Wisdom 1 : Rudiments de Sagesse (2007)

(Critique datant de 2011, sur mon ancien blog Salem Center ^^)

Créé par le génial Warren Ellis, le personnage de Pete Wisdom apparaît pour la première fois en 1995 dans les pages d’Excalibur, déclinaison britannique des X-Men. On ne peut pas dire qu’il soit un personnage au capital sympathie immédiat, mais son cynisme et son humour british en font un héros très particulier dans le monde Marvel. Il n’est pas sans rappeler X-51 du groupe Nextwave, avec ce côté imperturbable et distant mâtiné d’un humour à froid bien senti.


12 ans après ses débuts dans l’univers Marvel, Pete a enfin droit à sa mini-série qui va le plonger dans des tourments tout ce qu’il y a de plus britanniques, puisqu’il va être confronté à des fées dissidentes, à un dragon maléfique, à une horde de Jack l’Eventreur, à des tripodes tout droit sortis de La Guerre des Mondes… Son affectation au MI-13, cellule travaillant en parallèle du MI-6, est loin d’être de tout repos!
Il bénéficie d’une force de frappe considérable puisqu’il est à la tête d’un groupe solide composé de personnalités bien diverses. Il y a là Tink, une fée échappée de la dimension d’AvalonCaptain Midlands, un militaire pur et dur; Maureen Raven, une clairvoyante qui effectue ici sa première mission; et John le Skrull, qui est une copie conforme de John Lennon et qui appartenait au groupe des Skrull Beatles, composé d’un certain Ringo, d’un Paul et d’un autre Peter! Une excellente trouvaille du scénariste Paul Cornell qui s’adonne à un délire bien british! Il est à noter que Cornell est réputé pur son travail sur Dr Who, dont il a écrit des épisodes télé et des nouvelles.

Wisdom est un récit qui avance avec classe et dynamisme, le groupe du MI 13 étant assez hétéroclite pour offrir des situations bien fantaisistes et décalées. J’adore particulièrement le John Lennon qui s’en va-t-en guerre et qui parle de paix et d’amour comme l’original! Les interactions entre les différents protagonistes offrent des moments bien barrés que ne renierait pas Warren Ellis! Un petit exemple avec les recommandations de Wisdom juste avant d’intervenir dans le royaume d’Avalon: « Si vous rencontrez le roi Arthur: ne l’attaquez pas. Ne lui demandez pas son aide, ne rejoignez pas la table ronde. Ne mangez rien. Ne retirez rien de quoi que ce soit. N’épousez rien. » Juste derrière lui, un dessin avec un gâteau barré, et un autre avec une épée dans un rocher, barrée elle aussi…

Brillant, coloré, inventif, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cette série en 6 épisodes menée de main de maître par un scénariste de talent, aidé par les dessinateurs Trevor Hairsine et Manuel Garcia qui complètent efficacement le tableau. Le design est vraiment beau (certaines planches font penser à du Preacher), et les récits sont captivants. Wisdom est une grande réussite dans le genre récit malin et rusé, et vient encore enrichir une collection Max qui décidément enchaîne les perles (PunisherAlias…). Paul Cornell est encore un auteur à suivre…

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Le clip de la semaine : Higher – GusGus feat. Vök

Ca nous rajeunit pas de se refaire un p’tit GusGus, puisque le groupe islandais a fait ses débuts en 1995 du côté de Reykjavik! Débuté comme un collectif artistique, il s’est rapidement imposé comme un nom important sur la scène electro, nous livrant une dizaine d’albums durant 3 décennies. Leurs sonorités éthérées et planantes possèdent un côté hypnotisant très agréable, et leur association avec le groupe Vök, également originaire de Reykjavik, s’avère relativement savoureux avec ce titre Higher!

Pour parachever l’atmosphère étrange, les metteurs en scène Arni & Kinski nous livrent un clip qui renvoie subtilement à un certain The Wall !

