Les news de la semaine : The Shape

Le Halloween nouveau se dévoile peu à peu, et cette photo de Michael Myers est du plus bel effet, merci à Entertainment Weekly ! Le célèbre boogeyman sera une nouvelle fois interprété par Nick Castle, l’acteur qui était déjà sous le masque en 1978 dans le mythique La Nuit des Masques! Dans ce nouvel opus, Myers aura passé 40 ans en captivité, et ce sera donc la seconde confrontation entre lui et Laurie Strode! Jamie Lee Curtis fera elle aussi son retour dans son rôle emblématique, et pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, il y a un problème de chronologie puisque Myers a passé 40 ans reclus … David Gordon Green, le réalisateur de ce nouvel opus, a volontairement choisi de créer une suite directe au premier film, faisant abstraction de toutes les suites qui ont déjà existé! Un peu comme si on se retrouvait dans un univers parallèle, avec une nouvelle prolongation pour le boogeyman ! J’ai vraiment hâte de découvrir cette nouvelle direction qui devrait être très proche de l’esprit originel de la saga! A découvrir le 24 octobre à Haddonfield et dans le monde! 😉

 

Et on a aussi quelques déclarations très intéressantes de David Gordon Green, qui s’est livré au micro de The Hollywood Reporter au sujet du tournage de ce film ultra-attendu:

« J’ai parlé aux comédiens et j’ai demandé à avoir leurs retours. Nous avons fait beaucoup de lectures et d’improvisations. Je fonctionne en refaisant le travail. Pour moi, un scénario n’est jamais qu’une base de départ et ensuite nous trouvons notre chemin, tous ensemble. »

« Il y a même certaines scènes qui n’utilisaient pas du tout le scénario, nous savions où on allait mais on voulait utiliser nos mots à nous. Parfois, je passais de la musique sur le plateau et j’essayais de garder cette spontanéité, donc le film n’a pas été beaucoup répété.

Chaque samedi était consacré à la réécriture, tandis que le dimanche était réservé aux répétitions comme ça je pouvais me nourrir de ce que nous avions fait dans la semaine ou approfondir l’idée d’un des comédiens ou prévoir une difficulté technique que nous aurions pu rater. Donc nous avons écrit le film jusqu’à la dernière semaine du tournage. »

La note d’intention est clairement la meilleure, et quand on voit la façon de travailler de David Gordon Green et de son équipe, on peut clairement espérer le meilleur pour ce film!

Et comme si ça ne suffisait pas, on a encore droit à un poster bien iconique pour The Shape! On le doit au dessinateur Bill Sienkiewicz, connu pour ses run mémorables sur Les Nouveaux Mutants ou sur Moon Knight, et à qui l’on doit également Elektra : Assassin avec Frank Miller au scénario. Et on peut dire que son affiche pour Halloween est vraiment superbe!!!

 

Je ne suis pas un fan de la saga Conjuring de James Wan, mais j’avoue être davantage intéressé par les spin-off. Du coup, ce Conjuring-Verse commence à être bien fourni, avec dans l’ordre chronologique Conjuring : les Dossiers Warren (2013), Annabelle (2014), Conjuring 2 : le Cas Enfield (2016), Annabelle 2 : la Création du Mal (2017), et bientôt La Nonne qui sortira le 19 septembre 2018, et dont on découvre une très belle affiche aujourd’hui!

 

Je fais partie de ceux qui ont apprécié la participation de Danny Rand à la saison 2 de Luke Cage, et il y a vraiment une possibilité pour que la saison 2 d’Iron Fist soit plus mâture que la première (que j’avais toutefois apprécié, même si elle n’était pas des plus captivantes). On a droit cette semaine à une poignée de photos, ainsi qu’à un teaser vidéo qui donne bien envie de voir le nouveau protecteur d’Hell’s Kitchen en action! Livraison le 7 septembre!

