Les news de la semaine: Real Inhumans

 

Marvel Television continue à tenter de rassurer les fans avec une nouvelle fournée de visuels concernant Inhumans, et ces 7 character posters s’avèrent plutôt réussis.

 

Après la sympa mais light The Defenders, la prochaine série Marvel/Netflix devrait en toute logique être The Punisher, même si on n’a pas encore de date de diffusion. Après le très bon teaser de la semaine dernière, voici un nouveau visuel confirmant que Jon Bernthal est résolument en mode bad-ass!!!

 

Sonny Landham fait partie de ces seconds rôles n’ayant pas gravé leur nom dans la mémoire du grand public, mai qui se rappelle forcément l’avoir déjà vu! Avec son physique imposant et sa gueule patibulaire, il a traversé les décennies en s’imposant aux côtés des plus grandes stars. Cet amérindien d’origine cherokee et séminole était également connu pour son caractère imprévisible et violent… A tel point qu’un garde du corps le suivait sur le tournage de Predator… Pas pour le protéger lui, mais protéger les autres de lui!

Il a commencé sa carrière dans l’industrie pornographique des années 70, dans des films comme The Love Bus (1974), The Passion of Carol (1975) ou Illusion of Love (1975). En 1979, il participe dans un petit rôle au film culte de Walter Hill Les Guerriers de la Nuit, et va dès lors se constituer une filmographie impressionnante! Sans Retour du même Walter Hill (1981), Poltergeist de Tobe Hooper et Steven Spielberg) en 1982, 48 Heures de… Walter Hill (!) en 1982, Le Temple d’Or de J. Lee Thompson en 1986, Predator de John McTiernan en 1987, Action Jackson de Craig R. Baxley en 1988, Haute Sécurité de John Flynn en 1989… Il a donc tenu tête à de très fortes têtes comme Eddie Murphy, Nick Nolte, Chuck Norris, Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers, Sylvester Stallone… Son rôle le plus emblématique est sans conteste celui de Billy, le soldat indien accompagnant Schwarzy dans la jungle de Predator! Il est décéde le 17 août, à l’âge de 76 ans, en raison d’une insuffisance cardiaque.

 

On termine avec un sublime dossier sur IMDb, qui revient sur des oeuvres historiques du cinéma horrifique, avec des photos de tournage somptueuses! Je vous laisse la surprise de découvrir tout ça!!!

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Le clip de la semaine: Kit Harington’s never-before-seen Game of Thrones Audition

A force de voir Jon Snow toujours aussi taciturne, on en oublierait presque que Kit Harington est un vrai comédien, et qu’il est du coup aussi doué dans le domaine de l’humour! ^^

 

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Hitman & Bodyguard (Patrick Hugues, 2017)

Après avoir mis en scène le 3ème volet de la bande à Sly (Expendables 3 en 2014), Patrick Hugues s’est vu confier la rencontre détonnante entre Ryan Reynolds et Samuel L. Jackson! Le mélange de comédie et d’action rédigé par le scénariste Tom O’Connor (qui avait auparavant écrit Fire with Fire – Vengeance par le Feu en 2012, avec Bruce Willis et Rosario Dawson) fait de ce Hitman & Bodyguard un buddy movie qui se veut dans la lignée d’oeuvres comme L’Arme fatale ou Tango et Cash. Bon on va tout de suite se calmer, Hitman & Bodyguard n’atteint pas le niveau de ces films cultes, mais constitue un divertissement sympathique et rythmé.

L’association entre Ryan Reynolds et Samuel L. Jackson avait de quoi faire rêver, l’aura deadpoolesque de Ryan le suivant partout, et la cool & bad-ass attitude de Jackson étant une seconde nature pour l’acteur! La rencontre entre ces deux personnalités explosives avait un potentiel attractif, et les joutes verbales entre les 2 acteurs s’avèrent bien drôles. Là où on se dit rapidement que ça n’ira pas aussi loin que ce qu’on aurait pu espérer, c’est dans une approche trop parodique de cette histoire. Il y a par moments des exagérations qui vont amoindrir la crédibilité de l’histoire, sans toutefois lui ôter son côté fun. Mais en choisissant ce parti-pris, l’impact est quelque peu réduit.

