement s’imposer comme un des polars les plus brillants de ces dernières années!

Je m’attendais à un film policier classique, avec l’opposition universelle des gentils flics contre les vilains braqueurs, mais on va rapidement être mis dans le bain bien sanglant où chaque camp utilise des méthodes aussi radicales. La caractérisation des personnages et sans concessions, avec une équipe de braqueurs et une escouade de flics tout aussi badass des 2 côtés. Gerard Butler est juste génial dans le rôle de ce flic bourru et violent, et mène ses troupes avec une énergie pas forcément toujours saine, mais qui lui permet de se faire obéir et respecter de manière constante. Butler trouve ici un rôle psychologiquement et physiquement très fort, et sa façon d’être constamment sur le fil est d’une précision impressionnante, tant dans son boulot que dans sa vie privée. Que ce soit lors des gunfights ou lors de séquences de dialogues, la tension reste palpable et on sent toute la colère qui gronde juste sous la surface et qui ne demande qu’à sortir.

Face à lui, le Canadien Pablo Schreiber (il est le demi-frère de Liev Schreiber, vous savez, le Dents-de-Sabre d’X-Men Origins: Wolverine), qui a joué dans Orange is the new Black, et que je ne connaissais pas du tout. Il s’avère tout aussi impressionnant que Butler en donnant une stature très dense à son personnage, et le choc de l’affrontement entre les 2 hommes et leurs 2 équipes est clairement tiré vers le haut grâce à ces interprétations puissantes. Les 2 acteurs posent une très belle intensité, et Christian Gudegast se révèle être un excellent directeur d’acteurs! Et comme il est également excellent dans l’écriture et dans la mise en scène, son Criminal Squad va tout logiquement s’imposer comme un polar nerveux à souhait et tendu à mort! Je ne m’attendais clairement pas à ce level, et ça fait vraiment plaisir d’être surpris par toutes les qualités de ce film!

Gudegast nous livre des gunfights qui n’ont rien à envier aux oeuvres du genre et qui sont bien marquantes, comme si on sentait chaque impact perforer la tôle, les vitres ou les membres. Il nous balance au coeur de l’action sans aucune concession, nous mettant face à l’implacabilité d’une lutte armée, avec la caractérisation violente d’une guérilla urbaine. C’est tout bonnement impressionnant, et ce ne sont pas les moments plus calmes qui vont détendre l’atmosphère. Car là encore, l’acuité de son écriture et son instinct de réalisateur vont créer des séquences bien tendues, et qui se passent même parfois de dialogues! Quand un réalisateur est capable de créer une scène d’opposition où chaque boss est persuadé d’avoir la plus grosse, sans dialogue et sans impact physique, ça envoie sacrément aussi! Gudegast nous livre un polar urbain ultra testostéroné qui emprunte quelques codes bienvenus aux westerns, et le résultat est étouffant à souhait!

L’action se déroule à Los Angeles et dans sa banlieue, et Gudegast a encore l’intelligence d’effectuer quelques rappels réguliers renvoyant à l’aspect tentaculaire des grandes métropoles, dans lesquelles des figures aussi têtes brûlées que Big « Nick » O’Brien (Butler) et Ray Merrimen (Schreiber) tentent de parvenir à leurs fins. Avec ces images d’une Los Angeles immense et foisonnante, Gudegast nous balance encore de quoi alimenter l’aspect tragique de ce récit. A l’échelle d’une ville, ce qui se passe entre les 2 hommes est si insignifiant… Mais chacun est résolu à réussir sa mission envers et contre tout, persuadé d’être dans son droit. Chacun pense qu’il n’y a pas de place pour l’autre, ce qui renvoie encore à un certain esprit western… Et comme O’Brien fait partie du bureau du shérif de LA, ça prend encore plus de sens… On a 50 Cent qui joue un bad guy avec une belle densité également, et fanchement tout le casting est très bon, de chaque côté de la justice, avec O’Shea Jackson Jr., Maurice Compte, Brian Van Holt, Evan Jones, Mo McRae ou Kaiwi Lyman!

Criminal Squad est clairement une superbe surprise, et je me répète, mais c’est un polar nerveux et sombre qui devrait vraiment s’imposer comme un putain de classique!!!