 

Alors que la 1ère saison n’est même pas encore terminée, Freeform commande une saison 2 pour Cloak & Dagger! Une très bonne nouvelle pour Tyrone Johnson et Tandy Bowen, qui vont pouvoir davantage explorer leurs pouvoirs! En prime, un beau poster promo signé Mike McKone et Jesus Aburtov, qui tease la venue d’un nouveau bad guy (ou plutôt une bad girl!), Mayhem! Allez, je vous mets un petit dessin du personnage en guise d’apéro!

 

The Predator de Shane Black a beau susciter autant d’attentes que de craintes, il nous permettra en tout cas de replonger dans la mythologie créée par John McTiernan en 1987! Cette semaine, on a droit à une affiche du plus bel effet, et on va attendre le 17 octobre avec intérêt et doute ^^

 

Le Symbiote débarquera le 10 octobre prochain, et on vient de découvrir qu’il ne viendra pas seul! En effet, le rôle-mystère de Riz Ahmed dans Venom a été dévoilé lors du Comic-Con de San Diego: il jouera Carlton Drake, un homme qui sera possédé par Riot, qui n’est autre qu’une extension du Symbiote à la base de Venom! A défaut de pouvoir combattre Spider-Man, Tom Hardy devrait s’en donner à coeur joie face à l’un de ses « enfants »… Est-ce que Riot sera seul, ou d’autres Symbiotes complèteront-ils la menace? Ca, on ne le sait pas encore…

 

On a appris avant-hier l’éviction pure et simple de James Gunn, pilier de Marvel depuis sa géniale relecture des Gardiens de la Galaxie (et de sa plus simpliste suite). Ce renvoi intervient alors que le scénariste-réalisateur avait rendu le script de Guardians of the Galaxy Vol. 3, et qu’il s’apprêtait à partir en tournage avec sa joyeuse équipe. La raison de ce limogeage est la réapparition de nombreux vieux tweets postés à l’époque par James Gunn, et qui dénotaient d’un humour scabreux très limite, puisqu’il tournait autour de thèmes aussi joyeux que le viol ou la pédophilie. Disney a immédiatement réagi par le biais de son président Alan Horne, qui a déclaré :  « les comportements offensants et déclarations découvertes sur le compte Twitter de James sont indéfendables et incompatibles avec les valeurs [de Disney], et nous avons cessé nos relations de travail avec lui. » (Source : Comicsblog)

James Gunn a rapidement réagi également :

« De nombreuses personnes qui ont suivi ma carrière savent que quand j’ai commencé, je me considérais comme un provocateur, réalisant des films et racontant des blagues qui étaient scandaleuses et taboues. Comme je l’ai souvent dit publiquement, tandis que je me développais en tant que personne, mon travail et mon humour ont fait de même. Cela ne veut pas dire que je suis meilleur, mais je suis très, très différent de qui j’étais il y a quelques années ; aujourd’hui, j’essaye d’enraciner mon travail dans l’amour et la connexion, et moins dans la colère. Les jours où je disais quelque chose juste parce que c’est choquant, pour obtenir une réaction, sont derrière moi. Par le passé, je me suis excusé pour mon humour qui faisait mal aux gens. J’étais vraiment désolé et je pensais chaque mot de mes excuses. » Source : Les Toiles Héroïques)

« Les mots que j’ai tenus il y bientôt une décennie étaient, à l’époque, des efforts manqués et malheureux d’être provocateur. Je les ai regrettés pendant des années depuis – pas seulement parce qu’ils étaient stupides, pas drôles du tout, sauvagement indélicats et certainement pas provocateurs comme je l’aurais espéré, mais aussi parce qu’ils ne reflètent pas la personne que je suis aujourd’hui ou depuis quelques temps.