Mais Hitman & Bodyguard est plutôt généreux, et va nous livrer des scènes d’action bien violentes ponctuées de traits d’humour qui fonctionnent. Patrick Hugues emballe le tout de manière dynamique, même si sa mise en scène manque de précision. Ca n’est pas du Tim Miller ou du David Leitch, mais il fait le job et Ryan et Sam semblent d’éclater comme des petits fous. Dans le genre film d’action bien fun et violent, on lui préférera toutefois l’excellent Atomic Blonde de David Leitch justement, qui gère sa mise en scène d’une manière beaucoup plus précise et décomplexée.

Niveau casting, outre Deadpool et Nick Fury, on a la chance d’avoir également Elektra! La Fraçaise Elodie Yung est en effet de la partie, dans un rôle encore une fois musclé qu’elle gère efficacement. On a aussi Gary Oldman qui joue un dictateur biélorusse, comme quoi ce type est vraiment un caméléon! Et on a une Salma Hayek juste excellente, qui a notamment droit à l’une des scènes les plus violentes du film! Elle faisait déjà preuve d’un certain talent dans le domaine de l’action avec Everly, et elle assure toujours autant, en ajoutant une personnalité bien pimentée!

Au final, ce Hitman & Bodyguard n’atteindra pas le statut de buddy movie culte, mais est un divertissement fun et drôle!

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The Defenders saison 1 (2017)

Vous connaissez les Défenseurs, la super-équipe Marvel apparue pour la 1ère fois en 1971 dans Marvel Feature 1, et qui réunissait initialement le Docteur Strange, Hulk, Namor et le Silver Surfer? Et bien cette série ne raconte pas du tout leurs aventures! ^^ Netflix a repris le même nom pour associer Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist, unis pour contrer une terrible menace qui risque de détruire New York! (Oui oui, encore! ^^). Mais pour la petite histoire, Luke Cage fait temporairement partie de l’équipe en 1974, sous son alter-ego de Power Man, et Daredevil vient également faire un petit tour en 1975! Et en 1995, Luke Cage est obligé de faire équipe avec Deadpool dans Secret Defenders 15 à 17! Et Iron Fist rejoint brièvement lui aussi l’équipe la même année! Bref, tout ça pour dire que le titre n’est pas usurpé, et rend hommage aux comics même s’il ne s’agit pas de la team originelle!

Cela fait à peine 2 ans que l’association Marvel/Netflix nous livre ses séries, et on peut dire qu’ils ont été relativement généreux, puisque nous avons eu droit en 2015 aux 1ères saisons de Daredevil et Jessica Jones, en 2016 à la saison 2 de Daredevil ainsi qu’à la saison 1 de Luke Cage, et en 2017 aux saisons 1 d’Iron Fist et de The Defenders! La machine est rodée, et à l’instar du modèle cinématographique, les productions s’enchaînent de manière régulière. Mais on sent depuis Iron Fist un certain relâchement, que The Defenders vient malheureusement confirmer… Alors attention, cette nouvelle série reste intéressante, et on a envie de suivre chaque épisode afin de savoir ce qui va arriver à tous ces personnages. Mais tout comme pour Iron Fist, elle reste bien trop en surface en comparaison des séries précédentes consacrées à Daredevil, Jessica Jones et Luke Cage.

