Marvel Legacy : Deadpool 7

Gerry Duggan aura été au service de Wade durant 5 ans et demi, puisque son tout premier écrit pour le Mercenaire Disert date de janvier 2013! Il collaborait à l’époque avec son acolyte Brian Posehn, qui s’est ensuite retiré du monde des comics en laissant Gerry diriger seul la destinée de Deadpool! 5 ans et demi durant lesquels Wade a traversé de nombreux dangers et a surtout pas mal évolué et dégringolé! On se souviendra surtout de l’arc Le Bon, la Brute et le Truand, qui est certainement l’un des meilleurs de Duggan et Posehn!

Duggan a oscillé entre quelques fulgurances et du comics plus mainstream, et ce numéro 300 anniversaire se devait de clore sa prestation en apothéose! Et bien il n’en est rien, cette histoire géante étant un ratage intégral de la part de l’ancien comique! Par quoi commencer… Deadpool est poursuivi par une grande partie des héros Marvel, et a la bonne idée de s’asperger d’un spray censé le protéger… Et ça fonctionne, puisque ce spray donne envie à ses assaillants de vomir! On va donc avoir une succession de héros qui vont faire rejaillir leurs tripes, dans un comics qui se veut crade et fun et qui n’est que ridicule et dénué d’humour… Nova qui vomit, Miss Marvel qui vomit, la Sorcière Rouge qui vomit, Frère Vaudou qui vomit… C’est répétitif hein? Et bien c’est juste ce que va proposer Duggan dans cet épisode décérébré au possible… Et passé tout cet aspect juste dégueu, il ne va pas résister à se mettre en scène dans son propre comics… Gerry Duggan, le personnage, va donc expliquer son point de vue à Wade quant à son travail en tant que scénariste, et il va se faire rétamer la tronche par Wade également… Auto-dérision, 4ème mur, bla bla bla c’est vraiment inintéressant au possible…

La seule bonne idée de tout ça, c’est Wade qui décide de s’injecter un max de sérum afin d’effacer sa mémoire. On va voyager dans sa psyché tandis qu’il supprime tous ses souvenirs, et Skottie Young devrait avoir un Wade tout vierge comme nouveau joujou en tant que scénariste! J’espère vraiment qu’il parviendra à rehausser le niveau, et j’aimerais tellement retrouver un Wade digne de Joe Kelly ou Gail Simone bordel!!!

Du côté de Cable, on termine la saga Nuances de Grey, qui n’est plus aussi enthousiasmante qu’à ses débuts. Les allers-retours entre passé et présent (et futur) avec en ligne de fond la traque permanente par Metus avait de quoi susciter l’intérêt, mais Zac Thompson et Lonnie Nadler parviennent juste à conserver assez d’intérêt pour que l’on suive le tout de manière polie. Cela manque d’emphase, malgré des enjeux évidents et la découverte de ce pan du passé de Nathan plutôt intéressant. Cette fin d’arc correspond à la fin de la série sur Cable, qui aura cependant du boulot lors de la saga Extermination à venir avec les Mutants!

Quant à nous, on va sagement attendre février pour voir Skottie Young débarquer sur Deadpool, et au menu du prochain mensuel, on retrouvera également Spider-Man/Deadpool, et, très bonne surprise, la série Domino par… Gail Simone, yeah!!!

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Les news de la semaine : Castle rocks

On attendait le retour de Frank Castle en début d’année, et bien Netflix n’a pas menti puisque la saison 2 de The Punisher débarquera le 18 janvier, soit dans un peu plus d’une dizaine de jours!!! Les 13 épisodes seront livrés en même temps, histoire de pouvoir dire plus rapidement adieu au justicier à tête de mort? Avec les arrêts d’Iron Fist, de Luke Cage et surtout de Daredevil, ce n’est qu’une question de temps avant que Netflix annonce la suppression de The Punisher et de Jessica Jones, cette dernière devant encore nous livrer une 3ème saison… Les temps sont tristes pour les Defenders… Mais on espère en tout cas avoir droit à un ultime combat bien bourrin pour Frankie!!!

