Superheroes (Mike Barnett, 2011)

Si vous pensiez que les super-héros existent uniquement dans les cases des comics ou dans les adaptations ciné et TV, vous avez tout faux! Les Real Life Superheroes (RLSH) sont des gens comme vous et moi, à la seule différence qu’ils ont choisi de porter un costume bien voyant et d’oeuvrer pour un monde meilleur! Si leurs méthodes sont moins impressionnantes que dans les BD et les films, elles ne sont pas si inutiles au final…

Mike Barnett est allé interviewer ces drôles de types déguisés, qui se sont donné pour mission de ramener l’ordre dans leur ville. Enfin, il y en a bien un qui ne se déguise que pour justifier une bonne petite binouze, mais bon… Dans ce documentaire produit par HBO, on va découvrir de nombreux héros américains ayant presque tous une véritable volonté de venir en aide à la population. Pas de courses-poursuite sur les toits ou de vol entre les immeubles, ces héros interviennent pour sauver des gens en situation de détresse. Ainsi, lorsqu’ils sillonnent la ville, il leur arrive d’intervenir pour aider un clochard qui s’est fait rouler sur le pied par une voiture, ou pour mettre en déroute un dealer. Là encore, les moyens ne sont pas impressionnants, mais ces héros constituent une sorte d’interface entre la population et les forces de l’ordre. Lorsque Dark Guardian se retrouve face à un colosse qui deale tranquillement et lui intime l’ordre d’arrêter et de partir, il ne se laisse pas impressionner et lui tient tête. Il ne l’affrontera pas directement, mais va appeler la police, ce qui va finalement faire fuir le dealer.

Si le fait de porter un costume relève certainement d’un besoin de reconnaissance, il y a chez ces Real Life Superheroes une véritable motivation à aider son prochain. Même s’ils ne combattent pas le crime de manière directe et violente, ils se posent comme des gardiens prenant soin de leur cité. Sans devenir des milices, ils agissent souvent en faisant intervenir la police. C’est le cas avec l’équipe The New York Initiative, qui agit du côté de Brooklyn. Dans ce doc, pas de combats épiques ou de rafales de plasmas, ces héros assurent une surveillance constante, et espèrent être des symboles reconnaissables par les citoyens qu’ils protègent. Certains ont même une super-voiture (c’est le cas de Super Hero!), et quelques-uns aiment à se pavaner pour qu’on les voie! Notamment un adepte de la bière qui ne sauve au final pas beaucoup de monde, mais qui passe des soirées à se balader et à faire des rencontres… Une sorte de palliatif à une vie sociale pas très riche au final…

Ces héros aux motivations diverses ont souvent pour point commun de prendre soin du costume qu’ils arborent et de son symbolisme. Les membres de la Black Monday Society ont des acoutremements qui claquent plutôt bien! Mais être un héros veut aussi dire s’entraîner, et nombreux sont ceux qui pratiquent un sport régulier, qu’il s’agisse de course à pied, de combat ou d’entraînement en salle. La forme physique est indispensable pour patrouiller dans les rues nocturnes, et certains s’essaient aux sports urbains.

Ces personnages hauts en couleur sont le reflet d’une Amérique qui a envie de se rapprocher de valeurs souvent balayées par une société adepte du profit immédiat. On peut sourire en voyant ces drôles d’énergumènes se promener dans la rue, mais en attendant, ils vont au contact des sans-abris et des nécessiteux pour leur apporter de la nourriture, des produits de base, ou juste un peu de dialogue. Ca paraît minime, mais c’est finalement une approche humaine de la vision du super-héros!

Publié dans Documentaire | Laisser un commentaire

Magnum Force (Ted Post, 1973)

Ted Post prend la relève de Don Siegel 2 ans après le film initial, et va mettre Harry Callahan aux prises avec un mystérieux tueur qui s’en prend aux truands, proxénètes et autres dealers. Un justicier de l’ombre qui passe à l’action en nettoyant les rues de San Francisco, ce qui n’est pas du goût de la police… Préfigurant la vague de vigilante movies qui commencera avec Un Justicier dans la Ville, Magnum Force pose des questions éthiques et morales quant à l’application d’une loi parallèle à celle de la police.

Eternel débat réapparaissant à chaque film du genre (l’un des derniers en date étant le Death Sentence de James Wan), ce thème est un sujet de choix pour les cinéastes contestataires, surtout dans les 70’s. Et curieusement, alors que dans l’inconscient collectif, l’inspecteur Harry est souvent considéré comme un individu réactionnaire, raciste voire fasciste, il prend une position étonnante par rapport à ce mystérieux tueur. Loin d’apprécier ses actes, il les voit comme dangereux car sujets à dérives, et il le dit très clairement dans le film. Harry se dissocie totalement de ce tueur implacable, bien qu’il s’en prenne à des criminels.

Encore un vétéran pour mettre en scène ces aventures, puisque Ted Post a commencé à tourner dans les années 50, et qu’il a 50 ans lors du tournage. Spécialisé dans les séries TV (de Perry Mason à Columbo, en passant par Rhawide ou La quatrième Dimension), il avait déjà eu l’occasion de tourner avec Clint Eastwood en 1968 dans Pendez-les haut et court. Sans parvenir à la maëstria visuelle dont nous avait bombardé Don Siegel, Post offre un style tout en urgence hérité de son expérience télévisuelle, qui cadre totalement avec l’univers de Dirty Harry. Sa vision de San Francisco est toujours agréable, et il offre des séquences chocs qui font de ce Magnum Force une suite plus qu’honorable! La fameuse séquence de la tuerie dans le quartier chic est excellente, et démontre bien tout le talent de ce metteur en scène.

