Le clip de la semaine: Ubikar – Planet Bukowski

Ca faisait longtemps, on se refait un p’tit Ubikar? Leur titre Planet Bukowski résume bien l’énergie electro-rock du trio lyonnais, avec en supplément un p’tit côté freak bienvenu! Si vous voulez les découvrir sur scène, voici leurs prochaines dates juste ici!

 

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Dix petits Nègres (Agatha Christie, 1939)

Il s’agit sans aucun doute du roman le plus connu de l’auteur britannique Agatha Christie, et il est le 6ème livre le plus vendu au monde, rien que ça! Avec Dix petits Nègres, la « Reine du Crime » nous plonge dans une intrigue des plus savoureuses, prenant racine dans le whodunit, ce genre littéraire et cinématographique (Alfred Hitchcock en est un maître en la matière) qui consiste à résoudre un ou plusieurs meurtres avec en présence une multitude de personnages, et très souvent une unité de lieu. On pense au jeu Cluedo, qui sera inventé en Grande-Bretagne en 1949, et qui se base sur ce type de littérature. Le terme whodunit est la contraction de « who (has) done it? », et signifie « qui l’a fait? ».

Dans Dix petits Nègres, nous retrouvons 10 individus de différentes catégories sociales et qui sont pour la plupart inconnus les uns des autres. Quand un des 10 meurt, on pense à un malencontreux accident; mais quand le lendemain, une 2ème personne est retrouvée morte, il ne fait plus aucun doute que quelqu’un est en train de décimer ce beau petit monde un à un! On a un avocat renommé, un jeune dandy, un médecin, une vieille fille guindée, un ancien policier, un couple de domestiques, une jeune institutrice, un général à la retraite, et un militaire encore en activité. Chacun des survivants pourrait être le tueur qui se cache sur cette île, et lors de chaque mort, l’étau se resserre…

Dix petits Nègres surprend très agréablement par son rythme qui n’a rien à envier aux lectures modernes! Agatha Christie va droit à l’essentiel, et nous concocte un récit prenant et ludique, dans lequel le jeu est de deviner qui peut bien être le meurtrier, et pourquoi il agit ainsi! L’intrigue progresse très rapidement, et on a pas envie de lâcher ce bouquin tant les événements s’enchaînent rapidement, le tout baignant dans un suspense très maîtrisé! Dix petits Nègres est un classique de la littérature policière, et on sent irrémédiablement la portée et l’importance qu’il a eu dans différents domaines! On pourra y retrouver des traces chez Stieg Larsson dans son sublime Millénium – les Hommes qui n’aimaient pas les Femmes, ou Identity de James Mangold. L’héritage d’Agatha Christie est très vaste, imprégnant la culture dans son ensemble, et de très nombreux artistes lui sont redevables.

Elle augmente l’aspect ludique de ces mises à mort, avec une comptine trônant dans chaque chambre d’invités, et qui décrit la manière dont les décès vont se dérouler! Il y a une sorte de mise en abyme du projet de l’écrivain, qui va montrer comment le meurtrier très joueur se plaît à suivre une trame préétablie. Christie va jouer avec ses personnages de la même manière que le criminel va leur ôter la vie, et on va se prendre au jeu avec un délicieux mélange de bienséance british et d’instinct de survie! Cette île isolée, de laquelle ne peuvent s’échapper les 10 protagonistes, devient presque un personnage à part entière, avec ses changements de temps qui suivent les états d’âmes des prisonniers. La pluie battant les fenêtres la fait apparaître sinistre, le soleil réchauffant les visages offre une lueur d’espoir, et la nature fait partie intégrante de cette intrigue. De même que la maison moderne dans laquelle sont logés les 10, qui est une bâtisse immense dans laquelle il est difficile de surveiller chaque recoin sombre…

Le titre vient du nom de l’île elle-même, baptisée l’Ile du Nègre car elle « devait son nom à sa ressemblance avec une tête d’homme… Un homme aux lèvres négroïdes. » Si le terme est très péjoratif de nos jours, il était couramment utilisé à l’époque, et les dix petits nègres sont des statuettes d’hommes noirs posés sur la table de la salle à manger, et qui symbolisent chacun des invités. En effet, elles disparaissent une à une au fur et à mesure que les cadavres s’enchaînent… Ce qui rajoute encore au mystère de cette île et à l’aspect ludique de l’ensemble! Si vous n’avez jamais testé, je vous invite à plonger dans cette lecture captivante et rythmée, à la recherche du mystérieux tueur!

