Jason le Mort-Vivant (Tom McLoughlin, 1986)

Tommy Jarvis est toujours de la partie, et aura changé d’interprète 3 fois! Après Corey Feldman et John Shepperd, c’est au tour de Thom Matthews d’incarner l’assassin de Jason Voorhees hanté par le croquemitaine! La petite bourgade pas si tranquille de Crystal Lake a été renommée Forest Green afin de faire table rase du passé, mais Tommy va malencontreusement être à l’origine de la résurrection de Jason! Les meurtres vont donc pouvoir reprendre de plus belle, et cette fois-ci, on aura affaire au vrai Jason, pas comme dans l’épisode précédent!

 

Tommy revient donc à Crys… Forest Green, et il va être confronté au retour de son vieil ennemi qui s’est levé d’entre les morts. Tom McLoughlin signe le scénario et la mise en scène de cet épisode sympathique, qui se permet quelques digressions comiques inattendues! Le petit clin d’oeil à James Bond dans le générique est assez étonnant par exemple! Jason le Mort-Vivant détermine cette fois entièrement le statut fantastique de la saga, et renoue avec la volonté d’iconiser Jason du troisième épisode, Meurtres en 3 Dimensions. On n’atteint certes pas le niveau du film de Steve Miner, mais Jason le Mort-Vivant recèle quelques éléments bien trouvés permettant d’en faire un agréable divertissement. La manière dont Jason se retrouve une machette par exemple s’avère plutôt drôle, et on ressent même de l’étonnement et un certain humour derrière le masque légendaire!

Dommage toutefois que les personnages ne soient pas plus intéressants… Mais le film déroule un récit agréable qui rappelle un peu le Rambo de Ted Kotcheff, avec un Tommy-John aux prises avec un shérif bien décidé à lui faire quitter sa ville! Un film sympathique, bénéficiant de quelques scènes prenantes, comme celle où Jason rôde dans le dortoir des enfants…

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Les news de la semaine: Yellow powa!

La news Django de la semaine, c’est l’arrivée de Sacha « Ali G/ Borat/ Brüno »Baron Cohen sur le film! Mais où s’arrêtera Quentin Tarantino???

 

AKA Jessica Jones devrait être un petit casse-tête pour ABC, puisque l’ex-Vengeuse verra forcément d’autres personnages Marvel graviter autour d’elle. La loi des droits d’auteurs va donc sévir et ne permettra pas d’utiliser n’importe quel personnage. Ainsi, le casting du prochain Avengers ne pourra pas intervenir dans cette nouvelle série, puisque même si les personnages appartiennent tous au même univers dans les comics, tout est bien plus compartimenté au ciné et à la télévision…

 

Mais les personnages les plus proches de Jessica répondront présents, puisque Luke Cage et Carol Danvers seront de la partie! Ce qui remettra probablement en question l’adaptation cinéma de Luke Cage, tiens… S’il vous plaît, rendez-lui sa chemise jaune!!! Power Man, la belle époque 80’s,  et Miss Marvel, ça devrait le faire!

 

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Vendredi 13, Chapitre 5: une nouvelle Terreur (Danny Steinmann, 1985)

Les puristes ont dû maudire les producteurs de ce 5ème opus, puisque la surprise du film est l’absence totale de Jason! Et oui, on a affaire ici à un copycat, et on ne l’apprend évidemment qu’à la fin! Bon, passé ce détournement quand même très osé, Vendredi 13 5 reste un slasher sympa offrant son quota de morts joyeuses et de psychologie basique. On suit en fait le jeune Tommy du 4ème épisode, qui a bien grandi puisqu’il a maintenant 18 ans. Exit donc Corey Feldman (qui fait une apparition dans l’intro), et place à John Shepperd dans le rôle d’un jeune homme mal dans sa peau, hanté par l’affrontement qu’il a eu avec le boogeyman alors qu’il n’avait que 13 ans…

 

