V/H/S/2 (2013)

Un an après la sortie du premier opus qui était tout simplement génial, voici donc la séquelle du film à sketches qui a révolutionné le genre! La barre avait été mise sacrément haut, et il allait être difficile de réitérer l’exploit du 1er, l’effet de surprise ne fonctionnant évidemment plus…

Sur les 9 réalisateurs du premier opus, 1 seul rempile, il s’agit d’Adam Wingard, dont le long métrage You’re next ne devrait plus trop tarder. On accueille donc Simon Barrett, scénariste qui a bossé à plusieurs reprises avec Wingard; Jason Eisener, le metteur en scène d’Hobo with a Shotgun, et qui avait aussi réalisé l’excellent court métrage Treevenge; Gareth Evans, le réal de The Raid; Gregg Hale, qui a produit les films d’Eduardo Sanchez, l’un des réalisateurs du Projet Blair Witch; Eduardo Sanchez, le réal de… Ben oui Blair Witch; et Timo Tjahjanto, qui a bossé sur l’anthologie The ABCs of Death. Si les noms sont un poil plus connus que pour le 1er opus, il faut bien avouer que ce V/H/S/2 ne lui arrive pas à la cheville!

 

On a 2 metteurs en scène et un sketch en moins pour cette suite, dont le principe est similaire au 1er: des individus entrent dans une grande demeure et y trouvent une pièce avec des écrans multiples, sur lesquels ils vont regarder des cassettes VHS intrigantes… Le fil conducteur du 1er film était génial, et on sent davantage ici une volonté de refaire la même chose, sans trop rechercher d’inventivité… On se retrouve donc dans une configuration certes similaire, mais avec moins de tension.

 

Les sketches eux-mêmes semblent dévier vers une approche plus conventionnelle, où l’épouvante se fait plus légère. Le sketch de Sanchez et Hale sur la balade des zombies en forêt propose quelques moments plutôt drôles, et apparaît comme un hommage et une variation sur un thème très à la mode en ce moment. Celui de Wingard est ingénieux sur l’aspect du dispositif filmique, puisque la caméra remplace l’oeil perdu par le personnage principal, qui va commencer à voir apparaître des choses inquiétantes…

 

Les sketches se regardent sans ennui, mais ne possèdent pas l’homogénéité parfaite du premier film, qui était flippant d’un bout à l’autre! Un sketch ressort toutefois, c’est celui d’Evans et Tjahjanto, Safe Heaven, qui suit un groupe de reporters partis filmer une secte dans leur enceinte. Ils tombent sur un moment crucial pour les adeptes, et ce sketch est vraiment très réussi, baignant dans une atmosphère malsaine et étant mis en scène avec beaucoup de force. Le gourou est joué par un petit bonhomme nerveux et vraiment flippant!

V/H/S/2 reste agréable à regarder, et il s’engage sur des thématiques différentes (zombies, extraterrestres, secte…), mais il est bien dommage qu’il ne soit pas une tuerie aussi réussie que le premier!

 

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Le clip de la semaine: Parkour in Baku City – Ryan Doyle 2013

Le traceur et freerunner anglais Ryan Doyle a tourné une très belle vidéo à Baku, la capitale de l’Azerbaïdjan. Elle est carrément trop courte par contre, et je vous conseille de regarder le making-of qui permet d’apprécier davantage les sublimes images tournées dans la cité! Des plans magnifiques mettant en valeur l’excellent travail de Doyle, et une vision chargée d’histoire et de partage avec une ambiance vraiment très réussie! Enjoy! 😉

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Red down…

Depuis le 4 juin, le site de partage belge RedList n’est plus opérationnel, son webmaster Redarche ayant été obligé de retirer tous les liens de téléchargements afin de se conformer à une décision de justice, faisant suite à une plainte conjointe de l’ALPA (association de lutte contre la piraterie audiovisuelle) et la SACEM, qui avaient saisi la BAF ( belgian anti-piracy federation). RedList figurait parmi les meilleurs sites consacrés au téléchargement, et sa fermeture rend bien compte de la place de choix qu’il occupait dans le domaine du warez.