 

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Beyond : two Souls (2013)

Cela fait maintenant 23 ans que le studio français Quantic Dream poursuit ses innovations en matière vidéoludique, et durant cette période, il nous a livré 5 titres ayant permis d’affiner leur mode de jeu très scripté. En 1999, ils nous livrent The Nomad Soul sur la préhistorique Dreamcast, avec rien moins que David Bowie pour composer la BO! En 2005, c’est au tour de Fahrenheit d’émerger sur Playsation 2, et si l’on sent clairement l’originalité de leur système de jeu, certaines parties restent franchement compliquées, notamment avec les répétitions à effectuer sur les boutons… Et l’atmosphère est sacrément dépressive, ça ne m’a pas assez emballé pour que je le poursuive. Constat similaire pour Heavy Rain (sur PS3), qui va encore développer le système de jeu avec les séquences dans lesquelles il faut effectuer des combinaisons de touches, et franchement il y a des moments où ça donne envie de jeter la manette… Là encore, on a un récit très glauque avec kidnapping d’enfant et dépression, une thématique qui s’avère très prégnante dans l’ensemble des titres du développeur. Le début est franchement bon, mais l’aspect répétitif et torturé de ce jeu fait qu’on n’accroche pas vraiment aux personnages, même si certaines séquences sont là encore originales.

Je vous ai en revanche déjà dit tout le bien que je pense de l’excellent Detroit : Become Human sorti en 2018, et le tour d’horizon se complète donc avec ce Beyond : Two Souls sorti 5 ans avant. Si on sent clairement une nette filiation avec l’ensemble des jeux signés Quantic Dream, il y a en revanche une spécificité étonnante dans le gameplay, qui va s’avérer sacrément addictive! Mais avant de tout vous révéler, il va falloir que je vous raconte un peu ce qui se passe dans ce jeu aux tonalités sombres, bien évidemment! On va suivre les aventures hors du commun de Jodie Holmes, une jeune fille que l’on va suivre jusqu’à l’âge adulte, et qui a une particularité unique : elle est habitée par une entité immatérielle qui lui vient en aide lorsqu’elle en a besoin, et elle va peu à peu affiner ce lien avec elle. Elle nommera cet être Aiden (Une référence à Hidden? Avec ce terme signifiant « caché » également?), et on va donc assister à différentes périodes clé de l’existence de Jodie et de son hôte.

La particularité du gameplay que j’évoquais auparavant, c’est cette dualité du binôme Jodie-Aiden. En effet, on va incarner le personnage de Jodie, mais on pourra très souvent switcher sur l’entité Aiden, ce qui va donner lieu à des séquences très ludiques. Par exemple, lorsque Jodie adulte a pour mission de trouver des documents secrets dans une demeure, elle peut laisser le contrôle à Aiden qui va pouvoir circuler librement dans les lieux, lui qui part du corps de Jodie pour flotter comme il le souhaite. Il peut passer à travers les portes, les murs, les sols et les plafonds, en devant respecter une certaine distance vis-à-vis de Jodie. Le fait de pouvoir passer d’un personnage à l’autre est vraiment original, et apporte une expérience de jeu très innovante et réellement captivante! Aiden peut influer sur les objets et sur les gens, et il est insaisissable! Face à des ennemis, il peut donc leur jeter des objets dessus, ou choisir de les étrangler, ou encore de prendre possession de leurs corps! Il y a donc de quoi s’amuser avec ces différentes possibilités, et on va vraiment s’éclater au fil des chapitres!

Le seul, mais grand bémol de ce jeu, c’est sa construction déstructurée : dans sa version normale, le jeu se joue par chapitres plus ou moins longs, qui ne sont pas présentés dans l’ordre chronologique. On va donc suivre une Jodie adulte lors d’une mission pour la CIA, puis soudainement retrouver une Jodie enfant effectuant ses premiers tests à la DPA (département des activités paranormales), avant de la retrouver adulte en fuite, puis à nouveau enfant lorsqu’elle est invitée à un anniversaire… Le scénario se la joue fracturé, mais au final, je trouve que ça dessert nettement l’immersion… Alors si vous tentez ce jeu sur PS4, je vous invite à prendre la version remixée, qui replace les chapitres dans l’ordre chronologique!

