Cela fait maintenant 4 ans que cette étrange et belle poupée mécanique a pris vie, articulant ses mouvements dans des ambiances sombres et envoûtantes, telle une échappée d’un cirque sans âge. Composée de rouages méticuleux et d’un air innocent, méfiez-vous toutefois de son sourire enjôleur!
Glissant entre le conte macabre et la scène burlesque, Freaky BabyDoll est une exploratrice assidue, et on la trouve souvent se promenant dans des lieux abandonnés, où elle aime jouer avec les flammes afin de raviver le passé, se nourrissant des souvenirs enfuis pour mieux vous envoûter…
La filmographie d’Antoine Fuqua ne m’interpellait pas vraiment jusqu’à ces dernières années, l’homme alignant les films d’action sans parvenir à réellement retenir l’attention, même avec son surévalué Training Day. Mais depuis l’an dernier, il se passe quelque chose, sa mise en scène évolue, son atmosphère devient plus intense, et il entre dans une phase de maturité impressionnante. Equalizer a représenté en 2014 une rupture nette avec ce qu’il faisait avant, en démontrant enfin toute l’étendue de sa maîtrise cinématographique. Le vigilante movie emmené par l’excellent Denzel Washingtonnous plongeait dans une violence sèche et intense, tout en jouant avec les codes du polar de manière très efficace.
1 an après, Fuqua poursuit son exploration du domaine de l’action, en se tournant cette fois-ci vers le domaine sportif, et plus particulièrement de la boxe. Quand on évoque ce sport, on pense d’emblée à la saga Rocky, mythe cinématographique ayant posé les bases du genre. Evidemment, Fuqua sait pertinemment qu’un modèle ne doit pas être reproduit, mais peut servir à enrichir son propre cinéma. La Rage au Ventre ne s’apparente que par très peu d’aspects à la saga qui a révélé Sylvester Stallone, et cette distanciation est toute bénéfique pour le film.
Tout comme pour Equalizer, on sent le travail important effectué en amont dès le stade de l’écriture. Scénariste sur The Shield ou Sons of Anarchy, Kurt Sutter rédige ici son premier script pour le cinéma, en y intégrant des thèmes très classiques mais qu’il traite avec un sens du réalisme captivant. L’association entre Sutter et Fuqua permet de donner corps à ce scénario prenant, qui va offrir à ses acteurs la possibilité de créer une oeuvre viscérale et intimiste. Il y a des interconnexions qui se font constamment dans La Rage au Ventre, une sorte de spirale créative entraînant tous les protagonistes vers une finalité allant bien au-delà du film sportif.
La Rage au Ventre parle d’ego, de perte, de désespoir et de déchéance, mais aussi de lutte, d’amour, de rédemption et d’espoir. Des thèmes ultra-classiques du cinéma, qu’il soit contemporain ou plus ancien. Mais l’importance ici réside dans la capacité à dégager la puissance se cachant derrière ces idées, de ne pas simplement les aligner l’une après l’autre au gré d’un scénario simpliste, mais de les articuler avec brio autour de personnages forts qui s’avèrent constamment en lutte. Le choix de Jake Gyllenhaal est une évidence, tant il est parfait dans le rôle du bien/mal nommé Billy Hope. Initialement prévu pour Eminem(le film était à la base construit comme une suite non officielle à 8 Mile), La Rage au Ventre laisse encore une fois exploser tout le talent de cet acteur génial, qui de Donnie Darko à End of Watch, en passant par Jarhead – la Fin de l’Innocence, Zodiac ou encore Prince of Persia – les Sables du Temps, est capable de se métamorphoser physiquement de manière impressionnante, et d’atteindre un degré de complexité étonnant dans sa manière de jouer. Gyllenhaal est sans conteste l’un des acteurs les plus solides de sa génération, et sa rencontre avec Antoine Fuqua est un grand bénéfice pour ce film.