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Les news de la semaine: Surfing with the Alien

Du côté de la Fox, on compte bien ne pas attendre de se faire bouffer par Mickey, puisque les projets en préparation sont nombreux, et le dernier en date est de taille: il s’agit ni plus ni moins que d’un film Silver Surfer! Le personnage apparu précédemment dans Les 4 Fantastiques et le Surfer d’Argent, tout en images de synthèse, aura donc droit à sa version rebootée et à son film standalone! Pour l’instant, on sait que Brian K. Vaughan, le scénariste à qui l’on doit le comics Les Fugitifs (adapté avec succès en série télé) s’occupe du script.

 

James Gunn a attristé tous les fans de Groot cette semaine, avec une info tardive mais tellement triste: vous vous rappelez le scarifice de Groot dans Les Gardiens de la Galaxie? On découvrait ensuite un Baby Groot né d’un bourgeon du Groot original, et tout le monde pensait qu’il s’agissait d’une renaissance du même personnage. Mais le constat de James Gunn est sans appel, le Groot originel est bel et bien mort, et ce Baby Groot est techniquement son fils! Voici sa réonse à la question d’une fan, c’est on ne peut plus limpide: « First Groot is dead. Baby Groot is his son. » Ca fait quand même mal au coeur non??

 

The New Mutants, qui avait été repoussé de quasiment un an, va reparti en tournages, et on en apprend un peu plus sur les raisons de ce retournement de situation. Initialement, le film ne faisait pas assez peur, ce qui est plutôt dommage pour un film d’horreur. Mais on apprend cette semaine que le but est de rajouter un personnage à l’équipe! On pense immédiatement à Warlock, l’extraterrestre métamorphe, mais il est encore trop tôt pour se prononcer. Bon, ce serait quand même bien sympa s’il apparaissait dès le 1er épisode!

 

On termine avec des affiches promo pour Avengers: Infinity War, qui démontrent s’il en était besoin le roster impressionnant du long métrage des frangins Russo! Jim Starlin doit apprécier! 😉

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Le clip de la semaine: Dancing in the Street // Silent Music Video

La musique est quand même vachement importante dans un clip vidéo. La preuve avec ce Dancing in the Street dans lequel on a enlevé le son, pour le remplacer par quelques bruitages approximatifs, pour un effet franchement drôle! Vous pourrez comparer avec la version originale de ce clip dans lequel David Bowie et Mick Jagger semblent être totalement sous substances hallucinogènes!!!

 

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Blade (Stephen Norrington, 1998)

Il y a un temps pas si lointain ou le cinéma et la télévision n’étaient pas envahis par les super-héros… Avant le succès du Marvel Cinematic Universe et ses recettes astronomiques, c’est du côté de la Fox que l’on tentait de faire quelque chose avec ces personnages à super-pouvoirs. Le X-Men de Bryan Singer a véritablement initié la franchise super-héroïque en 2000, avec le succès qu’on lui connaît et les nombreuses séquelles qui ont suivi. Et pourtant, c’est New Line (qui avait été rachetée par Warner en 1996) qui a véritablement enclenché le processus… En confiant les rênes de Blade à Stephen Norrington, elle allait amorcer une véritable ère de changement dans le domaine cinématographique!