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Le clip de la semaine: Les Kassos

Je ne connaissais pas du tout cette série animée française totalement barge, et je suis bien content de l’avoir découverte! ^^ De 2013 à 2016, Balak, Alexis Beaumont, Rémi Godin et Julien Daubas ont salement détourné les héros de notre enfance, en nous présentant des mini-scènes où des versions dépravées d’Astérix et Obélix, Candy, les Dalton, Leia et Han Solo, et des dizaines d’autres, se retrouvent face à une assistante sociale! J’ai galéré à trouver un épisode pas trop trash, mais franchement c’est tellement bon (mention spéciale au Lapin du Métro!!!). L’humour est juste énorme, et on a droit aux voix de Medi Sadoun, François Levantal ou encore Zoé Félix. Je vous invite donc à découvrir tous les épisodes sur YouTube, ça vaut le détour!!!

 

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Deadpool 9: Au-delà du Quatrième Mur

Deadpool est toujours autant en forme, et ça fait bien plaisir de le retrouver pour ce rendez-vous mensuel! On commence par la série principale Deadpool, dont le 32ème épisode nous plonge en pleine révolution Secret Empire. Captain America et l’Hydra ont pris le contrôle des USA, et le pays doit subir la dictature imposée (tout parallèle avec l’administration Trump ne serait qu’une coïncidence temporelle ^^). Deadpool suivrait Cap n’importe où, et comme il obéit au moindre de ses ordres, il n’a pas hésité dans le numéro précédent à tuer l’agent Phil Coulson!!! Cette fois, il va combattre Speedball, qui fait partie de la résistance, et tout en effectuant son boulot, il sent bien que quelque chose ne va pas dans cette situation. Et si Deadpool ne faisait que semblant d’être avec Cap et ses alliés verts? Gerry Duggan (scénario), Matteo Lolli (dessin) et Ruth Redmond (couleurs) nous livrent un très bon numéro, dans lequel on voit la relation entre Wade et sa fille Ellie se détériorer, elle qui n’est pas une adepte de l’Hydra… Il y a un mélange de fun et d’action comme à l’accoutumée chez Duggan, mais on sent également tout le poids de cette prise de pouvoir par les bad guys…

Joe Kelly et Ed McGuiness font leurs adieux à la série Spider-Man/Deadpool, eux qui l’avaient lancée fin 2016. Ce sont des artistes historiques sur le personnage de Wade, puisque ce sont eux qui avaient officié sur la toute première série régulière consacrée à Deadpool en 1997, et ils nous ont livré des runs mémorables! Ca fait un petit pincement au coeur de les voir quitter l’aventure encore une fois… On verra ce que nous livrerons Robbie Thompson et Chris Bachalo pour la suite! Fin de parcours donc pour l’Araignée Gipsy, après 6 épisodes bien violents où cette nouvelle création donnait sacrément de la toile à retordre à ses petits papas! Elle est en effet la création tordue d’un scientifique lui ayant conféré les pouvoirs combinés de Spider-Man et de Deadpool, et sa folie meurtrière va sérieusement altérer le code de bonne conduite de Peter Parker! Il va douter de la justesse de son credo consistant à neutraliser ses ennemis sans les tuer, et en vient à penser qu’il doit la tuer pour enfin mettre un terme à ses agissements! Joe Kelly nous a livré un run très intéressant d’un point de vue psychologique, et voir Wade tenter de raisonner Peter, c’est assez singulier! Il y a une vraie noirceur dans ces 2 épisodes, et on va explorer les psychés des 2 héros qui vont tenter à leur manière de survivre.

Second épisode pour Deadpool re-tue l’Univers Marvel, qui se déroule dans un univers parallèle où Wade est sous l’emprise mentale de Crâne rouge, et décime des dizaines de héros sans s’en rendre compte. Le Punisher, Misty Knight, Cable, Kate Bishop, Jessica Jones et Moon Knight suivent ses traces sanglantes, et vont tenter de remonter sa piste afin de l’empêcher de poursuivre sa croisade mortelle. Deadpool a réussi à tuer Spider-Man et Venom, et il continue à éradiquer les membres du Spider-Verse! Cullen Bunn et Dalibor Talajic nous ont concocté un épisode sombre et réussi, dans lequel Wade continue à fonctionner en pilote automatique.

