La Dream Team (Thomas Sorriaux, 2016)

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Hier soir avait lieu l’avant-première de La Dream Team au Kinépolis Mulhouse, en présence d’une partie de l’équipe du film! L’acteur Medi Sadoun (Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu?), l’actrice Barbara Cabrita (La Cage dorée), le réalisateur Thomas Sorriaux (La Beuze), le producteur Sébastien Fechner et le distributeur Matthieu Bardel se sont prêtés au jeu des interviews, des photos et des rencontres avec le public, dans un très bel esprit et avec beaucoup d’humour! De très belles rencontres, avec une équipe généreuse et visiblement ravie d’être là! Mais ça, ce sera pour un autre jour! ^^

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Adepte de la comédie depuis son 1er long, Thomas Sorriaux réalise avec La Dream Team son 4ème film, après La Beuze en 2003, Les 11 Commandements en 2004 et 15 Ans et demi… en 2008. Avec La Dream Team, il va nous offrir une comédie familiale s’inscrivant dans une tradition bien ancrée, celle qui présente une équipe de losers et qui va tout faire pour remonter dans le classement. On pense invariablement aux Petits Champions de Stephen Herek avec Emilio Estevez (1992) sur la thématique du hockey sur glace. Thomas Sorriaux lui, va convoquer Medi Sadoun dans la peau de Maxime Beloc, le joueur phare du PSG, qui après de multiples frasques et une blessure à la jambe, va se retrouver contraint de revenir dans son village natal, et d’entraîner les jeunes de l’équipe locale!

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Medi Sadoun s’est bien pris au jeu, et campe un Maxime Belloc imbu de sa personne, qui après des soirées arrosées et des pointes en Audi R8, va devoir sacrément se remettre en question dans un monde rural où il n’y a plus matière à tous ses excès! L’acclimatation à ce nouveau rythme va être difficile et savoureux, notamment avec les clashs entre Maxime et son père, campé par un Gérard Depardieu toujours aussi efficace dans son registre de vieux bougon au grand coeur! Cette chute libre en plein Berry va être l’occasion pour Maxime de redécouvrir des valeurs saines et essentielles, aux côtés des « ploucs » du village auxquels il va finir par s’attacher…

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La Dream Team est une comédie dont le déroulement s’avère classique, mais qui convainc grâce à sa belle sincérité et à son humour permanent. On citera le choix des surnoms par Maxime pour ses jeunes joueurs, comme Polnareff pour le plus touffu par exemple; ses méthodes d’entraînement très spécifiques, comme lorsqu’il apprend à simuler une blessure; ou encore les vannes sur les joueurs de foot connus qui font à chaque fois mouche! L’écriture du film laisse régulièrement fuser des petites phrases bien senties, et les situations comiques s’enchaînent à un bon rythme, permettant à La Dream Team de devenir une comédie réussie.

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Le casting bien hétéroclite est à lui seul une belle source d’esprit comique, entre une Chantal Lauby en agent sportif intraitable, un Patrick Timsit en entraîneur rival à qui on aurait envie de mettre des claques, et des jeunes acteurs totalement à l’aise dans la composition de cette équipe de bras cassés! On a également droit à quelques guest stars de qualité, je ne vous en dirai pas plus! Et par-dessus ça, vient se greffer l’indispensable histoire d’amour contrariée, qui s’avère finalement touchante grâce à une vraie complicité entre Medi Sadoun et Barbara Cabrita! La Dream Team est une comédie familiale qui fonctionne, et qui grâce à l’alchimie entre cette belle bande d’acteurs et d’auteurs, offre une bouffée d’oxygène comique bien sympathique!

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Intruders (Adam Schindler, 2015)

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Difficile de se faire un nom quand on a un titre qui n’a rien d’original et qui est partagé par d’autres! Il y a Intruders de Juan Carlos Fresnadillo avec Clive Owen datant de 2011,  une série Intruders en 2014, Intruder avec Moby en 2015, The Intruders, toujours de 2015, signé Adam Massey, et cet Intruders donc de 2015 également, premier long mis en scène par Adam Schindler! Qu’est-ce qui permettrait à cet énième home invasion de sortir du lot, surtout qu’on en a entendu parler nulle part? C’est sa mise en scène très immersive, et son scénario bien tordu qui apporte pas mal d’originalité au genre!

