Le clip de la semaine: Aesop Rock – Zero Dark Thirty

Aesop Rock est sans conteste l’une des pointures du hip-hop underground US, et chacun de ses morceaux est à la fois original et envoûtant. Ce Zero Dark Thirty est issu de son album Skelethon sorti en 2012.

 

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Rampage – hors de Contrôle (Brad Peyton, 2018)

Un film avec Dwayne Johnson est toujours un événement, l’acteur étant parvenu à se hisser parmi les célébrités les plus bankable à Hollywood, et enchaînant les tournages de superproductions à un rythme effréné depuis maintenant quelques années. Rien que l’année dernière, on a eu Fast and furious 8, Baywatch: Alerte à Malibu et Jumanji: bienvenue dans la Jungle, et cette année on aura encore Skyscraper le 11 juillet où il se la jouera John McClane. Et donc il nous livre dès mercredi ce Rampage – hors de Contrôle, tourné avec un metteur en scène qu’il connait bien, puisque Brad Peyton est le réal derrière Voyage au Centre de la Terre 2: l’Ile mystérieuse et San Andreas.

On a pu le voir à travers sa filmographie, The Rock est un tas de muscles qui sait manier l’humour mais également l’émotion, et le film démarre vraiment bien en présentant la relation très affectueuse entre le primatologue Davis Okoye et George, un gorille albinos. Il y a une réelle alchimie entre les deux personnages, qui se respectent mutuellement et qui communiquent parfaitement ensemble. On sent qu’il y a un aspect à la fois drôle et sérieux, qui permet d’espérer que le film soit plus profond que ce que laissait présager la bande-annonce. Couplé à une intro bien étonnante, on est donc projeté dans un film qui sent bon le blockbuster assumé et réussi.

Mais ça commence à gripper avec l’apparition de 2 personnages totalement caricaturaux, et qui sont les vilains méchants derrière des expérimentations douteuses. En somme, le coup classique de ce genre de film, mais avec une absence totale de dramaturgie ou de cohérence en ce qui les concerne. L’apparition d’un agent du gouvernement qui se prend pour un cow-boy en rajoute aussi du côté de l’exagération, et va faire basculer le film vers quelque chose de moins en moins réussi… C’est un plaisir de retrouver Naomie Harris, mais son rôle est quelque peu limité également… Et Dwayne ne sera pas capable à lui seul de sauver le film.

Brad Peton nous avait prouvé avec San Andreas (que j’ai vu avant-hier soir et dont je vous reparlerai très prochainement!) qu’il était capable de proposer des séquences de destruction sacrément impressionnantes, mais avec un gorille géant, un loup géant et un alligator géant, on perd un peu niveau réalisme, c’est sûr… Et le film va davantage lorgner du côté de Transformers 3: la Face cachée de la Lune que de celui de San Andreas, ce qui va nous valoir des scènes de destruction massive en mode too much, qui vont amoindrir de plus en plus les éléments mis en place au départ. Toute l’intensité dramatique va être balayée par une volonté du tout-action décérébré, et c’est bien dommage car il y a parfois quelques trouvailles visuelles sympas. C’est comme si Brad Peyton avait dû lâcher le scénario en cours de route pour se concentrer uniquement sur la destruction, alors que ce qui faisait la réussite de San Andreas, c’est justement cette juxtaposition constante entre les deux.

Rampage – hors de Contrôle ne tient donc pas toutes ses promesses, et s’avère moins dense que ce qu’il aurait pu proposer. Et fait étonnant, il est plutôt violent par rapport aux films habituels de Dwayne Johnson, avec quelques scènes qui pourraient s’apparenter à certains films de SF classiques. Mais malgré ces quelques beaux atours, on sent que les scénaristes se sont arrêté en chemin et n’ont pas livré une copie complète… C’est bien dommage, le potentiel état là, et le charisme du Rock tente de maintenir le film à flot, mais l’essoufflement se fait tout de même sentir au bout d’un moment. Dommage, les effets spéciaux sont plutôt soignés aussi, mais la forme ne suffit pas, et on aurait apprécié que le fond soit plus dense (comme dans San Andreas, promis je vous en parle bientôt ^^).

