Le clip de la semaine: Dope D.O.D. – What happened

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Le clip de la semaine, c’est le hip-hop bien énervé de Dope D.O.D., groupe de hardcore rap qui nous vient tout droit des Pays-Bas. What happened est le morceau qui leur a permis d’avoir une reconnaissance mondiale, et représente à merveille leurs sonorités electro-hip-hop bien énergiques! Quand en plus Walker Pachler met en images cette bande de jeunes énervés avec un sens esthétique des plus aboutis, on a un clip de la semaine qui déchire! 😉

 

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Secret Wars: Deadpool 1: Le Tournoi des Champions

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Deadpool est mort le mois dernier, mettant fin à la parution de son magazine bimestriel. C’est donc en toute logique que sort en janvier un mensuel Secret Wars: Deadpool, qui s’étalera sur 5 numéros! Il faut bien comprendre que le fonctionnement de Wade Wilson n’est pas du tout le même que pour le commun des mortels! En tout cas, ça fait plaisir de savoir que même mort, il nous procurera une dose régulière d’humour et de massacre en mode comics!

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Avec le méga-événement Secret Wars qui est en train de redéfinir les bases du nouvel univers Marvel, en en détruisant 99,99 % au préalable, Deadpool a trouvé une petite place de choix parmi les nombreux magazines annexes liés à l’event. Il faut dire qu’il est réellement mort, et qu’il est donc totalement absent de ce qui est en train de se passer pour les héros et vilains Marvel! Mais le rédacteur en chef Jordan D. White, très friand des épisodes bien bordéliques qui secouent la continuité, a offert la possibilité à Cullen Bunn, un expert en contingences de diverses réalités (Deadpool massacre Deadpool, Deadpool: La Nuit des Morts-Vivants), de balancer Wade Wilson dans les Guerres secrètes de 1984!!! Vous savez, ce méga-crossover qui voyait la totalité des héros Marvel réunis sur Battleworld afin de s’affronter pour sauver le monde? Ce que vous ne saviez pas, c’est que Deadpool, personnage créé en 1991, a participé à cet événement de 1984! Seulement, Jim Shooter et Mike Zeck avaient passé sous silence son implication; et Cullen Bunn nous dévoile aujourd’hui les méfaits commis par notre mercenaire préféré dans ce joyeux bordel sur Battleworld, nommé chez Deadpool les Guerres très très secrètes!

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Deadpool va donc apparaître avec tous les héros téléportés à l’époque par le Beyonder, entité cosmique qui a envie d’un bon combat entre toutes ces puissances (accessoirement, c’est le fabricant de jouets Hasbro qui a initié le projet, afin de mettre en vente les figurines de super-héros fabriquées pour la 1ère fois en 1984!). Après avoir tenté de faire comprendre à Captain America, Thor, Spider-Man et autres qu’il était bien un gentil, il va sentir une excitation bien mortelle monter, lorsque le Beyonder leur demande de terrasser leurs ennemis afin d’accomplir leurs rêves! Wade est comme un enfant devant des sucreries, et cette promesse d’un massacre imminent est un pur bonheur pour lui! Mais les héros n’apprécient pas spécialement le goût du sang on dirait, et le dialogue entre Wade et Wolverine est excellent: Wade: « Comment tu fais? Tu traînes sans arrêt avec cette bande de boy-scouts… Tu souris comme le Dalaï Lama de l’escouade des demeurés, pendant que tes tendances meurtrières grondent en toi. » Wolverine: – « Le gros de mon pouvoir guérisseur soigne ma fierté. »

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On assiste à quelques affrontements sympas, comme lorsque L’Homme absorbant prend les pouvoirs de Wade, et ses problèmes de peau avec; Deadpool parvient à terrasser Kang, qui a pourtant la faculté de se balader dans le temps; mais pourtant, tout a mal tourné. Et il semble que Wade soit le seul capable d’inverser la situation! Et comme si ça ne suffisait pas, ce 1er épisode est divisé en 2, et voit Wade intervenir dans le fameux Tournoi des Champions, événement moins colossal que les Guerres secrètes de 1984, mais qui est en réalité la première grosse super-réunion de héros, et qui a eu lieu en 1982! Plus d’infos sur ce tournoi ici! Deadpool va intervenir pour avoir le droit de faire participer les seconds couteaux de l’univers Marvel, et il va se retrouver en équipe avec Howard le Canard, Doop et le Sphinx rose, pour affronter Rocket Racer, Miss Homme-Chose, le Vil Ténia et Frog Man! Un petit délire sans prétention en annexe aux Guerres très très secrètes, qui permet de voir à l’oeuvre des personnages que l’on croise rarement!

