Les news de la semaine: David R. Ellis

C’est un choc pour les amateurs de série B, le cinéaste David R. Ellis, âgé de 60 ans, est décédé ce 7 janvier à Johannesburg, alors qu’il était en pleine préparation de son prochain film, Kite, avec Samuel Jackson. Pas d’infos supplémentaires sur la cause du décès, mais le réalisateur des très bons et fun Asylum et Shark 3D va sans aucun doute manquer dans l’entertainment américain…

 

Nouvelle affiche un brin old school pour l’alléchant Du Plomb dans la Tête!

 

Le prochain Danny Boyle se nomme Trance, et se dévoile à travers sa 1ère bande-annonce, le metteur en scène semblant toujours aussi déterminé à s’amuser avec un traitement bien dynamique pour ce thriller mettant en vedette James McAvoy, Vincent Cassel et Rosario Dawson!

Hemlock Grove, c’est la série d’Eli Roth sortie de nulle part, qui débarquera directement sur le net à partir du 19 avril. Une petite ville tranquille, des habitants étranges, une atmosphère bien travaillée… Ca peut être casse-gueule comme ça peut être une petite réussite, affaire à suivre…

On termine par une bande-annonce musclée pour Dredd, dont la sortie en DVD est prévue pour le 11 février prochain. Le très bon film de Pete Travis aurait bien mérité une sortie ciné, je vous le conseille!

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Chantons sous la Pluie (Stanley Donen, Gene Kelly, 1952)

Considérée comme l’une des plus grandes réussites dans le genre du film musical, Chantons sous la Pluie est une oeuvre magnifique d’une maîtrise totale, tant dans ses chorégraphies géniales que dans son humour subtil, agrémenté d’une touche de romance de toute beauté! Chantons sous la Pluie est parfait, le genre de film que vous regardez avec le sourire aux lèvres pendant 1h30 tellement tout y est sublime!

Féru de danse depuis tout petit, Stanley Donen rencontre Gene Kelly à Broadway, et le duo va profondément marquer Hollywood dans les années 40. Après Un Jour à New York qui marque leur première co-réalisation, Gene Kelly retrouve Stanley Donen pour Chantons sous la Pluie. Les 2 hommes se retrouveront encore une fois derrière la caméra pour Beau fixe sur New York, avant de se brouiller à vie.

Pour Chantons sous la Pluie, ils s’éclatent comme des dingues en créant des chorégraphies inventives, et ils s’associent avec le génial Donald O’Connor, fils d’artistes de cirque élevé dans le monde du spectacle, et danseur ainsi qu’acrobate de très haut niveau! Avec la pétillante Debbie Reynolds pour accompagner Gene et Donald à l’écran, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce film une comédie musicale mythique!

Tout d’abord, la mise en scène de Donen et Kelly possède un dynamisme similaire à celui de leurs chorégraphies, offrant des mouvements de caméra magnifiant les numéros présentés, et jouant avec le matériau cinématographique même dans le scénario. Chantons sous la Pluie est une évocation savoureuse du Hollywood de la fin des années 20, alors que le cinéma parlant commence à percer. Les stars mythiques que sont Don Lockwood (Kelly) et Lina Lamont (Jean Hagen) vont devoir réévaluer leur statut, Lina ayant une horrible voix de crécelle! Lockwood, son ami Edmond Brown (O’Connor) et le président du studio vont devoir trouver des stratagèmes afin de pouvoir continuer à tourner avec le couple vedette.  Les tournages catastrophiques sont propices à de nombreux moments vraiment drôles, comme lorsque la bobine du film saute et que les voix des acteurs sont désynchronisées! Outre l’humour de la situation, cette scène va donner des idées à la bande pour continuer à travailler avec Lina, en utilisant une doublure vocale!