Indépendamment du temps qui a passé, je comprends et accepte les décisions de business prises aujourd’hui. Même après toutes ces années, j’assume la pleine responsabilité de la façon dont je me suis conduit alors. Tout ce que je peux faire maintenant, au-delà d’offrir mes regrets les plus sincères, est d’être la meilleure personne que je peux être : tolérant, compréhensif, dédié à l’égalité, et bien plus réfléchi sur mes déclarations publiques et mes obligations envers mon discours public. A tous ceux dans mon industrie et au delà, encore, je vous présente mes plus profondes excuses. » (Source : Comicsblog)

Cette triste affaire s’avère être une guerre politique, puisque James Gunn est un fervent opposant à Donald Trump, et qu’un journaliste pro-Trump a décidé de déterrer ces vieux tweets afin de le mettre en défaut. On ne niera pas la connerie des propos de James Gunn, mais ils ont été tweeté il y a une dizaine d’années, et même si les mots peuvent choquer, il s’agissait avant tout d’une volonté de provocation de la part d’un réalisateur déjanté et qui est certainement allé trop loin. Mais il s’agit de mots, et non d’actes, et surtout, Gunn s’est nettement assagi depuis tout ce temps. Mais cela n’entre pas en ligne de compte dans la décision de Disney, et James Gunn accepte et comprend cela. Par contre, Dave Bautista, l’interprète de Drax, est rapidement monté au créneau pour soutenir son réalisateur :

« J’en dirai plus mais maintenant je vais dire ça… James Gunn est l’une des personnes les plus aimantes, attentionnées et gentilles que j’ai jamais rencontrées. Il est doux et bon et prend soin des personnes et des animaux. Il a fait des erreurs. On en a tous fait. Ce qui lui arrive ne me va pas PAS ». (Source: Ecran Large)

Je fais partie de ceux qui pensent que Gunn ne mérite pas ce sort, et qu’il ne devrait pas être jugé uniquement sur des conneries appartenant au passé. Du coup, j’ai signé la pétition en soutien au réalisateur, qui ne servira probablement pas à grand-chose, mais qui démontrera au moins le soutien des fans…

On termine par une note un peu plus joyeuse, avec un sketch bien fun dans lequel Aaron Paul et Bryan Cranston nous invitent dans le fameux camping-car de Breaking Bad! C’est vraiment délirant et excellent !!!

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Ant-Man et la Guêpe (Peyton Reed, 2018)

Ant-Man apparaît un peu comme le héros sacrifiable, puisque ses films débarquent toujours après un mastodonte. En 2015, Ant-Man sortait 3 mois après Avengers : l’Ere d’Ultron, et posait du coup des enjeux d’envergure bien moindres. C’est encore le cas cette année, puisque Ant-Man et la Guêpe atteint nos écrans 3 mois après un Avengers : Infinity War qui a tout pulvérisé! Alors avant de le dénigrer, il faut replacer ce film dans son contexte et accepter son parti-pris, qui est très éloigné des aventures des Avengers. Ant-Man et la Guêpe va explorer un récit bien plus intimiste et moins universel, et sa visibilité sera évidemment moindre, tout comme ses conséquences. Mais Peyton Reed ne se prend pas pour les Russo, et il accepte sa mission plus minimaliste, pour nous livrer au final un métrage qui fonctionne de la même manière que le premier Ant-Man, en nous offrant un spectacle fun, drôle et réussi!

Ant-Man nous avait laissé dans l’expectative quant à la possibilité que Janet Van Dyne soit encore en vie dans la Dimension Quantique, et c’est cette piste que les scénaristes vont choisir d’explorer pour cette séquelle! Hank Pym et sa fille Hope Van Dyne ont fabriqué un dispositif permettant d’ouvrir un portail vers cette dimension inconnue, et ils vont avoir besoin de Scott Lang pour déterminer où se trouve Janet. On avait laissé Scott emprisonné  au Raft avec une partie des Avengers suite aux événements de Captain America : Civil War, et il se retrouve aujourd’hui assigné à résidence. Il n’a plus aucun contact avec Hank et Hope, et tente de s’occuper de sa fille Cassie comme il peut en étant enfermé chez lui. Mais il va à nouveau se retrouver obligé de porter le costume d’Ant-Man, quand Hank et Hope vont faire appel à lui.

