Les news de la semaine: Le Monde de Nemo

Ca faisait un petit moment qu’on n’avait pas eu de film de requin à se mettre sous la dent, heureusement Jason Statham vient rétablir la situation avec The Meg, qui devrait faire passer le grand blanc des Dents de la Mer pour un poisson-clown. On dit souvent que la taille ne compte pas, mais quand on voit le bestiau, on pourrait bien changer d’avis cette fois, et je pense que c’est l’adversaire plus costaud auquel Statham ait jamais été confronté! Mais tout va bien, il a un couteau. C’est Jon Turtletaub (Ninja Kids, Rasta Rockett, la saga Benjamin Gates…) qui réalise, et on ne sait pas trop si l’ensemble sera plutôt flippant ou plutôt parodique… En tout cas le début de la BA  est très bon, après ça devient plus soft malheureusement… On jugera sur pièce le 15 août!

 

Sinon, il se pourrait bien qu’on n’oublie jamais Deadpool 2 après l’avoir vu…

 

Après le succès d’Atomic Blonde, l’actrice et productrice Charlize Theron confirme une suite aux aventures de Lorraine Broughton! Le film signé David Leitch (le réal de Deadpool 2!) était une pure tuerie baignant dans un contexte de Guerre Froide bien violent, et saupoudré d’une musicalité juste sublime! Un Jason Bourne en mode féministe qui a su conquérir son public, il faudra néanmoins suivre l’évolution du projet pour voir qui pourrait bien passer derrière la caméra (Leitch de nouveau, avant un film X-Force? ^^).

 

Si la seconde saison de Jessica Jones n’a pas atteint les sommets de la 1ère, on aura tout de même bien droit à une 3ème salve de la part de Netflix! On espère que Trish Walker mettra enfin du sien dans les combats urbains, et on attend de vrais bad guys cette fois!

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Avengers 10: Sacrifices

3 mois après le départ de Deadpool des Uncanny Avengers, petit retour sur le magazine Avengers histoire de prendre des nouvelles de toutes ses séries! On est évidemment toujours en plein Secret Empire, et on va commencer par la série Avengers dont l’épisode 10 va nous montrer le quotidien de l’équipe de « héros » fidèle à Captain America. On a un Octopus en mode supérieur, dont l’esprit a été transféré dans un corps amélioré; on a Deadpool, qui voue une admiration sans borne au Captain; on a le Fils d’Odin, anciennement Thor mais qui n’est plus digne de porter Mjolnir; on a le Maître de Corvée, mercenaire se vendant au plus offrant; on a la Fourmi Noire, une sorte de Ant-Man en version bad guy; on a la Sorcière Rouge, ou plus exactement le démon Chthon qui contrôle l’enveloppe corporelle de la Sorcière Rouge; et on a Vision, qui a été reprogrammé pour agir de manière conforme au nouveau programme de Captain America.

Ce sont toujours Mark Waid et Mike Del Mundo qui assurent le show, et le résultat est toujours aussi beau. Del Mundo nous livre de très belles planches psychédéliques, dont il assure également la colorisation avec Marco d’Alfonso, pour un résultat graphiquement innovant et plutôt agréable pour la rétine! La façon dont l’équipe va gérer le groupe d’extraterrestres qui désire détruire le bouclier planétaire est très symptomatique de la nouvelle orientation de Cap, et ce qui est intéressant est de suivre les motivations très diverses selon les personnages. Je le dis et je le répète, Mark Waid est l’un des artisans Marvel les plus actifs et intéressants du moment!

Surtout quand on voit le grand écart dont il est capable entre le niveau très adulte d’Avengers et la teen attitude des Champions! C’est toujours Waid qui gère les aventures des jeunes super-héros, et l’ambiance est totalement différente dans les pages de cette série! Le design d’Humberto Ramos est plus classique que celui de Mike Del Mundo, mais il apporte un dynamisme et une fraîcheur bienvenus à l’équipe de Miss Marvel! Miss Marvel qui a d’ailleurs disparu, ses coéquipiers se lançant à sa recherche, et se rendant pour cela dans un camp pour Inhumains. Les Champions sont devenus au fil des épisodes les combattants des minorités, et cette fois-ci ils vont tenter de sauver ces Inhumains prisonniers dans une ville spéciale. Il y a un aspect absurde avec la physionomie des gardiens, mais le fond va encore une fois être similaire à ce que l’on a déjà pu voir auparavant. Pourtant, Waid fait que cela fonctionne encore, et on va assister à une aventure humaine dans laquelle chacun va apprendre de l’autre, sans que cela soit naïf ou ridicule. Encore du très bon taf, Mark!

