Les news de la semaine: Easy Raider

Ca y est, le Tomb Raider de Roar Uthaug dévoile enfin sa bande-annonce!!! Et on peut dire qu’elle est très proche du reboot de la saga vidéoludique, avec une Alicia Vikander parfaite dans le rôle! Le souffle épique, l’aventure et les pièges mortels seront le quotidien de Lara Croft pour ce premier opus qui devrait faire parler de lui le 14 mars 2018! Avec en plus ce sacré Walton Goggins en bad guy!


 

Décidément, on évoque bien souvent The Punisher ces derniers temps, raison de plus pour croire à son apparition imminente (même si la date n’a toujours pas été dévoilée)! Cette semaine est donc encore riche du côté de la comm à tête de mort, avec quelques photos bien classes nous présentant Castle sur son 31, une Karen Page toujours aussi mimi, et un Micro qui a des petits airs de James McAvoy! Et pour couronner le tout, on a enfin droit à une bande-annonce qui dépote, avec le One de Metallica!!!


 

La promo de Deadpool 2 se fait extrêmement discrète après le drame survenu sur le tournage, ce qui n’empêche pas Josh Brolin de poster une photo surprenante de Cable, qui a l’air de péter les plombs face à son reflet! C’est sûr, ce film devrait parvenir à surprendre tout le monde, encore une fois! 😉

 

Probablement une des meilleures nouvelles de la décennie, James Cameron va récupérer les droits de la saga Terminator en 2019, et il a déjà des plans bien arrêtés pour les nouveaux films! Ben oui, le metteur en scène d’Avatar ne réfléchit plus simplement par film mais par trilogie, et il devrait donc donner naissance à pas moins de 3 films dans cette poursuite de la franchise, qui effacera purement et simplement les épisodes très dispensables que sont Terminator 3: le Soulèvement des Machines, Terminator Renaissance et Terminator Genisys! Terminator et
Terminator 2: le Jugement dernier étant des chef-d’oeuvres du cinéma d’anticipation qui avaient été mis en scène par Cameron lui-même avant qu’ils laissent ses personnages à d’autres, cette volonté de raccrocher les wagons à ce sublime diptyque s’avère essentiel!

Evidemment, Cameron a de beaux atouts dans sa manche, car même s’il ne réalisera pas lui-même l’épisode 6 (nommé pour l’instant Untitled Terminator Reboot), il chargera l’excellent Tim Miller de prendre sa place derrière la caméra! Le réal de Deadpool, débarqué de Deadpool 2, a su sacrément bien rebondir en rejoignant l’écurie Cameron, et on ne doute pas que son talent devrait faire des étincelles avec cette histoire apocalyptique! Arnold Schwarzenegger sera lui aussi de retour, et on apprend également que Linda Hamilton sera elle aussi présente!!! Une réunion de famille des plus savoureuses pour ce qui s’annonce enfin comme une séquelle attendue pour cette saga!!!

 

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Ca (Andy Muschietti, 2017)

Stephen King a été mon auteur préféré durant de longues années de mon enfance et de mon adolescence, et j’avais dévoré tous ses bouquins à l’époque, et probablement regardé toutes les adaptations cinématographiques ou télévisuelles de ses oeuvres: Carrie au Bal du Diable de Brian De Palma évidemment, Shining (que j’ai revu récemment et qui a pris un sacré coup de vieux), Vengeance diabolique, Le Cobaye, Cujo, Running Man… La liste est évidemment très longue, mais King fait clairement partie de ces auteurs qui ont bercé mon adolescence et à qui je repense avec un soupçon de nostalgie!

J’avais bien sûr vu le téléfilm Ca de Tommy Lee Wallace de 1990, que j’avais trouvé bon, même si j’ai tenté de le revoir sans succès ces derniers temps… Il a lui aussi pris un sacré coup de vieux, et le rythme 90’s n’est plus très engageant… Du coup, un dépoussiérage du mythe de Grippe-Sou était approprié, et ce remake signé par l’auteur de Mama était très attendu! Le metteur en scène Andrès Muschietti (qui en a profité pour américaniser son prénom) relevait un sacré défi en s’engageant sur ce film, surtout qu’il est intervenu après les désaccords entre Cary Fukunaga et le studio. Fukunaga est connu pour son travail sur la saison 1 de True Detective, dont il a réalisé la totalité des épisodes, et autant dire que son implication sur Ca était une excellente nouvelle! Mais les fameuses « divergences artistiques » auront eu raison de cette version que nous ne verrons donc jamais…

