Twin Peaks saison 3 (2017)

26 ans. Il aura fallu attendre 26 longues années avant de pouvoir retourner dans la petite bourgade de Twin Peaks, située dans l’état de Washington. Dire que la série de Mark Frost et David Lynch est mythique relève de l’évidence la plus totale, tant ce show a brouillé les pistes à l’époque en proposant un traitement radicalement différent de tout ce qui était connu dans le monde télévisuel! En associant un adepte du surréalisme et de l’étrange comme Lynch et le scénariste Mark Frost, la chaîne ABC (la même qui diffuse Marvel: les Agents du S.H.I.E.L.D.!!!) allait donner vie à une oeuvre explosant tous les codes narratifs et qui ne se souciait aucunement d’un quelconque respect du format. Twin Peaks est la source originelle de toutes les séries modernes, intégrant une écriture, une mise en scène et une atmosphère qui toucheront tous les adeptes de séries, et la très grande majorité des producteurs, qu’ils le reconnaissent ou non…

Quand on parle de Twin Peaks, on a toujours à l’esprit l’image de David Lynch, cinéaste de l’étrange par excellence dont cette série représente un aboutissement. Mais il faut rendre à Mark Frost la place qui lui revient, lui qui aurait pu être crédité du terme anachronique de showrunner à l’époque. C’est en effet lui qui supervisait l’écriture et la production des épisodes des 2 premières saisons, car une fois le pilote emballé, Lynch est allé tourner Sailor et Lula. L’expérience télévisuelle est très différente du cinéma, et il fallait un connaisseur pour assumer l’ensemble des contraintes inhérentes à ce format, et Frost ayant à son actif l’écriture de 48 épisodes de Capitaine Furillo ou de 13 épisodes d’American Chronicles (sans compter une première expérience de production sur cette série documentaire), il semblait l’homme chevronné nécessaire pour canaliser la folie créative de Lynch. Les deux hommes ont élaboré ensemble toute la mythologie de la ville et toute l’intrigue gravitant autour de la figure tragique de la mystérieuse Laura Palmer… Je vous invite d’ailleurs à lire cette interview très intéressante sur Daily Mars!

Avec un pilote écrit en 8 jours, une 1ère saison de 8 épisodes et une seconde de 22 épisodes, on ne peut pas dire que les auteurs s’embarrassent des normes… Mais l’impunité artistique se verra bien malmenée par les responsables de la chaîne, qui obligent Frost et Lynch à dévoiler le nom du meurtrier de Laura, ce qu’ils ne voulaient absolument pas faire… Du coup, Lynch déteste ce qu’est devenu la seconde saison (voir l’excellent article de Brain damaged)! Et voilà qu’après quelques péripéties (dont un abandon pur et simple du projet par Lynch, avant de revenir rapidement!), une saison 3 est lancée, avec un total de 18 épisodes, menés par les 2 créateurs du show originel, qui ont eu une liberté artistique totale, avec un David Lynch en réalisateur exclusif sur l’ensemble de la saison (en plus de reprendre son rôle de boss du FBI Gordon Cole)!

Si on s’attendait forcément à un retour nostalgique dans la petite bourgade de North Bend (le vrai nom de la ville où a été tournée la série!), Frost et Lynch vont une fois de plus brouiller les pistes en plaçant leur récit dans divers lieux aux Etats-Unis, alors qu’en 1990 et 1991, on n’était jamais sorti de Twin Peaks! Un départ surprenant donc, mais avec cette histoire de boîte en verre mystérieuse située à New York, et qu’il faut constamment surveiller pour voir ce qui va se passer, Frost et Lynch installent une ambiance étrange et oppressante… On va ensuite découvrir de (très) nombreux personnages au fur et à mesure des épisodes, qui vont nous balader dans différents endroits, et même à Twin Peaks tiens! Pendant une très longue partie de cette saison, on se demande où veulent nous emmener les auteurs… Ils vont développer un autre pan de la mythologie de la série, en jouant sur l’absurde bien évidemment, mais aussi une certaine forme de second degré, ou alors carrément quelques belles erreurs scénaristiques… Et pour ceux qui ont vu la série, ils ne pourront qu’être d’accord quand je dis que le traitement infligé au personnage de Dale Cooper a été vraiment exagéré… Mais bon, ça fait partie de la folie lynchienne et de sa volonté d’aller là où on ne l’attendait pas, tout en offrant une certaine logique absurde à cet aspect de l’histoire…

