Les news de la semaine: Born to defense

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The Defenders débarquera cette année sur Netflix, même si l’on a pas encore de date officielle. Le Avenger-like du petit écran nous livre aujourd’hui de beaux visuels, et la hype continue de monter sur ce show signé Douglas Petrie et Marco Ramirez, qui étaient rappelons-le déjà showrunners sur l’excellente saison 2 de Daredevil! On a donc droit à des photos qui dépeignent une ambiance très Netflix, très street donc! Admirez Daredevil, Luke Cage, Jessica Jones et Iron Fist, accompagnés de Colleen Wing et Misty Knight!!!

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Et on en apprend (à peine) plus sur le personnage qu’incarnera Sigourney Weaver. La bad girl du show se nommera Alexandra, et Ramirez se fend d’une description assez caractéristique pour le perso: « Sigourney fait partie de cette classe de personnes qui sont immédiatement les plus intelligentes en arrivant dans une pièce, mais on peut aussi très bien l’imaginer avec un lance-flammes » déclare le showrunner en évoquant Aliens. Il poursuit : « Son personnage est une force très puissante à New York. Et elle est tout ce que Sigourney est : sophistiquée, intellectuelle, dangereuse. Je suis désolé, tout ce que je peux dire pour le moment relève du simple adjectif ! » Ripley incarnera donc un personnage inédit, et ne sera pas une transposition des comics! Et une 1ère photo pour elle également!

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Grand Corps Malade est connu pour son slam, et après avoir écrit un livre autobiographique (Patients en 2012), voici qu’il se lance dans la mise en scène aux côtés de Mehdi Idir, ancien danseur de hip-hop reconverti dans la réalisation (on lui doit notamment un documentaire sur les Wanted Posse, le premier crew français à remporter une Battle of the Year, le championnat mondial de la discipline). Les deux hommes vont adapter le bouquin de GCM pour en faire un film, Patients, qui pourrait bien être l’une des belles surprises de cette année! On sent une authenticité et un mélange d’humour et d’émotions qui pourrait bien faire effet dès le 1er mars! Et en plus, on retrouve avec plaisir Nailia Harzoune, actrice à suivre que l’on a pu voir dans Made in France et Chouf!

 

Logan ne va plus tarder, et il nous livre aujourd’hui une énième image d’un Wolvie vieillissant! Après le raté X-Men: Apocalypse, on aurait enfin droit à une fin digne de ce nom? Réponse le 1er mars!

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Vous l’attendez aussi avec beaucoup d’impatience? Twin Peaks fera son retour dès le 21 mai!!! La série culte reviendra le temps de 18 épisodes, menés comme à la belle époque par Mark Frost et David Lynch!

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Justice League: 1ère Partie se pare d’une image nous présentant l’équipe au grand complet. On a donc Batman (Ben Affleck), Wonder Woman (Gal Gadot), Cyborg (Ray Fisher), Flash (Ezra Miller), et Aquaman (Jason Momoa). Ils se la jouent tous dark, mais va falloir être à la hauteur pour faire oublier Suicide Squad, et être un poil plus percutant que Batman V Superman: l’Aube de la Justice… En tout cas, Zack Snyder est à fond, et on verra tout ça le 15 novembre!

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On termine avec Wade! Les scénaristes Paul Wernick et Rhett Reese ont assuré cette semaine que Deadpool 2 serait un film solo, ce qui n’exclut pas la participations de personnages secondaires! Vous avez aimé Colossus et Negasonic Teenage Nucléaire (oui c’est son nom en VF…)?? Eh bien vous les retrouverez dans le numéro 2!!! Et vous avez adoré Dopinder, le taxi malheureux en amour? Eh bien lui aussi, il sera de retour dans la suite! Bon, par contre va falloir être patient hein, c’est pas avant 2018!!!

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En 2006, l’auteur Mark Millar et le dessinateur Steve McNiven donnaient vie à l’un des events majeurs de Marvel Comics avec l’excellent Civil War, qui a connu un énorme succès public et critique. 10 ans après, voilà que débarque Civil War II, qui en fait ne constitue pas une suite directe! Dans Civil War, les héros s’opposaient violemment au sujet d’une loi de recensement qui demandait à dévoiler les identités secrètes de chacun, et qui  stipulait que ces héros agiraient en accord avec le gouvernement américain. Evidemment, tout le monde n’a pas été d’accord avec cette idée, et les camps D’Iron Man et de Captain America se sont affronté dans une lutte fratricide.