C’est donc l’Argentin Muschietti qui a repris la frégate, et quand on a découvert la première bande-annonce signant le retour de Grippe-Sou, il y avait de quoi être très confiant! Le film bénéficie d’une approche visuelle très travaillée, et on sent que Muschietti a voulu en faire une sorte de conte macabre initiatique, en respectant les personnages enfantins du fameux Club des Ratés. On retrouve donc les 7 personnages que sont Bill Denbrough, Ben Hanscom, Beverly Marsh, Richie Tozier, Mike Hanlon, Eddie Kaspbrak et Stanley Uris, joués par de jeunes acteurs qui s’avèrent plutôt bons dans l’ensemble, en créant des liens intéressants entre eux. Jaeden Lieberher, qui incarnait le petit garçon très particulier du très bon Midnight Special, s’avère touchant une fois encore dans ce film. Sophia Lillis campe la belle du groupe, qui va éveiller pas mal de sentiments chez tous ces ados! Finn Wolfhard est un transfuge direct de Stranger Things, la série horrifique 80’s qui a cartonné, et il se retrouve donc en terrain connu, Ca se déroulant lui aussi à cette période. Et sinon, Wyatt Oleff est quand même celui qui a joué Peter Quill jeune dans Les Gardiens de la Galaxie et Les Gardiens de la Galaxie 2, rien que ça! 😉

C’est le Suédois Bill Skarsgard qui a eu la lourde tâche d’interpréter Grippe-Sou, et l’acteur vu récemment dans l’excellent Atomic Blonde s’en sort plutôt bien. Au niveau du casting, l’ensemble est assez cohérent, mais c’est dans sa vision globale que Ca reste en retrait de ce qu’il aurait pu (et du) être. Auréolé d’un succès impressionnant avec sa sortie aux Etats-Unis, puisqu’il bat tous les records pour un film d’horreur classé R, on s’attendait à un vrai film de trouille comme il y en a finalement peu. Le résultat est un beau film d’horreur, mais qui ne révolutionnera certainement pas le genre avec son approche très classique et purement graphique. Andy Muschietti a préféré mettre l’accent sur le travail de mise en scène que sur une approche frontale de l’horreur, et on se retrouve donc dans un film certes bon, mais qui ne va pas au bout de son concept diabolique. On aurait aimé flipper vraiment avec le Club des Ratés, mais même s’il parvient à emballer des scènes intéressantes, il n’y a pas d’images véritablement marquantes, contrairement à ce que laissait supposer la bande-annonce.

Ca fait partie de ces films d’horreur privilégiant l’aspect visuel à la complexité du récit, et même si l’on ressent un certain respect dans l’approche du monde de l’enfance, Muschietti aurait pu là aussi aller plus loin dans son propos. Dans le genre, Alexandre Aja est vraiment meilleur avec les séquences enfantines de son Horns, qui possèdent une plus grande puissance évocatrice. C’est cet impact émotionnel immédiat qui manque à Ca, et qui fait que le résultat, bien que correct, n’est pas à la hauteur des exigences que l’on pouvait en avoir. On va donc suivre ce récit sans s’ennuyer, mais sans réellement être surpris ou envahi par l’émotion. Après le très surestimé Get out, voilà un nouvel exemple de film qui cartonne mais qui ne mérite pas autant d’éloges…

Cela ne veut bien sûr pas dire que Ca est mauvais, et il reste agréable à suivre, mais la vision finalement trop classique de Muschietti et la linéarité du scénario font que l’on regrette le départ de Cary Fukunaga du projet, lui qui parvenait dans True Detective à conjuguer puissances visuelle et émotionnelle avec un talent fou! Ca est un film d’horreur correct mais trop classique pour susciter un enthousiasme débordant… On lui préférera une autre adaptation récente du King, La Tour sombre, qui même si elle prend de nombreuses libertés avec l’oeuvre originelle, s’avère plus prenante!