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Les news de la semaine: Teeth

La dernière bande-annonce de Venom est bien plus généreuse que la 1ère, puisqu’elle nous permet d’avoir enfin un aperçu du Symbiote fusionné avec Eddie Brock, pour nous donner le fameux Venom! En prime, une nouvelle affiche pour ce 1er film du Spider-Verse qui débarquera le 10 octobre!

 

Et encore une photo bien barge pour la promo de Deadpool 2! Sortie le 16 mai!

 

Et tiens, une nouvelle affiche spéciale IMAX cette fois! On peut dire qu’ils ont craqué, oui…

 

Antoine Fuqua, qui nous avait déjà gratifié d’un excellent Equalizer avec Denzel Washington en 2014, remet le couvert toujours avec le même acteur pour les besoins d’Equalizer 2, suite qui promet d’être tout aussi explosive! Sortie le 8 août.

 

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Avengers: Infinity War (Anthony Russo, Joe Russo, 2018)

En 2012, le premier Avengers était la brillante consécration d’un modèle amené à perdurer à Hollywood, et qui était finalement simplement calqué sur le matériau de base que représentent les comics Marvel. Cet aboutissement n’était finalement qu’un début, avec la promesse jouissive faite lors d’une scène post-générique qui a ravi tous les fans, avec ce regard et ce sourire de Thanos directement destinés aux spectateurs. 6 années après cette introduction et quelques passages au sein des productions du Marvel Cinematic Universe, le Titan Fou est désormais prêt pour un combat épique contre les Avengers. Ca tombe bien, ça leur a laissé un peu de temps pour recruter aussi, et face à cette menace cosmique, on ne refuse pas les renforts!

Si la Civil War de Cap était sympathique, elle n’avait en rien l’étoffe de celle offerte par Mark Millar et Steve McNiven au rayon comics, le film pêchant bien sûr non pas par son manque d’ambition, mais par un roster qui manquait encore d’envergure. Une douzaine de héros qui se tapait sur la gueule comparé à tout un univers papier qui se mettait sur la tronche, l’emphase était forcément amoindrie. Mais Kevin Feige, le patron de Marvel Studios, voyait sans doute déjà beaucoup plus loin, et ce 3ème épisode de Captain America a permis de tester la propension des Russo à canaliser leur écriture et à maîtriser une narration devant composer avec une multitude de personnages. C’était en 2016, et le MCU s’est encore bien étoffé en 2 ans, le rapatriement de Spider-Man à la maison-mère étant une excellente nouvelle avec la venue de Thanos sur Terre.

On ne va pas tergiverser longtemps sur les chiffres, on va juste rappeler que cet Avengers: Infinity War est le 19ème film de Marvel Studios en 10 ans, et qu’il représente forcément un aboutissement narratif et symbolique quand on voit le chemin parcouru depuis 2008 et Iron Man 1er du nom. Bien sûr, on sait qu’il fonctionnera de pair avec l’Untitled Avengers Movie (eh oui, son titre est encore secret) de 2019, et cet arc en 2 parties sera alors concrètement le final de la Phase III, et l’aboutissement de tout ce qui a été mis en place depuis que Marvel Studios a commencé son règne hollywoodien. Et si on parlait du film, maintenant? 😉

Avengers: Infinity War est clairement une oeuvre respirant le respect des comics, et on sent à quel point les Russo ont digéré leur culture des super-héros tout en lui offrant une portée cinématographique à la fois fun et immersive. C’est simple, on se sent vraiment happé par la dimension ultime du combat présenté, et le film fait clairement honneur aux comics dont il est l’extension. Si on se doute bien que Marvel est évidemment une machine à fric comme tous les studios, il est vraiment salvateur de voir avec quelle inspiration et quelle sincérité il nous livre un récit poignant et palpitant, ne misant pas simplement sur le succès de ses précédents films pour attirer les spectateurs dans ses filets. Il y a une vraie architecture mise en place tout au long de cette décennie, et Kevin Feige a sincèrement voulu donner aux fans l’histoire qu’ils méritaient de voir sur grand écran, et ça fait réellement plaisir de sentir cette connection entre l’offre et la demande, qui va donc au-delà du simple produit commercial. Avengers: Infinity War est excellent, et ce pour de multiples raisons.

