Le clip de la semaine: Vigo Street Stunts: Pascal Klein

big_1101613763216779_cover

Le Vigo Street Stunts est une compétition de Parkour (oui oui je sais c’est mal ^^) qui aura lieu à Vigo en Espagne les 8 9 et 10 juillet. Les candidats doivent envoyer une vidéo destinée à montrer leurs capacités, et celle de l’Allemand Pascal Klein démontre un potentiel impressionnant! Je vous laisse apprécier!

 

Publié dans Le clip de la semaine | 2 commentaires

La Liste de Schindler (Steven Spielberg, 1993)

La_liste_de_Schindler

La Liste de Schindler fait partie de ces films monumentaux que l’on a vu une fois il y a de nombreuses années, et dont on garde un souvenir lointain et imprécis. Evidemment, ce n’est pas le genre de film que l’on se décide à regarder quand on ne sait pas trop quoi faire non plus, comme une petite comédie sympathique pour un dimanche soir… Avant de se décider à le regarder, il y a déjà une démarche à effectuer, parce que l’on sait que l’on va plonger dans une oeuvre glaçante qui va nous faire revivre des heures parmi les plus sombres de l’Histoire…  Mais comme l’être humain a toujours besoin de rire et d’espérer, il aura également toujours besoin de se rappeler à quel point ces principes si simples peuvent être subitement confisqués, remplacés par la noirceur la plus absolue… La Liste de Schindler remplit une fonction bien particulière, celle du devoir de mémoire, afin que les générations n’oublient simplement pas comment l’Homme a été et est toujours capable d’un tel déni d’humanité…

schindlers_list_5_neeson

Ce n’est pas la première fois que Steven Spielberg traite de la Seconde Guerre mondiale; il le faisait notamment dans sa comédie 1941, dans Empire du Soleil, ou encore dans la saga Indiana Jones. Mais c’est la première fois qu’il traite le sujet du génocide juif, en adaptant le livre de Thomas Keneally pour nous livrer un film de 3h15 qui ne peut laisser personne indifférent. Steven Spielberg étant lui-même Juif, on comprend sa volonté et sa sincérité dans l’évocation de cette période abjecte, durant laquelle 40% de la communauté mondiale juive a été exterminée… Au-delà de l’intérêt purement historique qui est déjà très important, Steven Spielberg va apporter à cette terrible Histoire toute la finesse et l’intelligence de sa mise en scène éprouvée. La Liste de Schindler va nous plonger dans les affres de l’extermination nazie, mais va le faire avec un sens dramatique et un tact qui sont tout à l’honneur de ce réalisateur renommé.

7552_4

Le début du film va donner le ton, avec ces couleurs qui vont rapidement s’estomper pour laisser place à un noir et blanc renvoyant au passé, et en même temps bien plus glacial. Spielberg va composer des plans de toute beauté, dans lesquels il va commencer à mettre en place toute la stratégie d’Oskar Schindler, cet industriel allemand bien décidé à faire fortune durant cette période sombre. En dirigeant la Deutsche Emailwarenfabrik, où sont confectionnés des marmites et autres instruments de cuisine, il va embaucher de la main-d’oeuvre issue du camp de concentration de Plaszow. L’homme d’affaires est avant tout décidé à faire du profit, et il ne se sent pas forcément concerné par le sort des Juifs au départ. Mais ses rencontres avec ses ouvriers, et son amitié avec son comptable Itzhak Stern, vont lui faire prendre des décisions à la fois très nobles et très dangereuses.

schindler_primary

Spielberg va mettre en place les différents protagonistes principaux, qui ont tous existé, et qui sont caractérisés par des acteurs de renom, livrant des prestations très remarquables. Liam Neeson est impressionnant dans le rôle de cet homme qui passe son temps à faire semblant d’être de connivence avec le régime nazi, et qui essaie au contraire de tout faire pour sauver le plus de monde possible de l’extermination. Ben Kingsley est d’une justesse exemplaire dans le rôle d’Itzhak Stern, le comptable effacé derrière ses petites lunettes, qui sait pourtant quand prendre de bonnes décisions, lesquelles vont avoir des effets sur les décisions de Schindler lui-même. Et que dire de Ralph Fiennes, qui incarne le chef de camp Amon Goeth, et délivrant une performance où l’on sent toute la folie destructrice de son personnage. La Liste de Schindler va jouer avec ces différentes relations, et va démontrer comment des tractations et des manipulations peuvent servir à faire le bien, face à une industrialisation de la mort perpétrée par les Nazis.

schindlers-list (1)