 

Une nouvelle photo pour John Wick 3 : Parabellum, qui voit Keanu Reeves prier avec son p’tit chapelet? Sortie le 15 mai!

 

Et une nouvelle photo pour Captain Marvel, avec une Carol Danvers en mode iroquois! Sortie cosmique le 6 mars!

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Le clip de la semaine : Hail Mary Mallon – Breakdance Beach

Aesop Rock, Rob Sonic et DJ Big Wiz se sont réunis pour former Hail Mary Mallon en 2011, et nous ont livrés 2 albums : Are you gonna eat that? en 2011 donc et, en 2014, Bestiary. Sonic a annoncé le 11 novembre 2018 qu’il n’y aurait plus d’albums de ce trio… On va digérer la nouvelle en regardant un de leurs clips bien barge, Breakdance Beach, issu tout comme Meter Feeder de leur 1er album. Dommage pour la fin de ce groupe!!!

 

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Charlie (Stephen King, 1980)

J’en suis à mon 8ème Stephen King depuis que j’ai entamé cette monstrueuse relecture, et avec Marche ou crève, j’atteignais le 1er roman que je trouve totalement raté de l’auteur. Et pas de chance, j’ai enchaîné direct avec le 2ème, qui est Charlie! Dans mon souvenir, l’histoire était prenante et mouvementée, avec cette gamine possédant des facultés de pyrokinésie. Mais les souvenirs sont parfois trompeurs…

Andy McGee et Vicky Tomlinson ont participé il y a quelques années à une expérience scientifique histoire de gagner 200 dollars, et ils auraient dû s’abstenir… On leur a administré un produit intitulé Lot 6, et qui va grandement perturber leur métabolisme. Vicky va être capable de faire bouger les objets à distance et Andy d’influencer les gens. Mais ce dont ils ne se doutaient pas, c’est qu’en donnant naissance à leur petite fille Charlie, celle-ci serait également investie de pouvoirs…

Charlie pourrait se voir comme une extension de Carrie, le tout premier roman de King, développant une histoire là encore centrée sur une fille aux pouvoirs impressionnants. Ici, Charlie n’est pas encore une adolescente mais une gamine en proie à la peur face à ce pouvoir qui risque de la dépasser et de la consumer. Tout comme Carrie White, elle va lutter contre ce don qu’elle trouve maléfique, avant de se rendre compte du potentiel qu’elle a grâce à lui, et de cette sensation grisante de pouvoir lorsqu’elle l’utilise. Il y a de nombreuses similitudes avec Carrie, mais le bouquin ne parvient jamais à l’égaler. La faute à des personnages au final inintéressants, et surtout à des situations sans réel intérêt. Là où King faisait habilement monter la tension jusqu’à l’explosion finale dans Carrie, on passe péniblement par différents décors dans Charlie, et seule une scène ressort du lot, c’est l’attaque de la ferme des Manders. On ne sent pas les émotions qui tiraillent la jeune fille tandis qu’elle lutte contre son pouvoir, son père n’a pas grand intérêt, mis à part 2-3 moments où les liens avec sa fille s’avèrent un peu touchants…

Mais Charlie semble avoir été écrit en mode automatique, comme un roman de commande duquel King serait resté distant… C’est assez perturbant et frustrant, surtout quand on a lu peu de temps auparavant les excellents Dead Zone et Rage… Il y a un réel problème de rythme dans ce bouquin, qui va passer son temps à stagner dans des décors différents. Dans la cabane au fond des bois, dans les sous-sols de la Boîte (l’organisme ayant procédé aux injections), et ce roman qui se veut paranoïaque n’est finalement que d’un ennui profond…

On n’est pas dans le haut du panier de l’auteur, loin de là, et maintenant je m’attaque à Chantier en espérant qu’on remonte d’un ou deux crans! ^^ Pour la petite histoire, Charlie a été adapté par Mark L. Lester en 1984, sous le titre de Charlie donc, avec Drew Barrymore dans le rôle principal. Une suite verra le jour en 2002, avec la mini-série Firestarter : sous l’Emprise du Feu, où Marguerite Moreau reprend le rôle de Charlie.