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La 2ème série est centrée sur Shiklah, l’épouse de Deadpool! Mais il s’agit d’une version alternative, puisque dans cette histoire, Dracula est parvenu à tuer Deadpool, tandis que dans la vraie version (Les Noces de Dracula), Wade se fait la malle avec la mariée. On est sur Battleworld (celui de Secret Wars), qui est composé de multiples fragments de multiples univers, donc tout est normal. Mrs. Deadpool and the Howling Commandos va donc suivre les aventures de Shiklah afin de retrouver un artefact qui lui permettrait de terrasser son futur époux Dracula! Mais le Prince des Ténèbres n’accepte cette quête qu’à la condition que ses hommes la suivent, et c’est ainsi que l’épopée avec les Howling Commandos va débuter! Ce 1er épisode signé Gerry Duggan met en place les différents protagonistes, et notamment la galerie de monstres qui constitue le Commando: le Loup-Garou, la Momie vivante, Frankenstein, l’Homme-Chose et Marcus le Centaure avec un Symbiote! Ce dernier est quasi-invulnérable, tant qu’il soigne bien son diabète!

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Il y a quelques années de cela, Marvel avait frappé un grand coup avec ses variant covers en mode Baby, initiées par l’excellent Skottie Young. Des couvertures où les héros Marvel étaient dessinées en version gamins, avec des touches humoristiques vraiment fun! Le succès était très rapidement au rendez-vous, et avec le bordel sans nom que constitue Secret Wars, il y avait largement la place pour légitimer l’apparition de ces héros en culotte courte de manière officielle! C’est donc ainsi qu’a pris naissance Giant-Size little Marvel AVX, qui voit les Avengers et les X-Men s’affronter encore une fois, mais cette fois-ci dans la petite ville de Marville, où les gamins turbulents reprennent le combat jour après jour, après chaque fois une bonne nuit de sommeil bien réparatrice! Le délire de Skottie Young est sympa, et offre un univers de dessin animé agréable et original.

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On termine avec M.O.D.O.K. Assassin, qui voit là encore une version alternative de M.O.D.O.K. s’en prendre à d’autres versions alternatives de héros et bad guys. Ca se déroule à Killville, un endroit où il ne fait pas bon vivre si vous ne possédez pas quelques aptitudes létales… Le premier affrontement avec Bullseye est intéressant, surtout sachant dans quel état on avait laissé le vrai Bullseye… L’hisoire est assez basique, mais Christopher Yost met en place quelques éléments pour la suite, dont cette apparition qui pourrait bien perturber les plans machiavéliques de M.O.D.O.K.!

Un premier numéro sympathique aux ambiances très variées, à voir comment tout cela va évoluer au fil des mois!

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Les news de la semaine: Forest for the Trees

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Pour son premier long métrage, Jason Zada peut compter sur la présence bankable de Natalie Dormer (Margaery Tyrell dans Game of Thrones) afin d’attirer l’attention sur ce récit horrifique classique mais qui semble particulièrement bien maîtrisé. La BA en dévoile évidemment trop, comme souvent, mais The Forest pourrait bien être un solide représentant du B movie de cette année!

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A quelques encablures de la sortie de Captain America: Civil War (le 27 avril), Marvel enchaîne les promos et les déclarations sur ses futurs projets. Tout d’abord avec l’annonce d’un réalisateur pour Black Panther, le super-héros africain qui sera interprété par Chadwick Boseman. C’est Ryan Coogler qui a été choisi, lui qui a le vent en poupe avec la sortie de son Creed: l’Héritage de Rocky Balboa. Il faudra attendre le 16 février 2018 avant de pouvoir admirer les aventures solo de T’challa au Wakanda, mais on aura déjà un bref aperçu du personnage dans Captain America: Civil War justement, puisqu’il sera aux côtés des autres Avengers pour cette guerre fratricide aux enjeux politiques énormes!