C’est bien évidemment avec tristesse que j’ai appris cette nouvelle, car même si je n’ai connu le site que l’an dernier, j’avais immédiatement apprécié le travail très fouillé effectué par Redarche et son équipe, qui dénotait parmi la multitude de sites de partage tenus avec les pieds, aux systèmes de recherche désastreux qui vous dirigent vers tout sauf ce que vous voulez trouver, et qui vous balancent des pubs dès que vous faite le moindre mouvement. Il y avait indéniablement du professionnalisme et une véritable passion dans le travail de Redarche, qui a participé pendant 5 ans à une forme d’ouverture culturelle certes controversée, mais qui se propagera irréversiblement.

Ce n’est pas le premier site à tomber, et ce ne sera très certainement pas le dernier, mais cette sanction ravive à nouveau le débat sur le contournement des droits d’auteurs et sur la propriété intellectuelle des oeuvres. A l’heure où les Virgin, FNAC et autres Forum sont au plus bas avec fermetures de magasins et suppressions de postes, on ne peut légitimement nier qu’internet fait beaucoup de mal au secteur culturel. Mais il faut bien avoir à l’esprit que les comportements des internautes ne sont pas tous similaires, et que l’utilisation du téléchargement est complètement différente d’un individu à l’autre.

A l’époque où La Caverne des Introuvables était encore actif, on se retrouvait sur un site qui ressemblait à un grenier mystérieux où l’on pouvait passer des heures à fouiller afin de dénicher des perles rares. Le premier film que j’y avais téléchargé était Paperhouse, oeuvre mythique que je n’avais jamais réussi à trouver dans le commerce et dont les rares images aperçues m’avaient toujours annoncé une ambiance unique et envoûtante. Le film a tenu toutes ses promesses, et j’ai continué à fureter dans la Caverne pour mettre à jour des trésors enfouis. L’administrateur du site, Acromega, avait un principe, celui de proposer uniquement des films jamais édités en vidéo ou épuisés, ce qui représente un nombre impressionnant d’oeuvres! La fermeture de Megaupload à eu en partie raison de cet excellent site…

RedList et La Caverne des Introuvables ont un point commun, c’est qu’ils ont été tenus par des passionnés, dont le but était d’offrir une large visibilité aux oeuvres proposées. Le soin apporté à l’ergonomie du site, le choix de supprimer les liens vers des basses qualités, la mise en place d’une équipe de sous-titrages sont des éléments qui dénotent sans conteste la maturité et l’envie de Redarche, Matkill et de leurs compères. On ne se retrouvait pas dans une optique de téléchargement compulsif et indifférencié, on était sur un site qui permettait de trouver des films que l’on avait réellement envie de voir. Mon premier téléchargement sur RedList a été Atomic College, un bon vieux Troma qui aurait pu figurer dans la Caverne! Du pur délire 80’s totalement barré et réussi! C’était le point de départ de nombreuses trouvailles géniales qui ont malheureusement pris fin…

Chacun vit le téléchargement à sa manière, et cet outil ne m’empêchera certainement pas d’aller découvrir les films les plus attendus en salle. L’expérience d’un film au cinéma reste unique, et j’irai toujours voir mes 30 films par an si la programmation reste attractive. (D’ailleurs, quel est l’intérêt de regarder une oeuvre filmée dans un cinéma, avec une image dégueulasse et un son crade?) RedList me permettait surtout de dénicher des vieilleries introuvables et des films dont les distributeurs ne s’occupaient pas. J’ai ainsi pu découvrir le génial The Hole de Joe Dante qui n’était toujours pas sorti au ciné ou en DVD 3 ans après sa production… V/H/S, The Bay, Kill the Gringo, The Incident, The Raid, Universal Soldier: le Jour du Jugement, et la liste est longue… Autant de films pour lesquels j’aurai payé une place de ciné sans hésiter, mais que je n’aurai jamais acheté en DVD… Pour moi, un site tel que RedList était une alternative aux carences des salles obscures, et prolongeait le plaisir des découvertes cinématographiques. Et il était bien évidemment une alternative à la pauvreté sans nom de l' »offre » télévisuelle actuelle, engluée dans une pseudo-réalité d’un vide absolu…