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Aujourd’hui, c’est un autre sujet de discorde qui va mener à une nouvelle scission, cette fois-ci entre Iron Man (il est toujours impliqué quand c’est le bordel lui!) et Captain Marvel. Alors que les brumes tératogènes s’étendent toujours sur le pays, voici qu’un nouvel Inhumain doté d’un bien étrange pouvoir fait son apparition; il s’appelle Ulysse, et il est capable de prédire l’avenir. En fait, il a des visions très réalistes dans lesquelles il vit littéralement l’avenir. Après avoir fait appel à lui, Captain Marvel se lance dans une mission destinée à arrêter Thanos. Mais cette mission se finit très mal… Cet échec va affecter Tony Stark et Carol Danvers de manière personnelle, et ils vont rapidement devenir ennemis…

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Brian M. Bendis va développer un récit passionnant, qui va poser une question fondamentale: peut-on arrêter quelqu’un avant qu’il ne commette un crime, même s’il n’avait pas encore l’intention de le commettre, au nom du bien commun? Le pouvoir de prémonition d’Ulysse, s’il permet de stopper certains actes répréhensibles, évite du coup à ce futur de se réaliser. Mais comment gérer une telle responsabilité? Si le crime n’est pas encore commis, il n’est donc pas encore punissable? Bendis va ouvrir son récit sur un procès dans lequel Miss Hulk assure la défense, et qui préfigure le dilemme qui va être posé par Ulysse. Il va développer différentes sous-intrigues, qui vont toutes converger vers ce point central qui créera la discorde.

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Bendis est accompagné par les très talentueux dessinateurs que sont Olivier Coipel, Jim Cheung et David Marquez, et après la crainte légitime de voir une simple copie de Civil War, on se rend rapidement compte qu’il y a un réel fond dans ce récit! Civil War II possède des éléments d’une très grande richesse, qui pourraient bien l’amener à suivre les traces de son aîné. Il y a un vrai sens dramatique dans ces événements, et les répercussions risquent d’être conséquentes! Bendis convoque tout un pan des héros Marvel (dont un Deadpool au détour d’une case), dans ce qui va être une lutte intestine des plus passionnantes!

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La Tour sombre – Le Pistolero (Stephen King, 1981)

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« L’homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le poursuivait. » En des temps immémoriaux, j’avais lu les 3 premiers volumes de ce récit épique, qui s’étire aujourd’hui sur 8 romans. A cette époque, j’étais un fan absolu de Stephen King, ayant lu tous ses écrits. Puis le temps l’a peu à peu laissé en retrait, et ce récit était finalement inachevé… Ca faisait un moment que l’histoire de Roland me titillait à nouveau, et le fait de replonger dans ce vieux conte crépusculaire de mon adolescence s’avère étrange…

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La Tour sombre est une oeuvre à part dans la bibliographie de Stephen King, de par son caractère ambitieux déjà, puisqu’elle a été écrite sur une période de 40 ans. De par ses thématiques ensuite, puisqu’elle explore des domaines très différents comme le western, l’horreur et la fantasy, tout en les mêlant de manière très efficace. Là où chaque roman du King pouvait se suffire à lui-même, La Tour sombre a vu se développer un récit dont les évolutions et le passé n’étaient pas même connues de son auteur. Il le dit lui-même dans l’appendice du premier volume: « Mais qu’en est-il du brumeux passé du pistolero? Seigneur, j’en sais si peu. Et de la révolution qui a balayé son « monde de lumière »? Alors là, rien du tout. » C’est ce qui constitue tout le romantisme et la beauté brute de ce fantastique récit, qui s’est étoffé au fil des ans, puisant dans la puissante imagination de son auteur les différentes ramifications nécessaires, à chaque fois en temps voulu. Une oeuvre monumentale qui explore à la fois l’inconscient du romancier, et qui va gratter des portes cachées dans l’esprit de ses lecteurs…

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Replonger dans ce 1er tome m’a fait l’effet d’un vieux songe oublié, mais qui n’a rien perdu de sa douce et folle consistance. Je me suis relancé à la poursuite de l’homme en noir dans ce monde en fin de vie, où chaque action semble tellement dérisoire… Quelle est la quête de Roland, le dernier des pistoleros, et pourquoi cherche-t-il à atteindre cette fameuse Tour sombre avec tant d’acharnement alors que tout s’écroule autour de lui? Stephen King va nous faire découvrir une terre crépusculaire, dont les coins d’ombres se peuplent de créatures difformes, dont les croyances ancestrales ont depuis longtemps vacillé, et où la magie opère pourtant encore… Un monde aux confluents des oeuvres de J. G. Ballard et de J. R. R Tolkien, entre l’abîme sans fond d’une existence dévastée et un royaume en mode fantasy… Les étendues sableuses à perte de vue rappellent furieusement Ballard, tandis que la poursuite de Roland évoque clairement celle d’un certain Frodon parti sur les traces du mythique Anneau