En plongeant dans cette saison 3 qui était attendue comme le Saint Graal, on pensait replonger directement dans l’essence même de ce qui faisait la série, avec un mélange subtil de nostalgie et de magie sombre… Le résultat est plus bancal que cela, car durant la majeure partie du show, on ne retrouve pas du tout l’atmosphère originelle! Mais Frost et Lynch parviennent à maintenir notre attention, en rédigeant des séquences étranges desquelles pourraient bien découler cette vieille magie perdue… On va donc naviguer entre des scènes looongues et étirées qui peuvent selon l’humeur paraître totalement dénuées d’intérêt ou gentiment absurdes, mais une chose est sûre, c’est que l’on se retrouve dans une sorte de Twin Peaks-bis, entre hommage et parodie à l’originale… On va recroiser par moments des figures connues, qui seront pour la plupart du temps secondaires, et c’est là encore un des grands regrets de cette saison! Revoir Catherine E. Coulson dans le rôle de la Femme à la Bûche est source d’une belle émotion, Lynch ayant tourné avec elle ses scènes en 2015, l’actrice étant décédée peu de temps après… On retrouve Bobby Briggs, l’adjoint Hawk, Lucy et Andy, et évidemment Dale Cooper… Mais de nombreux nouveaux personnages apparaissent, sans qu’ils aient forcément une importance capitale dans le script, c’est notamment le cas de Naomi Watts, James Belushi, Robert Knepper (T-Bag dans Prison Break), et ils étirent le récit dans des directions dont on aurait franchement pu se passer, si ce n’est le côté absurde qu’ils apportent. Cette saison 3 de Twin Peaks s’éloigne en fait de Twin Peaks durant de très (trop!) nombreux épisodes, mais Frost et Lynch ont tout de même eu la bonne idée de ne pas totalement abandonner les fans de la première heure…

La fin de la série est à ce titre aussi remarquable qu’inespérée, et le season finale en 2 épisodes s’avère tout simplement sublime, avec quelques prémisses dans les quelques épisodes précédents! On a enfin l’impression de replonger dans les années 90 en revoyant le générique avec la douce musique d’Angelo Badalamenti, et les expérimentations visuelles et narratives des auteurs trouvent enfin leur sens! L’épisode 17 est à ce titre monumental, suivi d’un épisode 18 plus en retenue mais qui nous laisse sur une fin peut-être encore plus dingue que celle de la saison 2!!! La manière dont les auteurs jouent avec leur propre mythologie, en la triturant et surtout en y retrouvant des émotions sincères et lointaines, rend ces épisodes juste indispensables! Cette 3ème saison n’aura été à la hauteur des 2 premières que sur une poignée d’épisodes, mais il fallait les mériter en suivant tout le reste! Frost et Lynch signent un ultime retour à Twin Peaks très ambivalent, mais qui marquera pourtant encore une fois grâce à un tiers de ses épisodes! Laura l’avait prédit à en 1992:

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Bushwick (Cary Murnion, Jonathan Milott, 2017)

L’avantage avec la multiplication des films diffusés directement sur les plateformes VOD, c’est qu’on les découvre sans un battage médiatique intense. A l’heure où peut voir les 3 quarts d’un film en regardant ses multiples bande-annonces et featurettes, ça fait un bien fou de pouvoir découvrir une oeuvre juste en ayant vu son affiche et rapidement jeté un oeil au casting sur IMDb! Mine de rien, ça permet vraiment de plonger dedans avec un regard totalement neutre, et de conserver tous les éléments de surprise qui font la particularité de cette oeuvre!