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Adam Schindler n’a jusqu’ici réalisé qu’un court métrage, Killing Floor: uncovered, mais fait preuve d’une belle créativité avec ce long, qui dégage dès le début une ambiance complexe et travaillée. On sent une réelle maîtrise et surtout une approche très décomplexée du genre, Schindler ne se contentant pas de plans fixes classiques histoire de créer une atmosphère pesante, mais injectant des mouvements de caméra qui donnent un rythme très intéressant. Schindler colle aux basques de ses personnages, et suit leurs mouvements en progressant avec eux, instillant un vrai sentiment d’urgence. On se retrouve enfermé dans cette maison en même temps qu’Anna et on va courir avec elle afin d’échapper à ses assaillants!

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Le choix du personnage principal est très judicieux, Anna étant agoraphobe et n’étant tout simplement pas capable de sortir de la maison, même avec ces 3 hommes à l’intérieur! Le concept est très original, et va créer un huis-clos étouffant. Anna n’est pas sortie de chez elle depuis 10 ans, et elle va devoir trouver des solutions pour survivre. L’entrée en matière du film est étrange et touchante, avec sa relation conflictuelle avec son frère malade. Ce dernier est en phase terminale, et on sent toute la détresse retenue d’Anna qui va perdre le dernier membre de sa famille, et se retrouver seule. Beth Riesgraf, actrice inconnue ayant eu pas mal de petits rôles à la télévision, joue Anna avec une belle sensibilité, et on va suivre ce qui va lui arriver avec beaucoup de crainte. On sent tout le poids du passé qu’elle traîne avec elle, et son agoraphobie est mise en scène de très belle manière!

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La caractérisation des 3 individus est très intéressante elle aussi, avec le leader brut de décoffrage, le suiveur qui ne sait pas trop s’il faut rester, et le psychopathe de service prêt à tuer Anna sans sourciller. Pourtant, il y a quelque chose qui va faire basculer les événements, et on se dit qu’Anna pourrait bien survivre à tout ça finalement… Je ne m’étendrais pas là-dessus évidemment, mais Adam Schindler va emmener le film dans une direction étonnante, et les interactions entre les 4 personnages vont évoluer de manière originale. Schindler parvient à conserver le spectateur immergé dans son récit, qui offre quelques moments bien forts! Il y a une baisse de rythme vers la fin, avec quelques éléments moins originaux, mais Intruders est une très belle surprise! On n’atteint pas la toute-puissance d’un You’re next, mais il mérite tout de même de se faire un nom!

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Les news de la semaine: Henry: Portrait of a Serial Killer

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Hardcore Henry respire le jeu vidéo à plein nez, et propose une immersion totale en mode POV pour un film d’action dont le body count devrait affoler les stats! Ilya Naishuller réalise son 1er long qui ne devrait pas laisser indifférent, et qui s’annonce bien gore et fun! Bon, à déconseiller aux épileptiques toutefois…Tiens, il y a Tim Roth dedans! Sortie le 13 avril!


 

Bon, ben c’est la tradition au Super Bowl de dévoiler des spots courts mais intenses pour les prochains films à sortir! On ne déroge donc pas à la règle, et on envoie!

On commence par Captain America: Civil War, qui nous promet un affrontement musclé entre 2 factions d’Avengers! Bon, ça fait un peu cheap quand on compare au Civil War de Steve McNiven qui voyait des dizaines de personnages se mettre sur la gueule… Mais on a foi en ce que construisent les Russo Brothers, après tout, c’est eux qui balisent le terrain pour Infinity War!!! Sortie le 27 avril!

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Du côté de la Fox, on résiste avec X-Men: Apocalypse! Des images qui promettent un très grand spectacle, avec une Psylocke au top! Vivement le 18 mai!