Ant-Man et la Guêpe va fonctionner tel une quête, celle d’un dispositif permettant d’alimenter le tunnel quantique fabriqué par Hank et Hope. Mais quelques problèmes vont se dresser sur la route de nos héros, puisque le vendeur, Sonny Burch, est un criminel qui aime le fric et est prêt à renégocier les contrats en sa faveur. Walton Goggins joue Sonny avec sa verve habituelle, et ce très bon acteur est aux années 2010 ce que Henry Silva était aux années 80, un second couteau bien aiguisé sur lequel on peut toujours compter pour jouer les bad guys de second plan! On l’a vu dernièrement dans Tomb Raider et Le Labyrinthe : le Remède mortel, et c’est toujours un plaisir de le retrouver! Mais il n’est pas le problème principal des héros, puisqu’un mystérieux ennemi cherche aussi à mettre la main sur le dispositif. Il s’agit du Fantôme, qui possède des pouvoirs d’intangibilité, et qui va s’avérer un personnage bien intense, campé par une Hannah John-Kamen très investie! L’actrice découverte dans un épisode de la saison 3 de Misfits a joué dans Star Wars : Episode VII – le Réveil de la Force, on l’a croisé dans 2 épisodes de Game of Thrones, et elle a la particularité d’avoir joué 2 rôles distincts dans 2 épisodes de Black Mirror: le fameux Fifteen Millions Merit, et le génial Playtest. Et d’ailleurs, elle avait un tout petit rôle dans Tomb Raider… Tout ça pour dire que le Fantôme (qui n’a rien à voir avec le Fantôme de Deadpool 2 !!!) a une histoire complexe et est un personnage vraiment fascinant, qui se retrouve un peu sous-exploité dans ce film qui fait davantage la part belle à la comédie et à l’action. Mais Hannah John-Kamen apporte une belle touche de drame dans tout cela, et on aimerait clairement la retrouver dans le MCU!

Michael Peña est de retour dans le rôle de Luis, le fidèle compagnon de Scott! Il a toujours la langue aussi bien pendue, et est à l’origine d’une bonne dose de scènes comiques! Son côté absurde et décalé en énervera certainement quelques-uns, personnellement je le trouve vraiment bon!^^ Laurence Fishburne joue Bill Foster, un scientifique qui s’intéressait aussi aux champs quantiques, et qui dans les comics était l’alter-ego de Goliath, un Giant-Man black! Paul Rudd, Evangeline Lilly et Michael Douglas poursuivent leurs aventures avec une belle alchimie, et développent leurs rôles respectifs avec ce mélange d’action et d’humour qui fonctionne depuis le premier opus. Et ça fait plaisir de voir Michelle Pfeiffer débarquer dans le MCU! Encore une fois, il ne va pas falloir chercher des réponses à la fin d’Avengers : Infinity War, Ant-Man et la Guêpe se déroulant avant les événements opposant Thanos aux héros. Mais les enjeux, aussi intimistes soient-ils, ont finalement leur importance, puisque Hank est bien décidé à retrouver sa femme, perdue dans la Dimension Quantique depuis 30 ans… Et le Fantôme est bien décidée à trouver une solution plus radicale pour ses problèmes à elle… Les interactions entre tous ces personnages sont bien maîtrisées, et on va assister à une suite de séquences mêlant humour et action avec un savoir-faire appliqué, et un vrai plaisir des 2 côtés de l’écran! On sent que les acteurs ont tourné en mode décomplexé et qu’il se font plaisir, et ça fonctionne pour nous aussi!