Bushwick est le nom d’un quartier de New-York situé au coeur de Brooklyn, qui culturellement est en pleine expansion, les artistes locaux lui permettant de se créer une belle réputation, entre street art et musique underground. Cary Murnion et Jonathan Milott vivent à Brooklyn, et ont choisi de filmer chez eux cette oeuvre étrange et hors norme. Le résultat est un film de guérilla urbaine comme je n’en avais jamais vu, et c’est vraiment une excellente découverte! Les metteurs en scène investissent le quartier avec un sens visuel tout simplement génial, et nous plongent dans le chaos d’un bout à l’autre du film sans jamais relâcher la pression! Murnion et Milott avaient réalisé Cooties en 2014, qui prenait place dans une école infestée d’enfants zombies, et si le film était une comédie sympathique, il n’était certainement pas aussi puissant que ce Bushwick!

Il y a des choix de réalisation tout bonnement sublimes, et là encore je vous invite à en lire le moins possible et à ne regarder aucune bande-annonce, je trouve que c’est tellement bon de pouvoir se prendre une oeuvre comme celle-ci en pleine face sans y avoir été préparé! Je ne vais délibérément pas m’étaler sur la mise en scène, mais faites-moi confiance, c’est du très haut niveau! Dave Bautista, devenu célèbre à travers la galaxie pour incarner Drax, s’avère parfait dans le rôle de ce type massif et mystérieux qui va venir en aide à la jeune Lucy, prise dans un tourbillon de violence qu’elle ne comprend pas. Dès l’entame du film, Murnion et Milott prouvent qu’ils ont tout le talent nécessaire pour nous immiscer dans cette guerre urbaine captivante, et on va suivre les deux personnages de Lucy et Stupe qui vont simplement tenter de survivre.

On a pu voir Brittany Snow dans The Hit Girls et sa suite Pitch perfect 2, et elle assure dans le rôle de cette femme paumée qui va devoir réagir pour sauver sa peau quand le quartier part en vrille. Le duo qu’elle forme avec Dave Bautista est atypique et fonctionne vraiment bien, leur relation évoluant au fur et à mesure que le film avance. Alors que le film est un thriller d’action qui ne faiblit jamais, il n’en oublie pas de s’intéresser à ces personnages, grâce à une écriture à la fois discrète et prenante. A travers l’urgence de l’instant, on va quand même découvrir peu à peu les deux héros de ce film totalement atypique, et Dave Bautista impressionne à la fois par son physique et par sa sensibilité.

On sent que la préparation en amont a été intense, et ce film sorti de nulle part est réellement ambitieux. Il n’a certainement pas eu le budget d’un blockbuster, et c’est tant mieux, parce que Murnion et Milott compensent avec une inventivité impressionnante, et font de ce film une oeuvre coup de poing qu’on se prend avec plaisir en pleine face! L’investissement des acteurs est total, et pour achever de prouver toute l’authenticité de cette oeuvre, on a la caution musicale d’Aesop Rock, qui signe l’ensemble des titres de la bande-son! Le hip-hop underground de ce génie musical colle parfaitement à cette vision crépusculaire, et achève de faire de ce film un pur chef-d’oeuvre!

 

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Le clip de la semaine: Musclor et Skeletor

Vous pensiez connaître Musclor et Skeletor? Et pourtant, cette vidéo va être riche en révélations!

 

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Marvel: les Origines 2

J’avais commencé à traiter les grandes sagas Marvel avec Le Tournoi des Champions (1982) et Les Guerres secrètes (1984), ainsi que la récente Secret Wars, et j’ai décidé de remonter bien plus loin aujourd’hui dans ce chapitre des Marvel Classics. En effet, le tout 1er comics édité par la maison d’édition Marvel date du 8 août 1961, et est Fantastic Four 1! Mais bien avant Marvel, il y avait déjà du Marvel… En effet, du temps où la maison s’appelait encore Timely Comics, et que Stan Lee n’avait pas encore débarqué, l’éditeur Martin Goodman a voulu surfer sur le succès de son concurrent DC Comics, qui brillait notamment grâce à Superman. C’est ainsi qu’en octobre 1939, la publication Marvel Comics voit le jour, relatant les aventures extraordinaires de plusieurs individus hors norme, dont la Torche humaine, Namor et Ka-Zar, personnages que l’on retrouvera des décennies plus tard lors de la création de Marvel!