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Le clip de la semaine: Aesop Rock – Dorks

L’album The Impossible Kid d’Aesop Rock est une pure merveille, alors après Get out of the Car, voici le clip de Dorks! ^^

 

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Deadpool: Bad Blood

C’est en 1991, le 10 février pour être exact, que Wade Wilson alias Deadpool fait son entrée dans l’univers Marvel! L’anti-héros devenu incontournable aujourd’hui était alors un inconnu de premier ordre, engagé par Tolliver pour simplement éliminer Cable! Le personnage secondaire aurait dû en rester là, mais c’était sans compter sur l’appui des fans qui ont immédiatement envoyé de très nombreuses lettres à Marvel, afin de revoir le mercenaire à la langue bien pendue! Ca rappelle furieusement la fuite du fameux screen test avec Ryan Reynolds, relayé par les fans sur les réseaux sociaux! Comme quoi, depuis toujours, ce sont les fans qui ont permis à Wade de se hisser au premier rang…

Si la paternité du personnage fait encore aujourd’hui débat, ses « pères » sont officiellement Rob Liefeld (ci-dessus) et  Fabian Nicieza (ci-dessous) même si Liefeld explique qu’il est père unique. En gros, il a écrit, dessiné et encré ce fameux New Mutants 98, et comme c’était habituel à l’époque pour tenir les délais, il a eu l’aide de Fabian Nicieza en tant que « scripter » en Anglais, terme désignant un auteur apportant quelques touches supplémentaires au niveau des dialogues ou des descriptions. En gros, Liefeld serait l’artisan principal, et Nicieza une sorte d’aide… Bon, il faudra une enquête plus approfondie pour déterminer tout ça!

Quoi qu’il en soit, après cette première apparition remarquée, Rob Liefeld a tenu compte des désirs des fans, et a ressorti le personnage dans les pages d’X-Force, anciennement connu sous le nom des Nouveaux Mutants. Deadpool a régulièrement affronté l’équipe de Cable, et a par la suite eu droit à une première mini-série, rapidement suivie d’une deuxième. Pour plus de détails sur les apparitions de Wade, ça se passe ici! Et pour la petite histoire, dans ce New Mutants 98, Wade n’est pas le seul à faire sa première apparition! En effet, Vanessa Carlysle alias Copycat, sa petite amie métamorphe, y figure elle aussi pour la première fois! Par contre, elle arbore les traits de Domino, personnage que l’on n’avait pas encore croisé non plus… On apprendra quelques épisodes plus tard que ce n’était donc pas la vraie Domino! Un spoil 26 ans après, c’est grave??

Deadpool a enfin droit à son premier graphic novel, et c’est en toute logique Rob Liefeld qui s’y colle, aidé des scénaristes Chris Sims et Chad Bowers. Inutile de préciser que Liefeld signe le scénar et les dessins, hein! Et franchement, il y a un vrai plaisir nostalgique à retrouver le style graphique souvent décrié du bonhomme, connu pour malmener les proportions de ses personnages! Il s’est assagi avec le temps, mais on retrouve sa patte unique, et ça a de la gueule avec ce format! Son découpage s’avère bien dynamique et généreux, avec quelques portraits prenant une page entière voire une double-page, dédiés aux poses qu’il affectionne tant! On retrouve un Cable toujours fan de gros flingues, une Domino sexy et léthale, un Garrison Kane toujours aussi immoral, et X-Force bien sûr, avec Warpath, Shatterstar et Rocket!

Ca fait vraiment plaisir de retrouver tout ce beau monde, surtout que le récit va naviguer entre présent et passé lointain, aux premières heures des rencontres entre Wade et Cable! X-Force étant une équipe légèrement axée black ops, ça charcle un peu plus qu’avec les X-Men, et là encore Liefeld s’avère généreux au niveau de la violence. Concernant le scénario, Wade a un souci avec un ennemi mystérieux, qui apparaît régulièrement lors de ses missions. On en avait pas encore entendu parler, et son apparition obéit donc aux lois de la rétro-continuité. Bon, si son petit nom peut prêter à sourire (il se dénomme Panpan…), il n’a rien à voir avec le gentil lapin de Bambi! C’est un colosse en armure quasi-indestructible, qui entretient une relation particulière avec Deadpool, car il semble lié à ce bon vieux Wade… Mais qui est-il??

Deadpool: Bad Blood est une belle surprise, qui sous l’argument d’un graphic novel, nous offre des planches de grande qualité, mais n’en oublie pas pour autant un récit prenant et finalement dramatique! On est davantage habitué au côté absurde de Wade, cette fois ce volume contient une certaine noirceur bienvenue, et ce salopard de Kane est vraiment une plaie! Une très belle lecture, encore plus intéressante pour ceux qui ont lu les premières apparitions de Wade!