Spielberg va évoquer sans fard cette réalité pourtant pas si lointaine, durant laquelle, pendant 6 années, l’Homme a nié l’Homme, et l’on va plonger dans cette période d’une tristesse absolue, où la terreur, la torture, la faim, la maladie et les exécutions sommaires étaient le quotidien de millions d’individus. Oskar Schindler, avec sa volonté de sauver des gens promis à une mort certaine, peut paraître dérisoire face au rouleau compresseur nazi, mais il est parvenu à sauver 1100 Juifs des camps de la mort. Il n’est d’ailleurs pas le seul à avoir pris de tels risques, et un autre homme, Felix Kersten, mérite lui aussi d’être cité. Ce masseur finlandais, nommé médecin personnel d’Heinrich Himmler, a lui aussi eu un destin incroyable, et a sauvé des milliers de vie. Son histoire est relatée dans l’excellent livre de Joseph Kessel Les Mains du Miracle, et ce récit vaut vraiment d’être découvert.

article-2287890-0011B45F00000258-361_634x414

Steven Zaillian, scénariste chevronné habitué aux récits complexes (Danger immédiat, Millénium: les Hommes qui n’aimaient pas les Femmes), nous livre un traitement des plus remarquables avec son adaptation du roman de Thomas Keneally. Entre une écriture limpide permettant de comprendre clairement toute la portée personnelle, politique et humaniste de ce récit, et une mise en scène très inspirée grâce à laquelle Spielberg nous livre une vision à la fois terriblement juste et à la beauté macabre (la petite fille en rouge, l’entrée dans le camp d’Auschwitz, etc…), La Liste de Schindler va au-delà de la simple évocation informelle des atrocités de cette époque, et devient une oeuvre indispensable. S’il n’y a pas de mots pour décrire les horreurs infligées à ces millions de personnes, Steven Spielberg a su composer les images qu’il fallait pour que l’on ressente cette immense tragédie, tout en suivant l’espoir incarné par Oskar Schindler. Spielberg livre un très grand film, où l’on passe par toutes les émotions possibles. Intense, indispensable, cruel et finalement, hymne à la vie et au courage…

Schindlers-List

 

Publié dans 90's, Cinéma | 2 commentaires

Secret Wars 5: Au-delà

secret-wars-5-couverture-a-kiosque-panini-comics-france-marvel

Dernier acte pour l’événement cataclysmique qui changera à tout jamais l’univers Marvel! Avec ce 9ème et ultime épisode de Secret Wars, Jonathan Hickman va définitivement mettre fin à l’Univers-616, qui existe depuis le 8 novembre 1961 et le tout premier comics Marvel, Fantastic Four 1! Si depuis, la Maison des Idées avait eu son lot d’events et de crossovers, Secret Wars est bel et bien le plus important pour tout l’univers!

Screen_Shot_2016-01-16_at_9.17.10_AM.0

Jonathan Hickman avait préparé cet event bien en amont, semant des indices depuis 2013 au travers des pages d’Avengers et New Avengers, créant un scénario d’une complexité impressionnante, doublé d’une profondeur et d’une intensité dramatique sublimes! Il a mis en place les différents événements et les multiples interactions entre personnages qui allaient donner lieu à la plus incroyable aventure que les super-héros Marvel allaient vivre! Ce n’est pas seulement la Terre qui allait être menacée, ni l’univers, mais tout le multivers!!! Je ne vais pas vous faire un résumé de ce qui s’est passé avant, je vous laisse le soin de plonger dans les pages d’Avengers et de Secret Wars, ça vaut le détour!

amwagc80lpavodpah9qe

Après des prémices juste sublimes dans les séries Avengers et New Avengers donc, Hickman avait développé son event de manière magistrale dans les 4 premiers épisodes de Secret Wars, puis avait calmé un peu le jeu, avant de reprendre pour les épisodes 7 et 8. Ce dernier acte qui paraît ce mois-ci achève cette saga avec un léger goût d’amertume, l’intensité dramatique et l’émotion n’étant pas aussi forte que précédemment. La Panthère noire, investi du pouvoir du Gant de l’Infini, affronte le Dieu Fatalis afin de renverser le despote. Pendant ce temps, le Reed Richards de l’Univers Ultimate trahit le Reed Richards de l’univers-616, mais tout n’est pas perdu. Finalement, le personnage le plus puissant de cette saga s’avère être Owen Reece alias l’Homme-Molécule, lui qui contient et diffuse la toute-puissance des Beyonders. Cet allié de Fatalis va être la source du changement ultime, qui va permettre de créer un nouveau multivers! Après la Terre-616, puis Battleworld autour duquel plus rien n’existait, voilà que la lutte entre Reed Richards et Fatalis va se solder par un nouveau départ!