 

Ce volume Marvel: les Origines 2 retrace les débuts de plusieurs héros, en piochant dans différentes époques. Il recèle notamment ce numéro historique de Marvel Comics 1 datant du 1er octobre 1939qui voit la toute première aventure d’un super-héros Marvel avant l’heure, avec la Torche humaine! Créé par Carl Burgos, ce personnage est antérieur au plus célèbre Torche des 4 Fantastiques, et est un être artificiel conçu par un scientifique, et qui prend feu au contact de l’air. Quand on plonge dans un comics des années 30, il faut bien évidemment se resituer dans le contexte, afin d’accepter un graphisme bien moins percutant que de nos jours, et une naïveté scénaristique finalement nostalgique! L’intérêt de ce numéro est avant tout historique, puisque il va poser les bases de tout un univers qui est encore en pleine expansion de nos jours! Et ça, Goodman et Burgos ne s’en doutaient certainement pas à l’époque, et c’est ce qui fait toute la magie de cette BD old school! Le personnage de la Torche humaine, qui a adopté l’identité de Jim Hammond dans le civil, a un succès important à l’époque, mais il va disparaître au profit de l’autre Torche, Johnny Storm, lorsque Stan Lee crée le personnage. Mais on a pu le voir revenir de temps à autre, notamment dans le crossover Dark Reign en 2009.

 

Tandis que la Torche humaine et Namor sont au sommet, Joe Simon et Jack Kirby vont créer un nouveau personnage qui deviendra l’un des plus grands emblèmes de Marvel. Alors qu’en 1939, la guerre est imminente, Goodman, Simon et Kirby, tous 3 d’origine juive, sont très touchés par la tragédie qui est en train de prendre forme en Allemagne. Ils vont tenter de répondre à leur manière en créant un super-héros capable de fédérer les Américains. Ce processus de création est finalement similaire à celui de Superman, puisque l’Américain Jerry Siegel et le Canadien Joe Shuster, co-créateurs de l’extraterrestre kryptonien, étaient également de confession juive! C’est le 20 décembre 1940 que le personnage de Captain America apparaît pour la première fois, dans Captain America Comics 1. Son acolyte Bucky Barnes est déjà présent dans ce premier numéro, et ils affrontent un certain Crâne rouge! Mais il ne s’agit pas du Crâne rouge le plus connu, le redoutable Johann Schmidt, mais d’un certain John Maxon, qui meurt à la fin du premier épisode! Le prochain Crâne aura bien plus d’impact dans la vie de Steve Rogers! Et pour la petite histoire, Goodwin risquait un procès au sujet du bouclier triangulaire de Captain America, qui selon les auteurs du comics concurrent The Shield (ça ne s’invente pas!) était largement copié sur celui de leur héros. Et on peut dire que le plagiat n’est effectivement pas loi vu le costume bariolé aux couleurs américaines du bonhomme, et son emblème triangulaire… Du coup, la solution a été de donner un bouclier rond au Captain!

 

On fait ensuite un sacré bon en avant jusqu’en 1963, l’année de création d’Iron Man! C’est dans Tales of Suspense 39 que le génie scientifique Tony Stark fabriquera sa toute première armure, sur un scénario de Larry Lieber (qui n’est autre que le frère de Stan Lee!) et des dessins de Don Heck. C’est en travaillant sur des transistors destinés à augmenter la puissance de l’armée américaine lors de la Guerre du Vietnam, que Tony Stark découvre un moyen de multiplier leur puissance magnétique. Et lorsqu’il est fait prisonnier par un despote vietcong après avoir échappé de peu à la mort, il n’a pas d’autre choix que de se fabriquer un stimulateur cardiaque qui empêcherait les éclats d’obus qu’il a dans le corps d’atteindre son coeur. Le film Iron Man de Jon Favreau respecte à la lettre l’essence du récit originel, en racontant exactement la même genèse, si ce n’est que Tony Stark fabriquera son armure grâce à un scientifique afghan et non plus Vietnamien, mais dans les 2 versions, le vieil homme se sacrifiera également pour qu’il puisse s’échapper.