Ant-Man et la Guêpe va se permettre des jeux de construction/déconstruction très intéressants en jouant sur les différentes échelles de taille, ce qui va apporter son lot d’originalité et d’absurdité à l’ensemble! La scène à l’école par exemple est bien drôle, et celle de la poursuite en bagnole est vraiment fun! Et les gags avec les fourmis sont sympas également! ^^ Ant-Man et la Guêpe se pose comme un « petit » film Marvel, mais il parvient à être prenant et attachant! Ah oui, il y a 2 scènes post-générique si jamais! 😉

 

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Predator (John McTiernan, 1987)

Avec un reboot prévu pour débarquer le 17 octobre prochain, il est intéressant de revenir aux origines du mythe, et vu la qualité du métrage séminal de John McTiernan, c’est toujours un plaisir de replonger dans cette première confrontation! Il faut dire qu’il y a une belle conjonction de talents à l’écran, et le résultat est un film à haute teneur en testostérone qui s’assume totalement!

Arnold Schwarzenneger est devenu une icône hollywoodienne suite à Conan le Barbare et Terminator, et ce Predator va lui offrir un nouveau challenge en terme d’adversaire. Le héros surdimensionné à beau être bodybuildé à mort, il va cette fois-ci affronter un combattant hors-normes, bien plus puissant que ses adversaires habituels! Dans une interview pour L’Express, John McTiernan explique: « J’ai pris le type le plus fort du monde et je l’ai mis en face de quelqu’un qui était plus fort encore ». Le but était réellement de pousser le personnage dans ses derniers retranchements, afin qu’il puise dans ses réserves les plus viscérales pour se sortir de cette situation désespérée. Initialement, c’est un certain Jean-Claude Van Damme qui devait se glisser sous la peau du Predator! Le karatéka belge a effectué des tests avec la combinaison, mais il était persuadé que l’aspect définitif de la bête était le costume qu’il enfilait, alors que tout un travail en post-production était prévu. Van Damme n’a pas non plus supporté la contrainte de ce costume, qui pesait quand même 90 kilos, et la chaleur du tournage au Mexique. Il a donc été remplacé par Kevin Peter Hall, qui a apporté une autre dimension au guerrier extraterrestre, puisqu’il mesure 2,19 m, ce qui est légèrement plus que le 1,77 m de JCVD! Et si vous vous demandez à quoi pouvait bien ressembler ce Kevin Peter Hall, c’est lui qui joue le pilote d’hélicoptère juste à la fin du film! 😉 Plus d’anecdotes sur cet excellent article signé Hitek!

A l’époque de sa sortie, à l’été 1987, Predator (qui initialement devait s’appelait Hunter) a été descendu en flèche par la critique, avec des termes comme navet, poussif, clichés, besogneux ou naïveté qu’on peut lire par-ci par-là. Le public lui ne se fie pas à ces avis éclairés, et va en masse découvrir ce film de guerre d’un autre genre. Résultat : le film rapporte environ 100 millions de dollars pour un budget estimé  à 15 millions… Pas mal pour un nanar non? Predator est progressivement réhabilité avec le temps, et a acquis depuis un statut de film culte, et compte parmi les chefs-d’oeuvre de McTiernan (il en a 4 à son actif selon moi: Predator, Piège de Cristal, Last Action Hero et Une Journée en Enfer – Die Hard 3). McT parvient à instaurer une atmosphère de film de guerre éprouvante, avec cette jungle sud-américaine étouffante et moite dans laquelle se dépêtre l’escouade du major Dutch. On sent toute la maturité d’un metteur en scène qui ne laisse rien au hasard, et qui pose des personnages badass en l’espace de quelques secondes et d’une poignée de répliques cultes (« S’il peut saigner, on peut le tuer! »). La poignée de main/bras de fer entre Dutch et Dillon est la quintessence de cette vision choc et second degré de l’image du mâle dominant. Comme le souligne le monteur Mark Helfrich lors d’une interview à Empire:  « Cette scène est ridiculeusement macho. C’est exactement ce que voulait McTiernan. On savait que ce serait un de ces moments où le public roulerait des yeux et applaudirait en même temps, et ça a marché comme ça. Le but était d’aller loin sur ces instants et faire que ce soit le plus musculeux possible. Tout était voulu. » (source Première).