A ses côtés, on retrouve une Rachel McAdams dont le talent commence petit à petit à devenir incontournable, de Red Eye – sous haute Pression à Je te promets – the Vow, jusqu’à la saison 2 de True Detectiveactuellement en cours, et son personnage de flic très complexe. Rachel McAdams possède une énergie brute qui impressionne, et il fallait bien une actrice de cette trempe pour pouvoir tenir tête à Gyllenhaal et à son personnage constamment sous tension! Forest Whitakerdébarque lui aussi dans ce film, et nous gratifie d’une prestation tout aussi indispensable, dans le rôle de cet entraîneur fatigué qui semble traîner de nombreux démons derrière lui… La justesse de son jeu, l’intensité de son regard, font de ce personnage un élément-clé du film, et une sorte de sage qui ne sait plus trop quoi faire de ses conseils… Un rôle là encore écrit avec beaucoup de soin, et qui va donner des lignes de dialogue d’une grande sensibilité. Et la jeune Oona Laurence, âgée de 12 ans, étonne par son aisance à donner la réplique à ces pointures, et elle s’avère excellente dans le rôle de la fille de Billy Hope! Les liens familiaux très forts sont traités avec beaucoup de subtilité, et la relation entre Billy et sa fille crée des moments de grande émotion.
Il y a une construction très progressive dans ce film, dont l’atmosphère s’intensifie sans que l’on s’en aperçoive, jouant avec les émotions du spectateur sans qu’il y prenne garde. On plonge de plus en plus profondément dans l’existence de Billy et de ses proches, et on ressent de manière de plus en plus intense tout ce qu’il vit. Antoine Fuqua utilise une mise en scène qui n’a rien de clinquant, mais qui sait comment aller à l’essentiel tout en finesse. Un simple plan qui ne va pas s’attarder, mais qui suffit à faire affleurer l’émotion , ou une caméra au plus près du corps, pour ressentir l’adrénaline et les coups. Fuqua parvient aujourd’hui à réinjecter dans son ciné l’essentiel de tout ce qu’il a vu et appris, et sa mise en scène atteint une sorte de classicisme viscéral, faisant de La Rage au Ventre une expérience intense où l’émotion ne dure pas qu’un seul instant, mais constitue un élément primordial du récit.
Depuis 1998, le festival Scènes de Rue voit des artistes de tous horizons investir la ville de Mulhouse, libérant toute l’énergie colorée et vibrante qui sommeille dans chacune de ses artères! Depuis 2007, la programmation a commencé à faire la part belle aux arts du cirque et de la rue, et de très nombreuses troupes composées de musiciens, danseurs, jongleurs, magiciens, équilibristes se succèdent depuis toutes ces années pour offrir des soirées estivales innovantes!
Et vendredi dernier, je me suis pris une claque juste parfaite avec la découverte des 5 déjantés que sont les Five Foot Fingers! Avec leur spectacle En Eventail, ils réinventent l’art du cirque en mêlant numéros de voltige et de force impressionnants, avec un humour débridé qui fait mouche à chaque coup! Il y a un vrai travail d’écriture derrière leur spectacle, qui est une proposition de cirque moderne juste géniale!
Thomas Trichet, Cédric Granger, Boris Lafitte, Hervé Dez Martinezet Grégory Feurté sont issus de milieux aussi variés que le freestyle sur rollers, le break dance, le jonglage, le kung fu ou la cascade, et le mélange de toutes leurs aptitudes donne un ton unique à ce show! C’est déjà impressionnant de voir un numéro artistique parfaitement mené, c’est encore plus surprenant quand il est habillé d’un humour ravageur qui ne s’arrête jamais! Leurs tenues vestimentaires et leur looks bien old school (et leurs moustaches bien évidemment!) sont des atouts indéniables dans la réussite de ce show! Le mix parfait entre Dikkenek, des hippies et les Deschiens!
Vous l’aurez compris, les Five Foot Fingers, c’est un coup de coeur sans appel, et si leur Mimolette Tour passe du côté de chez vous (voir leur programmation), ce serait un crime de les rater!!!