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Le principe de la quête va toujours amener à une meilleure connaissance de soi et du monde qui nous entoure, et Roland ne va pas échapper à cette règle. Homme brut aguerri et rompu à la manipulation des armes, il va avoir bien des surprises lors de sa poursuite qui dure depuis maintenant près de 20 ans… La lente traque lui a pris la majeure partie de son existence, mais il poursuit inlassablement son but malgré la poussière qui en recouvre les premiers souvenirs, et le sable du désert qui teinte ses vêtements d’un ocre opiniâtre. Il va notamment avoir la surprise de croiser un jeune garçon, Jake, échappé de son propre monde pour errer dans un lointain relais à l’abandon depuis très longtemps, et qui va se prendre d’amitié pour le pistolero. Ensemble, ils vont traverser de nombreuses épreuves, et vont se rapprocher du mystérieux homme en noir…

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La Tour sombre fait partie de ces récits passionnants dans lesquels on ne sait pas du tout dans quelle direction l’auteur veut nous emmener, et ça fait un bien fou de se retrouver surpris! Stephen King use d’une plume d’une très belle complexité et d’une intense poésie, et chacune des phrases constituant ce roman véhicule une très belle profondeur. Je pioche au hasard: « Août s’était jeté sur le pays comme un amant vampire, consumant la terre et les récoltes des métayers, plaquant une blancheur stérile sur les champs qui entouraient la cité féodale. » Lors d’une lutte contre une succube: « Il orienta vers elle son esprit – négation même de toute émotion-, le laissa se dévider. Le corps qui planait au-dessus de lui se figea, sembla hurler. Entre ses tempes, le pistolero sentit les brefs et perfides assauts d’une lutte à la corde – c’était son cerveau qui faisait la corde, grise, fibreuse. » « Levant les yeux vers l’invisible plafond rocheux, il parut vouloir un instant l’agonir d’insultes, défier aveuglément ces tonnes de granit obtus qui portaient leurs chétives existences dans ses entrailles de pierre. »

La richesse du style, qui évoque constamment le temps et l’usure, teinté de cet animisme omniprésent qui confère une belle et dangereuse dimension aux objets, achève de donner furieusement envie de poursuivre cette aventure! A voir si j’ai assez de motivation pour continuer à arpenter ces terres désolées, mais cette redécouverte du Pistolero a été chargée d’émotions, me ramenant dans ce monde que j’avais oublié, et rappelant en même temps un lointain passé…

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Le clip de la semaine: Os acordais que ya nada? – GUP

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Voici une très belle vidéo signée par les incontournables traceurs espagnols des GUP! Juste magnifique!

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Blade Runner (Ridley Scott, 1982)

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Après son 1er film Duellistes en 1977, le metteur en scène britannique Ridley Scott va nous livrer coup sur coup 2 films qui font référence dans le domaine de la science-fiction: Alien – le 8ème Passager en 1979, et Blade Runner en 1982. Dans ce récit sombre et apocalyptique, il va adapter le roman de Philip K. Dick intitulé Les Androïdes rêvent-ils de Moutons électriques?, pour nous livrer une oeuvre impressionnante par son atmosphère ainsi que par les thèmes qu’elle traite.

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L’entrée en matière s’avère majestueuse, avec la découverte d’un Los Angeles futuriste situé en 2019, où la nuit semble permanente et où les lumières artificielles rythment la vie de la population tel un coeur de néon qui battrait sans discontinuer. La musique envoûtante composée par Vangelis magnifie encore cette vision crépusculaire de l’humanité, dans laquelle on va suivre des personnages qui semblent tous perdus. On n’est pas très loin d’un monde orwellien, mais l’homme a encore une certaine chance, l’aspect totalitariste étant réservé aux Réplicants, des robots humanoïdes conçus pour les tâches dangereuses et ingrates. Mais le processus de fabrication de ces êtres artificiels s’est tellement amélioré, qu’ils semblent bien avoir développés des émotions, voire une certaine humanité…

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L’ambiance oppressante dans laquelle Ridley Scott va nous plonger perdurera durant tout le film, et on va évoluer dans cette atmosphère lourde telle un cauchemar cotonneux, en suivant Rick Deckard, un Blade Runner chargé d’éliminer les Réplicants défectueux. Ridley Scott nous place dans un monde constamment sombre et pluvieux, comme si la Terre était trop fatiguée et qu’elle s’affaissait sur elle-même… La pluie symbolise toute la tristesse d’une humanité qui aurait raté sa voie, et dans laquelle les hommes errent telles des fourmis qui n’auraient plus de but. Deckard est un élément symptomatique de cet abandon global, lui qui ne semble plus motivé par grand-chose, et qui va accepter sa mission plus par possibilité de sortir un instant de ce grand oubli, que par envie ou par sentiment de faire justice… Le choix des éclairages s’avère magnifique, avec ce mouvement permanent dû aux néons de la ville, qui vont projeter des ombres sans discontinuer, et créer une atmosphère inquiétante… Visuellement, Blade Runner s’avère réellement impressionnant!