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Depuis que les 1ères images de Benedict Cumberbatch en Docteur Strange ont été dévoilées, la communication autour du film est devenue très généreuse! On découvre cette semaine l’intérieur du manoir du Sorcier suprême, interface mystique entre toutes les dimensions, avec sa fameuse fenêtre si caractéristique! On peut parier que le film de Scott Derrickson devrait être un trip bien psychédélique! Doctor Strange est prévu pour le 4 novembre 2016!

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Après la bad new concernant le report de la saison 4 de Banshee, initialement prévue pour janvier et repoussée à avril, on a une bonne nouvelle concernant la seconde saison de Daredevil! Programmée pour avril, elle sera dispo en intégralité sur Netflix dès le 18 mars! Le tournage étant sur le point de se terminer, on pourra donc découvrir ce Daredevil vs Punisher plus tôt que prévu, et c’est tant mieux!!! Et hop, une petite vidéo teaser!

 

 

Agent Carter revient ce 19 janvier pour une seconde saison, le temps d’admirer quelques portraits bien 50’s d’Haylee Atwell, de James D’Arcy et de Wynn Everett en Whitney Frost, la future Madame Masque!

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Le metteur en scène Ben Wheatley (Kill List, Touristes) s’attaque à un monument avec l’adaptation d’I.G.H., un des bouquins les plus connus de James G. Ballard. High-rise semble respecter une ambiance chère à l’auteur anglais, dont la dernière adaptation notable (Crash par David Cronenberg) remonte à 20 ans! Le casting est très solide, puisqu’on a Tom Hiddelston (Loki chez Marvel), Jeremy Irons (Simon Gruber chez John McClane!), Sienna Miller (la Baronne chez les G. I. Joe) et James Purefoy (Marc-Antoine dans Rome, et maintenant Hap Collins dans Hap & Leonard!!!). On croise les doigts pour découvrir une oeuvre atypique qui fonctionne!

 

 

Après son sympathique Storage 24, le metteur en scène anglais Johannes Roberts en est aujourd’hui à son 8ème long, qui pourrait bien lui offrir une certaine reconnaissance. The other Side of the Door est une ghost story qui semble plutôt travaillée, et qui promet quelques frayeurs aux spectateurs!

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Creed: l’Héritage de Rocky Balboa (Ryan Coogler, 2015)

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Après Fast & furious 7 et Star Wars: le Réveil de la Force, c’est un nouvel épisode 7 qui arrive sur les écran avec Creed: l’Héritage de Rocky Balboa! Hollywood ne peut pas se passer de ses classiques, tentant de convaincre chaque nouvelle génération de découvrir d’anciens univers! Creed: l’Héritage de Rocky Balboa est un passage de flambeau, qui voit un Rocky vieillissant aider Adonis Johnson, le fils de son meilleur ami/ennemi Apollo Creed, afin qu’il parvienne un jour à atteindre son rêve, celui d’être le meilleur boxeur du monde!

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Je ne suis pas un fan de la saga, qui je trouve souffre d’un personnage principal trop naïf. Rocky Balboa, avec son air constamment triste et sa retenue permanente, n’est pas le plus badass des boxeurs. Mais il y a un aspect nostalgique véhiculé à travers ces films, qui fait que l’on passe généralement un bon moment en les regardant, avec ce plaisir de replonger dans une époque lointaine et révolue. C’est d’autant plus difficile de produire un film supplémentaire (comme ça avait été le cas avec Rocky Balboa en 2006), sachant que le film ne peut pas se permettre de reposer entièrement sur cet aspect nostalgique. Du coup, pour ce 7ème opus, les producteurs ont choisi de donner leur chance à un nouveau personnage, tandis que Rocky Balboa est transféré au second plan. Un choix pas forcément évident, mais très crédible vu l’âge de Sylvester Stallone (69 ans). En faire un mentor et un coach est une suite logique, et si le personnage est trop vieux pour remonter sur un ring, il a tout le talent nécessaire pour former la nouvelle garde.