Tommy Jarvis est en suivi psychiatrique depuis plusieurs années, et se retrouve transféré dans une sorte de ferme-école pour jeunes à problèmes, étape cruciale pour une réinsertion au sein de la société. On s’éloigne donc de la bande d’ados écervelés pour aller vers un groupe très différent, et ce changement s’avère plutôt intéressant. Les compagnons de Tommy sont tous de jeunes paumés, en mal d’affection, de confiance ou de repères, et ils constituent une micro-société dans laquelle les problèmes des adolescents resurgissent de manière différente, par rapport aux groupes de jeunes déja décimés pendant 4 films. Martin Kitrosser était déja en charge de l’écriture sur le très bon Meurtres en 3 Dimensions, et il est secondé par David Cohen et Danny Steinmann, ce dernier assurant aussi la réalisation du film. Au moins, on peut dire qu’il s’implique dans son projet, et même si ce Vendredi 13 5 n’est pas inoubliable, il reste un travail honnête et solide, malgré l’affront fait au boogeyman!

Tommy est en proie à des angoisses profondes, et ses visions de Jason ne vont pas le laisser dormir tranquille… Et lorsque les meurtres recommencent, il semble bien que le croquemitaine soit de retour, déterminé à éliminer celui qui l’a tué… Le film se suit comme une sorte de whodunit à la Scoubidou, puisque le masque tombe à la fin! Alors évidemment le public a été trompé, et il y a de quoi être frustré… Mais ça reste un épisode curieux et intéressant!

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Vendredi 13: Chapitre final (Joseph Zito, 1984)

Et voilà, on arrive au dernier film de la saga avec ce 4ème opus.. Ben oui, c’est bien le Chapitre final non? Non? Aaah les petits malins! Eh bien non, on est même pas encore à la moitié des aventures de Jason Voorhees avec ce 4ème film, qui passe après le très bon Meurtres en 3 Dimensions et qui se vautre dans sa tentative de perpétuer le mythe du croquemitaine!

Si le début tient la route en installant les nouveaux protagonistes, on va vite s’apercevoir que les producteurs ont davantage opté pour la manne commerciale que pour la suite artistique. Les nouveaux scénaristes, Barney Cohen (qui a quand même écrit un épisode des Maîtres de l’Univers!) et Bruce Hidemi Sakow (dont c’est le premier jet) ont pondu un récit trop simpliste et qui ne rend finalement pas justice à Jason. On ne peut pas dire que les scénarios de ce genre de films soient souvent élaborés, mais le soin à apporter réside principalement dans la conception du carnage et la personnalité du tueur. Le travail accompli par le réalisateur Steve Miner et ses scénaristes sur les 2 précédents films ont permis de construire une certaine image de Jason, en lui offrant une posture iconique non négligeable. Le réalisateur Joseph Zito et les scénaristes de ce 4ème film jettent tout ça à l’eau pour offrir un film amaigri dans lequel ne surnagent que quelques bonnes idées et 2-3 moments intéressants.

Niveau casting, c’est un plaisir de retrouver Corey Feldman, un an avant Les Goonies et 2 ans avant Stand by me! Il avait alors 13 ans, et jouait avec beaucoup de conviction ce petit génie spécialisé dans la conception de masques horrifiques! L’autre surprise, c’est de découvrir un tout jeune Crispin Glover dans son 3ème film! L’éternel George McFly de Retour vers le Futur joue là aussi le rôle d’un homme timide et craintif, et c’est vraiment sympa de le voir au casting d’un Vendredi 13!

Le personnage du jeune Tommy démontre une certaine intelligence, et sa ruse finale pour contrer Jason est aussi efficace que surprenante! Mais elle ne sera pas sans conséquences… Il y a quelques séquences de meurtres sympathiques, mais qui n’atteignent pas celles de l’opus précédent niveau fun… Joseph Zito choisit de ne pas trop montrer Jason, dont on ne voit quasiment que les pompes! Un comble, alors qu’il vient de trouver un masque qui claque! Bref, ce 4ème film fait redescendre l’estime d’une série qui commençait à prendre son rythme de croisière, et c’est bien dommage!

Un petit point aussi sur les interprètes de Jason: dans le premier, c’est Ari Lehman qui joue Jason jeune; dans le second, c’est Warrington Gillette, qui n’a quasiment rien fait d’autre depuis; dans le troisième, c’est Richard Brooker qui joue le boogeyman; et dans ce quatrième film, c’est Ted White qui occupe le poste (et qui n’est même pas crédité!), et c’est lui pour l’instant qui a la carrière cinématographique la plus prolifique: Larry le Dingue, Mary la Garce, Tron, Hidden… Mais aussi Des Agents très spéciaux, Mission impossible, L’Homme qui valait 3 Milliards, L’Homme qui tombe à Pic, Matt Houston… Un bon bosseur quoi!