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Jason Bourne quant à lui est prévu pour le 10 août, et promet un retour musclé pour Matt Damon! Bon, c’est toujours Paul Greengrass à la mise en scène, pas certain que ça s’améliore…

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Sinon on a droit à une pub bien sympa du côté de Marvel! En même temps, est-ce que Coca a vraiment besoin de pub…


 

On dirait bien que le personnage le plus barré de l’écurie Marvel soit en train de fédérer tout le monde! Dôté d’un budget de 58 millions de dollars, Deadpool est déjà rentable dès son 3ème jour de programmation! Sorti le 12 aux Etats-Unis, il a déjà glané plus de 47 millions de dollars, et 14 millions dans le reste du monde! Après l’échec retentissant des 4 Fantastiques, la Fox peut souffler et se frotter les mains!!! D’ailleurs j’ai mis à jour la liste des adaptations Marvel de 1944 à 2019, si ça vous intéresse! 😉

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Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, on apprend que Deadpool 2 est officiellement validé, avec la paire Rhett Reese/Paul Wernick au scénario, Ryan Reynolds bien évidemment sous le lycra rouge, et on espère que Tim Miller revienne aux fourneaux! Et cette fois, Cable sera de la partie!!!

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Et comme 2 bonnes nouvelles ne viennent jamais seules, Ryan Reynolds a déclaré que le film X-Force était sa priorité! L’équipe black ops devrait voir le jour très rapidement après le démarrage fulgurant de Deadpool!!!

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En bref, j’ai vu Bone Tomahawk de S. Craig Zahler, qui a également rédigé le scénario de ce western. Zahler était déjà scénariste sur l’excellent The Incident d’Alexandre Courtès, et son premier effort s’avère plutôt intéressant, même si l’obtention du Grand Prix à Gérardmer est exagérée selon moi. Le film bénéficie d’une très belle photographie signée Benji Bakshi (déjà à l’oeuvre sur le très bon Some Kind of Hate), et d’un casting intéressant: Kurt « Snake Plissken » Russell qu’on ne présente plus, Patrick Wilson, Matthew Fox, et quelques échappés de séries: Lili Simmons, la Amish fatale de Banshee; Geno Segers, l’indien énervé de… Banshee, évidemment! Ou encore Zahn McClarnon, le shérif indien de Longmire! Un film d’atmosphère, au rythme assez lent, mais aux accès soudains de violence bien gores! Un western bien mené, aux personnages intéressants, qui aurait gagné à être un peu plus rythmé.

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Et j’ai vu The Wave de Roar Uthaug, le metteur en scène du génial Cold Prey (dont la suite Cold Prey 2 est tout aussi excellente d’ailleurs). Ce film catastrophe norvégien met en scène un scientifique sur le point de déménager de sa petite ville nichée au creux d’une montagne, et dont le travail consistait à surveiller les risques d’éboulements. Sachant qu’un lac se trouve en contrebas, si un pan de la montagne se détachait, cela créerait un immense tsunami qui engloutirait la petite ville… Et quand des signes avant-coureur indiquent que le pire est sur le point de se produire, tout va aller très vite… Roar Uthaug soigne vraiment bien sa première partie, qui bénéficie d’une belle tension et de personnages travaillés. Dommage que le mode survie intervenant en 2ème partie soit si classique… Le film perd nettement en profondeur, même s’il reste de facture correcte. Ca ne vaut pas le sublime The Impossible!

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Alors que le retour de Mulder et Scully peine à retrouver sa belle fougue des 90’s, ça a au moins le mérite de raviver l’intérêt pour les bandes SF à base d’extraterrestres! The Phoenix Incident joue la carte du docu-fiction pour explorer un cas très mystérieux d’apparitions d’ovnis le 13 mars 1997 dans la région de Phoenix. Keith Arem (qui a réalisé le jeu vidéo Deadpool tiens!) nous livre un found footage qui pourrait s’avérer intéressant!

