Les news de la semaine: Extendable

La marque Volvo a demandé à Jean-Claude Van Damme de participer à une de leur campagne de pub, et le résultat est bluffant! Afin de souligner la fiabilité de leur technologie en matière de stabilité directionnelle, l’acteur s’est prêté à une performance inédite et vraiment impressionnante!!!

Des nouvelles de John McTiernan, qui est en prison depuis début avril dans le cadre de l’affaire Pellicano. Le réalisateur culte qui nous a offert Predator, Piège de Cristal, Une Journée en Enfer ou encore Last Action Hero peaufine un bouquin autobiographique qui va relater le cauchemar judiciaire q’il vit depuis maintenant 7 ans. Provisoirement intitulé L’Archipel Nixon, il devrait être publié en France avant de paraître aux Etats-Unis. Parallèlement à ce bouquin, McTiernan termine également l’écriture d’un film d’aventures qui se déroulerait en partie en France. Il devrait sortir de la prison de Yankton dans le Dakota au mois d’avril, et espérons-le relancera sa carrière qui est au point mort depuis Basic en 2003!

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Le clip de la semaine: Torbellino de Hostias

Produit en 2009, ce court métrage espagnol est une solide relecture des actioners 80’s américains, d’autant plus réussi qu’il est mis en scène par l’Espagnol Adrian Cardona! On sent que le réal a passé son enfance plongé dans les séries B et Z, et son film survitaminé joue avec les codes des films d’antan de manière très efficace! Un flic invincible, une secte démoniaque, des combats bien bourrins, Cardona recrée une ambiance révolue grâce à un vrai travail visuel et sonore. Les coups de tatanne résonnent comme dans un bon vieux kung-fu, et la pellicule est en mode VHS vintage! Un bon gros délire assumé et drôle! Enjoy! 😉

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Turbulences (Michael Crichton, 1996)

Edité en 1996, Turbulences est probablement l’un des romans les plus captivants de Michael Crichton, qui cette fois-ci plonge le lecteur dans les méandres nébuleux du monde de l’aéronautique. La culture de l’auteur est véritablement impressionnante, lui qui approfondit à chaque nouveau roman un autre domaine de manière ultra-documentée! Après la médecine, la nano-technologie, la pirateriele harcèlement sexuel, le Moyen-âge, la bio-génétique et j’en passe, le célèbre écrivain parvient une fois encore à nous immerger avec un réalisme d’une extrême précision dans les arcanes du pouvoir au sein d’une multinationale, ce qui semble être au final une constante dans ses écrits.

Il prend comme à chaque fois un malin plaisir à élaborer une structure hiérarchique viable tout en l’intégrant dans un ensemble architectural tout aussi élaboré. On est loin des laboratoires aseptisés qu’il affectionne dans ses techno-thrillers, mais les visites dans les entrepôts de Norton Aircraft procèdent d’une minutie similaire. L’une des qualités les plus impressionnantes de Crichton est de parvenir à susciter l’intérêt du lecteur pour un domaine qui de prime abord pourrait s’avérer rébarbatif pour les non-initiés, et surtout de maintenir éveillé cet attrait grâce à un sens exacerbé du suspense. Crichton adore jouer avec la paperasse et les échelles de valeur chères au capitalisme, pour les utiliser avec énormément de subtilité au sein d’une enquête forcément palpitante.

Lorsque le vol TPA 545 subit un décrochage inexpliqué qui causera la mort de 3 personnes et qui en blessera une cinquantaine d’autres, toute la société Norton Aircraft va être bouleversée, des hautes sphères jusqu’aux ouvriers des lignes d’assemblage. Casey Singleton, responsable qualité de l’entité, va devoir mener une enquête incroyablement minutieuse afin d’apporter des réponses à ce qui apparaît comme une catastrophe majeure dans l’histoire du constructeur. Chaque élément de l’avion va être décortiqué, analysé, afin de savoir qui est responsable de cet accident. Dès le début de l’enquête, des pressions vont être exercées afin d’orienter les soupçons, de masquer la réalité, et de sauver les apparences. Entre le constructeur, les sous-traitants, l’exploitant, les fabricants de pièces, le personnel naviguant, chacun va être mis sur la sellette en se renvoyant la balle, et on va assister à un jeu très dangereux d’une immense complexité, où les aspects bureaucratiques et juridiques vont opacifier la recherche de la vérité.

Michael Crichton en profite aussi pour régler ses comptes avec un journalisme télévisuel devenu une machine à spectacle, désireux de choquer au détriment de l’information véritable. Il parvient à assembler tout ces intervenants dans ce qui est une magnifique partition où certains veulent tirer profit de l’événement tandis que d’autres souhaiteraient simplement comprendre ce qui s’est passé. L’enquête est résolument passionnante, se basant sur de très nombreux éléments comme l’aspect humain lors du vol, les modalités de modification des appareils par les compagnies, les méthodes de fabrication des appareils, les aspects commerciaux, de communication, financiers, etc…

Encore une fois, Michael Crichton force le respect avec cet excellent bouquin qui nous plonge dans un environnement différent mais avec une méthode d’élaboration qui a fait ses preuves, et on enchaîne les pages avec un plaisir évident jusqu’au dénouement final!!!

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Les news de la semaine: Berandal

Le premier teaser nous promettait un rythme d’enfer, et la première BA est tout simplement hallucinante!!! The Raid 2: Berandal va tout fracasser!!!

De nouvelles images pour X-Men: Days of future Past!

 

De nouvelles images également pour The amazing Spider-Man 2!