Tout ça pour dire que comme La Caverne des introuvables, RedList est une vraie perte dans le domaine de la culture, et je tenais à rendre un hommage mérité à Redarche et sa clique! J’en profite également pour mettre un lien vers la pétition de Matkill ayant pour but de se faire entendre par les majors. Même s’il n’y a quasiment aucun espoir, on peut toujours soutenir l’équipe de RedList par ce biais!

 

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Les news de la semaine: La purge!

Après son 1er long Little New York en 2009, James DeMonaco vient de sortir The Purge, qui pour un budget avoisinant les 3 millions de dollars, en a récolté 36 en l’espace de 3 jours!!! Un record qui rassure largement les producteurs qui envisageaient une séquelle avant la sortie… The Purge ne peut donc définitivement pas garder son titre anglais par chez nous, qui sera traduit par… American Nightmare! Quelle inventivité… Quoiqu’il en soit, le film sortira en France le 25 septembre, et a de quoi attiser la curiosité!

 

Un petit tour du côté des Expendables pour faire le point sur le 3ème volet, mis en scène par Patrick Hugues: on aura bien évidemment Sylvester Stallone de retour dans le rôle de Barney Ross; Mickey Rourke revient dans celui de Tool après avoir zappé le second épisode; Jet Li rempile pour la 3ème fois avec son personnage au nom poétique Yin Yang; pour les nouveaux, entre les rumeurs et les confirmations, c’est un peu le bordel, donc on peut dire qu’aujourd’hui, ils sont 4 à être sûrs d’entrer dans l’équipe: Nicolas Cage, Milla Jovovich, Jackie Chan et Wesley Snipes!





 

Et une petite photo pour le Soldat de l’Hiver!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle affiche pour le très attendu Insidious: Chapter 2 de James Wan, annonciatrice d’une ambiance résolument pesante…

 

Nouvelle affiche pour Elysium!

 

Des nouvelles de G.I. Joe 3: ce sera bien Jon M. Chu qui reviendra à la réalisation… Non pas que son G.I. Joe: Conspiration soit mauvais, mais il manquait un peu de folie… Mais bon, au vu du carton à l’international, on ne veut pas changer la donne du côté de la Paramount…

 

La liste des bad guys s’allonge pour The amazing Spider-Man 2, puisque outre Electro (Jamie Foxx) et le Rhino (Paul Giamatti), et en attendant qu’un des 2 Osborn revête la défroque du Bouffon, l’acteur Colm Feore jouera également un super-vilain, le Vautour! De là à se diriger vers le groupe des Sinistres Six, il n’y a que 2 pas…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stephen Hawking au cinéma, ce sera possible dans un biopic signé James Marsch, qui retracera la vie du génial scientifique au travers de sa relation avec sa femme (à priori Jane Wilde, sa 1ère épouse). Cet homme hors norme méritait bien que l’on s’attarde sur sa vie et sa carrière, espérons que le résultat soit passionnant et respectueux!

 

Maintenant qu’Howard Gordon a annoncé 24: live another Day et que Kiefer Sutherland rempile évidemment pour le rôle de sa vie, c’est au tour du metteur en scène Jon Cassar de faire son retour! L’homme qui est un élément indispensable à la saga d’espionnage (il a mis en boîte 59 épisodes de la série culte) devrait nous offrir toute la tension et le suspense que l’on est en droit d’attendre de cette nouvelle saison!!!

