Les news de la semaine: Die R’d!

Excellente nouvelle pour le prochain Die hard: belle Journée pour mourir, la MPAA (le comité de censure US) a classé le film R, c’est-à dire interdit aux mineurs non accompagnés! Après la blague que constituait le 4ème épisode, il semblerait que John Moore nous ait concocté un spectacle bien violent qui devrait redorer le blason de ce bon vieux John McClane! Vérification le 20 février!

 

Nouvelle beaucoup moins réjouissante dans le sillage de Die hard, John McTiernan a perdu son procès concernant l’affaire Pellicano. McTiernan avait engagé en 2002 le détective Anthony Pellicano pour mettre sur écoute l’un des producteurs de Rollerball, Chuck Roven. McTiernan a changé sa déposition durant le procès, ce qui a conduit à un parjure qui s’avère au final plus important que l’affaire en elle-même. John McTiernan va devoir régler 100 000 euros d’amende, mais il écope surtout d’un an de prison ferme… Suivi d’une période de liberté surveillée de 3 ans… Vraiment moche pour un gars de la trempe du cinéaste, qui n’est donc malheureusement pas prêt de retrouver le chemin des studios… Sale nouvelle…

 

Nouveau cliché pour The Wolverine: le Combat de l’Immortel (quel titre de merde…), qui nous présente un Logan à la pose bien vénère! Espérons que James Mangold rehausse le niveau du mutant griffu le 24 juillet!

 

On reparle de Carrie-la Revanche, avec une affiche nous présentant la gentille maman de Carrie incarnée par Julianne Moore!

 

Tibor Takacs voit grand avec son prochain Spiders 3D, puisqu’après les téléfilms Mosquitoman, Ice Spiders ou encore Mega Snake, il déboule cette fois au ciné avec cette production horrifique pas aussi Z qu’on pourrait bien le croire! Il a aujourd’hui plus de moyens que d’habitude, et ça pourrait bien donner un résultat sympathique au vu de cette bande-annonce!

Ca y est, la 1ère bande-annonce pour S-VHS, la suite du génial V/H/S, vient de tomber! Bon, rien de transcendant pour l’instant, mais le film devrait être dans la même veine que son prédécesseur!

Bande-annonce bien sympathique pour le Happiness Therapy de David O. Russell, hsitoire romantique un peu barge tournant autour de Bradley Cooper et Jennifer Lawrence! Ca semble plutôt drôle et réussi!

The Bay se signale à nouveau avec une BA témoignant du stress général qui contamine le film, et ce très bon found footage signé Barry Levinson sera sur les écrans le 19 juin!

Un nouveau thriller coréen risque fort de faire parler de lui, c’est The Berlin File de Ryoo Seung-Wan! La BA déboîte en proposant un rythme infernal pour cette histoire d’espionnage bien sombre et violente!

Depuis son atroce L’Empire des Ombres, on avait plus trop de nouvelles de Brad Anderson, qui s’était réfugié sur le petit écran pendant quelques temps (Treme, Fringe, Boardwalk Empire…). Mais aujourd’hui, il nous revient avec The Call, dont le trailer percutant nous frappe de plein fouet! Le réal de l’excellent Session 9 revient en grâce? C’est tout ce qu’on lui souhaite!

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Premium Rush (David Koepp, 2012)

Scénariste reconnu dans l’industrie hollywoodienne (on lui doit les scripts de Jurassic Park, Spider-Man, Indiana Jones et le Royaume de Cristal…), David Koepp se prend de temps à autre au jeu de la mise en scène. Après Hypnose ou Fenêtre secrète, il nous livre cette année un Premium Rush des plus réjouissants, qui devrait combler les amateurs de sensations fortes et de thrillers survitaminés!

En suivant la journée de Wilee, un coursier à vélo traversant la Grosse Pomme à toute allure, David Koepp nous convie à un récit éffréné qui nous fait découvrir une population très particulière. La communauté des coursiers à vélo est composée de centaines d’individus sillonnant les rues new-yorkaises à toute vitesse afin de remettre le plus rapidement possible un courrier urgent, bravant la circulation dense, les piétons inattentifs et les flics. Lorsque Wilee est chargé de transmettre un pli très important, il va se retrouver confronté à un flic coriace bien décidé à mettre la main sur la mystérieuse enveloppe. C’est parti pour 1h30 de course-poursuites à travers les rues bondées de NY, et comme si ça ne suffisait pas, Wilee doit prendre en compte un coursier rival, un autre flic, à vélo celui-ci, et ses histoires de coeur avec une collègue!