Les événements d’Axis(à suivre dans le mensuel Avengers & X-Men: Axis) ont totalement déboussolé les super-héros et les super-vilains Marvel, les premiers lâchant la bride à leur côté sombre, tandis que les seconds voient leur fibre héroïque attisée! Une ère très particulière donc pour l’Univers 616, qui voit les personnalités s’inverser, et Deadpooln’échappe pas à la règle! Le mercenaire déjanté se transforme en Zenpool, personnage non-violent et adepte des préceptes bouddhistes, qui va tenter de remettre de l’ordre dans ce chaos!
Si l’idée d’un Deadpool devenu un chantre de la paix est plutôt comique, le développement de ce Zenpool s’avère finalement bien creux… Les 2 épisodes présentés ici voient donc le personnage tout de blanc et de gris vêtu (visuellement ça claque!) s’opposer de manière pacifique à ses adversaires, et sa personnalité est en fait très ennuyeuse… D’ailleurs, sa femme Shiklah ne s’y trompe pas, et est prête à tout pour faire revenir la partie irrévérencieuse de son mari sur le devant de la scène! Ces 2 épisodes sont donc un peu trop light à mon goût… Même s’ils présentent malgré tout quelques aspects intéressants, comme le fait de voir des X-Men passés du côté obscur, et de retrouver Kim et les faux X-Men coréens. Mais mis à part un combat dans la Salle des Dangers, il ne se passe pas grand-chose…
Le récit suivant est un numéro spécial consacré à la mort de Wolverine, comme son nom l’indique: Death of Wolverine: Deadpool & Captain America. Il est écrit par Gerry Dugganet dessiné par le dynamique Scott Kolins, et voit Wade faire équipe avec Steve Rogersafin de mettre la main sur un couteau contenant l’ADN de Wolverine. L’association entre les 2 héros est plutôt sympa, avec évidemment des vannes sur le 3ème âge, puisque Rogers est physiquement vieux, son sérum de super-soldat n’étant plus actif. L’infiltration d’un bâtiment de l’A.I.M. et les prouesses en matière de déguisement de Wade vont donner lieu à un récit d’action saupoudré d’humour, avec quelques passages intéressants qui rendent hommage au Griffu. Wolverine est bel et bien mort, et les héros veillent à ce que son héritage ne tombe pas entre de mauvaises mains!
La promo de Batman v Superman: l’Aube de la Justice a encore frappé un grand coup, avec une seconde bande-annonce bien enthousiasmante! En dévoilant Superman et Batmanen action, mais également une Wonder Woman impressionnante, et un Lex Luthorbien retors, le film de Zack Snydersemble réellement maîtriser la mythologie de l’univers DC Comics. Un souffle épique parcourt l’ensemble, et on attend le 23 mars 2016 avec impatience!
Dans la foulée, le Suicide Squad de David Ayer se pose comme une adaptation DCbien bad-ass avec sa bande de mercenaires givrés, et Jared Leto semble s’être fait sacrément plaisir dans le rôle du Joker! Ca sort le 5 août 2016, et ça s’annonce franchement explosif!
Les premières images officielles de Jessica Jones sont tombées! La série, qui fait suite à Daredevildans ce qu’on peut appeler la Phase I du Marvel Cinematic Universe version télévision, suivra les enquêtes d’une ancienne super-héroïne devenue détective privée. Les premières photos nous présentent un Luke Cage chaleureux et une Jessica Jones prête à éteindre sa flamme! Diffusion prévue pour la fin de l’année.
Hugh Jackmancrie sur tous les toits que l’Untitled Wolverine Sequel sera sa dernière apparition dans le rôle du Griffu, et il a apporté une précision très importante en 3 mots: Old Man Logan. Le dernier film consacré à Wolverine, qui sortira le 5 avril 2017, sera donc bien inspiré du comics de Mark Millar et Steve McNiven, qui voyait un Wolvievieillissant n’ayant plus sorti les griffes depuis des décennies, dans un monde où les bad guys avaient finalement triomphé. Un baroud d’honneur qui pourrait s’avérer impressionnant!
