Le clip de la semaine: Stan Lee Parkour

A 90 ans, le créateur des super-héros Marvel gère le Parkour comme personne! Enjoy! 😉

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Deadpool 5: Tu es mon Autre

Habituellement composé de 3 épisodes, le bimestriel Deadpool passe à 5 épisodes en mars et mai, histoire de rattraper le retard de publication par rapport aux Etats-Unis. Avec la parution en juillet d’un volume de 304 pages en librairie, Panini sera définitivement prêt pour l’ère Marvel NOW! avec le personnage de Deadpool! C’est en effet en juillet que commencera la publication de la nouvelle série consacrée au mercenaire canadien!

Le rythme bimestriel n’est pas évident pour suivre une série, et l’augmentation de la pagination pour 2 numéros permet d’apprécier davantage le travail de Daniel Way. En formant un ensemble plus solide que les 3 épisodes habituels, on suit de manière plus satisfaisante les aventures de Wade, sans devoir revenir en arrière en se demandant ce qui s’était passé 2 mois auparavant. On termine l’arc Interné et on enchaîne avec Tu es mon Autre, qui suit directement les événements de l’arc précédent. Et l’on entame la 1ère partie de Méchant Deadpool qui s’annonce bien savoureux! Le tout se lit de manière très fluide, ce qui est vraiment agréable!

Interné se termine avec les 2 derniers épisodes (sur 3), qui voient la confrontation entre Pool et Foolkiller devenir très dangereuse! Daniel Way impressionne par une écriture plus fouillée qu’à l’accoutumée, jouant sur les fameuses bulles de pensée de manière judicieuse, et approfondissant l’aspect psychologique de Wade de manière très intéressante. Le dessin de Carlo Barberi colle parfaitement à l’ambiance de folie absurde qui se dégage du récit, et ce passage en asile psychiatrique pour ce bon vieux Wade est une réussite! Way nous a ressorti un Foolkiller qui s’était fait oublier depuis un bon moment, et le twist final est bien pensé!

On enchaîne directement sur Tu es mon Autre qui va voir la confrontation entre Deadpool et une fan amoureuse plutôt agressive, ce qui va encore donner lieu à quelques situations cocasses comme la rencontre entre Wade et la Reine d’Angleterre, mais Daniel Way semble tout de même moins inspiré que pour Interné. Il y a de bonnes idées comme Wade qui vomit dans son masque, mais la personnalité barrée de cette femme n’est pas aussi inventive que ça.

Par contre, cet arc ouvre sur Méchant Deadpool qui promet d’être bien plus fun! Dommage pour la traduction d’Evil Deadpool, on perd la référence à la trilogie de Sam Raimi! Quoi qu’il en soit, le nouvel ennemi de Wade est encore plus barge que lui, et le travail s’annonce corsé pour le mercenaire, qui pourrait prouver ici qu’il a l’étoffe d’un super-héros! Ce nouvel ennemi est un psychopathe total et n’a aucune pitié, la rencontre entre les 2 devrait être explosive dans le prochain numéro!

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Julia X (P. J. Pettiette, 2011)

Julia X s’était annoncé il y a quelques mois grâce à une BA plutôt bien foutue, et il faut dire que le résultat final est à la hauteur des espérances! Pour son premier film en tant que metteur en scène, P. J. Pettiette parvient à nous balancer une petite bande à la forte personnalité mariant sexe, gore et humour de manière très efficace!

Projet casse-gueule s’il en est, ce film voit Kevin « Hercule » Sorbo dans la peau d’un tueur psychopathe qui va s’en prendre à une nouvelle victime, la pauvre Julia. Mais il va s’avérer que la jeune femme est pleine de ressources, et le carnage annoncé promet quelques surprises bien fun et sanguinolentes! Spécialisée dans les séries TV, Valerie Azlynn fait de temps à autre des apparitions sur grand écran (ou en DTV), et son rôle de Julia lui va comme un gant! Elle passe du statut de victime à celui de vengeresse avec aisance, et s’avère très crédible dans l’exercice du rape & revenge! Face à elle, Kevin Sorbo, connu pour son rôle d’Hercule dans la série éponyme donc, joue un tueur bien retors et pervers à qui il apporte une bonne touche d’humour noir et une zen attitude originale! Son personnage apparaît stéréotypé au début, mais il va vite gagner en personnalité avec la relation chasseur-proie qui va se mettre en place entre les deux protagonistes.

Une autre actrice va poser ses atouts de charme, il s’agit d’Alicia Leigh Willis, elle aussi spécialisée dans le petit écran, et qui va aussi donner du fil à retordre à ce bon vieux tueur sans nom. Son côté gentille jeune fille masque également une personnalité bien fêlée qui va la pousser à certaines extrémités bien gores!

Si Julia X fonctionne, c’est grâce à une orientation très précise de la part de P. J. Pettiette, qui crée un univers à la fois absurde et sanglant sans intensifier l’un des éléments au détriment de l’autre. Son film pose une ambiance très particulière, avec un choix très coloré qui s’avère étonnant, notamment dans le fait qu’une grande partie du film se déroule de jour. La poursuite en forêt et à travers champs revêt du coup une tonalité très intéressante, Pettiette parvenant à nous rapprocher de cette manière davantage avec les personnages. En passant constamment de l’un à l’autre, il ne se place ni dans le statut de la victime ni dans celui du bourreau, mais donne une vision à la fois plus proche mais aussi légèrement distanciée émotionnellement, ce parti-pris lui permettant de construire une base solide pour le schéma absurde qu’il va développer. Julia X ne va pas être avare en scènes violentes et gores, mais le côté malsain va être constamment accompagné d’une vision plus ludique, qui chez un autre aurait pu annihiler tout le sens du film, mais qui s’avère ici très réussi!

