Les news de la semaine: La guerre est déclarée

Il y a quelques jours, Joss Whedon, l’heureux réalisateur d’Avengers, avait confirmé la présence de 2 nouveaux venus pour la suite du succès de Marvel Studios. La Sorcière rouge et Vif-Argent allaient donc agrandir le casting all-star en ne manquant pas de créer des tensions au sein de l’équipe selon les dires du réalisateur. Si la nouvelle a été reçue avec beaucoup d’enthousiasme par les fans, c’est cette semaine une autre news qui tombe, et qui fait l’effet d’une bombe: Bryan Singer, le réalisateur d’X-Men: Days of future Past, annonce un nouvel ajout au panthéon des Mutants, puisque apparaîtra dans son film un certain… Vif-Argent!!!

L’espace d’un instant, on se prenait à rêver à une collaboration entre studios et une extension incroyable de l’univers cinématographique Marvel, mais ce mince espoir a été de courte durée. Le cas de la Sorcière rouge et de Vif-Argent est très particulier, puisque dans les comics, ils sont à la fois membres émérites des Avengers depuis les premières années, mais ce sont aussi des mutants dont le père n’est autre que Magnéto! Leur existence se partage donc entre 2 univers, ce qui ne pose aucun problème quand on reste dans le domaine du comics, mais qui en soulève d’autres plus importants quand on parle de droits d’adaptations. Wanda et Pietro de leur petit nom sont en quelque sorte dans des limbes juridiques, chaque studio ayant l’autorisation d’adapter les personnages. Singer possède l’avantage du timing, puisqu’il est en plein tournage de son film, et s’il persiste, il empêchera donc Marvel Studios d’utiliser les noms de Vif-Argent et la Sorcière rouge… Autant dire que la tension est palpable entre les 2 majors, d’autant plus que Singer a casté le jeune Evan Peters pour le rôle… L’affaire risque bien de créer un précédent, puisque pour la toute première fois, on aura deux versions distinctes d’un même personnage dans chaque film, chacune ne pouvant se référer à l’autre! Marvel ne pourra utiliser que les prénoms des persos et sera dans l’impossibilité d’évoquer Magnéto et les X-Men, tandis que Singer ne pourra pas faire référence aux Avengers, ce qui sera un peu plus facile pour lui, son film se déroulant dans les années 70. Un clash entre les 2 studios gronde, et ne serait au final bénéfique à personne, même si Marvel est solidement armé pour contrer l’offensive de la Fox… De nombreux rebondissements sont à attendre dans les semaines à venir!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Wolverine: le Combat de l’Immortel débarque le 24 juillet, et nous avons aujourd’hui droit à 2 character posters bien classes et artistiques consacrés à Viper et Yukio, + une BA un peu plus pêchue que les dernières!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle affiche réussie pour le prochain hit World War Z qui sort le 3 juillet, et qui devrait renouveler efficacement le thème du zombie!

Affiche très jameswanienne pour le film de James Wan donc, The Conjuring, qui met en avant une vilaine poupée comme il les aime! Il faudra patienter jusqu’au 21 août pour découvrir cette oeuvre qui devrait bien faire monter le trouillomètre!

S. Craig Zahler est co-auteur avec Jérôme Fansten du script du génial The Incident signé Alexandre Courtès, et va aujourd’hui réaliser son premier long métrage intitulé Bone Tomahaw. Il s’occupera également du script de ce qui s’annonce comme un B movie bien violent, puisqu’il suivra un homme menant une troupe de cannibales dans une paisible petite bourgade en pleine période du Far West. Face à cette horde sauvage, la résistance va s’organiser… Et l’excellente nouvelle, c’est que Kurt Russell vient de s’ajouter au casting!!! Il rejoint ainsi Timothy Olyphant et Jennifer Carpenter et devrait ajouter un grain de folie supplémentaire aux débuts de Zahler derrière la caméra!

 

 

 

 

 

 

 

 

Dark Skies, c’est la très bonne surprise du moment dans le genre horrifique, avec un point de départ à la Paranormal Activity qui va évoluer de manière bien plus rapide. La bande-annonce en dévoile un peu trop à mon goût, mais si elle peut vous donner envie de découvrir cette série B sacrément stressante, jetez-y un oeil! Sortie le 26 juin.