Mis à part ce (gros) détail, Beyond : Two Souls s’avère être un jeu très immersif qui va en plus se permettre de faire jaillir de vraies émotions. On sent ici la filiation avec Detroit: Become Human, dans ce respect sans faille des personnages et de ce qu’ils traversent. David Cage, le scénariste-réalisateur à l’origine de tous les jeux de Quantic Dream, n’a pas son pareil pour plonger dans la psyché humaine, et il fait rejaillir à travers ses personnages ses propres doutes et ses propres failles. Il y a une humanité impressionnante dans ce titre, avec des passages que l’on ne penserait jamais voir dans un jeu (comme l’épisode en compagnie des SDF), mais après tout, Cage commence à nous y habituer, puisqu’on pouvait par exemple nourrir un bébé dans Heavy Rain, ou faire le ménage dans Detroit : Become Human! Les personnages rencontrés vont tous avoir un impact sur Jodie, et la relation qui l’unit au professeur Nathan Dawkins est très touchante. Ce médecin de la DPA va être chargé de comprendre le fonctionnement du pouvoir de Jodie, et de l’aider à développer ses capacités.

Niveau casting, on a droit à du très bon, avec Ellen/Elliot Page dans le rôle de Jodie, et Willem Dafoe dans celui de Dawkins. Ca fait franchement plaisir de les retrouver dans ce titre, surtout que je ne le savais pas, la surprise a donc été d’autant plus agréable! Ils apportent beaucoup d’émotions à leurs personnages, et Elliot Page (qui était à l’époque une femme) est parvenu à conférer beaucoup de sensibilité à Jodie. On va la suivre dans des missions bien périlleuses, notamment une dont elle aura du mal à se remettre, et qui s’avère franchement déchirante. Le scénario est tout aussi bien ficelé qu’un film, et en fait, avec ce jeu, on est réellement à la frontière entre le cinéma et le jeu vidéo. C’est d’ailleurs un des reproches qui aura été fait à ce titre, car il est vrai que les choix possibles sont limités (ce qui ne sera plus le cas de Detroit : Become Human), mais je trouve que l’alliance entre action et émotion est telle, que l’on ne peut qu’adhérer à cette proposition hors norme!

Ce jeu avait été crée pour la PS3, et son portage sur PS4 s’est fait avec des améliorations graphiques, pour nous amener dans des environnements encore plus riches! On a droit à une gamme très variée de décors, en passant du sable du désert à des immensités glacées, et à chaque fois on est happé par la beauté picturale. Et la perfection des designs des visages est également très impressionnante! On va évoluer avec un grand plaisir (mêlé de stress quand même!) dans divers environnements, en suivant Jodie pour qu’elle survive à ces expériences! Beyond : Two Souls va explorer le lien entre Jodie et le mystérieux Aiden à travers différentes temporalités et différents lieux, et va nous amener à nous poser des questions sur ce qu’il y a après la mort. Encore une fois chez Quantic Dream, l’aspect ludique est couplé avec de vraies questionnements existentiels, et ça fait vraiment plaisir d’avoir un jeu avec ce niveau de maturité! Donc si vous ne savez pas à quoi jouer sur PS4, pensez Detroit et Beyond! 😉

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Les news de la semaine : Spider-Man : Ω sweet Ω

Le jeu sur les possibles titres du prochain opus de Spider-Man n’aura pas duré très longtemps, puisque le titre officiel a été dévoilé dans la foulée des blagounettes du trio de potes de la saga, à savoir Peter Parker, son pote Ned Leeds et MJ. On a donc eu du Phone Home (référence évidente à E.T.!), du Home Slice et du Home-Wrecker, avant de finalement se décider pour un vrai Spider-Man : No Way Home. On conservera l’idée de la casa tout au long de la trilogie, avec une signification bien plus dramatique dans ce prochain volet, puisque après que son identité secrète ait été révélée, ce bon vieux Spidey devrait avoir du monde à ses trousses, tant du côté des bad guys que de la loi… Un chemin semé d’embûches pour Peter, et on est bien curieux de voir comment il va se sortir de ce très mauvais pas! On en saura plus le 15 décembre 2021! (ou en 2022, ou 2023, faut pas être trop rigide sur la date hein!) Et allez, une petite photo sympa de ce prochain Marvel awes’Home!