L’épisode des Uncanny Avengers va se dérouler après Secret Empire, et va suivre les méfiances du groupe envers la Sorcière Rouge, qui a réussi à se défaire de l’emprise du démon Chthon. Malicia ne souhaite pas la reprendre dans l’équipe, car elle estime que sa présence même est dangereuse. Le débat va faire rage entre les différents membres de l’équipe, afin de savoir si Wanda peut rester ou non. Frère Vaudou a des arguments de poids pour la garder dans l’équipe, et il semble bien y avoir un rapprochement entre eux… Mais voilà que soudain débarque Graviton! Ce vilain de 3ème zone, qui possède pourtant un pouvoir très impressionnant, semble enfin en avoir pris conscience, et il pourrait être très mortel pour les Uncanny Avengers!

Nick Spencer et Donny Cates nous livrent un Captain America: Steve Rogers 19 très intéressant, qui va passer du présent au passé retravaillé façon Cube Cosmique avec soin et fluidité. Les tensions montent entre Captain America et le Fils d’Odin, Sharon Carter tient tête à Steve Rogers, et cet épisode sans action s’avère prenant d’un point de vue psychologique. Ce n’est pas tous les jours que Captain America se fait traiter de faschiste, et c’est d’autant plus captivant quand c’est vrai! Javier Pina et Andres Guinaldo assurent là encore une partie graphique très léchée, et qui est encore différente de ce que l’on peut voir sur les autres séries de ce magazine!

Brian M. Bendis s’occupe de la destinée de l’Infamous Iron Man, qui n’est autre que le Docteur Fatalis passé du bon côté de la justice! Victor Von Fatalis a en effet pris la relève de Tony Stark depuis qu’il est mort, mais bien évidemment tout le monde se méfie de ce changement d’attitude! D’ailleurs, il va être victime d’un malaise, ce qui va permettre à Ironheart, l’héritière légitime de Tony Stark, d’arrêter Fatalis et de le livrer au S.H.I.E.L.D.! Pendant ce temps, Ben Grimm et Johnny Storm vont tailler le bout de gras sur fond de nostalgie, avec un certain espoir de retrouver Reed et Susan Richards… Par contre, il ne faut pas sous-estimer les pouvoirs de Cynthia Von Fatalis, la mère de Victor, qui est prête à balancer un héliporteur dans l’océan pour sauver son fils!

Brian M. Bendis toujours pour clôturer ce numéro, avec Invincible Iron Man 9 consacré à Ironheart! L’adolescente Riri Williams s’est créée sa propre armure d’Iron Man, et elle est aidée par une intelligence artificielle basée sur le schéma de Tony Stark. On la retrouve en plein combat contre Cynthia Von Fatalis en Latvérie, et elle a du boulot entre les Fatalibots et la régente de ce pays! Stefano Caselli nous livre un bel accompagnement graphique, et ce combat stratégique est très bien écrit par Bendis. Les doutes et la ténacité de Riri en font un personnage très fort, et cette série s’avère encore une fois une vraie réussite!

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Les news de la semaine: American Beauty

Découvrez comment tout a commencé avec American Nightmare 4: les Origines! James DeMonaco laisse pour la première fois sa place de réalisateur pour ce film signé Gerard McMurray, mais il officie toujours en tant que scénariste. Nous assistons donc à la toute première Purge instaurée par les Nouveaux Pères Fondateurs, qui souhaitent manipuler davantage les masses en proposant cette nuit d’horreur où tous les crimes sont permis durant 12 heures! On a Marisa Tomei (la nouvelle Tante May de Spider-Man: Homecoming!) qui participe en tant que scientifique de ce nouveau programme! Ca s’annonce comme un survival très bien rythmé, qui pourrait continuer la saga de façon intéressante après un 3ème volet un peu classique.

 

Un nouvel aperçu d’Ant-Man et de sa compère la Guêpe, qui nous est dû au magazine Disney Twenty-Three qui présente les 2 personnages sur sa couverture! Il faudra attendre jusqu’au 18 juillet pour découvrir ce bien-nommé Ant-Man et la Guêpe!