SECRET-WARS-9-Reed-is-Mr.-Fixit-1024x559

8 mois après les événements de Battleworld, on découvre la Première Terre, la planète où se déroulera désormais la plupart des aventures des super-héros Marvel! Une terre où vont coexister 2 Spider-Men, Peter Parker et Miles Morales; une terre qui sera surveillée par Reed Richards, et dont la famille ira très certainement explorer le vaste univers qu’ils ont créé. Après le Dieu Fatalis, Richards a agi tel un dieu, en façonnant un multivers qui promet d’être un nouvel écrin à la mesure ds héros qu’il abrite! Si l’on était en droit d’attendre une fin encore plus impressionnante de la part de ce génie d’Hickman (aidé par un Esad Ribic tout aussi génial au dessin!), ce dernier épisode s’avère intéressant, surtout pour sa portée avec l’apparition de ce nouvel univers. La fin donne très envie de plonger dans ce nouveau monde, et il va falloir attendre le mois prochain pour découvrir les nouvelles séries estampillées All-new, all-different!

Screen_Shot_2016-01-16_at_9.21.00_AM.0

Publié dans Marvel comics | Laisser un commentaire

Les news de la semaine: Panic Room

Sweet-Home-Ingrid-Garcia-01

L’Espagne a été un bel Eldorado horrifique il y a une dizaine d’années, et la source semble s’être lentement tarie… La société Filmax, connue pour nous avoir livré un [Rec] devenu mythique, ou encore l’excellent épisode A louer de la série anthologique Peliculas para no dormir, vient de nous lâcher une bande-annonce bien enthousiasmante avec Sweet Home! Dans ce premier long du metteur en scène Rafa Martinez, on sent d’ailleurs une ambiance relativement proche du segment A louer que nous avait concocté Jaume Balaguero en 2006, et on espère que ce nouveau film sera à la hauteur de ses ambitions bien oppressantes et trash! En tout cas, ce survival ibérique a du potentiel au vu des premières images! Pas de date de sortie pour le moment.


 

Une nouvelle photo qui semble prouver à quel point Margot Robbie apprécie jouer avec son personnage d’Harley Quinn! La bad girl débarque le 3 août avec la Suicide Squad au grand complet!

Suicide-Squad-02

 

Si l’attente envers Avengers: Infinity War – Part I (2018) et Avengers: Infinity War – Part II (2019) est énorme, c’est la nature même de ces films fantasmés sur lesquelles les fans projettent tous leurs espoirs. A l’image d’un Captain America: Civil War qui n’est certes pas l’adaptation du comics éponyme que l’on aurait adoré (mais ça, on le savait dès le départ, et le film des frangins Russo est un très bon Marvel movie), il y aura toujours des différences significatives entre ce que l’on souhaite voir et ressentir, et ce que l’on obtient comme produit finalisé. C’est le principe même de l’adaptation, qui a déjà la chance de bénéficier d’effets visuels impressionnant à notre époque. La probabilité pour que toutes les planètes s’alignent dans une conjonction favorable est infime, c’est pourquoi souvent, même si un film s’avère très bon, il aura forcément modifié des éléments pour que le passage du comics à l’écran soit possible, et les exceptions sont rares (qui a dit Deadpool??? ;-). Le cas Civil War était connu à l’avance, puisque les Russo ne pouvaient aligner les dizaines de personnages présents dans ce sublime event datant de 2006. Pour Infinity War, ils promettent des dizaines de personnages cette fois, mais là où les fans fantasment enfin une réunion entre les héros ciné et TV, ils viennent calmer les esprits en précisant que leur priorité n’est certainement pas de créer un pont entre les 2 médias… On sait qu’il y a des dissensions entre Kevin Feige qui a failli quitter le studio, et Ike Perlmutter, big boss de Marvel Entertainment. Du coup, il va probablement falloir du temps avant que les choses se tassent… Mais bon, on est pas encore en 2018, il peut encore se passer tellement de choses d’ici là!

Thanos-vs-Marvel-Superheroes-Infinity-War

 

Du côté de la Fox, c’est le réalisateur Josh Boone qui fait du teasing, en dévoilant le roster de son X-Men: the New Mutants! Il a en effet posté des images tirées du comics Les Nouveaux Mutants, et on retrouve donc presque tous les personnages d’origine de cette équipe créée par Chris Claremont et Bob McLeod en 1983! On aura donc Rocket (rien à voir avec le raton-laveur!), Félina, Mirage, Solar, Magik et Warlock! Josh Boone a composé son équipe avec certains des membres fondateurs (les 4 premiers), en a ajouté 2 autres venus plus tard, et semble bien avoir laissé de côté Karma, elle aussi membre d’origine. Pas de date de prévue encore!