Le showrunner Scott Buck avait été décrié pour sa prestation sur Iron Fist, mais Douglas Petrie et Marco Ramirez, qui avait pourtant oeuvré sur l’excellente 2ème saison de Daredevil, créent un show possédant les mêmes faiblesses que celui de Buck. Encore une fois, la série n’est pas mauvaise, mais en comparaison des qualités narratives proposées précédemment, il y a de quoi être tout de même déçu. L’ensemble reste relativement convenu, et manque de punch là où on se serait attendu à nettement plus d’explosivité avec une telle réunion de super-pouvoirs! L’affrontement avec la mystérieuse organisation dirigée par Alexandra donne lieu à quelques combats, mais qui n’ont pas l’impact de ceux de la série Daredevil! Une des très bonnes idées du show était toutefois de réussir à incorporer Sigourney Weaver au casting dans le rôle d’Alexandra, car même si son rôle est finalement classique, elle lui apporte une certaine aura intéressante!

Avec un tel background issu des séries précédentes, la tentation était grande de placer tout le casting dans The Defenders, et on va donc retrouver des personnages chers à chaque héros et provenant des 4 séries précédentes. Mais en 8 épisodes, ce n’est vraiment pas évident de donner de l’ampleur à chacun, et ils vont finalement se retrouver très réduits dans leurs marges de manoeuvre… Quand on voit la perfection des dialogues de la saison 1 de Daredevil, on comprend que l’exercice de méga-réunion ne permet pas d’obtenir la même qualité, et on sent une approche plus automatique… On retrouve Foggy Nelson, Karen Page, Colleen Wing et les autres, mais on sent une certaine artificialité dans leurs rencontres, qui tient davantage de l’obligation que de la nécessité scénaristique. Du coup, ça reste toujours sympa de tous les revoir, mais on aurait aimé qu’ils soient développés davantage! Claire Temple est toujours de la partie, et Rosario Dawson est toujours aussi convaincante dans son rôle! Charlie Cox ressort encore une fois comme la valeur sûre de ce modèle Netflix, en jouant un Matt Murdock tiraillé entre ses deux vies avec beaucoup de crédibilité. Krysten Ritter, Mike Colter et Finn Jones assurent avec leurs personnages, mais on sent que Charlie Cox est encore plus investi! Il faut dire que le personnage de Daredevil est le plus captivant des 4, même dans les comics. Mais ce qui manque clairement à la série, c’est la profondeur et la noirceur underground qui culminait dans Daredevil! Les séries commencent à s’éclaircir, et à perdre de leur impact impressionnant du début!

En 8 épisodes (au lieu des 13 habituels), on va donc assister à une confrontation à connotation mystique au sein de New York, et les fortes personnalités de ces héros vont forcément les contraindre à s’affronter avant de s’allier. Ca a toujours été le cas dans les comics, il fallait bien respecter cet état de fait et ces egos surdimensionnés! 😉 Il faut dire que les joutes verbales ou les affrontements physiques entre ces héros s’avèrent plutôt fun, notamment entre les fameux Heroes for Hire Luke Cage et Iron Fist! C’est toujours sympa de repenser à comment ont évolué les personnages de comics alors qu’ils se découvrent à peine en série télé! C’est pareil pour Colleen Wing et Misty Knight, les fameuses Filles du Dragon dans les comics, alors qu’elles se rencontrent à peine pour le moment dans The Defenders! Par contre, tout comme pour la série Iron Fist, The Defenders manque de liens avec le reste de l’univers Marvel, de références à d’autres personnages, ce qui faisait aussi la profondeur des séries précédentes. Elle reste centrée sur les personnages préexistants, rajoute Alexandra, et fonctionne en vase clos de cette manière. C’est bien dommage de ne pas ouvrir sur le reste de cette mythologie pourtant foisonnante…

The Defenders n’est donc pas la grosse claque annoncée, mais se regarde toutefois avec intérêt. Simplement, on aurait préféré que le tout soit plus captivant… On va maintenant croiser les doigts pour la future série The Punisher, dont le teaser est très prometteur, en espérant qu’on retrouve enfin toute la densité des premières séries!