 

Si sa parenthèse du Bon Apôtre ne m’avait pas franchement emballée, je considère toujours Gareth Evans comme l’un des plus grands metteurs en scène, lui qui est parvenu à sublimer le film d’action avec The Raid et The Raid 2, et qui a même réussi à balancer un sacré uppercut en mode sériel avec Gangs of London! Et comme il aime décidément vraiment bien les infiltrations et les gangs, il va poursuivre dans cette veine qu’il maîtrise parfaitement avec Havoc, qui mettra en scène Tom Hardy dans un rôle qu’on imagine sacrément musclé et burné. Hardy devra infiltrer un réseau d’individus peu recommandables afin de sauver la vie du fils d’un homme politique. Un point de départ tout ce qu’il y a de plus simple, mais tout le talent d’Evans va être de faire de ce postulat une apothéose de violence, et on lui fait évidemment totalement confiance pour ça! Havoc sera une production Netflix, et n’a évidemment pas encore de date de sortie, mais je vous en reparle dès qu’il y a du neuf!

 

Maintenant que WandaVision arrive (enfin!!!) à  son terme, Le Faucon et le Soldat de l’Hiver débarquera rapidement (dès le 19 mars) pour lui succéder, et il faudra patienter un tout petit peu pour que Loki prenne ensuite le relais. On a en effet appris que la série dédiée au Dieu de la Malice débutera le 11 juin, et les mésaventures de cette version du personnage devraient s’avérer bien savoureuses, puisque Tom Hiddleston est toujours de la partie!

 

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Opération Condor (Jackie Chan, 1991)

6 ans après le très bon Mister Dynamite, Jackie Chan persiste et signe dans la veine Indiana Jones avec Opération Condor, séquelle centrée sur l’aventurier surnommé le Condor, toujours à la recherche d’artefacts précieux à travers le monde. Cette fois-ci, l’artiste martial ne se blessera pas aussi brutalement que lors du premier film (même s’il s’est cassé le sternum lors du scène), et Opération Condor n’aura pas eu besoin d’être mis en pause durant 6 mois. Chan retrouve le scénariste Edward Tang, qui officiait déjà sur le premier volet avec 4 autres personnes. Cette fois-ci, Tang et Chan gèrent à eux seuls le script de ce nouveau film d’aventures, qui va mêler humour et action dans la pure tradition hong-kongaise, mais avec des véléités internationales encore plus affirmées que pour Mister Dynamite. Il faut dire que Big Brother, sa précédente réalisation, a été un échec cuisant, et Chan était dans l’obligation de retrouver rapidement le succès. Le choix d’une suite à Mister Dynamite s’imposait donc logiquement, et Opération Condor sera un petit succès, qui engrangera 24 millions de dollars dans le monde pour un budget de 15 millions.

Jackie Chan (car son personnage dans le film s’appelle aussi Jackie Chan, c’est pratique!) est mandaté par les Nations Unies pour trouver une base secrète militaire allemande de la Seconde Guerre Mondiale, afin de mettre la main sur de l’or dérobé par les Nazis. La filiation avec Indiana Jones est encore plus directe que le premier opus avec ce pan de l’histoire allemande lui aussi traité par Spielberg 2 ans auparavant dans Indiana Jones et la dernière Croisade. Jackie est quant à lui accompagné par 2, puis 3 charmantes jeunes femmes dans son périple, ce qui donnera évidemment quelques situations cocasses dans une veine vaudevillesque, le tout agrémenté de pointes d’action vraiment bien dosées! Si l’humour est souvent lourdingue dans ses films, Mister Dynamite et Opération Condor évitent la trop grande surenchère et parviennent à être finalement très drôles! On évite un rôle secondaire masculin inutile comme c’était le cas dans le premier film, et Opération Condor fonctionne sur une trame plus épurée et finalement plus fluide que Mister Dynamite.

