Les news de la semaine: Richard Matheson

L’écrivain Richard Matheson est décédé ce 23 juin, et l’influence de ce très grand auteur devrait perdurer encore longtemps, au-delà des domaines de l’horreur et de la science-fiction. Son Je suis une Légende est célèbre, surtout à travers ses adaptations ciné, mais le bouquin possède une aura que ni Boris Sagal ni Francis Lawrence ne sont parvenus à retrouver. L’Homme qui rétrécit est un monument de la littérature fantastique, avec cette histoire d’une simplicité géniale qui va donner lieu à une aventure incroyable! L’une de ses premières nouvelles, Le Journal d’un Monstre, démontre toute la simplicité et la lucidité de cet homme dont les écrits placent invariablement ses personnages dans une position angoissante face à la solitude et à la mort. Son dernier roman, Generations, est sorti l’an dernier aux Etats-Unis, et achève l’oeuvre imposante de cet écrivain remarquable.

 

De nouvelles affiches pour le Man of Tai Chi de Keanu Reeves!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affiche résolument marketing pour le Don Jon signé Joseph Gordon-Levitt, qui n’en reste pas moins très prometteur!

 

Une affiche très laide pour Wolverine: le Combat de l’Immortel, et 4 nouvelles affiches dans la veine stylisée des semaines précédentes! Celle représentant Jean Grey est magnifique, et indiquerait une présence plus importante de la belle mutante?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arnold Schwarzenegger va être le papa d’une petite zombie dans Maggie, un film d’Henry Hobson qui promet d’être original. Il suivra une famille bien décidée à sauver sa fille contaminée par un virus la transformant en morte-vivante… Un choix étonnant de la part de Schwarzie pour un film d’horreur intimiste qui suscite la curiosité!

 

On termine par une affiche sublime pour la 6ème saison de Breaking bad! C’est qui le patron bordel???

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Next (Michael Crichton, 2006)

Dernier roman publié de son vivant par Michael Crichton (Pirates sortira en 2009 et Micro, dont il aurait rédigé le tiers, sera terminé par Richard Preston pour une sortie en 2011), Next nous plonge dans un univers typiquement crichtonien à base de complots ourdis par des multinationales, d’expériences biogénétiques, de thriller juridique, le tout mêlé à un sens de l’écriture d’une remarquable efficacité! Michael Crichton parvient avec Next à créer une galerie foisonnante de personnages qui n’ont pas forcément de liens entre eux, mais qui ont tous pour particularité d’être rattachés de près ou de loin à des expérimentations destinées à développer un médicament révolutionnaire. Qu’il s’agisse d’un dirigeant de société high-tech, d’une avocate prise dans la tourmente d’une affaire allant au-delà des limites légales, d’un homme dont les gênes ne lui appartiennent plus, d’un singe qui parle, d’un chercheur qui découvre des tortues lumineuses, d’un chasseur de primes aux allures de cowboy, chacun va avoir un rôle très précis dans cette aventure à la fois dramatique et absurde où se joue l’avenir de l’Homme.

On a constamment l’impression de sauter d’un personnage à l’autre au gré des chapitres très courts qui constituent ce bouquin, lui donnant un rythme soutenu et une diversité de points de vue appréciable. On passe d’une situation tendue à un événement plus comique, tout en étant entrecoupé par des coupures de presse dévoilant les résultats de recherches saugrenues! C’est ainsi que l’on découvre que des scientifiques ont donné naissance à une oreille miniature, que les blondes sont en voie d’extinction, que des artistes créent des cactus transgéniques avec des poils humains… Tout un florilège de nouvelles plus étranges les unes que les autres, mais la phrase d’introduction de l’auteur précédent le prologue est très claire: « Ce roman est une fiction, sauf les passages qui ne le sont pas. » Cette lapalissade met en garde le lecteur trop crédule qui se retrouve finalement pris dans la même position que l’homme lambda fasse à un trop-plein d’information déversé quotidiennement par l’ensemble des médias et qui ne sait plus comment discerner le vrai du faux. Crichton s’amuse avec ce principe et teinte son thriller d’une bonne dose d’humour qui le rend au final très prenant. On pense souvent à L’Encyclopédie du Savoir relatif et absolu de Bernard Werber avec son lot d’expérimentations étonnantes!

La structure même de cette oeuvre est étrange, avec sa multitude de personnages pris dans un filet invisible où la biogénétique semble avoir pris le pas sur la notion même de respect du corps humain, celui-ci pouvant au final devenir la propriété d’une entreprise… Michael Crichton pousse le concept à l’extrême afin de démontrer la totale absurdité qui la régit, et les scènes de joutes verbales entre avocats au sujet de l’appartenance des gênes d’une personne sont à la fois aberrantes et flippantes, car il n’y a pas beaucoup de marge entre une loi respectant l’intégrité de l’homme et une qui est près à la transgresser dans un but plus vaste…

Encore une fois, Michael Crichton rend passionnante cette course génétique dans laquelle il brosse le portrait pas si caricatural que ça d’une société repoussant les limites du sens commun en biaisant les raisons de la recherche scientifique. Arme redoutable destinée au progrès de l’humanité, la science est très souvent empreinte de capitalisme exacerbé, et la position de Crichton face aux universités donne beaucoup à réfléchir… Next est une excellente lecture, à la fois étonnante, instructive et captivante! Du très bon Crichton!

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Le clip de la semaine: L’accordeur (Olivier Treiner, 2010)

Partant d’un postulat bien original, L’Accordeur est un court à l’atmosphère savamment travaillée qui va doser son suspense de manière très efficace! Une très belle découverte!