J’en ai profité pour mettre à jour mon dossier sur les adaptations Marvel de 1944 à 2019! 😉

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Mystery Road (Ivan Sen, 2013)

Après avoir découvert l’excellent Killing Ground de Damien Power, j’ai eu envie de poursuivre mon exploration du cinéma australien. J’ai donc fait quelques recherches, et je suis tombé sur ce Mystery Road dans lequel joue Aaron Pedersen, déjà à l’affiche de Killing Ground. Alors que ce dernier film était un thriller bien angoissant, Mystery Road s’engouffre dans la veine du polar contemplatif, et le metteur en scène Ivan Sen s’avère très efficace!

L’inspecteur Jay Swann est de retour chez lui après une longue absence, et il va se retrouver sur une affaire bien glauque avec le meurtre d’une adolescente locale. En proie à la méfiance des habitants, au ralentissement de ses collègues, et avec un trafic de drogue en pleine expansion, il va devoir lutter jour et nuit pour tenter de retrouver les coupables. Mystery Road n’a rien d’un film policier où les balles fusent constamment, mais offre un récit relativement calme dans lequel on sent une tension latente. En situant l’action en plein Outback, Ivan Sen nous invite à un voyage dans une contrée sauvage et reculée, où la chaleur accablante et les grands espaces renvoient au temps du western…

Avec la découverte du corps de cette jeune fille d’origine aborigène, le motif racial du crime n’est pas à exclure, et Jay va commencer une enquête de voisinage afin de déterminer si elle avait des problèmes personnels. On va au fur et à mesure découvrir les habitants de cette petite ville, qui ne sont pas tous très accueillants… Dans des endroits aussi isolés, les problèmes ne se règlent pas forcément avec l’appui de la justice, et il va falloir toute la persévérance et l’expérience d’un bon flic pour tenter de comprendre ce qui a bien pu arriver… Ivan Sen nous offre un récit prenant grâce à des personnages complexes, dont on ne connaît pas toutes les facettes, comme ce personnage principal de retour sans que l’on sache pourquoi il avait quitté les lieux. Qu’il s’agisse de ses collègues flics ou des voisins auxquels il rend visite, chaque personnage est écrit avec soin et possède une authenticité qui renforce le scénario. Les acteurs apportent eux aussi un grand réalisme à l’ensemble, Aaron Pedersen en tête, lui que je ne connaissais pas encore il y a quelques jours. Il se pose comme une sorte de Josh Brolin australien, en offrant une forte présence à l’écran. Hugo Weaving joue un de ses collègues flics, et s’avère aussi efficace que d’habitude! Tout comme Ryan Kwanten, qui jouait dans Dead Silence de James Wan et qui a incarné Eddie Brock dans le court métrage Venom: Truth in Journalism! Et on a même ce bon vieux Bruce Spence, le personnage déjanté qui aidait Mel Gibson dans Mad Max: le Défi, et qui avait également joué dans Mad Max:  au-delà du Dôme du Tonnerre!

Avec Mystery Road, Ivan Sen nous convie à une plongée dans les territoires profonds australiens, et à chacun de ses plans, on ressent l’omniprésence de cette nature sauvage. Il immisce ses personnages dans ces immensités, avec un sens de la mise en scène qui magnifie toute la beauté dangereuse de ces lieux. En regardant ce film, on pense à l’excellent Desierto de Jonas Cuaron, à l’atmosphère plus tendue mais qui possède de nombreuses similarités dans la gestion de l’espace et des paysages. Les chaudes nuits et les journées brûlantes recèlent bien des recoins sombres, dans lesquelles il se passe des événements pas très reluisants… Jay Swann entend remettre de l’ordre dans sa ville, tel un shérif d’une époque depuis longtemps révolue… Dans cette ville, on sent que le vernis social peut s’égratigner très vite, et que la nature sauvage de l’homme peut resurgir rapidement…

Mystery Road est une excellente découverte, et impose d’emblée le nom d’Ivan Sen, qui a d’ailleurs réalisé une séquelle en 2016, intitulée Goldstone. Cette suite est moins prenante que ce premier film, mais reste intéressante. Et Aaron Pedersen se place lui aussi comme une découverte de choix!

 

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