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Et de 3!!! Après son très bon American Nightmare et son excellent American Nightmare 2: Anarchy, James DeMonaco a emballé son The Purge: Election Year qui s’annonce plutôt réjouissant, avec encore une fois Frank Grillo, devenu cette fois agent de sécurité au service d’une sénatrice souhaitant éliminer le concept de la Purge. Evidemment, lors de la nuit fatidique, tout va devenir incontrôlable… Sortie le 29 juin!

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Deadpool (Tim Miller, 2016)

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A film exceptionnel, séance exceptionnelle! Grâce au partenariat entre Talking Wade et le Kinépolis Mulhouse, et avec la participation de l’association Saïmiri Parkour, on a été 72 personnes à aller découvrir ce film de malade mental mercredi soir!!! Un immense merci encore à tous ceux qui sont venus et au Kiné pour m’avoir permis d’organiser une telle séance! C’était un pur plaisir d’avoir autant de monde à mes côtés pour voir Wade sur grand écran!!! 🙂 🙂 🙂 Après tout, c’est pas pour rien que ça s’appelle Talking Wade! 😉

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On est en février 1991, le scénariste-dessinateur Rob Liefeld et le scénariste Fabian Nicieza nous livrent le 98ème épisode de la série Les nouveaux Mutants, dans lequel Cable va être opposé à un personnage qui fait ses tous premiers pas dans l’univers Marvel. Une entrée fracassante où Deadpool révèle déjà son penchant naturel pour la discussion (ou le monologue, au choix) et un décalage certain avec les super-héros et super-vilains ordinaires. Le personnage va à plusieurs reprises croiser la route de Cable et de son équipe dans X-Force, avant d’avoir droit à 2 mini-séries, en 1993 et en 1994. Après quelques petites apparitions chez d’autres personnages (Secret Defenders, Wolverine), c’est en 1997 qu’il a droit à sa première série régulière, écrite par le génial Joe Kelly. C’est clairement lui qui va définir le personnage, en le positionnant comme un anti-héros complexe et totalement azymuté! Son run en 69 numéros est juste magnifique, et il va nous faire découvrir Wade et toute la clique qui l’entoure de manière savoureuse et totalement décalée! Pour la petite histoire, Wade Wilson est une réponse au Slade Wilson de DC Comics, alias Deathstroke, qui est aussi un mercenaire et un assassin! Mais Wade va rapidement gagner son autonomie gràace à Kelly et devenir bien plus qu’un clone de la concurrence. Je vais vous faire grâce de tout l’historique, il y a Wikipedia pour ça! Mais je vous laisse le lien vers ma checklist qui reprend toutes les apparitions du personnage, c’est juste ici! Et juste en-dessous, la toute première apparition de Wade dans New Mutants 98!

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Ryan Reynolds est un fan de la première heure du personnage, et il a déjà eu l’occasion de jouer Wade en 2009 dans X-Men Origins: Wolverine, où il prouvait qu’il avait tout saisi à l’essence même du mercenaire. Le traitement de Deadpool, baptisé Arme XI, a fait enrager la plupart des fans, mais je trouvais qu’il s’agissait d’une intro pas si inintéressante… Pour la petite histoire toujours, ce n’est pas Ryan Reynolds qui jouait l’Arme XI, mais l’excellent Scott Adkins, acteur spécialiste du fracassage de crâne que l’on a pu apercevoir dans pas mal d’actioners bien bourrins (Expendables 2: Unité spéciale, Universal Soldier: le Jour du Jugement). Un spin-off a tout de suite été envisagé pour Deadpool, mais ce projet est devenu une véritable arlésienne, ne parvenant jamais à se concrétiser, avec des annonces de metteurs en scène régulière (Robert Rodriguez, David S. Goyer…), mais qui n’aboutissaient finalement jamais. Jusqu’à cette fameuse fuite du 28 juillet 2014, où un test filmé a atterri sur la toile sans qu’on en connaisse la provenance, et qui a immédiatement affolé le web! C’est très clairement ce test ayant fuité qui a convaincu les financiers du potentiel d’un éventuel film sur Wade, et c’est le 18 septembre que le projet a été greenlighté (elle est facile, mais j’ai pas pu m’en empêcher!). Dès lors, tout s’est rapidement emballé, avec la confirmation de Ryan Reynolds dans le rôle, et un tournage dès le 4 décembre 2014! Il faut dire que le script de Paul Wernick et Rhett Reese (Bienvenue à Zombieland, G. I. Joe: Conspiration) attendait bien patiemment depuis longtemps…