La saison 3 de Marvel: les Agents du S.H.I.E.L.D. va poursuivre l’intrigue entamée avec les Inhumains, et va donc introduire un bad guy issu de cette espèce, Lash. Ce personnage créé tout récemment dans la série de Charles Soule, se pose en juge et détermine si tel Inhumain est digne de passer l’épreuve de transformation des brumes terrigènes ou non. Sinon, ben il les élimine… Un bon gros méchant sans pitié donc, qui devrait donner du fil à retordre à Skye et ses Secret Warriors! Diffusion le 29 septembre.
L’ancêtre du S.H.I.E.L.D., le S.S.R., devra quant à lui lutter contre l’Empire secret! Agent Carterverra donc Peggy Carter tenter de renverser cette branche de l’HYDRA, qui sera certainement l’occasion de révéler quelques nouveaux personnages. Composée de gars à capuches et en robes longues, cette organisation n’a pas l’air trop flippante, mais elle a tout de même embauché des membres de seconde zone telsque Boomerang, le Griffon ou Vipère(celle de Wolverine: le Combat de l’Immortel), et elle est assez méconnue pour permettre aux créateurs du show d’avoir une liberté de manoeuvre assez large! Diffusion durant la pause hivernale de Marvel: les Agents du S.H.I.E.L.D., donc fin 2014-début 2015.
La Comic Conn’est pas que l’occasion de dévoiler des photos et des bande-annonce pour les adaptations super-héroïques, on en apprend aussi sur les futurs projets comics! Et une série Spider-Man/Deadpool par Joe Kelly et Ed McGuiness, ça a de quoi affoler les fans!!! Et oui, le tandem qui a donné ses lettres de noblesse à Wade Wilson dans les années 90 va enfin retravailler sur le personnage, et ce team-up avec Spidey s’annonce sacrément savoureux!!!
En parlant de Deadpool, la bande-annonce diffusée au Comic Con, dont les effets spéciaux n’étaient pas finalisés, sera visible en haute qualité et terminée d’ici 3 semaines, dixit Ryan « Wade Wilson » Reynolds lui-même! Du coup je ne l’ai pas encore présentée dans mes news, j’attends la version de qualité! Je résiste, je ne l’ai pas encore vue…
Sinon du côté de la Fox, on découvre enfin à quoi va ressembler Apocalypse! Bon, on espère qu’ils vont mettre un maximum d’effets visuels, parce que comme ça, ça rend pas des masses… Pour rappel, Apocalypse dans les comics, c’est ce type légèrement hargneux et flippant.
Rien à voir avec Oscar Isaacqui semble être sorti des plateaux de l’adaptation d’une série japonaise old school… Par contre, Tornadeversion mohawk, là je dis oui!!! Sinon y a aussi Psylockeet Magneto.
Mike Dougherty refait parler de son Krampus, à travers une très belle affiche qui fleure bon le old school! Le metteur en scène du magnifique Trick’r’treat va malmener les contes de Noël dès le 4 décembre 2015 aux USA!
Le prochain western signé Quentin Tarantino,The hateful Eight, devrait évidemment être bien bad-ass, et cette très belle affiche dévoilée au Comic Con donne bien envie! Quand on sait que l’histoire racontera la rencontre entre 8 personnages aux forts tempéraments coincés ensemble lors d’une tempête de neige, le résultat ne pourra qu’être explosif! Sortie le 25 décembre aux USA, le film à aller voir juste après la messe de minuit!
The Hive, c’est le premier long de David Yarovesky, qui s’annonce bien impressionnant! Le travail visuel semble très poussé, et l’atmosphère semble bien malsaine, avec cette histoire de contamination bien violente! La BA donne sacrément envie d’en savoir plus!
On termine par une vidéo juste énorme, où Bryan Cranstonsort une réplique hilarante à un jeune fan qui lui demande ce qu’il a apprécié à Albuquerque, ville où s’est déroulée l’action de Breaking bad. Une question assez bateau, à laquelle Walter White répond avec un sens du clash impressionnant!