Sexy, violent et barge, Julia X est un concept qui fonctionne à merveille et dans lequel les acteurs semblent avoir pris leur pied à composer des personnalités aussi tordues!

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Les news de la semaine: libérez McTiernan!

On trouve de tout sur Facebook, et une poignée de cinéphiles à décidé de créer un groupe appelant à la libération du cinéaste John McTiernan, condamné pour une affaire de mise sur écoute et de parjure. Le groupe en est à 2316 personnes solidaires, avec comme angle d’attaque de sauver McTiernan mais aussi John McLane, victime de l’appauvrissement scénaristique de la saga… On est nombreux à rêver d’un Die hard 6 avec McT aux commandes… La page Facebook ici!

 

Une nouvelle affiche pour l’imminent G.I. Joe: Conspiration (27 mars!) qui met en avant le ninja Snake Eyes!

Exit Jason Momoa, ce sera Dave Bautista qui interprétera Drax dans le prochain Guardians of the Galaxy! L’ancien catcheur connu sous le nom de Batista commence à prendre ses aises au cinéma, puisqu’après avoir incarné le Roi Scorpion, on a pu le voir dans L’Homme aux Poings de Fer, et il jouera également dans le prochain Riddick. Et le fait d’entrer dans la galerie Marvel devrait lui assurer quelques films futurs!

On termine par la BA de The human Race qui rappelle fortement le Marche ou crève de Stephen King, avec son pitch suivant 80 personnes engagées dans une course à pied qui ne doit voir qu’un seul survivant! Un concept bien casse-gueule que Paul Hough semble très bien maîtriser au vu de ces images bourrées de tension!

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Stitches (Conor McMahon, 2012)

Avec son pitch plutôt fun de clown tueur revenu d’entre les morts pour se venger, le Stitches de Conor McMahon avait tout de la blague potache qui prendrait les apparences d’un film d’horreur soft. Sauf que ce Stitches est une putain de bonne surprise qui se permet d’être à la fois audacieux, drôle et terriblement gore! Conor McMahon tient son film avec une maîtrise qui devrait faire rêver plus d’un réal, et il le soigne jusque dans ses plus petits détails, faisant de la blague potache annoncée un film d’horreur qui devrait faire parler de lui!!!

 


Stitches
, c’est le clown loser a qui on fait appel pour les goûters d’anniversaire des mioches, et franchement, on ne peut pas dire qu’il excelle dans son métier. Ce jour-là, quand il débarque pour l’anniversaire du petit Tom, il va se retrouver face à des morveux qui vont bien se moquer de lui tant il est foireux… Mais la plaisanterie va finir de manière tragique quand Stitches va se retrouver empalé sur un couteau de manière complètement dégueulasse, et laisser sa vie là, sur le carrelage de cette cuisine…

6 ans après, les morveux ont bien grandi, et le jeune Tom flippe encore, traumatisé par la mort de ce clown loser. Alors quand approche le jour de son anniversaire, il ne peut se résoudre à le passer seul, et sa bande de potes va en profiter pour organiser une fiesta à la American Pie chez lui… Sauf qu’un invité de marque va faire son retour, puisque c’est la nuit où Stitches décide de revenir d’entre les morts et de semer le carnage parmi ceux qui étaient présents lors de son décès!

L’une des grandes forces de ce film, ce sont ses personnages, qui sont tous écrits avec beaucoup de soin et qui présentent des particularités bien originales. La bande de jeunes Irlandais (je vous l’avais pas dis? C’est un film irlandais donc) est bien frappée et va permettre à McMahon de créer des scènes bien drôles bourrées d’humour noir. Et quand le carnage va commencer, il va y aller à 200% dans l’hémoglobine et les tripes, tout en se permettant des fantaisies vraiment géniales dans le gore! Il va user de toute la panoplie des artifices des clowns pour développer un Stitches bien retors et pervers qui va se venger de manière bien ludique… Le comique anglais Ross Noble prend un plaisir fou à jouer ce clown déjanté, et en fait un boogeyman mythique!

Le vent de folie absurde qui souffle sur ce film est tout simplement génial, et l’on va assister à un slasher totalement dingue ponctué de prises de tête entre ados ravagés qui valent leur pesant de cacahuètes! Mention spéciale au personnage de Bulger qui est tout simplement excellent! Stitches est une véritable bouffée d’air frais dans le monde du gore, et arbore fièrement de nombreuses scènes bien crades qui vont vraiment loin dans l’inventivité! Par exemple, le coup des intestins utilisés comme des ballons qu’on attache ensemble pour faire un petit chien, c’est sacrément immonde, mais c’est tellement drôle…

Conor McMahon pose également une mise en scène totalement affirmée qui se permet des folies visuelles, comme cette parodie géniale de La Pietà de Michel-Ange!!! McMahon joue avec ses personnages et en tire tout le potentiel qu’il peut, et ce qu’il fait avec le clown Stitches est magistral. L’utilisation de son nez rouge, le coup du parapluie (qui est l’une des scènes gore les plus magnifiques que j’ai pu voir, tant sa conception est intelligente!), le lapin qui sort du chapeau… McMahon se fait plaisir et nous fait plaisir dans ce film complètement barge et brillant, qui met en lumière un véritable metteur en scène!

Après Citadel, l’Irlande semble devenir un pays à suivre au niveau de la production horrifique! Adeptes de la coulrophobie (la peur des clowns), ce Stitches est diaboliquement fait pour vous!!!

 

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