L’année 1998 voit David Hasselhoff perdre un oeil pour les besoins du téléfilm Nick Fury, et on ne peut pas dire que l’engouement pour les transpositions de comics est né à ce moment-là… Avant cela, en 1997, on avait une obscure série Night Man, ou encore le téléfilm Génération X (1996), un Fantastic Four qui n’a jamais eu le droit de sortir sur grand écran, ou un Captain America déjà rétro lors de sa sortie en 1990 (Pour plus de détails, vous pouvez jeter un oeil au dossier Des comics à l’écran: les adaptations Marvel de 1944 à 2019)… Les super-héros étaient alors considérés comme de simples produits sans relief, qu’on sortait des cases sans grande conviction… Mais la vision derrière Blade est nettement plus sérieuse, et on sent qu’il y a une vraie volonté de jouer correctement avec ce matériau de base. Il n’est donc pas étonnant de retrouver David S. Goyer au script, lui qui deviendra clairement une figure importante de ce type d’adaptations, puisqu’on lui devra Batman begins, The Dark Knight: le Chevalier noir, The Dark Knight rises, Ghost Rider 2: l’Esprit de Vengeance, Man of Steel, Batman v Superman: l’Aube de la Justice (bon, il a aussi écrit Nick Fury en 1996…)…

Les 90’s sont très bien exploitées par Wesley Snipes qui nous livre Passager 57, Soleil levant, Demolition Man, Money Train… Avec la bénédiction de Goyer, il raflera le rôle de Blade au nez de Denzel Washington et Lawrence Fishburne, et campe un diurnambule tout ce qu’il y a de plus crédible. Le personnage créé par Marv Wolfman et Gene Colan en 1973 a évidemment été modernisé, et l’aspect blaxploitation de l’époque a été mis de côté (tout comme ça a été le cas avec Luke Cage). Mais en tablant sur du R-rated, New Line s’est donné les moyens de créer un film solide sur un justicier bad-ass, et mine de rien, en le revoyant 20 ans plus tard, on se rend compte que la portée de ce Blade est finalement importante. La scène de la boîte de nuit est encore sacrément efficace, et Stephen Norrington s’est bien appliqué pour nous offrir quelques moments bien graphiques! La prédominance des couleurs blanche, noire et rouge donne une certaine stylisation à son film, qui n’en oublie pas pour autant d’être efficace sur le plan physique. Norrington nous livre des plans que ne renierait pas James Cameron, et on a de temps à autre l’impression d’être dans un Terminator, ce qui est plutôt un gage de qualité! Et l’aspect très sombre et violent renvoie irrémédiablement à un esprit urbain proche du Punisher!

On a droit à un film d’action bien bourrin qui va passer du combat aux flingues à un duel au sabre, en n’oubliant pas l’affrontement à mains nues. Là encore, Norrington fait preuve d’une belle efficacité dans la visualisation de ces combats, dont la violence ressort de manière bien graphique également. Mais le film pose quelques questions intéressantes sur le personnage principal, individu mi-homme mi-vampire qui doit lutter constamment contre sa propre soif de sang. L’aspect addictif est traité frontalement et ajoute un niveau de lecture fort à son récit, Blade et son ami Whistler (le très bon Kris Kristofferson) tentant de trouver un remède à son état. Du côté opposé, Stephen Dorff joue Deacon Frost, un vampire qui souhaite renverser l’élite vieillissante et prendre le contrôle de l’humanité. Le film a plutôt bien passé l’épreuve du temps, il se regarde avec plaisir, et il mérite d’être remis en avant au moment où tout le monde voit en Black Panther la première adaptation d’un super-héros black. Blade est réellement celui ayant donné la toute première impulsion, et le roi T’Challa lui doit une certaine reconnaissance 😉 Guillermo Del Toro nous livrera un Blade II un brin prétentieux, puis Goyer réalisera Blade: Trinity qui ne marquera pas les esprits, mais qui est anecdotique puisqu’il marque la toute première incursion de Ryan Reynolds dans une adaptation Marvel, bien avant qu’il incarne l’explosif Deadpool! Et sinon, Goyer ne lâchera pas encore le personnage, puisqu’une série télé verra le jour en 2006, mais seulement pour 12 épisodes…

Les droits du personnage de Blade étant revenu chez Marvel Studios, il serait intéressant de voir une nouvelle transposition du diurnambule! Avec ou sans Wesley? ^^

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