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Bon, l’historique du perso, c’est fait, le déroulement chaotique de la prod, c’est fait, on va pouvoir passer à la critique du film en lui-même, si ça vous dit. Alors évidemment, vous allez vous poser la question de mon objectivité par rapport à cette adaptation, mais au vu des réactions dans la salle hier soir, je peux affirmer sans conteste que Deadpool a su fédérer à la fois les fans les plus hardcores du personnage (moi par exemple!) et les spectateurs qui encore 2 jours auparavant n’avaient strictement jamais entendu parler de ce personnage à la peau rugueuse et qui adore le lycra rouge! Du début à la fin du film, tout le monde s’est marré pendant presque 2h! Et ça, ça devrait suffire comme critique, non? 😉

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C’est simple, dès le tout premier aperçu du générique, il y avait suffisamment de matière pour rire comme un âne, et ce début magistral a donné le ton de ce qui allait suivre: le film promettait d’être furieusement décalé, sacrément trash et violemment jouissif! Deadpool, AKA Wade Wilson, est bien sorti de ses petites cases de comics pour exploser sur le grand écran, et l’ensemble du staff s’est impliqué de manière très personnelle pour faire de ce film la tuerie qu’on attendait tous et que le personnage de Liefeld et Nicieza méritait! Deadpool est un pur moment de folie intégrale, un ride absolument génial qui se permet d’être sacrément couillu, étonnamment touchant, et hyper généreux!!! C’est un film de passionnés, fait avec un amour véritable du matériau de base, et avec une compréhension quasi instinctive de tout l’univers de Wade! Ce que le metteur en scène Tim Miller (dont c’est le 1er long métrage, rappelons-le!) n’avait pas en billets verts, il l’a compensé par l’audace, l’ingéniosité, la folie créative, l’humour démentiel et une bad-ass attitude démentielle! Avec un budget estimé à 50 millions (« à peu près l’équivalent du budget coke de n’importe quelle superproduction hollywoodienne », dixit Ryan lui-même), là où un X-Men: Days of future Past avoisine les 200 millions, il fallait compenser en terme d’écriture et d’originalité. Et le pari est largement gagné!

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Ryan Reynolds ne joue pas Deadpool, il EST Deadpool. On a eu l’occasion de le découvrir durant la campagne promo totalement déjantée du film, qui mériterait à elle seule un bonus DVD de plusieurs heures! L’investissement de l’acteur canadien (Wade aussi est Canadien au fait) ne pouvait pas être plus poussé, et il s’est amusé pendant des mois à nous livrer des infos, des photos, des vidéos complètement barges, ce qui a permis aux non-initiés de progressivement découvrir et s’habituer au personnage, tout en créant un engouement de plus en plus important. La campagne de comm a été parfaite, parce qu’elle a été faite avec un vrai esprit de fan absolu! Du coup, Reynolds joue Wade et Deadpool avec la même sérénité et facilité, et il apporte au personnage toute sa propre folie, jusqu’à se qu’on confonde la part de l’acteur et la part du personnage! Un mélange total qui confère au film une véritable solidité!