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Black Mirror : Bandersnatch

Depuis 2011, Charlie Brooker nous livre des récits sombres nous renvoyant à nos propres addictions aux outils modernes de communication, et il le fait souvent avec brio et originalité. Mais l’an passé, on sentait que la machine commençait à gripper, avec une saison 4 qui s’avérait moins captivante que les précédentes. Et surtout, on sentait une propension à faire du glauque pour le glauque, ce qui n’est pas forcément la meilleure idée… Et voici qu’avant de voir débarquer la saison 5, Netflix lâche cet épisode Black Mirror : Bandersnatch, qui se veut encore une fois un sacré coup de pied dans la fourmilière, avec cette fois un concept bien innovant : le spectateur participe à l’évolution du récit!!! C’est David Slade (30 Jours de Nuit) qui réalise.

Un épisode interactif pensé par le génial Charlie Brooker? Ca a de quoi attiser la curiosité et je me suis rapidement penché sur l’objet en question, pour aller en explorer quelques recoins sombres. Déjà, le récit prend place dans les années 80, quand un jeune programmeur de jeux vidéos adapte un roman pour en faire une oeuvre révolutionnaire, qui permettra au joueur d’interagir de manière novatrice. Cet épisode est basé sur un jeu vidéo qui devait réellement être conçu à l’époque mais qui avait été annulé lorsque la société Imagine Software avait coulé… L’adaptation des années 80 est faite avec beaucoup de soin (en même temps depuis San Junipero on sait qu’ils maîtrisent toutes les époques!), et ce bond en arrière pour assister à une révolution en marche bien rétro est plutôt amusant.

Niveau casting, on a Fionn Whitehead dans le rôle principal de Stefan Butler, le concepteur de Bandersnatch. Il tenait le rôle principal de Dunkerque, et assure plutôt bien dans ce rôle d’un homme qui va rapidement être dépassé par les événements. On a Will Poulter, aperçu dans Le Labyrinthe, The Revenant et Le Labyrinthe : le Remède mortel, qui là encore assure plutôt bien dans le rôle d’un jeune génie en informatique, concepteur renommé de nombreux jeux vidéos. Mais si le casting et la recréation des années 80 fonctionnent, la particularité interactive du show ne va finalement pas être aussi ludique que ce qu’elle aurait pu être… On se marre au début en choisissant les céréales du p’tit dèj (j’ai pris les Frosties!), en sélectionnant la cassette à mettre dans le walk-man, mais on est finalement très guidé dans nos choix, et on reste sur un axe principal très balisé.

Et le gros problème de cet épisode, c’est qu’il perpétue ce qui a été mis en branle dans la saison précédente, à savoir une volonté évidente de taper dans le glauque, tout simplement. Donc on va avoir droit au fur et à mesure à des choix bien glauques, à une atmosphère morbide à souhait, et honnêtement je trouve ça tellement gratuit… Ca ne fait même pas avancer le récit, et ça annihile tout le coté ludique du procédé interactif de cet épisode. Là où la série nous avait habitué à des fulgurances narratives et une critique très intelligente de nos rapports aux outils de communication, on sent un laisser-aller évident et une simple envie de masquer tout ça en offrant quelque chose de choquant. Sauf que l’intelligence de la série commence à sérieusement se diluer dans cette imagerie trash (Crocodile, Black Museum…), alors que couplée à un vrai propos et une vraie progression scénaristique, cela permettrait d’offrir un produit autrement plus qualitatif…

En l’état, on a un Black Mirror : Bandersnatch qui fait au mieux office de curiosité, avec sa narration interactive, mais cela ne fait que masquer la vacuité de l’ensemble. C’est simple, après un premier essai, je n’ai eu aucune envie de retester…

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