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The Call (Brad Anderson, 2013)

L’excellent Session 9 de Brad Anderson est bien loin (2001), et son dernier film, L’Empire des Ombres, était un ratage intégral aussi désolant que ridicule… Mais le cinéaste a solidement repris les rênes avec ce The Call magistral qui est un thriller tendu et angoissant mené avec une intelligence exemplaire et un casting parfait! (17ème au Palmarès de juin)

La bande-annonce en dévoilait un peu trop, mais ne mentait pas sur l’ambiance stressante qui se dégage du film, dont les rares plages de calme sont vite balayées par une tension qui s’avère au final quasi-permanente. Tout comme le personnage d’Halle Berry tentant de reprendre ses esprits dans la quiet room, qui est une pièce où les opérateurs peuvent venir déstresser, le spectateur sait que la tempête gronde sans discontinuité à l’extérieur, et qu’il va bien falloir y replonger. Jordan est une opératrice au 911, le numéro d’urgence aux Etats-Unis, et son rôle est de réagir de la manière la plus rapide et efficace affin d’aider les personnes en difficulté qui l’appellent. Agressions, accidents, tentatives de suicides, meurtres, Jordan et ses collègues gèrent des situations extrêmement difficiles et doivent pouvoir coordonner les actions des policiers, pompiers et ambulanciers avec soin. D’entrée de jeu, Brad Anderson capte les enjeux et le professionnalisme des gens bossant dans la Ruche, surnom de cette vaste salle où oeuvrent les opérateurs. Il nous plonge dans leur quotidien où le stress est permanent, et où l’objectif primordial est de sauver un maximum de vies humaines en prenant les bonnes décisions.

Lorsqu’elle reçoit l’appel d’une jeune fille paniquée car un homme tente d’entrer dans sa maison, Jordan va tout tenter pour lui venir en aide. Mais un élément va faire basculer cet événement vers une issue fatale, et la jeune opératrice va basculer dans la culpabilité. Lorsqu’elle sera obligée de répondre à un appel de détresse similaire 6 mois plus tard, elle devra laisser ses doutes de côtés afin de se concentrer sur cette nouvelle affaire, où une jeune fille s’est fait kidnapper.

Anderson ne laisse rien au hasard, et en s’appuyant sur l’ingénieux scénario de Richard D’Ovidio (basé sur une histoire de lui-même, Nicole D’Ovidio et Jon Bokenkamp), il va tendre son récit au maximum grâce à une mise en scène d’une très grande force, qui va permettre à l’émotion de prendre toute son ampleur. La relation qui se crée entre Jordan et la jeune Casey est puissante et immédiate, et elle fonctionne grâce à la richesse des acteurs et à la force évocatrice d’Anderson. Il sait exactement quel cadrage utiliser pour rendre la tension plus forte, quelle durée donner à chaque plan afin de signifier l’urgence sans appuyer de manière démonstratrice, et son film gagne en puissance grâce à cette subtilité dont il fait preuve à chaque instant. Il parvient à donner un impact immédiat à ses images grâce à sa mise en scène exemplaire, et là où un autre réal serait passé à côté de cette tension, Anderson ne nous lâche pas un seul instant. L’image de ce bras sortant du coffre pour alerter les voitures renvoie à un processus de survie viscéral et à une identification immédiate avec la victime, et son impact est dû au sens aigu de la mise en scène d’Anderson.

Halle Berry est excellente dans le rôle de Jordan, qui entre force et doute va lutter pour la survie de la jeune fille kidnappée. Casey est jouée par Abigail Breslin, la gamine de Signes, Little Miss Sunshine et Bienvenue à Zombieland! Elle a bien grandi depuis, et campe l’ado kidnappée avec beaucoup d’émotion et de conviction. Et Michael Eklund est excellent dans le rôle du kidnappeur! Il est violent et imprévisible, et Eklund en fait un pervers véritablement flippant! Les relations entre les personnages sont d’un réalisme exemplaire, qu’il s’agisse de Jordan et Casey, ou de Casey et son ravisseur. En étant confronté à une situation extrêmement dramatique d’un très grand réalisme, l’empathie fonctionne à plein régime et permet à Brad Anderson de nous livrer une oeuvre véritablement impressionnante. Sans excès démonstratifs ni pathos appuyé, Brad Anderson nous balance une oeuvre où la survie prend tout son sens à travers de petits détails, et où l’émotion nous submerge grâce à une vision à la fois réaliste et intimiste de ce drame. Ca fait vraiment plaisir de revoir ce réalisateur revenir à un tel niveau!

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Les news de la semaine: Dolph VS zombies

Dolph Lundgren dans un film de zombies avec des robots, avouez que le concept est intriguant! L’Expendable s’en donne à coeur joie dans ce Battle of the Damned qui devrait ravir les fans de nanars aux mix improbables!

Arnold Schwarzenegger et Jason Statham reviennent pour Expendables 3, respectivement dans les rôles de Trench et Lee Christmas. Avec un tournage au début de l’été pour une sortie prévue en août 2014, le casting se précise de plus en plus!

 

 

Contrairement à ce qui avait été annoncé la semaine dernière, John C. Reilly n’incarnera pas Ronan l’Accusateur dans Guardians of the Galaxy, mais sera du bon côté de la loi puisqu’il jouera Rhomann Dey, l’homme à la tête du Nova Corps. C’est notamment lui qui dans les comics recruta un certain Richard Rider, alias Nova… Guardians of the Galaxy semble réellement très ambitieux!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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