Niveau casting, on a quelques bonnes gueules bien 80’s, avec notamment Carl Weathers, le fameux Apollo Creed de la saga Rocky! Entre un Rocky IV et un Action Jackon, il est lui aussi en pleine période de gloire, et campe un Dillon sacrément affûté lui aussi! Bill Duke avait déjà croisé la route d’Arnold dans le cultissime Commando, et teinte son rôle de Mac d’une certaine émotion. On a aussi Jesse Ventura, qui avait fait une longue carrière dans le catch sous le nom de Jesse « the Body » Ventura! Il quitte la WWE en 1985, et le rôle de Blain est sa première incursion au cinéma! On le verra par la suite dans Running Man, Y a-t-il un Flic pour sauver la Reine?, Ricochet, Demolition Man, et même un épisode d’X-Files : aux Frontières du Réel! Et il a aussi joué dans Batman & Robin! ^^ Son rôle de Blain, soldat macho à mort avec sa moustache crypto-gay, est lui aussi emblématique, surtout pour sa sulfateuse de dingue, la GE M134 !!! Pour la petite histoire, ça défouraillait tellement que l’équipe devait reculer de 15 mètres quand elle entrait en action! ^^

Il faut aussi aborder le cas Sonny Landham. L’acteur d’origines cherokee et séminole a enchaîné les seconds rôles dans les films d’action, et il est notamment réputé pour son caractère teigneux et agressif. La compagnie d’assurance du film lui a imposé la présence d’un garde du corps, non pas pour le protéger, mais pour protéger ceux qu’il aurait envie de frapper! Autant dire que ça n’a pas dû être une partie de plaisir pour les autres… Et on a aussi un certain Shane Black, qui a intégré l’unité d’élite du major Dutch à la dernière minute. Il est avant tout scénariste, et a été embauché pour réajuster le scénario de Predator au fur et à mesure de l’avancée du film (C’est ce qu’on appelle un script doctor). Shane Black venait d’achever le scénario de L’Arme fatale (il rédigera toute la saga au cinéma), et il en a même profité pour écrire celui du Dernier Samaritain alors qu’il était sur le tournage de Predator!

Ce qui fait que Predator fonctionne encore 30 ans après sa sortie, c’est qu’il a été tourné avec une vraie exigence et une véritable vision d’auteur. Sur un script finalement basique, John McTiernan est parvenu à poser des enjeux d’envergure et à offrir une dimension humaine impressionnante à son récit! Cette lutte entre 2 mondes met en avant les principes mêmes de survie élémentaire, et on le sent totalement avec la transformation du major Dutch, qui redevient presque un homme préhistorique afin d’appréhender son ennemi! Il retrouve ses instincts primaires, les seuls qui vont lui permettre de s’opposer à la bête venue de l’espace… Le combat final entre les 2 guerriers est excellent, et est l’apogée d’un film qui parvient à passer d’un genre à l’autre avec une aisance déconcertante! On est dans un film de guerre pur jus, puis dans un survival sanglant, et enfin dans un combat mythique! La jungle elle-même devient un personnage à part entier, tout d’abord terrain de jeu privilégié pour l’alien qui s’y cache avec aisance, et puis s’opère un basculement avec l’adaptation de Dutch, qui se fond dans cette nature et qui s’en sert pour ne plus être la proie mais devenir le chasseur! Je vous invite vraiment à (re)découvrir ce monument du cinéma des années 80, et également à aller lire toutes les anecdotes très intéressantes sur ce film en cliquant sur les différents liens que j’ai mis dans l’article! Et pour boucler la boucle, c’est Shane Black lui-même qui co-scénarise et qui réalise The Predator, le reboot qui sort cette année!

