Le clip de la semaine: Jim Carrey does Vanilla Ice

Un petit bond en arrière avec cette vidéo bien old school où Jim Carrey parodie le célèbre rappeur blanc avec classe et efficacité! Une vidéo connue, mais qui fonctionne toujours autant!

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Marvel Top 2: Les Héros « hulkifiés »

Le 1er Marvel Top, sorti au mois de mars, contenait l’arc Fall of the Hulks et le tout début de World War Hulks, dont la suite et fin se situe dans les pages de ce 2ème numéro. Evidemment, s’agissant d’un mini-event concernant Hulk, il faut également suivre d’autres publications kiosque pour avoir une vue d’ensemble… Pour ma part, l’intro à World War Hulks de mars dernier m’a sacrément donné envie, puisqu’on y découvrait un Deadpool qui venait juste de se prendre une bonne dose de liquide Gamma, conduisant tout droit à la métamorphose en… Hulkpool! Le principe est plutôt alléchant, et quand on voit la réussite des versions alternatives découvertes dans Deadpool Corps, une telle mutation ne peut être qu’un bon argument pour laisser éclater davantage la folie de Wade!

Avec l’aide de son fidèle Bob, Hulkpool va remonter dans le temps et changer le cours de l’Histoire de manière radicale! Il va rejoindre Barbe noire, alias la Chose, dans une variation d’un épisode de 1962; il va détourner un récit des Vengeurs datant de 1975; et il va empêcher de nombreux héros de devenir ce qu’ils sont en les sauvant, comme en écrasant une certaine araignée…

Si le principe de voir ce mastodonte se déplacer dans ces lignes temporelles et tout bouleverser est amusant, l’effet se dissipe très rapidement à cause de l’aspect très procédurier et répétitif du concept. En gros, on revisite des étapes-clé de l’Univers-616 l’une après l’autre, sans laisser le temps d’installer une petite ambiance. On se retrouve dans une simple évocation multiple visant à faire intervenir un maximum de personnages, et le résultat est décevant par rapport à l’attente suscitée par le dernier épisode du Marvel Top 1

Le potentiel de la version hulkifiée de Deadpool s’avère peu exploitée, le Wade géant étant une sorte de gros nounours benêt. On sourit un peu, mais quel regret de ne pas avoir utilisé cette version de manière plus bourrine et adaptée à la psyché de Wade! Le passage le plus intéressant est le combat entre Hulkpool et Deadpool, le mastodonte étant remonté dans le temps pour se faire la peau à lui-même!

Les deux épisodes suivants montrent l’affrontement entre Thor et Spider-Man, qui est visuellement beau mais qui manque cruellement de profondeur. Un simple prétexte à quelques flashback, et un vide considérable sur le plan émotionnel. Et le comble pour des versions hulkifiées, c’est que les combats ne sont pas captivants!

Idem pour les deux épisodes mettant en scène Captain America et Wolverine, qui là encore ne parviennent ni à sublimer la rage due aux Gamma, ni à rendre intéressant un combat morcelé par des flashback pourtant pas inintéressants. Les multiples rencontres entre Logan et le Soldat de l’Hiver s’avèrent sympathiques, et plus travaillées que le récit principal. Le combat des mastodontes est sans intérêt, comme celui de Thor et Spider-Man…

Ce Marvel Top 2 est une grosse déception, et prouve encore une fois que les bonnes idées n’accouchent pas forcément de bons récits… Apparemment, on en a pas fini avec Hulkpool, mais espérons que la suite soit meilleure! Pourtant, je n’ai trouvé aucune info sur d’autres apparitions de ce Wade muté…

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Polytechnique (Denis Villeneuve, 2009)


Après avoir découvert l’éprouvant Incendies de Denis Villeneuve, j’ai voulu explorer son oeuvre, et c’est ainsi que j’ai pu me procurer Polytechnique, qu’il avait réalisé un an avant. Si Incendies m’avait mis une grosse claque (voir la trace), Polytechnique m’en a mis une deuxième… Il semblerait bien que Denis Villeneuve soit l’un des metteurs en scène les plus talentueux en activité!

Sous un titre paraissant anecdotique, se cache l’évocation d’un fait divers survenu au Québec il y a plus de 20 ans. Le 6 décembre 1989, Marc Lépine, un jeune homme de 25 ans, se rend à l’Ecole Polytechnique de Montréal avec un fusil d’assaut et fait un carnage. Denis Villeneuve va traiter ce sujet toujours sensible (le film s’est fait avec de nombreuses critiques et polémiques) avec une sensibilité étonnante doublée d’une vision frontale de l’horreur. C’est simple, vous pouvez oublier le très surestimé Elephant, et plonger dans le noir et blanc captivant de Villeneuve!

Polytechnique est un voyage vers le Mal et la mort, filmé avec une grâce incroyable par Villeneuve, qui parvient à créer une sensation d’apesanteur à travers laquelle filtre une poésie tragique. C’est cet élément que je pensais trouver à l’époque d’Elephant, et qui lui faisait cruellement défaut. Cette vision directe et pourtant empreinte d’une substance bien plus riche que celle d’une simple démonstration. Villeneuve ne rapporte pas des faits, il nous fait vivre des instants, collant au plus près de ces étudiants apeurés, rendant palpables l’angoisse, la douleur et la mort.