On va commencer par un constat très simple: les 2h29 passent avec une aisance déconcertante! On est dès les premières secondes plongés dans l’aventure, et le film ne possède pas de temps mort, ce qui est un exploit dans le genre! Mais il faut dire qu’avec la multitude de personnages présents, il fallait bien tout ce temps pour rendre justice à chacun, et c’est dans cet exercice périlleux que les scénaristes Christopher Markus et Stephen McFeely s’en tirent avec tous les honneurs, parvenant à créer une narration d’une fluidité déconcertante, nous faisant naviguer de scène en scène en les imbriquant avec une aisance remarquable. Evidemment, tous n’ont pas le même temps de présence à l’écran, mais il y a une justification pour la présence de chacun, une cohérence dans le schéma global de cette lutte contre le Titan Fou, qui fait que l’on suit cette quête des Pierres d’Infinité avec un réel plaisir de fanboy!

Thanos nous parle d’équilibre de l’univers, et cela est à mettre en corrélation avec le très bel équilibre que nous proposent les Russo et leurs scénaristes, entre une dramaturgie qui atteint pleinement sa maturité dans ce film, et un humour made in Marvel qui parvient à s’instiller dans ce récit dense avec là encore une justesse confondante! Le dosage est hyper précis (ce qui n’était clairement pas le cas dans Black Panther par exemple), et cette capacité à jongler entre différentes émotions est l’un des points forts de ce film. Les acteurs sont tellement à l’aise dans leurs rôles, étant devenu une seconde nature pour certains, que l’alchimie prend à chaque scène. Et quel plaisir de voir des super-héros se rencontrer et partager des séquences pour la première fois, avec des duos d’acteurs et des dialogues savoureux! L’équilibre, encore une fois, est des plus réussis, alors que l’exercice avait tout du projet des plus casse-gueule!

Avengers: Infinity War nous livre de très beaux moments d’action, parvenant à rendre crédibles ces combats contre l’envahisseur et ses troupes, et on se retrouve comme un gamin fasciné par cette lutte désespérée pour sauver la Terre! Le casting est prestigieux, le rythme est savamment dosé, les enjeux sont gigantesques, et Thanos est impérial! Ce qui manquait cruellement à la branche cinéma du MCU, c’était justement un bad guy d’envergure, un ennemi implacable capable de mettre le doute à tous, et bien décidé à mener sa mission d’extermination à son terme. Curieusement, à l’exception de Loki dans le premier Avengers, c’est du côté de la télévision que Marvel nous a lâché ses meilleurs méchants, avec Wilson Fisk dans Daredevil et Killgrave dans Jessica Jones. C’est enfin fait au cinéma, Thanos est la menace ultime pour les Avengers. Si le personnage est en CGI, on ressent toutefois l’apport de Josh Brolin, qui parvient à le rendre complexe et qui en propose une interprétation magnétique. Thanos a beau être prêt à un génocide, il y a des aspects de sa personnalité qui en font un être d’une grande intensité.

Avengers: Infinity War est une très belle réussite, et se pose comme un film emblématique et l’une des plus belles réussites de Marvel Studios! On va désormais attendre avec une grande impatience une année avant de clôturer cette Phase III!

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Le clip de la semaine: Senser – Resistance now

Après Switch, Witch Village, 2 3 Clear et Follow the Leader, voici un nouveau morceau du groupe britannique Senser issu de l’album How to do Battle de 2009. Heitam Al-Sayed et ses troupes ont vraiment le sens du rythme!

 

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