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On va donc découvrir un Adonis Johnson jeune et au tempérament fougueux, à l’enfance plutôt rude et qui va un jour avoir l’occasion de changer de vie. La caractérisation du personnage va se faire très rapidement et sans perdre d’explications, on va découvrir un jeune homme motivé pour le combat, mais qui ne sait pas trop comment exploiter à fond ses capacités. Sa venue à Philadelphie va lui permettre de rencontrer Rocky Balboa, qui va accepter de devenir son coach afin d’entrer dans le circuit professionnel. Michael B. Jordan, acteur fidèle que l’on a vu 2 fois chez Josh Trank (dans Chronicle et Les 4 Fantastiques) et 2 fois chez Ryan Coogler (dans Fruitvale Station et ce Creed: l’Héritage de Rocky Balboa donc), a la lourde tâche de donner vie à celui qui est finalement une extension du personnage mythique de Rocky. Il traîne avec lui le poids de l’ombre de son père, et essaie de cacher ce lien de parenté afin de pouvoir montrer au monde ce qu’il vaut par lui-même. Un problème assez similaire à celui de Robert Balboa, le fils de Rocky dans Rocky Balboa.

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Tout comme la plupart des films de la saga, la partie purement sportive ne constitue pas l’élément central du film, qui va surtout traiter des interactions entre les différents personnages hors du ring. Les Rocky ont toujours été des instantanés d’une certaine classe sociale, des quartiers pauvres aux quartiers huppés selon les films, et qui montrent l’ascension et les difficultés d’un champion pour se faire sa place et pour la conserver. Creed: l’Héritage de Rocky Balboa va appliquer une recette similaire qui va nous faire suivre l’ascension d’Adonis, avec pour l’épauler un Rocky dont les plus belles années sont derrière lui. Entre un Rocky sage et philosophe, et un Adonis au tempérament bouillonnant, chacun va apporter à l’autre un peu de sa manière de voir le monde, et quelques éléments en plus pour l’affronter. S’il y a un certain intérêt à voir cette rencontre, il faut bien avouer que ça reste très lisse pendant un bon bout de temps, l’histoire se déroulant sans vraiment prendre de relief.

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Michael B. Jordan s’est sculpté un corps dans le roc pour ce rôle, et il a le physique nécessaire pur incarner le fils d’Appolo. Mais sa personnalité aurait gagné à être approfondie, même si celle d’Apollo n’était pas spécialement travaillée à l’époque. Sa rencontre avec une belle artiste (Tessa Thompson) va ouvrir un peu son personnage, mais là encore sans trop faire de vagues. Le personnage de Bianca avait pourtant de quoi être bien plus développé… Et puis il est très difficile de passer après La Rage au Ventre, qui a selon moi redéfini les codes du film de boxe de manière magistrale l’an passé! Antoine Fuqua a mis en scène une oeuvre viscérale du début à la fin, et l’interprétation de Jake Gyllenhall est d’un investissement physique et psychologique démentiel!

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Mais d’un coup, sans que l’on s’y attende, on est pris aux tripes au détour d’une scène, un putain de moment émouvant comme il en existe rarement au cinéma. Un plan visuellement banal, mais habité par un Sylvester Stallone qui enfin laisse exprimer son personnage. Il sort juste un dialogue d’une simplicité touchante, et il nous donne envie de chialer en un instant. Ce moment où le passé et le présent se rejoignent est crucial pour Rocky, et est juste sublime, empli d’une sensibilité et d’un naturel qui vous foutent à terre.

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Ryan Coogler réalise donc son second long métrage, après Fruitvale Station en 2013, et il nous offre quelques beaux moments sportifs, comme avec ce combat filmé en plan-séquence et qui offre une immersion totale du spectateur, qui plonge dans le ring et tourne avec les boxeurs! Ou bien évidemment le combat final, point d’orgue de chaque film de la saga, et qu’il a assuré de manière vraiment très efficace! Avec encore une fois un plan-séquence extrêmement bien travaillé, et qui ouvre sur un combat là encore tourné avec une inventivité bien immersive! On a tellement de différences dans un même film, qu’il est difficile de le juger. Il y a des moments réellement sublimes, et tellement de longueurs malheureusement… Bon, la majeure partie des gagnants du jeu Talking Wade, avec qui on est allé voir l’avant-première jeudi soir au Kinépolis Mulhouse, a adoré ce film, et on est que 2 à être resté sur notre faim, et d’autant plus déboussolés après s’être pris quelques moments si intenses… Mais ma préférence va sans conteste à La Rage au Ventre, que je trouve bien plus cohérent et puissant! C’est finalement le personnage de Rocky Balboa qui s’avère être le plus intéressant dans ce film, et il nous offre quelques scènes qui valent d’être découvertes…