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La dernière Tombe (Michael Crichton, 1968)

Michael Crichton est sans conteste l’un des romanciers américains les plus célèbres, notamment grâce à ses nombreuses collaborations avec Hollywood, qui a allègrement pioché dans son catalogue pour en tirer des blockbusters! On peut notamment citer Congo, Sphère, Jurassic Park, Harcèlement… L’écrivain, diplômé de médecine, n’a pas son pareil pour rédiger des histoires prenantes et réalistes, grâce à un sens aigu de l’investigation et une richesse documentaire impressionnante. Crichton est spécialisé dans ce que l’on nomme le techno-thriller, des récits à suspense sur fond d’innovations scientifiques. Jurassic Park en est certainement l’un des exemples les plus connus…

Je vous invite à plonger dans cet univers très particulier, qu’il gère avec une aisance et une décontraction confondantes! La Variété Andromède, Turbulences, La Proie, Next, Pirates sont autant d’oeuvres captivantes dans lesquelles il use d’une prose faussement simpliste pour nous plonger dans des aventures captivantes! Mais si Michael Crichton est célèbre, John Lange l’es beaucoup moins… Et pour cause, il s’agit de son pseudonyme utilisé lorsqu’il était encore étudiant, du temps où il écrivait des romans afin de financer ses études! Récemment ont été publiés Agent trouble et La dernière Tombe, le premier étant un sympathique pastiche d’espionnage, et le second un roman d’aventures piochant dans les anciennes recettes!

Quand le professeur Barnaby déchiffre un très ancien message égyptien, il découvre qu’il dévoile l’emplacement d’une tombe de pharaon jusque-là inexplorée! Pensant aux incroyables richesses qu’elle renferme certainement, il va mettre sur pied une expédition dans le désert égyptien afin de découvrir ce fabuleux trésor! Comme d’habitude dans ses bouquins, Crichton va insister sur le caractère réaliste de cette expédition, et sur les aléas tant climatiques que logistiques d’une telle aventure: il va mettre en avant les longs moments de recherche et de doutes de l’équipe, qui va passer beaucoup de temps à effectuer des fouilles sans directement tomber sur la fameuse tombe. Dans un film, les fouilles ne se passeraient pas de la même manière, et les personnages trouveraient très rapidement leur bonheur! Ici, dans un souci de réalisme, il va montrer comment il est difficile de trouver cette aiguille égyptienne dans cette meule de foin désertique… Cela permet de mettre en avant la psychologie des personnages, qui vont chacun gérer à leur manière ces travaux exténuants!

Si on sent une certaine naïveté dans l’écriture des personnages, qui obéissent à certains clichés, toute l’atmosphère aventureuse fonctionne vraiment bien, et on plonge avec eux en plein désert, désireux de trouver les premiers indices indiquant l’existence de cette tombe perdue! On sent le soleil qui cogne perpétuellement, le sable s’insinuant partout, l’immensité désertique dans laquelle leur bivouac semble si minuscule… Michael Crichton nous convie à une aventure pulp qui se dévore rapidement, et qui n’en oublie pas une certaine romance ni un certain humour bienvenus! La dernière Tombe est une sorte de classique dans lequel on a envie de s’immerger, et qui a en plus le mérite de nous apprendre 2-3 choses sur l’Egypte Ancienne, l’auteur ayant forcément effectué de nombreuses recherches sur le sujet. Avec ce bouquin, on pourrait le comparer au Portugais José Rodrigues Dos Santos, qui lui aussi est un adepte du travail d’archivage et de documentation, comme en atteste tous ses romans (Codex 632 – le Secret de Christophe Colomb au hasard).

Et comme une aventure à la Indiana Jones ne serait pas intéressante sans quelques péripéties, il part du principe que Barnaby et son équipe vont tenter de voler les trésors plutôt que de faire des fouilles officielles! Du coup, la mise en place de l’expédition est encore plus complexe, car le gouvernement égyptien surveille de près les travaux… Ca rejoint en quelque sorte son bouquin Un Train d’Or pour la Crimée, qui lui aussi mettait en scène un vol audacieux! Du coup, le suspense est encore plus prenant, et on espère malgré tout que Barnaby, Pierce et les autres parviennent à réussir ce coup de maître!

Avant de signer ses oeuvres de son vrai nom, Michael Crichton n’en avait pas moins de talent finalement, et ce bouquin datant de 1968 s’avère prenant!

 

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