Et un dernier point sur les morts de Jason: la légende dit qu’il se serait noyé à Crystal Lake, mais une autre hypothèse dit qu’il aurait survécu et qu’il aurait grandi comme un enfant sauvage dans les bois alentours; dans le 2ème film, il n’est sûrement pas mort, mais il l’est officiellement à la fin du 3ème, certificat médical à l’appui. Et il re-meurt à la fin de ce film. Donc pour l’instant, Jason serait mort 3 fois. La seule nouveauté de ce Vendredi 13: Chapitre final serait donc de démontrer que Jason est plus fort que la mort!

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Meurtres en 3 Dimensions (Steve Miner, 1982)

Steve Miner est bien l’homme qui aura donné l’impulsion à la saga Jason! Après un premier épisode poussif signé Sean S. Cunningham, Miner réalise une séquelle sympathique mais dans laquelle Jason n’atteint pas encore le statut de boogeyman qu’il trimballera tout au long des années 80. C’est chose faite avec ce Meurtres en 3 Dimensions, qui consolide les valeurs puisées dans les 2 premiers opus, pour tenir une ligne de conduite qui sera définitivement celle qui fera connaître Jason Voorhees à tous les amoureux du cinéma d’horreur!

 

On se retrouve pour la 3ème fois à Crystal Lake, et Miner parvenait déjà à donner de l’importance au lac et à ses environs dans le 2ème film, comparé au premier qui se concentrait simplement sur les personnages (sauf pour le final qui est magnifique!). Il joue véritablement sur l’ambiance de l’endroit, avec le vent qui se lève, la géographie des lieux et le placement des personnages (cette scène où Chris appelle son petit copain Rick qui se trouve juste dans l’angle bâillonné par Jason!). Il insuffle un suspense bien plus dosé que dans son précédent film, qui rappelons-le était son premier long métrage! Les déplacements des protagonistes et les apparitions de Jason sont crédibles, tout comme les blessures qu’il reçoit. Jason semble encore être humain dans cet épisode, et n’être rien d’autre qu’un dégénéré vivant au fond des bois. Mais la fin est plutôt habile, en lançant une possibilité d’élément fantastique, et Miner nous laisse dans un doute appréciable et roublard!

Mais surtout, Jason trouve enfin son masque de hockey!!! Quand un des jeunes sort de l’eau avec, c’est tout un symbole qui surgit, et le film prend à partir de ce moment-là une dimension autre. C’est l’instant à partir duquel la personnalité de Jason va être forgée, et sa première apparition avec le fameux masque va coïncider avec une mise à mort bien fun! Jason naît réellement à ce moment-là, et ce Meurtres en 3 Dimensions est réellement important dans la saga en solidifiant et en synthétisant le mythe Jason Voorhees!

Ce drôle de titre, Meurtres en 3 Dimensions… Mais au tout début des années 80, le cinéma 3D était alors en pleine expansion, et les bandes horrifiques se plaisaient à diffuser des effets aujourd’hui bien désuets mais aux relents nostalgiques certains! La batte qui se rapproche de l’écran, le yo-yo qui monte et qui descend vers le spectateur, le pop-corn qui claque vers l’écran… Et le fameux oeil propulsé de son orbite! Des effets amusants complètement dépassés aujourd’hui, mais qui ajoutent au charme de ce film complètement ancré dans les 80’s! Steve Miner s’amuse avec cette 3D, mais n’en oublie pas pour autant de dérouler un récit cohérent et tendu.

Le changement de scénaristes s’avère bénéfique pour la saga, puisque Martin Kitrosser, Carol Watson et le non crédité Petru Popescu remplacent Victor Miller (scénariste du 1er) et Ron Kurz (scénariste du second), se lâchant davantage sur les codes mis en place par les deux premiers. Meurtres en 3 Dimensions s’avère très efficace, avec des mises à mort bien élaborées, et constitue les véritables débuts de Jason Voorhees!!!

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