Loin d’être clinique, Polytechnique est avant tout humain, captant davantage les gestes et les regards que les impacts de balle. Qu’il s’agisse du tueur ou des victimes, la vision est similaire et développe presque un aspect sociologique en ne portant aucun jugement. Les raisons de l’acte impardonnable de Marc Lépine sont données, puisqu’il a laissé une lettre derrière lui. Dans cet immense bâtiment scolaire, il sème la terreur parmi ses semblables, auxquels il se soustrait volontairement. Maxim Gaudette parvient à faire ressortir un côté encore humain au personnage du tueur (qui n’est pas nommé dans le film), mais dont les quelques traces ressemblent à des derniers spasmes… Sa composition est remarquable, et Villeneuve s’avère également un excellent directeur d’acteurs.

Sébastien Huberdeau, Karine Vanasse et Evelyne Brochu apportent à ce film toute leur fragilité et leur justesse, s’imprégnant de l’atmosphère tragique et dense créée par Villeneuve. Le travail sur le son, sur la lumière, sur les cadrages, il n’a rien laissé au hasard et a composé une oeuvre où la beauté se mêle à la violence. Un très grand film, injustement méconnu, et qui ne laisse pas indemne.

 

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Les news de la semaine: Marvel Way

Les héros Marvel ne sont pas près de quitter les écrans, et après les sorties de Thor et X-Men: le Commencement, il faudra compter avec Captain America et ses Avengers

L’affiche rétro que voici a été éditée à 100 exemplaires et offerte à des membres du tournage du film Captain America. Le charme désuet fonctionne à merveille, et quel plaisir de voir Cap mettre une branlée à Adolf! En plus, on a un petit aperçu des Howling Commandos avec Dum Dum Dugan!

Encore une affiche, pour The Avengers cette fois! Par contre le résultat ressemble davantage à un collage maladroit de chaque membre de l’équipe, ce qui donne un visuel particulièrement laid! Après la photo des chaises vides des acteurs et l’affiche simplement avec le nom du film, on ne peut pas dire que la com sur le film soit très efficace pour l’instant… Bon, on a au moins un petit aperçu du look qu’aura Jeremy Renner dans le rôle d’Oeil-de-Faucon… Je me demande même si c’est pas un fake tellement c’est moche…

Une petite news sur la suite du drame intimiste Expendables porté par Sylvester Stallone, puisque c’est Simon West qui mettra en scène ce récit poignant. Simon West, c’est quand même l’homme qui a massacré Tomb Raider… Mais bon, il a aussi fait Les Ailes de l’Enfer, donc on va lui laisser le bénéfice du doute…

Et enfin, un trailer un peu plus explicite pour le Bellflower d’Evan Glodell qui s’annonce très particulier. Mélanger Mad Max et une histoire d’amour, ça peut être très casse-gueule, mais le film promet une tenue visuelle réussie, donc patience…

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L’Arnacoeur (Pascal Chaumeil, 2010)

Premier film de Pascal Chaumeil, L’Arnacoeur est une excellente surprise! Au-delà du titre pas terrible et de la comédie romantique classique annoncée, Chaumeil s’amuse comme un dingue avec ses personnages et ses acteurs, réussissant à faire de ce coup d’essai une comédie rythmée bénéficiant  d’un excellent équilibre entre humour et émotion!

 

N’étant pas fan de Romain Duris, j’avais quelques appréhensions supplémentaires avant d’entamer ce film… Et je dois bien avouer que Duris est un excellent acteur! La manière dont il joue son personnage, Alex Lippi, est un mélange de sérieux et d’auto-dérision vraiment bien dosé, et le côté beau gosse agaçant qu’il promène souvent dans sa filmographie est ici complètement désamorcé par la nature même de son personnage.  Le jeu des apparences, avec ses mimiques spécifiques, fait d’Alex Lippy un être à la fois surjoué et spontané!

A ses côtés, deux acteurs excellents, Julie Ferrier et François Damiens, qui l’assistent dans sa mission: séduire Juliette Van Der Becq, jouée par la sublime Vanessa Paradis. Julie Ferrier joue la soeur d’Alex, et François Damiens le mari de la soeur. Leur duo s’avère vraiment drôle, avec des moments de folie absurde magnifiques! La composition de Damiens en plombier tout droit débarqué d’un pays de l’Est est un exemple très parlant de leur humour déjanté! Les deux acteurs se renvoient la balle de manière très efficace, sans que l’un prenne l’ascendant sur l’autre, et leurs numéros complètent très bien le récit principal suivant les aventures d’Alex.

Mais qu’est-ce que raconte de si spécial ce film? Alex est en fait un briseur de couples professionnel, chargé par des amis ou la famille de mettre fin à une relation s’annonçant néfaste pour les femmes. Il prend son travail très à coeur, en venant en aide à ces femmes aveuglées, à qui il offre un nouveau regard sur leur propre vie. Il est aidé par sa soeur et son beau-frère dans ce qui est une petite entreprise dont il aimerait bien tirer davantage de bénéfices… La scène d’ouverture, pas très compréhensible au départ, met en avant tout l’art des 3 compères afin de parvenir à leur but: la séparation du couple, grâce à l’épanouissement de la femme!

Mais pourquoi s’en prendre à Juliette, qui semble très heureuse avec Jonathan (très bon Andrew Lincoln) ? La mission va s’avérer difficile et périlleuse pour Alex, qui va devoir mettre en avant toute son ingéniosité pour espérer réussir! Ce qui donnera lieu à des moments très comiques, très beaux, très Dirty Dancing… Eh oui, l’aspect swayzien du film n’est pas négligeable, et apporte une touche de sensibilité décalée supplémentaire!

Tout ça pour dire que L’Arnacoeur est une comédie, une romance, un film avec de l’action, et le tout est si bien mélangé que l’on ne s’ennuie pas un seul instant. Porté par des acteurs excellents, ce premier film est une grande réussite!

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