Premium Rush va droit à l’essentiel, et nous offre un spectacle décomplexé mis en scène de manière experte par un David Koepp qui s’est affranchi pour l’occasion de la gravité! Ses plans aériens combinés aux interfaces cartographiques donnent une idée précise des déplacements de Wilee, et les fameux arrêts sur image avec projection de circuits et choix final, ça claque sévèrement! En gros, lorsque Wilee se retrouve à toute blinde et qu’il doit rapidement réfléchir à quel chemin emprunter, on assiste aux conséquences de chaque choix de manière fictive, Wilee prenant au final la solution la moins dangereuse. Evidemment, s’il avait des freins sur son vélo, ce serait moins compliqué…

Joseph Gordon-Levitt nous prouve encore une fois à quel point il est un acteur talentueux, offrant à Wilee une personnalité complexe qui donne une saveur supplémentaire au film. Tête brûlée qui ne s’arrête jamais, Wilee vit à 100% pour son sport, et du coup adore son boulot. Mais quand ce travail risque de causer sa mort, il va devoir prendre des mesures afin de rétablir la situation… Face à Gordon-Levitt, c’est Michael Shannon qui joue ce flic ripou, et après Take Shelter, il prouve encore une fois à quel point il est bon! Shannon se fait plaisir dans ce rôle de flic à tendance psychopathe, bien déterminé à retrouver cette lettre dont il a grandement besoin. Aux côtés de ces 2 grands acteurs, on retrouve Dania Ramirez (la Callisto d’X-Men- l’Affrontement final!) qui joue la copine de Wilee, se retrouvant elle aussi impliquée dans la course à l’enveloppe! Dania Ramirez ne se laisse pas distancer par les mecs côté action, et donne un caractère bien combatif au personnage de Vanessa!

Premium Rush semblait aux premiers abords être une série B tranquille, mais la maëstria visuelle de David Koepp en fait un spectacle bien plus palpitant, et son film se trouve être au final un très bon ride à 100 à l’heure! Les poursuites sont réalisées avec beaucoup d’intelligence, et offrent un effet maximum niveau sensation! Le scénario (co-écrit par Koepp et John Kamps) s’axe sur un principe simple, mais le traitement visuel et dramatique est vraiment intéressant, et Premium Rush s’avère être l’une des très bonnes surprises de 2012!

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La Bataille de Tchernobyl (Thomas Johnson, 2006)

Reporter spécialisé dans les domaines de l’Histoire et de la géographie, le Français Thomas Johnson sillonne le monde depuis 1982 pour nous faire découvrir des horizons lointains, des crises majeures au niveau géopolitique ou encore la vie parmi des tribus reculées. Jusqu’en 1992, il officie dans la presse écrite, puis entame une autre approche de son métier en mettant en scène des reportages toujours axés sur des faits de société ou des moments marquants de notre Histoire. En 2006, il revient sur ce désastre humain et écologique ayant ravagé tout un pan de l’Ukraine, et dont les répercussions se sont fait sentir par-delà les frontières… Aujourd’hui, les stigmates sont toujours visibles sur le territoire ukrainien, notamment dans la zone d’exclusion de 30 kilomètres carrés qui sera encore interdite d’habitation pour très longtemps…

Le 26 avril 1986, à 1h23 du matin, se produit une explosion sans précédent à la centrale Lénine située à 15 kilomètres de la ville de Tchernobyl. Suite à un dysfonctionnement dans le réacteur 4 ainsi qu’à plusieurs erreurs humaines, la dalle de béton recouvrant ce réacteur est éjectée et va retomber sur celui-ci, le fissurant et laissant éclater un incendie, tout en laissant évacuer des matières nucléaires dans l’atmosphère. Le fameux nuage de Tchernobyl prend forme, et va véhiculer des quantités astronomiques de particules radioactives. L’URSS et le monde ne le savent pas encore, mais la pire catastrophe nucléaire de l’Histoire (répertoriée de niveau 7, le plus élevé) vient de se produire. Dans la ville de Pripiat située à 3 kilomètres et abritant les familles des travailleurs de la centrale, l’alerte ne sera donnée que le lendemain, et l’évacuation n’aura été faite qu’après 30 heures…