Et là, énorme claque encore une fois, grâce à la sublime série Gwenpool de Christopher Hastings!!! J’avais adoré le Deadpool Hors Série 2 qui lui était consacré, et franchement on tient vraiment là une série originale à souhait et tout simplement géniale!!! Dans cet épisode, Gwen Poole n’est même pas en costume, mais la manière dont Hastings fracasse le 4ème mur est juste énorme, et j’ai trop hâte de lire la suite! Gwen est revenue dans son monde et n’a plus de souvenirs de son passage dans l’univers des super-héros. Mais elle se doute que quelque chose se passe, et elle va enquêter à sa façon… Elle commence à voir ce qu’elle pense, et là d’un coup elle voit à sa gauche les mots « L’impensable Gwenpool Au-delà du quatrième Mur Acte deux« ! C’est le titre de l’épisode du jour, et forcément, ça va la travailler de découvrir ça dans son champ de vision!

 

Elle tente d’avoir une vie normale avec son boulot au cinéma, elle se détache un peu de sa geek attitude (d’ailleurs elle se fait méchamment spoiler Captain America: Civil War par un spectateur très con!), mais elle a toujours cette impression qu’il manque quelque chose dans sa vie… Cet épisode est une sorte de personnification d’un certain mal-être adolescent, cette période où il faut parvenir à concilier ses rêves d’enfants avec les obligations adultes, et dans laquelle on peut avoir du mal… Pour Gwen, le malaise diffus qu’elle ressent prend la forme de cette sensation persistante d’être dans une histoire, et elle va explorer cela. « Je viens de perdre un bout de ma vie entre deux scènes? Entre deux pages? Je vis ma vie d’une case à l’autre? » « Oui, n’empêche que je vois clairement mes pensées dans des petites boîtes roses. – Qui essaies-tu de convaincre? Tu crois que quelqu’un lit ça? – Je ne discuterai pas avec mes pensées. » Et d’un coup, elle se concentre pour faire le vide, pour effacer ce qui l’entoure, et parvient à toucher le bord de la case!!! Son expérience suivante va être encore plus dingue, puisqu’elle va s’obliger à développer le flux de ses pensées jusqu’à ce que la case rose dans laquelle elles s’inscrivent prenne de plus en plus de place, jusqu’à littéralement la repousser, ce qui la fait tout de même traverser une fenêtre!

Il y a une vraie réflexion sur l’existence même de l’être humain au travers de ce personnage déjanté, et son questionnement sur sa condition rejoint les doutes métaphysiques assaillant tout le monde un jour ou l’autre. Mais Gwen parvient à se rendre compte qu’elle est dans un comics, et va tout faire pour aller encore plus loin dans son expérience. Le jeu de Christopher Hastings est génial, car Gwen va encore plus loin que Deadpool dans le franchissement du 4ème mur! Le trip auquel il nous convie est étonnant, énergique et tellement réussi! Avec ses compères Gurihiru (sous ce nom se cachent les dessinatrices japonaises Chifuyu Sasaki et Naoko Kawano), il nous balance une vraie leçon de comics totalement différente et complètement immersive! Pas étonnant que Gwenpool soit aussi populaire avec ces partis-pris démentiels et son caractère geek! Vivement la suite! 🙂

Après un 1er épisode sympathique mais pas fou, James Robinson précise ses intentions avec sa nouvelle série Cable. Accompagné de l’excellent Carlos Pacheco aux crayons, il va poursuivre le voyage temporel de Nate Summers, qui affronte des ronins surarmés dans le Japon féodal. Le combat est bien sanglant, et Cable est de retour comme l’anti-héros taciturne qu’on connaît! Le mix entre époques passées et nouvelles technologies fonctionne mieux que dans le 1er épisode, et il y a un bon élan qui est instauré dans cette suite. La fin ouvre sur une nouvelle époque, dans laquelle Cable va continuer sa quête!

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Les news de la semaine: Happy birthday Josh!

Le 12 février, Josh Brolin fêtait ses 50 piges!!! L’occasion rêvée pour Ryan Reynolds de lui rendre un hommage bien méta! C’est chose faite avec cette séance de peinture lors de laquelle Wade rappelle à notre bon souvenir que Brolin incarnait Brandon Walsh dans Les Goonies il y a 33 ans! 😉

 

On savait que Tim Miller était resté en bons contacts avec la Fox puisqu’il développe actuellement un film centré sur la X-Woman Kitty Pryde, mais une surprise de taille vient se greffer là-dessus! En effet, le scénariste de comics Brian M. Bendis, qui vient de quitter Marvel Comics pour rejoindre DC en tant qu’exclusif, bossera toutefois sur le scénario de 143 (un titre de travail faisant référence à Uncanny X-Men 143 dans lequel le personnage apparaissait pour la première fois)! Un transfuge bienvenu entre les 2 univers, et on a hâte de voir ce qu’apportera Bendis à la Fox!

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