 

Si Agents of S.H.I.E.L.D. n’atteint pas le niveau qu’on pouvait espérer, et que ses audiences baissent de semaine en semaine, Netflix n’en a cure et envisage de prolonger l’univers Marvel sur le petit écran. Pour cela, ce n’est pas simplement une série qu’elle va créer avec Marvel Studios et ABC, mais quatre!!! Une annonce plus que bienvenue qui espérons-le va étendre de manière efficace l’univers développé initialement au cinéma.

 

Alors quels sont les personnages retenus pour ces séries? Nous avons tout d’abord Daredevil, le justicier aveugle et protecteur d’Hells Kitchen, qui espérons-le aura un destin plus ambitieux qu’au cinéma; ensuite Jessica Jones, une ancienne super-héroïne désabusée; Luke Cage, le héros black invincible (qui épousera plus tard Jessica Jones dans les comics); et Iron Fist, le combattant spécialisé dans les arts martiaux (qui dans les comics était le partenaire de Cage avec qui il formait les Heroes for Hire). Et ces 4 séries déboucheront sur une mini-série The Defenders qui réunira les personnages, à la manière d’un Avengers télévisuel! Le programme est véritablement alléchant, par contre il faudra vraiment apporter beaucoup de soin à l’écriture de chaque série, afin de proposer des shows plus complexes et plus captivants qu’Agents of S.H.I.E.L.D.!

 

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Gravity (Alfonso Cuaron, 2013)

Difficile de parler d’un tel film juste après l’avoir vu, mais on peut dire que l’attente qu’il suscitait était légitime (Il est 1er au Palmarès Interblogs d’ailleurs!). Je ne sais pas vraiment par où commencer, tant il offre de thématiques profondes et d’agencements complexes dans sa mise en scène, le tout sublimé par une simplicité primordiale quant à ce qu’il démontre d’un bout à l’autre: une volonté de survie aussi fragile qu’essentielle.

Si Mr What Else joue son rôle avec classe et décontraction, c’est bien Sandra Bullock qui bouffe l’écran de manière véritablement surprenante. C’est simple, je ne l’avais encore jamais vu aussi intense, et ce n’est pas seulement dû au fait qu’elle a un personnage très bien écrit. Alfonso Cuaron est un directeur d’acteurs émérite, et Sandra Bullock s’est transcendée à ses côtés dans ce rôle à la fois extrêmement physique et psychologiquement intense. Elle incarne à merveille cette volonté de survie voulue par Cuaron, se désagrégeant parfois pour mieux renaître ensuite, visant cet unique but de continuer sa lutte personnelle.

Cuaron est parvenu à susciter des émotions véritablement puissantes dans cette évocation d’une aventure spatiale hors du commun, et au-delà de la beauté visuelle, il ancre son récit dans une dimension psychologique résolument forte. Encore une fois, Sandra Bullock puise en elle toute l’intensité nécessaire à la crédibilité de son personnage, et on est pris dans des émotions diverses et prenantes qui vont se suivre durant tout le film.

Mais qu’est-ce que ce mystérieux Gravity raconte comme histoire? Je ne vais évidemment pas vous gâcher la surprise, mais le scénario D’Alfonso Cuaron et Jonas Cuaron est un modèle d’écriture tant il parvient à faire coexister les aspects purement techniques d’un voyage spatial avec les émotions complexes qui en découlent. La folle aventure de Ryan Stone (Bullock) et Matt Kowalski (What Else) se vit avec une intensité rare.

C’est évidemment là que Cuaron va enfoncer le clou, lui qui est un pur génie visuel, et il va nous livrer des plans-séquence tout simplement incroyables tant ils s’affranchissent de toute contrainte physique! Le Gravity du titre renvoie évidemment à l’absence de gravité dans laquelle évoluent Ryan et Matt, mais il souligne également l’absence de gravité de la caméra de Cuaron, qui dessine des motifs complexes et magnifiques en tournoyant dans l’espace avec une grâce jamais atteinte! Et le pire, c’est que tout en filmant avec ce talent inimitable, il pose en même temps une intensité dramatique captivante!

Cuaron livre des séquences d’action inégalées, la scène initiale de destruction étant tout simplement sublime dans son approche à la fois globale et intimiste. Le metteur en scène mexicain sublime chaque scène d’action par sa vision qui nous touche à un niveau personnel très profond. Au-delà de la complexité évidente d’un tel travail de mise en scène, Cuaron parvient à capter quelque chose d’essentiel qui ne peut laisser indifférent. Et la manière dont il s’affranchit des distances pour passer d’un plan d’ensemble à un très gros plan en passant à travers un casque d’astronaute, pour ensuite à nouveau se perdre dans l’espace, c’est tout simplement admirable!

L’ouverture du film donne d’entrée de jeu la tonalité hallucinante qui sera maintenue tout au long du film, avec ce plan-séquence époustouflant dont il va maintenir la cohésion de manière absolument parfaite, et dans lequel il va intégrer des éléments dramatiques d’une force exemplaire. Cuaron démontre toute sa maîtrise, mais il le fait d’une si belle manière que l’on est loin d’un simple étalage de technique. Au contraire, à aucun moment il ne brise le lien fragile entre beauté visuelle et puissance dramatique, et c’est dans cette coexistence qu’il puise toute l’intensité de ce film incroyable.

C’est vraiment très difficile de décrire l’expérience vécue avec ce film, et au-delà des superlatifs que mérite sans conteste ce film, j’ai juste envie de vous dire que Gravity est incroyablement unique!

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