Thomas Johnson revient sur cette tragédie en s’appuyant sur de nombreux documents d’archives et sur des interviews de personnes politiques ou scientifiques ayant vécu cette catastrophe. Le témoignage du chef d’état Mikhaïl Gorbatchev est à ce titre très intéressant, démontrant l’opacité du pays communiste et la gestion désastreuse de la crise. Il n’est lui-même prévenu de l’ampleur de la catastrophe que le lendemain, après avoir eu recours au service de renseignement du KGB. Ce drame sera un élément prépondérant dans la politique de glasnost (transparence) de Gorbatchev, qui souhaite une réforme complète du pays, et qui va se tourner vers l’Occident.

En suivant la chronologie inéluctable des événements, Thomas Johnson va nous plonger au coeur de la tourmente en montrant la réalité dramatique vécue par des milliers de citoyens russes. Entre les populations évacuées de Pripiat à qui on explique qu’ils seront de retour d’ici 2-3 jours, les 100 000 militaires et les 400 000 civils qui interviendront sur le site au péril de leur vie sans qu’on leur explique les dangers réels auxquels ils sont confrontés, où les scientifiques oeuvrant pour parvenir à contenir cette catastrophe, La Bataille de Tchernobyl s’avère être un documentaire plus que remarquable parvenant à capter les enjeux et les angoisses de cet événement. Les images du gouffre prises par les autorités et les journalistes sont saisissantes, et le témoignage des personnes s’étant approché de ce lieu devenu infernal est impressionnant. L’émotion suscitée n’a rien de voyeuriste, mais relate au contraire ce drame de manière globale et intimiste, liant les efforts personnels et désintéressés de ces héros afin de sauver le monde.

Car si la catastrophe a éradiqué tout un pan de l’Ukraine, l’incendie s’étant déclaré dans le réacteur 4 se devait d’être éteint, car un danger encore plus grand menaçait dans les sous-sols. La dalle de béton située sous le réacteur s’est fragilisée, et l’eau utilisée par les pompiers pour venir à bout de l’incendie s’est retrouvée piégée. Si cette dalle cédait, le coeur en fusion allait se retrouver en contact avec l’eau, ce qui créerait une explosion 50 fois plus forte que celle d’Hiroshima, dévastant le pays dans un rayon de 300 kilomètres, et contaminant l’Europe entière dans laquelle toute vie aurait été impossible.

Les moyens mis en oeuvre pour arrêter le flux radioactif et empêcher le magma du coeur d’exploser ont conduit à un travail de fourmi, et ce combat de l’Homme face à cette force dénaturée est tout simplement impressionnant. Quand on voit ces liquidateurs, chargés de venir à bout des matières radioactives disséminées sur le site, se relayer sur les toits du bâtiment 3 pour jeter 2 infimes pelletées de matière alors qu’il n’ont que 45 secondes pour faire leur travail, on se rend compte de l’ampleur monumentale de la tâche et de l’abnégation totale de ces hommes. Ces images marquantes prises dans cette atmosphère de mort résonnent encore longtemps après la vision de ce documentaire, mettant en avant la bravoure de ces héros, dont la plupart mourront rapidement après l’accident.

Il est très difficile de décrire réellement ce qui s’est passé ce jour-là aux abords de Pripiat, mais l’investigation de Thomas Johnson nous permet de comprendre totalement la nature et la portée des événements. Des visions cauchemardesques du monstre éventré aux images de la ville-fantôme, Johnson nous explique tout ce qui s’est passé, avec une vision claire et directe. Et quand on sait qu’aujourd’hui, la faune et la flore ont repris leur droit en ces lieux en luttant de manière extraordinaire contre la radioactivité, on se dit que la nature est capable d’exploits exceptionnels, tandis que l’homme peut l’éradiquer en quelques secondes…

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Le clip de la semaine: R’ha (Kaleb Lechowski, 2012)

Court métrage qui fait sensation en ce moment, le R’ha de Kaleb Lechowski est une très belle découverte dans l’univers de la science-fiction, ce jeune réalisateur de 22 ans nous promettant des lendemains cinématographiques d’une grande inventivité! Espérons que ce soit le début d’une longue aventure, car R’ha fait office d’une somptueuse introduction! Enjoy! 😉

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X-Men Universe 7: Exécution finale

Encore un très bon numéro pour cette revue proposant un tour d’horizon très varié de l’univers X, entre comics mainstream et plus confidentiel, récits légers et atmosphère pesante, ou en offrant également des mises en images très différentes selon les séries!