Don Jon, c’est la toute première réalisation de l’excellent acteur Joseph Gordon-Levitt, qui se mettra lui-même en scène dans la peau d’un macho adepte de porno qui va rencontrer une femme totalement romantique jouée par Scarlett Johansson. Un choc des cultures qui promet d’être traité avec énormément de subtilité et d’émotion, le tout mené à un rythme très assuré!

Dernier trailer pour Man of Steel, qui redéfinira très certainement les bases du film de super-héros! Zack Snyder semble nous promettre une vision tout simplement sublime et mythique de l’Homme d’Acier, et cette BA est juste monumentale!!! Confirmation le 19 juin!

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Le Cerveau (Gérard Oury, 1969)

Metteur en scène parmi les plus illustres des années 60-70-80, Gérard Oury a enchaîné les succès populaires où il donnait la vedette aux plus grandes stars de l’époque. Le Corniaud, La grande Vadrouille, Le Cerveau, La Folie des Grandeurs, Les Aventures de Rabbi Jacob, la Carapate, Le Coup du Parapluie, L’As des As, La Vengeance du Serpent à Plumes… De 1965 à 1984, il croise Louis de Funès, Bourvil, Jean-Paul Belmondo, Pierre Richard, Victor Lanoux, Coluche et réalise des films emblématiques du patrimoine français, comédies au succès tant critique que commercial qui sont diffusées encore chaque année à notre époque sur les chaînes de télévision! Gérard Oury est un représentant incontournable de la comédie française, qu’il a su traiter avec beaucoup de subtilité dans un mélange d’action et de naïveté qui fait plaisir à redécouvrir de nos jours!

Réalisé en 1969, Le Cerveau est une co-production franco-italienne qui voit les Français Jean-Paul Belmondo et Bourvil donner la réplique au très British David Niven et à l’Américain Eli Wallach. Ce qui surprend aujourd’hui, c’est de voir à quel point l’ambition internationale du film est maîtrisée par Gérard Oury, qui ne semble aucunement impressionné par les enjeux commerciaux (le film est produit par Gaumont qui s’est associée à Paramount pour sortir le film aux Etats-Unis!) et qui s’amuse comme un petit fou avec un budget considérable! De Paris à New York en passant par Londres et l’Italie, Le Cerveau est une balade bien dépaysante menée à un sacré rythme par le metteur en scène! Cette histoire d’attaque de train postal va voir Bébel, Bourvil, Niven et Wallach rivaliser d’ingéniosité afin de récupérer les 14 sacs de l’OTAN bourrés d’argent!

Le Cerveau, c’est tout d’abord un duo de petits malfrats attachants à souhait, joués avec beaucoup de complicité par Belmondo et Bourvil. Leur duo comique va être à l’origine de nombreuses scènes vraiment réussies et qui vont mettre l’accent sur un humour à l’ancienne, empreint d’une certaine forme de naïveté qui semble avoir totalement disparue de nos jours. Le coup du tunnel creusé chacun d’un côté pour libérer Bébel, la scène du lit dans le camion, le coup du faux chien… Il y a un côté véritablement enfantin dans ce film qui prend les apparences d’un dessin animé live! Pas de vulgarité, pas de volonté de choquer, juste une bonne humeur communicative qui ne se relâche pas durant 2 heures et qui fonctionne tellement bien encore 44 ans après!

Le côté franchouillard de Bourvil avec ses airs d’ahuri et sa manière désinvolte de s’exprimer se complètent parfaitement avec l’aisance d’un Bébel beau parleur et virevoltant! Leur association face au redoutable Cerveau est un régal, et la caractérisation de cet ennemi incarné par David Niven est vraiment drôle! Etant d’un intellect supérieur, sa particularité est qu’il a du mal à supporter le poids de son cerveau, d’où sa fâcheuse tendance à pencher brusquement la tête… Un indice qui embête énormément ce magnat du crime qui est présenté avec beaucoup d’humour par Gérard Oury! Eli Wallach campe lui un mafieux avec toute la véhémence et l’exubérance d’un Italien qui se respecte! L’alliance de ces 4 stars fonctionne à merveille, chacune participant activement à garder le rythme effréné instauré par Oury, qui fait du Cerveau l’une des très grandes réussites des années 60!