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Harison Ford, tout juste auréolé du succès de La Guerre des Etoiles et de L’Empire contre-attaque, poursuit son exploration de la SF dans un registre radicalement différent, et incarne un Deckard perdu dans un monde qui ne sait lui-même plus comment tourner. Les corporations règnent en maîtres dans leurs tours d’ivoire rappelant les pyramides égyptiennes, et le peuple vit en bas dans un climat délétère. Ridley Scott construit un futur totalement pessimiste, dans lequel 4 Réplicants vont lutter pour leur propre humanité. Ayant tué des humains afin de pouvoir fuir, ils sont pris en chasse par Deckard, pour qui ils ne sont que des machines. Mais la confrontation entre le Blade Runner et ses proies va remettre beaucoup de choses en question…

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Le thème de la machine qui prend le pouvoir sur l’Homme est un classique des années 80, et l’exemple le plus parlant est le Terminator de James Cameron en 1984. Ridley Scott va quant à lui poser le questionnement de l’humanisation possible des machines, et par là même de la possibilité de la création d’une forme de vie artificielle. Qu’est-ce qui distingue l’homme d’un robot, quand ce dernier semble capable de ressentir des émotions, et est capable de pleurer? Alors que Deckard semble être un humain presque désincarné, qui ne croit plus en rien, il va se lancer à la poursuite de Réplicants qui possèdent une volonté de vivre qui semble bien plus forte que celle de Deckard.

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L’acteur néerlandais Rutger Hauer va d’ailleurs nous livrer une prestation qui fait date dans sa filmographie, en incarnant Roy Batty, un Réplicant conçu pour le combat, mais qui a développé une certaine sensibilité par rapport au monde qui l’entoure. Il va être un adversaire coriace pour Deckard, tout en le poussant à voir la beauté de l’existence que le flic ne voit plus. La prestation d’Hauer s’avère juste fascinante, et il vole clairement la vedette à Harrison Ford! Son personnage implacable et torturé est simplement magnifique, et symbolise la notion d’humanité avec une solidité confondante, tout en atteignant une dimension quasi-christique (le clou qu’il s’enfonce volontairement dans la main, la colombe…)! La symbolique puissante de l’oeil, à la fois pessimiste et ironique, nous montre que le regard artificiel semble bien plus humain que le regard de l’Homme… Le mode opératoire des Réplicants lors de leurs meurtres passe par les yeux, tel une destruction d’un regard qui n’est finalement pas capable de voir la beauté cachée de ce monde…

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Blade Runner est une fable sur la déshumanisation et sur ce qui constitue l’essence même d’un être humain. Quand on ne parvient plus à distinguer un homme d’un être artificiel, ce dernier a-t-il gagné le droit d’être considéré comme un être vivant? Quand une machine semble capable de ressentir davantage d’émotions qu’un être humain, peut-elle être considérée comme vivante? Des notions passionnantes que Ridley Scott traite avec beaucoup de soin et qui font de ce film une sorte de cauchemar envoûtant, dans lequel chaque protagoniste lutte pour une existence qui serait différente…

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Il y a dans ce film des séquences cultes, notamment l’affrontement bien violent entre Deckard et Roy dans l’immeuble et sur le toit, avec la pluie tombant sans discontinuer. La scène où Deckard affronte Pris, interprétée par Darryl Hannah, est chargée d’une certaine tension sexuelle tout en étant bien violente. Pris est une Réplicant à la fois attractive et dangereuse, qui pourrait bien avoir inspiré le personnage d’Harley Quinn… Daryl Hannah la joue avec un mélange d’ingénuité et de manipulation qui en fait un personnage d’une très belle richesse.

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Avec encore Sean Young, Edward James Olmos, M. Emmet Walsh, William Sanderson, Brion James et Joanna Cassidy, le film contient des personnages forts qui vont s’affronter pour leur survie dans une Los Angeles apocalyptique, et Ridley Scott signe un Blade Runner mythique! Et la magnifique musique de Vangelis traînera encore longtemps dans votre cerveau après avoir vu le film…

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