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A ses cotés, on a une galerie de personnages bien savoureux, à commencer par une Vanessa campée par la craquante Morena Baccarin, et qui va faire glisser le film dans une love-story que l’on n’aurait pas cru aussi touchante! La relation entre Wade et Vanessa est à la fois belle, intense et trash, et on est en présence d’un couple qui a des attitudes que l’on ne voit jamais au cinéma! Ed Skrein campe Ajax, le bad guy originel que Joe Kelly a créé dans son run, et son passage sur grand écran est très intéressant. L’acteur de Game of Thrones le modernise, et recrée la rivalité bien gore qui existait dans le comic, avec des vannes énormes que l’on trouvait déjà à l’époque, n’est-ce pas Francis? T. J. Miller joue la Fouine, le pote fournisseur d’armes de Wade, qui est pas mal édulcoré par rapport au comics, où il faisait aussi office de souffre-douleur, mais qui reste déjanté. Et c’est un vrai plaisir de voir Blind Al prendre vie à l’écran, même si là encore, elle est nettement moins développée que dans le comics! Mais on en verra plus dans Deadpool 2, c’est certain! Brianna Hildebrand joue une Teenage Negasonic Warhead discrète mais explosive, et Colossus est un faire-valoir pour Wade, qui donne lieu à quelques moments franchement hilarants.

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Il y a dans ce film une véritable énergie dévastatrice, qui catalyse l’ensemble des talents en présence pour livrer une oeuvre qui a forcément des défauts, mais qui a tellement à offrir qu’on passe clairement au-dessus. Tim Miller nous livre des séquences d’action absolument dingues, dans lesquelles tout le potentiel du personnage explose! La fameuse scène de l’autoroute est géniale, et les autres aussi, je n’en dévoilerai pas plus pas d’inquiétude! Miller a un sens du montage qui colle parfaitement au dynamisme de Wade, et à son esprit tordu! L’habillage sonore à base de Salt’N’Pepa, DMX ou Wham! est excellent (on pense à l’utilisation que James Gunn faisait de la zik dans son sublime Les Gardiens de la Galaxie, le cousin déjanté du côté de Marvel Studios), et Deadpool possède un rythme bien groovy!

 

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On a beaucoup parlé de la capacité de Deadpool à briser le quatrième mur, cette frontière entre la fiction et la réalité, lorsqu’un personnage est conscient d’être dans une oeuvre. Dans les comics, Deadpool s’adresse régulièrement au lecteur, et les scénaristes ne sont pas passé à côté de cet aspect génial, et ont permis à Wade d’être également conscient qu’il est dans un film! Du coup, Deadpool s’adresse régulièrement aux spectateurs à travers la caméra, et ce procédé qui pourrait paraître artificiel est utilisé avec énormément d’intelligence! Cela ouvre bien évidemment des portes à des vannes juste sublimes, et Deadpool va se moquer de nombreux films, en n’omettant pas la saga X-Men, il va railler le budget alloué au tournage, il va se moquer de Ryan Reynolds, etc… Vous voyez le topo? Deadpool est un film sérieusement déjanté qui va pulvériser les codes à la fois super-héroïques, mais aussi cinématographiques! Sa narration si particulière possède une originalité sacrément rafraîchissante, et on va se laisser emporter par une tornade rouge qui n’arrête pas de jacter, et on ne va pas pouvoir s’empêcher de se marrer pendant tout le film!

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La structure en flashbacks va permettre de varier les tonalités de manière très fluides, et on va réellement être surpris par la capacité de Miller, Reynolds et les autres de bifurquer sans crier gare de l’humour à l’émotion, de l’émotion au trash, du trash au sublime, etc… Il y a une gestion exemplaire de la part des auteurs Wernick et Reese, et on sent leur amour dévoué du personnage! Les vannes fusent à 300 à l’heure, et elles sont bourrées de références qui vont du cinéma à la musique, en passant par les comics, les people etc, pour donner vie à un cocktail détonnant qui va vous faire mal aux zygomatiques! L’esprit du comic est totalement respecté, et on vit ce Deadpool en immersion totale!

Bref, je vais m’arrêter là sinon je vais continuer pendant des heures encore! Un seul mot d’ordre: allez voir Deadpool!!!

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Le(s) clip(s) de la semaine: Salt’N-Pepa – Shoop et DMX- X gon’ give it to ya

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Bon, histoire de bien vous mettre ces 2 morceaux en tête avant la méga-séance de ce soir, back to the 90’s and 2000’s avec les 2 morceaux phares de la BO de Deadpool! Attention, ça va groover sévère!!!

 

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