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Le clip de la semaine : GHB – Périscope

Ca ne leur suffisait apparemment pas d’avoir assuré la 1ère partie des mythiques Senser il y a un mois, voilà que GHB nous livre leur nouveau clip bien estival mis en scène par Brice Hincker! Non, ils ne se sont pas calmés et c’est tant mieux, Votour, MitchBien et MimiSixKiller ont encore des punchlines bien hard à revendre! Comment qu’on dit déjà, Parental Advisory Explicit Lyrics?? 😉

 

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Marvel Legacy : Deadpool 1

 

Mise à jour: Je vais laisser mon article tel quel, c’est vrai que j’étais un brin énervé par rapport au nouveau système de diffusion des comics. Mais je viens d’avoir des informations qui modifient clairement ma vision de l’ensemble, et là où je pensais que Panini avait agi dans un simple but mercantile, il y a un problème en fait bien différent qui sous-tend tout cela. Il s’agit du monopole du distributeur Presstalis, qui est actuellement au bord de la faillite, et qui a simplement décidé de ne pas payer les éditeurs fin d’année dernière !!! Je vous met le lien vers un article du Monde qui explique très clairement tout cela, donc mea culpa !!!

Juin 2018 aura été le dernier mois où je me rendais dans le bureau de tabac du coin pour aller chercher mon Deadpool mensuel. Panini a décidé de modifier son système de distribution, et c’est donc le cas également pour Marvel Legacy : Spider-Man, Marvel Legacy : X-Men et Marvel Legacy : Avengers, qui ne seront plus disponibles que dans les enseignes de type FNAC, Cultura ou les habituels comics shops. C’est une vraie déception, surtout qu’on nous a vendu cela comme une amélioration, bien évidemment… Mais un mensuel à 6,50 euros pour 112 pages (il coûtait 5,90 euros pour 128 pages le mois précédent), j’appelle cela une régression… C’est sympa pour les boutiques qui auront l’exclusivité du produit, mais c’est dommage pour les revendeurs kiosques pour qui cela représentait une certaine marge…

On nous a vendu cela avec une promesse de « contenu éditorial » plus fourni… En gros on a 6 lignes de présentation pour chaque série, wahou impressionnant tout ce qu’on peut apprendre en aussi peu de mots! Ah oui, y a des minuscules stickers aussi, c’est cool pour mettre sur le frigo … Bref, changement de papier, couvertures à rabats, on est sur du maquillage pour faire simplement passer la pilule, et si j’avais mon mot à dire, je reviendrai instantanément à l’ancienne formule! Mais bon, comme toujours, on va faire avec, et comme je tiens à suivre les aventures de Wade, il n’y a pas vraiment le choix… (et donc comme expliqué plus haut, le problème ne vient finalement pas de Panini, qui a opté pour le partenariat avec Hachette afin de pouvoir poursuivre la distribution des comics, menacée par Presstalis qui est au bord de la faillite … ) . Sinon, juste pour terminer sur une note positive, ces comics sont dispos à Tribulles sur Mulhouse, qui s’occupe du kiosque et de la librairie depuis des années! 😉

Bon, sinon, au-delà du sublime contenu éditorial, qu’est-ce qu’on a dans ce Marvel Legacy: Deadpool 1 ? Cette initiative est destinée à relancer les magazines au numéro 1 (je ne relancerai pas cet éternel débat), et à revenir aux origines des personnages. Pour Wade, cela signifie le voir régresser au statut de bad guy qu’il avait à ses touts débuts! Rappelez-vous, pour sa toute première mission, il était chargé de tuer Cable dans New Mutants 97 en février 1991  (vous pouvez voir l’ensemble de ses apparitions dans la checklist d’ailleurs ^^) ! Eh bien 27 ans après, Gerry Duggan a fait un sacré nettoyage dans la continuité, et avec les assassinats de Coulson et Preston, Wade est définitivement revenu du mauvais côté de la barrière ! Et tiens, il est à nouveau chargé de buter Cable, comme à l’époque ! Ce retour aux sources va reprendre la numérotation originelle, avec par contre un nouveau titre, et on commence donc ce numéro avec Despicable Deadpool 287 et 288 ! « Despicable » signifie « méprisable » en Anglais, et le jeu de mot avec « Cable » est plutôt bien trouvé !