On revient vers Captain America, puisqu’en 1963, dans le 4ème épisode d’Avengers, il va rejoindre la super-équipe! En effet, le super-héros était resté en hibernation depuis tout ce temps (depuis 1945 exactement), et il est simplement retrouvé par les Avengers lors d’une expédition sous-marine! Il n’a donc pas vieilli, et a conservé son costume ainsi que son bouclier. Stan Lee souhaitait réutiliser ce personnage emblématique dans ses publications Marvel, et il a eu le nez creux, puisque Steve Rogers est certainement l’un des super-héros les plus populaires de la firme! Par la suite, il ramènera également Bucky Barnes, tout comme Crâne rouge! Des personnages phares de Timely Comics se voient donc offrir une opportunité de poursuivre leurs aventures à partir des années 60! D’ailleurs, c’est dans un accès de colère de Namor que le bloc de glace qui contenait Captain America sera balancé dans des eaux plus chaudes, ce qui permettra de le dégeler! Steve Rogers devient quasi-instantanément le chef de l’équipe, et en est donc considéré comme un des membres fondateurs, même s’il n’apparaît qu’à leur 4ème aventure!

Le 1er avril 1964, c’est un héros d’un autre genre qui fait sa toute première apparition. Atteint de cécité, Matt Murdock est un avocat que l’on ne penserait jamais capable d’être un super-héros! Et pourtant, sous l’identité secrète de Daredevil, il va faire régner la justice dans le quartier new-yorkais d’Hell’s Kitchen. On apprend les origines du héros dès le 1er numéro, avec la mort de son père et sa volonté de vengeance, ainsi que l’accident qui l’a laissé aveugle et qui lui a permis de développer ses autres sens. L’inspiration de Stan Lee a là encore pioché du côté de la concurrence, puisqu’un dénommé Daredevil officiait déjà en 1940, et qu’il était muet! Du coup, le Daredevil de Marvel est un mix entre l’ancien et Nightro, un autre personnage qui lui était aveugle! Et sinon, le tout premier costume de DD était jaune, le temps de 6 numéros! Il obtiendra ensuite son costume rouge, qui sera remanié au fur et à mesure.

 

Le Fantastic Four 48 de mars 1966 est intéressant à plus d’un titre, puisqu’il présente les premières apparitions du Silver Surfer et de Galactus, rien que ça! La menace cosmique que représente Galactus est tout simplement cataclysmique, puisqu’il se nourrit de l’essence vitale des planètes! Alors quand son héraut le Silver Surfer découvre la Terre, il faudra toute la puissance des 4 Fantastiques pour le contrer… Et la menace est tellement grave, que dans cet épisode, le Gardien, censé observer sans jamais intervenir, prépare un plan pour masquer la Terre! Le Silver Surfer connaîtra par la suite des aventures bien trippantes et est devenu une sorte de symbole 60’s hippie!

On poursuit ce volume avec la première apparition de Wolverine en 1974! Bon, en fait sa toute première apparition est sur la dernière page de Hulk 180, mais on a ici le Hulk 181 qui voit sa première confrontation! Le mutant canadien affronte donc Hulk et le Wendigo, et il a déjà son fameux costume jaune (qu’on lui laissera, contrairement à celui de Daredevil! L’histoire de Wolvie est loin d’être écrite, puisqu’il n’a pas encore son facteur auto-guérisseur, ni son fameux squelette en adamantium! La traduction française de son nom a d’abord été le Glouton (traduction littérale de l’animal désigné sous le nom de Wolverine), pour ensuite devenir Serval, et enfin adopter le patronyme originel!

Et on termine avec le Giant-Size X-Men 1 de 1975, où la fameuse équipe du Professeur X se voit remaniée, lorsque tous les X-Men originels sont kidnappés, et qu’il faut les retrouver! Une seconde équipe voit alors le jour, et elle est très cosmopolite: on a l’Allemand Diablo, le Russe Colossus, l’Indien Epervier, la Kenyane Tornade, le Japonais Feu du Soleil, l’Irlandais le Hurleur et donc le Canadien Wolverine! Ils se rendent sur une île mystérieuse afin de sauver Cyclope, Jean Grey, Iceberg, Havok et Angel, et cette île n’est autre que Krakoa, l’île vivante! C’est Len Wein qui se retrouve en charge de ce changement majeur, mais ce sera le légendaire Chris Claremont qui fera le succès des X-Men par la suite!