L’écriture des personnages annexes done lieu à quelques trouvailles bien sympathiques, comme le duo de bras cassés qui suit Jackie tout le long du film et qui offre un contrepoint comique bienvenu. Jonathan Isgar et Daniel Mintz sont des sorte de Dupond et Dupont encore plus gaffeurs que leurs homologues, et la VF avec leurs accents du Maghreb surjoué s’avère bien fun ^^ Jonathan Isgar est un adepte des films d’arts martiaux, puisqu’il a joué dans de nombreuses oeuvres aux doux noms de Ninja and the Warriors of Fire, Ninja : American Warrior, Ninja Phantom Heroes, Ninja Death Squad (ses 4 premiers films, tous chez ce bon vieux Godfrey Ho ^^), mais on le verra également dans Une Balle dans la Tête de John Woo ou Il était une Fois en Chine, à chaque fois dans des rôles assez furtifs. Mintz a quant à lui disparu de la circulation, n’étant ensuite apparu plus que dans un film après ce Opération Condor.

Les actrices principales, Carol « Do Do » Cheng, Eva Kobo et Shôko Ikeda n’ont pas eu une carrière fulgurante non plus, mais permettaient de créer des situations comiques réussies avec Jackie. Une des scènes les plus drôles se permet même des allusions sexuelles plus qu’évidentes, ce qui est assez surprenant dans un film aussi grand public que celui-ci, et surtout pour du Jackie Chan! ^^ Mais l’effet est franchement fun^^ Mais ce qui ressort bien évidemment avant tout de ce film, c’est la folie des combats et des cascades, Chan ayant une fois encore donné de sa personne pour créer des séquences vraiment impressionnantes! L’intro sur une île du Pacifique, où Jackie va chercher quelques émeraudes (qui lui sont offertes par les autochtones!), avec des combats bien rythmés et surtout une chute vertigineuse en ballule (vous savez, ces grosses balles en forme de bulles, appelées aussi zorb ^^) du haut d’une colline. La ballule du film a été spécialement conçue par l’architecte français Gilles Ebersolt, et Jackie Chan semble s’être vraiment beaucoup amusé avec! La poursuite à moto et voitures est excellente, avec tiens, Rémy Julienne comme coordinateur des cascades sur route, et avec ses fils Dominique Julienne et Michel Julienne notamment en tant que pilotes 😉 Michel Julienne était auparavant responsable des cascades automobiles sur la partie tournée en France dans Mister Dynamite, et ça fait plaisir de voir que le savoir-faire de cette famille leur a permis de briller à l’international!

On sent un souffle épique encore plus prononcé que dans l’opus précédent, et la visite de sites exotiques s’avère très dépaysante. Le tournage s’est principalement déroulé en Espagne et au Maroc, et Jackie n’a rien à envier aux ballades de ce bon vieux James Bond! Les décors orientaux donnent un vrai cachet au film, avec notamment toute la partie dans le désert du Sahara! La fin dans le repaire secret allemand, avec cette scène mémorable dans la soufflerie, est un must qui va même rendre hommage à Buster Keaton! Jackie et ses ennemis se retrouvent dans une immense salle où des manettes actionnent des souffleries opposées, et le combat dans cet environnement est d’une très belle originalité! Et on sera bien entendu encore une fois bluffé par l’aisance de mouvements de Jackie Chan, qui défie les lois de la gravité avec une aisance confondante! Rien que la courte scène où il enjambe un portail en 2 coups de pieds opposés, ça force le respect!!! Chan est unique, et il a développé un sous-genre de film d’arts martiaux à lui tout seul, et son influence sur le 7ème art est indéniable! On passera sur Chinese Zodiac, ultime volet de cette trilogie réalisé en 2012, et qui ne rend clairement pas hommage aux excellents Mister Dynamite et Opération Condor!

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