 

Le rôle de John C. Reilly dans Guardians of the Galaxy est connu, il incarnera donc un ennemi des Gardiens puisqu’il jouera Ronan l’Accusateur, un guerrier extraterrestre appartenant à la race des Krees.


 

 

 

 

 

 

U.F.O. change de nom et devient Alien uprising, et même si ça apparaît un peu cheap, il y a tout de même JCVD pour botter le cul aux envahisseurs!

L’Under the Bed de Steven C. Miller se distingue par une 1ère bande-annonce à l’ambiance bien travaillée, lorgnant du côté des productions Amblin chères à Spielberg! Et dire que son remake de Silent Night n’est même pas encore sorti…

Man of Tai Chi éveille de plus en plus la curiosité, et il se pourrait bien que Keanu Reeves se fende d’un premier long métrage bien burné!

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Stoker (Park Chan-Wook, 2013)

Première expérience pour le metteur en scène d’Old Boy et de Sympathy for Mr. Vengeance avec ce Stoker tout simplement sublime! Une ambiance hitchcockienne, des acteurs très talentueux et une mise en scène hallucinante font de ce Stoker un film complètement hors-normes et incroyablement maîtrisé! Un régal esthétique aux relents de thriller malsain envoûtant! (8ème au Palmarès de juin)

D’entrée de jeu, c’est la mise en scène du Sud-Coréen Park Chan-Wook réinventant les codes cinématographiques qui surprend totalement! On est en 2013, cela fait 118 ans que le cinéma existe (depuis 1895), et il est encore possible aujourd’hui de totalement innover dans la mise en scène! Park Chan-Wook ne s’en prive pas en tout cas, et chaque plan de son film, chaque séquence est un travail d’orfèvre exemplaire! Les jeux de lumière, le travail sur les ombres, les projections de couleurs, tous les éléments se conjuguent pour créer une oeuvre picturale d’une beauté incroyable!

Au-delà de cette réussite visuelle indéniable, le plus important est qu’elle permet de mettre en place un climat oppressant où le suspense ne faiblit pas. Le scénario écrit par Wentworth Miller et Erin Cressida Wilson nous replonge dans une ambiance que n’aurait pas renié Alfred Hitchcock, avec une menace sous-jacente et un jeu du chat et de la souris entre les divers protagonistes. Ce scénario permet de découvrir une facette inattendue de Wentworth Miller, qui n’est autre que le personnage principal de la série Prison Break! On est très loin de l’action de la série de Paul Scheuring, et c’est vraiment agréable de découvrir les talents d’écriture du comédien!

On a déjà une mise en scène incroyable, un scénario vraiment bien ficelé, et on a encore droit à des acteurs vraiment bons avec Nicole Kidman et Matthew Goode, mais c’est bel et bien l’Australienne Mia Wasiskowa qui bouffe totalement l’écran! Sortie du Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton, elle campe India, une vision très dark d’Alice, une jeune fille très secrète et loin d’être socialement stable. Son univers intérieur et son intelligence la maintiennent dans une solitude qui commence à lui peser. Mais l’arrivée de son oncle Charles va bouleverser son quotidien et celui de sa mère Evelyn, juste après le décès du père d’India. Cet homme mystérieux semble avoir des desseins très particuliers, et il va jeter le trouble chez les deux femmes, qui vont chacune être confrontées à leur vraie nature.

La richesse thématique de Stoker est impressionnante, et les références sont multiples pour appuyer les propos de l’auteur. Stoker traite du passage de l’enfance à l’âge adulte, de la culpabilité, du désir et de la mort dans un contexte réellement saisissant où la beauté visuelle sertit parfaitement un scénario très fort. Stoker est une expérience très surprenante et une plongée irréversible dans les tréfonds de 3 âmes tourmentées, qui ne laisse certainement pas indifférent! Une oeuvre inclassable et unique à la densité et à la maturité impressionnantes!!!

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