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Deadpool 6: Méchant Deadpool

Dernier numéro pour la revue avant le relaunch de juillet! Cette fois encore, 5 épisodes de la série de Daniel Way, dont le run se terminera avec le Monster qui sortira début juillet et qui comprendra les 14 derniers récits consacrés au Merc with a Mouth! Encore un .1 ce mois-ci, c’est-à-dire un numéro permettant aux nouveaux lecteurs de découvrir le personnage… Choisir le dernier numéro de Deadpool comme point de départ, c’est un peu aberrant, puisqu’il suffit d’attendre 2 mois avant de découvrir la nouvelle version de ses aventures… En plus, ce numéro comporte les chapitres 2, 3, 4 et 5 de l’arc Méchant Deadpool, donc si on a raté le début, c’est pas terrible…

 

On termine donc Méchant Deadpool après l’épisode introductif paru il y a 2 mois, et on assiste à la confrontation entre Wade et son jumeau maléfique, sous l’arbitrage féroce de Captain America! C’est une habitude chez Daniel Way, mais il réussit souvent mieux ses premiers épisodes que la suite, et c’est bien dommage. Après nous avoir mis l’eau à la bouche avec une présentation franchement réussie du Méchant Deadpool, les 4 épisodes suivants voient un affrontement sympathique, mais sans plus d’éclat. Deadpool tente de comprendre comment fonctionne son alter-ego, qui tente lui aussi d’anticiper chaque mouvement de l’original. Ca rappelle une certaine confrontation entre Wade et Wolverine parue dans le mag Wolverine (En Vrille) en heureusement moins ratée…

La présence de Captain America permet également de solidifier l’ensemble, qui n’avait pas forcément besoin de 4 épisodes pour arriver à son terme… Mais le personnage de Méchant Deadpool reste intéressant, et va même donner une petite profondeur supplémentaire en fin de récit. Si Daniel Way ne brille pas par ses dialogues percutants, une réplique inattendue fait sacrément mouche! Lorsque Cap se retrouve face à une agent tétraplégique d’Interpol qui l’accueille: « Captain America. Asseyez-vous. – Je préférerais rester debout. – Moi aussi. » Je crois que je n’avais jamais vu Steve Rogers se faire détruire comme ça! 😉

L’épisode 49.1, parlons-en. Une variation type comédie musicale sur la vie de Wade depuis que Daniel Way a pris les rênes du scénario. C’est censé être un point de départ pour les nouveaux lecteurs, et même les fans du Merc trouveront l’histoire bordélique. Quelqu’un qui découvre le personnage avec cet épisode n’aura qu’une envie, brûler son magazine et se remettre à Mickey Parade… Insipide, inutile et bâclé, dénué de tout humour, c’est un ratage total!

Bon, reste plus qu’à attendre les 304 pages du Monster pour achever l’ère Way, en espérant que le tandem Gerry Duggan/ Brian Posehn retrouve la folie du Deadpool des origines à partir de juillet!

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Le clip de la semaine: Q.G. – The Devil’s Plan

Sous le pseudonyme de Q.G. se cache Quentin Gauthier, un producteur et DJ français adepte d’une electro underground aux forts relents cinématographiques! Allié au metteur en scène Pierre Teulières, ils nous donnent ce clip à l’atmosphère bien macabre dans lequel les dissonances s’accordent avec l’ambiance lourde de cette vieille maison abandonnée…   Sébastien Auger, le réal du très bon Rita, Rico et Joe, est premier assistant sur ce clip avec lequel Pierre Teulières crée un hommage très réussi aux films d’épouvante, que n’aurait certainement pas renié Murnau! 😉 Enjoy!

QG – THE DEVIL’S PLAN (official video) from Qwartz Global Media on Vimeo.