Les chorégraphies créées pour ce film sont d’une inventivité totale, et la mythique scène où Gene Kelly danse sous la pluie est d’une perfection rarement atteinte. Mais au-delà de cette séquence, Chantons sous la Pluie regorge de scènes complètement folles qui sont à la danse ce que les chorégraphies de Jackie Chan sont aux arts martiaux: une réinvention totale et délirante apportant un style unique à leurs acteurs. Ainsi, on peut admirer les talents d’athlète de Donald O’Connor qui nous gratifie d’une séquence tout simplement hallucinante, celle de Make’em laugh, où il semble monté sur ressort et nous gratifie en guise de final de 2 wall flip (courir sur un mur et partir en salto arrière) tout simplement parfaits! Comme quoi, le Parkour existe depuis longtemps!

Donen et Kelly nous plongent dans un film mêlant danse, amour, trahisons et onirisme en mélangeant tous ces ingrédients avec un soin extrême, et le tout est un film magique qui n’a pas perdu une ride 60 ans après!

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Le clip de la semaine: Julia Stone – By the Horns

Julia Stone poursuit son bonhomme de chemin depuis le magnifique Down the Way composé avec son frère Angus, et ce By the Horns tiré de l’album éponyme est une nouvelle plongée dans l’univers folk et minimaliste qu’affectionne le duo. Cette fois-ci, il s’agit d’un album solo sorti l’an passé, qui est son 2ème projet perso tandis qu’Angus a réalisé 2 albums de son côté. Ils ont également sortis 2 albums ensemble, et c’est un plaisir de replonger dans leur univers si particulier au gré de ces projets teintés de romantisme et de douceur! Enjoy! 😉

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Chroniques de Tchernobyl (Bradley Parker, 2012)

Producteur opportuniste depuis le succès de son premier film Paranormal Activity (dont il assure la réalisation), Oren Peli surfe sur toutes les vagues horrifiques avec Insidious, la série The River, The Lords of Salem de Rob Zombie, ou en poursuivant tranquillement la saga qui l’a fait connaître. Il reviendra également à la mise en scène avec le prochain Area 51 actuellement en post-production.

Pour l’heure, c’est son Chroniques de Tchernobyl qui nous intéresse, pour lequel il s’est investi davantage puisqu’il a participé au scénario avec Carey Van Dyke et Shane Van Dyke, scénaristes et acteurs dans les fameuses productions Asylum… Shane est même le réalisateur de Paranormal Entity, le pillage-hommage du premier film d’Oren Peli, ainsi que de Titanic II! Du lourd au scénario donc, et pourtant, ce Chroniques de Tchernobyl qui ne paye pas de mine se révèle finalement surprenant…

Les films se déroulant aux alentours de la ville ukrainienne sont rares, alors que le potentiel scénaristique de la catastrophe nucléaire est indéniable pour un film d’horreur. Cette pudeur par rapport à cet accident sans précédent vient-il du fait que les doutes subsistent encore de nos jours sur la contamination par-delà les frontières causant d’innombrables cancers? En France, un non-lieu vient d’être confirmé ce 20 novembre 2012, estimant qu’il est impossible d’établir un lien indiscutable entre le nuage radioactif et les cas de cancers…

Tchernobyl constitue donc un site rêvé pour l’industrie cinématographique, puisqu’on peut y puiser une atmosphère morbide préexistante à laquelle il suffit d’intégrer quelques éléments supplémentaires. John Hyams a eu la très bonne idée d’y emmener ses Unisols dans le 3ème volet de la saga Universal Soldier, et l’ambiance délétère participe au succès de cet excellent film. Oren Peli charge Bradley Parker, dont il s’agit de la première réalisation, de s’immerger dans ces lieux marqués par la tragédie et le deuil, et d’en tirer un film de genre original.