 

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Le clip de la semaine: Marvin Gaye – Inner City Blues (make me wanna holler)

La semaine dernière, je découvrais l’excellent film d’Yvan Attal Le Brio, avec Daniel Auteuil et Camélia Jordana. Au-delà de sa très belle mise en scène et de ses joutes verbales savoureuses, ce film possède une vraie ambiance et un superbe habillage sonore, notamment avec le morceau d’ouverture signé Marvin Gaye. On découvre en effet le personnage interprété par Camélia Jordana qui traverse la ville en écoutant ce puissant morceau soul Inner City Blues (make me wanna holler). Je vous laisse le (re(découvrir) à travers ce très beau clip, et en toute logique, ça devrait vous donner envie de vous plonger dans l’album What’s going on datant de 1971!

 

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Red Sparrow (Francis Lawrence, 2018)

Alors que les récits d’espionnage modernes sont clairement orientés vers l’action, Francis Lawrence revient vers une vision du genre nettement plus épurée. Son Red Sparrow ne va pas s’engager sur le terrain des cascades rythmées, mais va axer son propos sur une vision bien plus psychologique de ces luttes secrètes entre états. Jennifer Lawrence (qui n’a aucun lien de parenté avec le réalisateur) va incarner Dominika Egorova, une jeune femme russe qui va se retrouver dans l’obligation d’intégrer une école secrète destinée à faire d’elle une redoutable espionne. Dans cet établissement, elle va subir de multiples humiliations destinées à éradiquer sa pudeur et sa fierté. Après tout, on lui dit bien que on corps appartient à l’état… C’est dans cette veine très sombre et avilissante que le film surprend, mais pas forcément de la bonne manière. La volonté de Francis Lawrence est de montrer le mécanisme de « démontage » physique et psychologique mis en place dans cette école, mais l’aspect malsain qui en résulte n’est pas forcément des plus attractifs…

Alors qu’elle était une ballerine renommée, dont les jambes faisaient des merveilles sur scène, voilà que Dominika va apprendre à les écarter pour obtenir des informations… La déchéance est totale, et elle va lutter pour ne pas se perdre dans cette manipulation quotidienne destinée à faire d’elle une arme sans états d’âme. Sa première mission va consister à séduire un agent de la CIA afin d’obtenir le nom d’une taupe opérant au sein de l’agence russe. On a un casting vraiment intéressant, avec une Jennifer Lawrence qui prend son rôle très à coeur, un Joel Edgerton convaincant en agent américain, un Matthias Schoenaerts un peu trop caricatural, ou encore un Jeremy Irons un peu trop discret mais qui a toujours une présence imposante.

Ce Red Sparrow semblait marcher sur les plate-bandes de Marvel Studios en nous livrant une histoire très apparentée à celle de Black Widow, la célèbre Avenger, qui elle aussi a été manipulée psychologiquement et physiquement par le gouvernement russe afin de devenir une arme très affûtée. Mais le traitement très sombre s’oriente clairement vers le sexe et la violence psychologique, avec quelques scènes bien difficiles de violence sexuelle également. En ce sens, Red Sparrow s’empêche d’être un film d’espionnage ludique et prenant, et il en est une représentation certes plus mature, mais qui pourra d’autant plus diviser. Cette violence envers les femmes, sujet finalement très d’actualité, n’est pas forcément le meilleur moyen de donner envie au spectateur de suivre ce récit, même s’il se veut réaliste… On lui préférera largement un Atomic Blonde nettement plus graphique et percutant, qui permet une certaine distanciation avec la violence en jouant avec les codes du film d’espionnage. Red Sparrow est appliqué et bien interprété, mais la tonalité constamment sombre de cette histoire, doublée d’un certain classicisme dans l’élaboration de son intrigue, fait qu’on le suit sans trop d’implication, sauf lorsque des moments très violents.

La frontalité du sujet n’est pas forcément la meilleure des approches, et même si le film se permet quelques pirouettes scénaristiques caractéristiques du genre, il possède un aspect dérangeant qui empêche d’adhérer totalement. Après avoir réalisé les 3 derniers films de la saga Hunger Games, Francis Lawrence a donc retrouvé Jennifer Lawrence pour un récit beaucoup plus réaliste mais pas forcément plus réjouissant…

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