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Pirates (Michael Crichton, 2009)

Pirates est le dernier bouquin écrit par Michael Crichton, décédé le 4 novembre 2008. Il a été publié à titre posthume, et constitue une aventure éloignée de ses habituels techno-thrillers qui va nous embarquer à travers la Jamaïque pour un voyage dépaysant à l’ère des corsaires! On est loin de Pirates des Caraïbes, et c’est tant mieux!

Michael Crichton nous convie dans ce petit bouquin (il fait – de 350 pages) à suivre l’épopée du pirate Charles Hunter et de son équipe, partis mettre la main sur un trésor jalousement gardé dans un galion espagnol. Ce qui marque d’emblée, c’est la description très détaillée de la ville de Port-Royal et de ses habitants, du gouverneur Sir James Almont qui se plaît à arrondir ses fins de mois de manière illicite à son assistant Robert Hacklett qui brûle d’envie de purifier la région de ses malfrats. La description très visuelle et olfactive de la ville donne une idée de ce que pouvait être un repaire de pirates au XVIIème siècle, et l’on est plongé avec bonheur dans ce lieu dangereux où la mort rôde à chaque coin de rue.

L’époque est rude et oblige à être sans pitié pour survivre, le capitaine Hunter l’a bien compris. Corsaire respecté par la communauté, il se prépare à envahir l’ile de Matanceros afin de dérober l’or contenu dans les cales d’un galion espagnol qui y mouille depuis plusieurs jours. Il rassemble une équipe hétéroclite mais complémentaire sur laquelle il va pouvoir s’appuyer afin de mener sa mission à bien. On a Don Diego, alias le Juif, spécialiste en explosif et en armement; Lazue, une femme au regard aiguisé indispensable à la navigation; Bassa, surnommé le Maure, un colosse noir et muet depuis qu’on lui a coupé la langue; Sanson, un Français dont la spécialité est le meurtre, et ce en toute discrétion, d’où son surnom, signifiant »sans son »; et Enders, un navigateur hors pair qui sera essentiel lors de ce voyage éprouvant.

Michael Crichton parvient à caractériser chaque personnage à force de détails, qu’il s’agisse de traits physiques ou d’histoires passées, les rendant chacun bien vivants. Le traitement des personnages est plus approfondi que dans son Prisonniers du Temps qui était sympathique mais dont la multitude de protagonistes était traitée avec plus de superficialité. Il y a ici une réelle volonté de montrer les divers atouts de chacun et d’en faire des éléments clés successifs lors de l’avancée du récit, le succès de l’expédition résultant de la somme de toutes les habiletés mises en commun. Hunter a composé son équipe avec soin, et va pouvoir mettre son plan à exécution dès les prochains jours.

Dans ce roman, Michael Crichton ne fait pas de fioritures; le rythme est effréné et l’action incessante, tant et si bien que l’on ne sait pas quand poser le bouquin! La composition de l’équipe, la capture par les Espagnols, l’attaque de l’île, la traque par l’ennemi, la rencontre avec le Kraken, la bataille contre les sauvages cannibales… Crichton donne un souffle épique à ce roman qui ne laisse pas le temps de se poser, et qui enchaîne les séquences d’aventures avec un réel plaisir! On ne prend pas le temps de souffler, et l’auteur nous implique avec beaucoup de force dans cette succession d’action, nous ébouriffant avec la colère d’un ouragan, nous plongeant dans les eaux glaciales de l’océan à la rencontre d’un monstre assoiffé de sang, nous faisant frissonner avec les batailles navales monumentales! Il y a une écriture très cinématographique de la part d’un auteur qui affectionne le 7ème art, et qui rend véritablement tangible son récit. Il utilise des données correspondant aux 5 sens afin de nous immerger davantage dans cette histoire, qui en devient d’autant plus ludique.

La violence n’est pas édulcorée, entre les règlements de compte et les batailles pour le trésor, et les demoiselles en détresse ne le sont pas toujours, parvenant à jouer de leurs charmes afin d’améliorer leur situation. Pirates est un vrai bon moment de lecture où les personnages hauts en couleur se sortent de situations bien difficiles, et où la fourberie n’est pas forcément un défaut! Le rythme endiablé de cette aventure passionnante fait de ce dernier bouquin du regretté Michael Crichton une très belle réussite!

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