C’est donc toujours Gerry Duggan qui officie à la plume, et il est accompagné par l’excellent dessinateur Scott Koblish ! On va assister à une succession de rencontres sanglantes entre Wade et Nate, et le tout est correctement emballé pour que l’on ne s’ennuie pas. Mais on était en droit de s’attendre à quelque chose de plus costaud après tout ce nettoyage de printemps effectué sur le personnage… Et ce nouveau statu quo de bad guy semble assez artificiel au final. Wade est véritablement devenu une icone grâce au travail de Ryan Reynolds sur grand écran, et le cantonner à un simple rôle de méchant s’avère réducteur… Evidemment, on n’oublie pas qu’il y a Stryfe qui se cache dans les coulisses et qui oblige Deadpool à tenter de tuer Cable, mais ça reste un peu trop premier degré, surtout par rapport aux copies que nous rendait Duggan ces derniers mois ! Il a fait un très beau travail sur le personnage, et j’espère que ce nouveau départ ne réduira pas ses efforts à néant…

Ce qui frappe d’emblée dans les 2 épisodes de Spider-Man/Deadpool, c’est le design de Chris Bachalo ! Il faisait des merveilles sur Wolverine and the X-Men avec son compère Jason Aaron, et ça fait du bien de retrouver son style reconnaissable entre tous! Il possède une patte unique, qui donne un dynamisme presque enfantin à ses planches, dont il assure d’ailleurs aussi la colorisation. Et le boulot avec les différents encreurs est vraiment bien coordonné, donc ça donne un résultat très intéressant. Seul bémol, l’infantilisation de Peter Parker, qui retrouve des airs d’adolescent qui ne cadrent plus avec le personnage … Sinon, c’est Robbie Thompson qui scénarise, et il nous la joue action/fun avec un récit léger et sans prise de tête, qui se permet tout de même quelques belles surprises, comme la présence de la Vache de l’Enfer !!! Le personnage (que vous avez déjà croisé dans Deadpool Team-Up 2 si vous êtes un vrai fan de DP ^^) marche maintenant debout! Bon, je n’ai pas vraiment suivi son évolution, mais pourquoi pas… Il fait partie de la team Deapdool et a l’air relativement intelligent. En tout cas, il parle de manière soutenue quoi … On croisera aussi Mockingbird, qui sort actuellement avec Peter Parker (!), et quelques seconds couteaux comme Screwball ou Manphibian. Ah oui, il y a aussi 2 requins génétiquement modifiés fans de Stranger Things, et ça c’est fun ^^ !

Et la très bonne surprise réside dans le seul épisode où Deadpool n’apparaît pas, Cable 150 (qui reprend aussi sa numérotation historique) ! Le retour aux sources de Nathan Summers se fait grâce à son système de transport temporel, puisqu’il revient dans le passé, 13 ans plus tôt pour être exact. Autant dire que ça crée une nouvelle dimension parallèle, si on se fie aux travaux de ce cher Doc BrownEd Brisson va emmener Cable enquêter sur le meurtre d’une Externelle, le genre de personne qui ne devrait pas mourir … Il est accompagné par Longshot, et va tenter de remonter la piste, qui semble tout droit le conduire vers Séléné, une autre Externelle, rivale de la première … Serait-elle responsable de sa mort ? Brisson nous concocte une aventure aux relents old school, que Jon Malin met en images avec classe, et on va retrouver quelques personnages sympas comme Shatterstar ou le déconcertant Doop ! Rien que pour sa participation étrange, ça vaut le coup de jeter un oeil ^^ En tout cas on sent une avancée par rapport à l’arc précédent signé James Robinson !

On a donc un magazine plutôt classique ce mois-ci (avec un petit plus pour Cable), qui ne brillera pas par ses « améliorations » en tout cas. Mais je suis curieux de voir comment les différents scénaristes vont faire évoluer Wade et Cable!

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