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Police Story (Jackie Chan, Chi-Hwa Chen, 1985)

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(Edit : le film n’a pas été réalisé seul par Jackie Chan, mais il l’a mis en scène avec l’aide de Chi-Hwa Chen)

Tandis qu’en Occident, Arnold Schwarzenegger décime une armée à lui tout seul dans Commando, que Sylvester Stallone affronte des vilains Vietcongs dans Rambo II: la Mission et Ivan Drago dans Rocky IV, une riposte orientale se prépare grâce à un Jackie Chan qui a essuyé quelques déconvenues au pays de l’Oncle Sam, son expérience américaine ne lui ayant pas permis d’atteindre la célébrité qu’il escomptait. Après Le Flic de Hong Kong, Le Retour du Chinois, Xia Ri Fu Xing et First Mission, il enchaîne avec Police Story son 5ème film de l’année!!! Et en plus d’en être l’acteur principal, il assure aussi l’écriture et la mise en scène de ce Police Story, amené à être le premier film d’une saga importante dans sa filmographie!

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Ce film contient quelques scènes figurant parmi les plus emblématiques de ce que cet acteur-cascadeur de génie nous a offert en 50 ans de carrière, à commencer par cette fameuse séquence de poursuite automobile en plein bidonville, et qui voit la destruction totale de ce dernier! Et comme si cette scène bien dingue ne suffisait pas, Jackie Chan (qui joue le flic Chan Ka Kui) enchaîne avec la poursuite d’un bus totalement dingue elle aussi! L’entame du film est réellement impressionnante, et on est plongé d’emblée dans un maelstrom d’action survitaminé!

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La suite va faire retomber un peu la tension, et on va se diriger vers quelque chose de plus léger, avec cette propension à la comédie de Jackie Chan, qui parfois peut atteindre le génie (le non-sens de cette scène de moonwalk improvisé!) ou parfois plomber ses métrages. Ici, ça passe plutôt bien, même si certaines séquences tirent en longueur, mais on sent qu’il a hérité d’un certain sens esthétique et un jeu très visuel provenant du cinéma muet. Il y a une réelle filiation entre Chan et Buster Keaton, avec son personnage de flic qui se retrouve parfois dans des situations qui le dépassent, mais surtout grâce à ses prouesses physiques desquelles ressortent toujours des traits d’humour très travaillés!

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Jackie Chan est aux arts martiaux ce que Buster Keaton était au cinéma muet: un novateur, toujours à la recherche d’un point de vue original, d’une chorégraphie qui n’avait jamais encore été osée, avec la même envie: surprendre le spectateur en lui offrant un spectacle drôle et rythmé, afin de l’amener là où il ne s’attendait pas à aller! Quand on voit le travail que représente les chorégraphies martiales qu’il présente dans ses films, et qui mêlent action et humour de manière indissociable, on ne peut s’empêcher de penser à ce qu’aurait donné un duo si ces deux-là avaient vécu à la même époque et s’étaient croisés…

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Jackie Chan est un maître du kung fu, et la manière dont il personnalise son art est véritablement impressionnante! Les combats qui rythment Police Story font appel à toute son imagination pour créer des séquences délirantes où il va se servir de tous les éléments à sa disposition pour vaincre ses ennemis. La manière dont il passe à travers une vitre de voiture, le coup du parapluie pour s’accrocher au bus, la manière dont il passe le portail pour entrer chez le bad guy, ou encore le saut sur la rampe lumineuse qui est le point d’orgue de la fin du film, Chan multiplie les moments dingues pour le plus grand plaisir des spectateurs!

D’ailleurs, comme c’est une coutume dans ses films, le générique final nous présente toujours des scènes ratées, dans lesquelles on voit souvent l’acteur repartir sur une civière! Jackie Chan se donne toujours à fond dans ses films, et il en ressort toujours amoché! Comme lors de cette dernière scène où il glisse sur une rampe en descendant 6 étages, ce qui lui a occasionné de sévères brûlures aux mains! Mais ça ne l’empêchera pas de revenir pour d’autres films!

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