Si Chroniques de Tchernobyl commence comme la plupart des bandes horrifiques actuelles, à savoir la bande de jeunes partie s’éclater dans un lieu qu’ils ne connaissent pas mais dont ils vont découvrir les vices cachés, il faut bien avouer que Bradley Parker prend soin de son premier film, et pose une vision intéressante allant plus loin que celle d’un simple yes-man. Il immerge son groupe ainsi que les spectateurs dans cette ville de Prypiat située à 3 kilomètres de la centrale, dont la population de 50 000 personnes à été totalement évacuée après la catastrophe. Ces lieux chargés d’histoire sont utilisés avec soin par Parker et Peli dans le développement de leur récit, qui prend le temps de rappeler le drame vécu par les habitants… Mais le tournage ne s’est pas fait à Prypiat même, les producteurs ayant opté pour la reconstitution des lieux à Belgrade (Serbie) et à Budapest (Hongrie) afin d’éviter tout risque. Les taux de radioactivité dans cette ville-fantôme y sont encore très dangereux, et même supérieurs à ceux de la centrale, car la décontamination n’y a pas été aussi importante.

Si la bande de jeunes revêt des caractères communs à ce genre de production, c’est dans le traitement du récit que l’impact de Parker et Peli fonctionne. Partis pour une randonnée de tourisme extrême (la visite de lieux dangereux), ces 3 gars et 3 filles plus leur guide vont se retrouver confrontés à une menace d’une nature inconnue. Bradley Parker n’utilise pas à proprement parler le principe du found footage (les images retrouvées), mais s’en inspire fortement pour accentuer l’impact immédiat de ses images. La visite morbide en ces lieux désertés commence par avoir des allures de documentaire, puis évolue vers une tension horrifique bien maîtrisée. C’est dans la structuration même des lieux que le film prend son sens, Peli et Parker prenant soin de bien dépeindre cet environnement délétère, vestige immuable de cette catastrophe survenue le 26 avril 1986 dans la centrale Lénine. La progression de la troupe dans les immeubles désaffectés, sur la place publique avec cette grande roue à l’arrêt et les auto-tamponneuses sur l’herbe, ou dans les couloirs obscurs est faite avec une maîtrise du suspense indéniable. Les événements qui vont se dérouler alors pour le groupe vont les plonger dans une horreur indicible…

Chroniques de Tchernobyl s’appuie donc intelligemment sur l’aura de cet accident nucléaire pour dérouler un récit prenant, et l’on va arpenter les alentours avec angoisse… Du très bon pop-corn movie par un Oren Peli qui sait flairer les bons filons, et surtout, un premier film très réussi pour Bradley Parker!

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Les news de la semaine: Necronomicon!

Franchement, la nouvelle bande-annonce du remake d’Evil Dead a vraiment de quoi attiser la curiosité! Je ne suis pas un fan de la trilogie, mais cette relecture semble aller vraiment loin et risque de bien foutre les jetons! C’est signé Fede Alvarez et ça sort le 8 mai!

Quelques infos sur Berandal, la suite de l’excellent The Raid, toujours signé Gareth Evans. Après le huis-clos explosif du 1er, Evans décide de quitter l’immeuble et de voir plus grand, avec une organisation de malfaiteurs plus importante. Le terrain de jeux sera donc plus vaste, et Iko Uwais, la star du 1er opus, sera bien de la partie. Il sera accompagné d’une certaine Julie Estelle dans le doux rôle de Hammer Girl, dévoilée ci-dessous par un concept art annonçant un personnage pétillant et violent à la fois!

 

Une affiche sympathique pour le nouveau Carrie, porté par l’excellente Chlöe Moretz! Par contre, le film ne sortira plus le 17 avril, mais il est repoussé au mois d’octobre…

 

Nouvelle bande-annonce pour le très attendu Zero dark thirty de Katrhyn Bigelow, qui devrait s’imposer comme l’un des grands films de 2013!

3ème BA pour Die hard: belle Journée pour mourir, qui commence à sacrément prendre de la gueule! On croise les doigts pour le 20 février…

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