Plus surprenant, le tueur préfigure le T-1000 de Terminator 2 – le Jugement dernier! Impossible que James Cameron ne s’en soit pas inspiré tant les similitudes sont évidentes, du costume à la gestuelle, en passant par cette manière de filmer emplie de suspense! On notera la présence de David Soul dans le rôle d’un flic, légèrement différent de celui qu’il incarne dans Starsky & hutch! Magnum Force est un très bon second opus, qui bénéficie encore une fois de la sublime musique de Lalo Schiffrin!

Publié dans 70's, Cinéma | Laisser un commentaire

Le clip de la semaine: Danko Jones – Just a beautiful Day

Un ptit Danko de Noël? J’en profite pour vous souhaitez d’excellentes fêtes!!!

Publié dans Le clip de la semaine | Laisser un commentaire

L’Inspecteur Harry (Don Siegel, 1971)

Personnage séminal qui aura inspiré de nombreux rôles de flics badass, Harry Callahan est la digne représentation contemporaine du cow-boy solitaire magnifié par Clint Eastwood dans ses westerns. L’Homme sans Nom de Sergio Leone a investi les bas-fonds sordides de San Francisco, adepte d’une justice expéditive rarement appréciée par sa hiérarchie. Cynique, taciturne et plus rapide que son ombre, Harry Callahan a le don de régler les problèmes de quartier à coups de . 44 Magnum, arme indissociable du héros de la saga puisqu’il l’utilisera dans les 5 films. La réplique mythique du début du film souligne d’ailleurs tout le bien qu’il pense de cette arme:

« Je sais c’que tu penses: c’est 6 fois qu’il a tiré ou c’est 5 seulement? Si tu veux savoir dans tout ce bordel j’ai pas très bien compté non plus. Mais c’est un .44 Magnum le plus puissant soufflant qu’il y ait au monde un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu dois t’poser qu’une question: est-ce que j’tente ma chance? Vas-y tu la tentes ou pas? »

Clint Eastwood est parfait dans ce rôle qu’il endosse sans aucune difficulté, mélange d’anti-héros et de héros tragique. On ne connaît pas grand-chose de son passé, sinon qu’il a vécu un drame personnel qui a probablement accentué son côté cynique. Mais Dirty Harry (Harry le Charognard en VF) doit également beaucoup à l’excellente mise en scène du vétéran Don Siegel, 58 ans lors du tournage et réalisateur depuis le milieu des années 40. La manière dont il nous plonge dans le Frisco des années 70 est épatante, offrant un panorama de toute cette société cosmopolite oeuvrant dans les bas-fonds de la ville, accentuant la portée de son propos par un réalisme social accru. Sa caméra dynamique offre une vision impressionnante de cette mégapole nocturne, et l’on suit les enquêtes de Dirty Harry avec beaucoup d’intérêt. D’autant plus que le tueur surnommé le Scorpion (Drive?) est un pur psychopathe qui passe entre les mailles du filet, et qu’il faudra bien une personnalité forte comme Callahan pour tenter de le neutraliser.

Andrew Robinson est excellent dans le rôle du Scorpion, personnage complètement barré qui se la joue sniper fou avec délectation. Si sa demande de rançon n’aboutit pas, il compte bien éliminer 1 personne chaque jour… La police est sur les crans, et va essayer coûte que coûte de mettre la main sur lui. La scène d’intro est sublime en donnant le ton qui se maintiendra durant tout le film: un suspense bien troussé, une mise en scène géniale, un aspect bad ass résolument assumé, et une putain de bande-son signée par le surdoué Lalo Schifrin! Difficile de rivaliser avec les sonorités jazzy du mythique argentin, qui calent le personnage d’Harry avec classe!

Premier volet d’une saga qui perdurera jusqu’à la fin des années 80, L’Inspecteur Harry est une pure pépite du cinéma 70’s américain, nous plongeant dans cette période tourmentée qui aura donné naissance à de nombreuses oeuvres contestataires et souvent excellentes!

Publié dans 70's, Cinéma | Laisser un commentaire

Les news de la semaine: Jackie is Expendable!!!

Le titre parle de lui-même, l’impitoyable-magnifique-irrésistible-intrépide Jackie Chan intègre le casting d’Expendables 3!!! Après avoir décliné l’offre de Sylvester Stallone pour le 2 à cause du tournage de son Chinese Zodiac, Jackie sera cette fois bien présent, et le réalisateur Simon West devrait réitérer l’énorme B movie qu’il nous a concocté cette année!!!

 

Nouvelle affiche pour le prochain Die hard: belle Journée pour mourir! John et Jack McLane (Jai Courtney) vont tout faire péter le 20 février!

 

Nouveaux clichés pour Iron Man 3, qui nous présentent Andy Lau, Gwyneth Paltrow et Don Cheadle en pleine discussion, et un Tony Stark mal en point… Sortie le 1er mai!

 

 

Arnold Schwarzenegger sur le pied de guerre pour le Ten de David Ayer!

 

Resolution promet une variation bien intrigante sur le thème de la cabane dans les bois! Signé Justin Benson et Aaron Moorhead, cette histoire de désintox en pleine forêt devrait offrir de beaux moments de frayeurs…

The incredible Burt Wonderstone s’annonce comme une comédie bien barrée, avec un Jim Carrey totalement ravagé en magicien imbu de sa personne! Bon, ce n’est pas lui la tête d’affiche, puisque Steve Carrell est le héros de ce film signé Don Scardino, mais sa prestation risque d’être mythique!

La bande-annonce de Pain and Gain est tombée, et il faut avouer que Michael Bay semble s’en tirer plutôt bien sans ses robots fétiches! The Rock et Mark Wahlberg en braqueurs bodybuildés, ça va le faire à partir du 28 août!

Publié dans Les news de la semaine | Laisser un commentaire