314039NewMutantsSaga01_02

Publié dans Les news de la semaine | 2 commentaires

The Veil (Phil Joanou, 2016)

trailer-watch-jessica-alba-and-thomas-jane-in-supernatural-cult-thriller-the-veil-788830

En ce moment, j’enchaîne quelques films d’horreur vraiment bons, entre Banshee Chapter, Pod et ce The Veil! Ou alors, c’est moi qui devient de plus en plus impressionnable… ^^ Quoi qu’il en soit, ça fait plaisir de découvrir des films de genre capables de surprendre, que ce soit au niveau de la mise en scène, du scénario un brin plus fouillé que le tout-venant, ou encore du jeu d’acteur avec quelques inconnus qui mériteraient bien de grimper dans l’échelle hollywoodienne.

f05d3e69756c24867c023cc92d81271dbbb44a86_hq

Bon, pour The Veil, on ne peut pas forcément parler d’inconnus, avec les présences de Jessica Alba et Thomas Jane notamment. Si le rôle de Jessica Alba ne lui permet pas de spécialement briller, celui de Thomas Jane est quant à lui une belle opportunité de démontrer un talent qu’il nous avait caché pendant longtemps. On se souvient de ses prestations très oubliables dans The Punisher et The Mist, et ce n’est vraiment qu’à partir de la série Hung qu’il a commencé à prendre du relief. Et il a largement rattrapé sa prestation sous les traits de Franck Castle avec le court métrage The Punisher: dirty Laundry, mis en scène, tiens, par un certain Phil Janou! Si vous ne l’avez pas vu, je vous conseille très fortement de le regarder par ici, c’est vraiment excellent!

the_veil_7

Dans The Veil, Thomas Jane incarne Jim Jacobs, le leader d’une secte appelée le Voile du Paradis, dont les membres ont tous péri lors d’un suicide collectif. 25 ans après, la seule rescapée, à l’époque âgée de 5 ans, revient sur les lieux du drame avec une équipe de tournage, afin de comprendre pourquoi un tel événement a eu lieu. Entre présent et passé, on va peu à peu découvrir les motivations derrière cet acte terrible, et on va connaître davantage les personnalités des protagonistes. Et avec ce rôle de prédicateur illuminé, Thomas Jane livre une prestation intense, appuyée par un scénario plutôt malin qui nous livre des pistes de manière parcimonieuse…

The-Veil-2015-Movie-Picture-01-750x400

Le scénario signé Robert Ben Garant (le co-créateur de Reno 911! quand même, on est très loin de l’humour déjanté de la série!) s’inscrit dans un classicisme finalement très intéressant, à partir duquel il va ouvrir des pistes solides pour l’évolution de ces personnages. Il s’était déjà essayé au domaine horrifique en 2014 avec Jessabelle, et prouve ici un vrai talent en-dehors de la comédie. Entre une équipe de tournage, un lieu isolé, une secte et des aller-retour entre le passé et le présent, on pourrait se dire qu’il n’y a rien de neuf dans le genre… Mais  Phil Joanou s’approprie le très bon script de Ben Garant pour lui offrir un très bel écrin visuel, nous embarquant avec lui dans un ride bien flippant, dans lequel il va prendre le temps de construire un environnement complexe et crédible. Il va également nous offrir une mise en scène très maîtrisée, permettant une immersion totale du spectateur dans cet endroit éloigné où tout peut arriver…

the-veil-movie-13

Ce que l’on apprécie dans un film d’horreur, c’est d’avoir peur! Et The Veil s’avère bien flippant, et pas avec les jump scares habituels (vous savez, le chat qui vous saute à la gueule ou le pote que vous croisez en pleine nuit!), mais avec une approche sincère du genre. Esthétiquement parlant, il s’avère déjà très beau, avec ces décors somptueux qui pourraient faire office de références dans le domaine, comme cette immense bicoque abandonnée qui semble tout droit sortie d’un cauchemar… Phil Joanou se sert de ces endroits pour y trouver les éléments terrifiants, et il agit en vrai connaisseur en la matière. Son intelligence dans la construction graphique va lui permettre de générer une vraie atmosphère bien stressante, qui va fondre sur le groupe pour les envelopper durablement. Et il en est de même pour le spectateur, qui se retrouve pris au piège de ce lieu maudit, dans lequel le passé semble vouloir prendre possession du présent…

the-veil-movie-19

The Veil est une expérience très prenante, menée par un metteur en scène qui gère totalement sa partition, et habitée par un Thomas Jane qui fait de son personnage une sorte de rock-star à moitié divine, capable de persuader tout le monde de la justesse de ses paroles et de ses actes. Il nous dépeint un leader charismatique qui va mener son troupeau droit vers la mort, avec la certitude de pouvoir trouver la vie éternelle. Et toute la force du scénario de Robert Ben Garant est de parvenir à nous faire comprendre tout le mécanisme régissant cette secte, et à nous faire glisser lentement vers un point de vue qui n’était pas forcément acquis dès le départ… Un très bon film d’horreur, flippant et intelligent!

2xxx-620x348

Publié dans 2010's, Cinéma | Laisser un commentaire