Une fois n’est pas coutume, on commence avec 2 épisodes d’ X-Men, qui coïncident avec les débuts de Brian Wood (scénario) et David Lopez (dessin), qui poursuivent de manière très agréable le sillon creusé par Victor Gischler. Wood s’approprie de manière efficace cette « équipe de sécurité » d’X-Men en posant ses propres briques, et en adoptant toutefois un style d’écriture pas si éloigné de celui de son prédécesseur. Cette équipe très féminine menée par Tornade se resserre autour de Pixie, Domino, Psylocke et le chanceux Colossus! Leur avion fait désormais officiellement lieu de base secrète, grâce aux nombreuses améliorations apportés par Madison Jeffries.

La tonalité du récit va dans le sens de ce que faisait Gischler avec ce mélange d’action et d’humour qui fonctionne très bien, et qui n’oublie pas pour autant la solidité et l’impact important des intrigues. Avec ces 2 premiers chapitres de Génération brute, Wood et Lopez comptent bien revisiter les origines des mutants, et leur récit est prometteur! Pixie était mise en avant par Gischler dans ses histoires, et Wood ne la relègue pas au second plan, mais en fait également un élément central de l’action. Autour d’héroïnes plus aguerries, elle apporte une touche de fraîcheur et de naïveté intéressante, et la voir prendre confiance en ses capacités fait partie des beaux instants de la série. A suivre avec plaisir donc!

Maintenant que le mariage de Véga et Kyle est passé, il semble que Marvel ait lâché la bride à Marjorie Liu, puisque Astonishing X-Men repart vers des récits plus intéressants au niveau des intrigues. Le coup de pub du mariage gay étant derrière, l’équipe X peut retourner combattre du super-vilain, et c’est tant mieux! Après que Wolverine ait littéralement explosé à cause d’une nano-bombe que lui a fait ingérer Karma, les Astonishing X-Men se rendent dans un laboratoire secret afin de découvrir ce que la mystérieuse Susan Hatchi réserve aux mutants, et afin de sauver Karma qui était sous son emprise mentale. Un récit plus rythmé qu’à l’accoutumée donc, qui permet de suivre de près une équipe liée à Wolverine en cette période difficile pour les mutants, tandis que la série X-Men nous fait suivre les aventures d’une équipe pro-Cyclope.

Les X-Terminés de l’Ere d’Apocalypse nous réservent encore un épisode très réussi où l’écriture dynamique et précise de David Lapham se conjugue parfaitement avec le dessin de Roberto de la Torre et Renato Arlem. L’ambiance crépusculaire de cet univers parallèle se révèle petit à petit, et la lutte entre les derniers humains et les mutants de Logan s’avère très riche. On y découvre d’ailleurs le Bruce Banner de ce monde, tout aussi colérique que celui de l’Univers-616… Les modifications apportées aux personnages connus sont très bien amenées, et l’on suit avec plaisir cette survie en milieu hostile!

On termine par l’X-Force de Rick Remender, toujours aussi inventif et décalé dans son écriture, qui nous convie au 2ème chapitre d’Exécution finale en creusant toujours plus profond à l’intérieur de ses personnages, au sens propre comme au figuré! La relation entre Psylocke et Fantomex est un élément très important du récit, puisqu’elle est à la base de la défection des 2 mutants! Remender puise dans les souffrances et les ressentiments de ses personnages pour construire un récit adulte fait de sang et de tripes! Le lien indéfectible entre action et émotion est une marque de fabrique toujours aussi efficace chez Remender, qui ne lâche pas son équipe réduite à 3 membres! Wolverine et le Diablo de l’Ere d’Apocalypse sont pris à partie par un Clan Oméga bien décidé à les faire souffrir, et leur seule chance semble être le 3ème larron, Deadpool… Dense et surprenant, comme d’habitude!

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