 

 

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Les news de la semaine: The Roof is on Fire

Après leur vidéo Roof Culture en 2014, les Storror voient les choses en plus grand encore avec Roof Culture 2 – Asia, un documentaire de 90 minutes qui explorera l’univers du groupe de traceurs UK lors de leur périple asiatique, durant lequel ils ont sillonné les toits avec leur maîtrise hors norme du Parkour et du freerun! La BA est vraiment impressionnante, et j’ai hâte de découvrir ce doc!!!


 

La semaine dernière, on découvrait 7 affiches mettant en avant les personnages majeurs de la prochaine série Inhumans. Eh bien il en manquait un concernant un personnage très important, le téléporteur Gueule d’Or! Eh oui, vous aviez oublié le bouledogue de 2 mètres de long et de 500 kilos? Il sera évidemment de la partie, et on attend déjà les peluches à son effigie! Inhumans sera diffusée dès le 29 septembre aux Etats-Unis, mais les 2 premiers épisodes ont déjà été dévoilés en salles IMAX ce 1er septembre, aux USA mais aussi en France!

 

Très bonne surprise de 2015, Ant-Man aura droit à sa suite le 18 juillet 2018. Ca fait loin… Mais on patientera gentiment en découvrant cette toute première image d’Evangeline Lilly en costume de Guêpe! A priori, on est loin de celui dévoilé à la toute fin du premier film… Peut-être en portera-t-elle plusieurs versions? En tout les cas, on souhaite à cet Ant-Man and the Wasp la même réussite dans ce mélange d’action et d’humour!

 

Le metteur en scène Tobe Hooper nous a quitté ce 26 août. Spécialiste de l’horreur, il est surtout connu pour le très surestimé Massacre à la Tronçonneuse (1974), son 2ème long métrage après Eggshells (1969). Le Crocodile de la Mort (1976), The Dark (1979), Massacre dans le Train Fantôme (1981)… Des titres toujours très évocateurs, pour un artisan de la culture horrifique. En 1982, Steven Spielberg lui demande de mettre en scène Poltergeist, qui deviendra un film culte. Un film qui est depuis tout récemment remis en lumière, avec l’officialisation en tant que co-metteur en scène de Spielberg, qui avait été très présent sur le plateau! Une paternité tardive mais enfin reconnue! (article très intéressant ici) En 1985, Hooper met en scène Lifeforce – l’Etoile du Mal, en 1986 il réalise L’Invasion vient de Mars, et retrouve la même année ses rednecks préférés avec Massacre à la Tronçonneuse 2. En 1990, j’avais trouvé son Spontaneous Combustion bien glauque, et on lui doit aussi Night Terrors en 1993, The Mangler en 1995, Crocodile en 2000, The Toolbox Murders en 2004, Mortuary en 2005, et enfin Destiny Express Redux en 2009 et Djinns en 2013. En parallèle à sa carrière cinématographique, il a également officié à la télévision, en réalisant des épisodes d’Histoires fantastiques, Equalizer, Freddy, le Cauchemar de vos Nuits, Les Contes de la Crypte, ou encore L’Homme de nulle part.

 

Une toute 1ère image pour la seconde saison de Luke Cage! On y découvre Power Man accompagné de Misty Knight, qui ressemble de plus en plus à la version comics du personnage!

 

Quand Arnold Schwarzenegger se parodie, ça donne Killing Gunther, une comédie d’action où des tueurs à gages tentent d’éliminer le plus grand de la profession, Gunther! Evidemment, c’est Arnold qui interprète le rôle-titre, et c’est l’acteur Taran Killam qui officie derrière la caméra pour son premier long métrage. Le bonhomme a commencé sa carrière d’acteur en 1994 dans Y a-t-il un Fic pour sauver Hollywood?, donc il était déjà prédisposé pour les pastiches! Avec également Cobie Smulders au casting (How I met your Mother, Maria Hill dans les films Marvel)!


 

Vince Vaughn est méconnaissable dans la bande-annonce de Brawl in Cell Block 99, où il incarne un ancien boxeur baignant dans le trafic de drogue, et qui va se retrouver en prison suite à un deal ayant foiré. S. Craig Zahler, metteur en scène d’un Bone Tomahawk intéressant prouvant déjà une belle solidité dans sa mise en scène, semble aller encore plus loin et devrait nous livrer un film empli de rage et de violence!

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