Deadpool Corps: Le Club des Cinq

Deadpool s’empare peu à peu des kiosques et des librairies, puisqu’après le 100% consacré à la saga Wade Wilson’s War et le bimestriel à son doux patronyme, voilà que débarque ce 18 mai le Deadpool Corps! Et nous n’en sommes encore qu’à la pointe de l’iceberg… 😉

 

Edité dans la gamme 100 %, ce volume rassemble les 5 numéros de Prelude to Deadpool Corps, qui seront suivis par la série Deadpool Corps composée de 12 numéros. On devrait donc avoir le tout en 3 100%!

Le principe de cette série est de rassembler un groupe de « héros » chargé de contrer une menace pour le multivers, et la bonne idée d’un Gardien est de composer une équipe de doubles alternatifs de Deadpool! C’est ainsi qu’aux côtés de Wade Wilson, nous trouverons Wanda Wilson alias Lady Deadpool, un Deadpool gamin, le chien invulnérable Deadpool, ainsi que la tête du Deadpool de l’Univers Zombie! Si sur le papier, ces déclinaisons peuvent faire peur, le résultat est finalement excellent!

Le romancier Victor Gischler m’avait déjà très agréablement surpris avec le volume 17 des aventures Max du Punisher, le génial Bienvenue dans le Bayou à l’ambiance moite et déjantée! Il s’approprie cette fois-ci le personnage complexe de Deadpool et propose un récit drôle et bourré d’action, où l’on va découvrir les origines de chaque membre du futur Corps. La bonne idée sur ces 5 numéros du Prelude est de confier le dessin de chaque chapitre à un autre artiste, créant ainsi des ambiances différentes posant les bases d’une série psychologiquement instable! Sous le commandement de Gischler se succèdent donc Rob Liefeld (le co-créateur de Deadpool, avec Fabian Nicieza!), Whilce Portacio, Philip Bond, Paco Medina (qui a relancé la série régulière de Wade avec Daniel Way, actuellement en kiosques), et Kyle Baker

La découverte d’univers alternatifs est toujours un régal (on se souvient de l’excellent Zombieverse, même si les derniers numéros s’avèrent très poussifs), et c’est carrément 3 univers que nous découvrons ici (la tête du Deadpool zombie est dans notre monde depuis un moment). Nous découvrons donc Lady Deadpool aux prises avec General America, la jeunesse difficile d’un Deadpool gamin qui déteste l’école de Xavier et qui se met tous les mômes mutants à dos, ainsi que l’expérience douloureuse d’un chien Deadpool aux mains de scientifiques peu scrupuleux. Le tout est emballé avec une sévère dose d’humour résolument absurde et des ambiances bien décalées!

Le Club des Cinq est une mise en bouche savoureuse pour la maxi-série à venir, et autant dire que j’attends avec impatience de voir tous ces Deadpool lutter pour sauver l’univers!!!

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Deadpool 2

Sorti hier en kiosques, le second numéro du bimestriel consacré au Merc with a Mouth propose les deux 1ères parties (sur 4) de l’arc Tu veux être mon Ami? , où Deadpool décide de s’engager… chez les X-Men! Après ses actes de piraterie du 1er numéro, espérons que l’humour et l’action décollent enfin…

Ce numéro ressemble finalement à la psyché de Wade, qui peut passer d’une extrême à l’autre, de psychopathe à héros. Le premier épisode est probablement l’un des pires que j’ai pu lire, et le second s’avère de très bonne facture! L’épisode 15 n’est qu’une introduction poussive à cet arc, où Deadpool est en proie à des hallucinations auditives et visuelles qui vont le pousser de manière tordue à lui faire croire que son destin est de s’engager chez les X-Men. Daniel Way passe donc la moitié de l’épisode dans les rêveries de Wade, ce qui ne mène pas à grand-chose et manque cruellement d’humour; la seconde moitié, il la passe à ridiculiser le personnage comme jamais, et ce qu’il pense drôle tombe complètement à plat. Autant dire que ça n’augurait rien de bon pour la suite, Way étant parvenu à atteindre des fonds abyssaux…

Dans l’épisode 16, il se passe ENFIN quelque chose!!! Wade se rend sur Utopia pour proposer sa candidature, qui se voit « gentiment » refusée par Cyclope. Mais est-ce très judicieux de dire non à Deadpool? Sur cet argument de départ, Way semble retrouver son imagination, et même si l’épisode n’est pas inoubliable, il est déjà plus proche de l’humour habituel et de la Wade attitude! Les retrouvailles avec une ancienne « amie » sont savoureuses, et les délires totalement absurdes du mercenaire fonctionnent bien. Le dessin de Paco Medina est lui toujours aussi bon, et dynamise bien l’ensemble. On ne s’emballe pas hein, mais il semblerait que Way soit à nouveau sur la bonne voie! Réponse en juillet!

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Le clip de la semaine: Spin (Jamin Winans, 2005)

Encore un court métrage cette semaine avec Spin, une pure tuerie signée Jamin Winans! Ce metteur en scène américain pas encore très connu a réalisé Ink en 2009, son second long métrage. Si l’aspect visuel est toujours aussi travaillé, ma préférence va largement à cette petite perle d’humour et de technique qu’est Spin, avec un sens visuel et sonore tout simplement démentiel!!! Régalez-vous!!!

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Vierge de Cuir (Joe R. Lansdale, 2007)


Lorsque Cason Statler revient à Camp Rapture, sa ville natale, il commence à bosser pour le journal local et ne tarde pas à tomber sur une affaire de disparition récente. Intrigué, il se met à enquêter, autant par véritable intérêt que pour échapper aux chroniques ronflantes qu’il doit torcher en général. Statler va mettre le doigt sur une affaire bien plus complexe qu’il y paraît, et la boîte de Pandore risque bien de lui exploser à la face…

En plaçant l’action de ce bouquin dans le fin fond du Texas, Joe R. Lansdale poursuit son exploration humaine à travers des personnages bien trempés comme il a l’habitude d’en décrire, et si l’on est familier des Marécages, de Sur la Ligne noire et des aventures d’Hap Collins et Leonard Pine, on se retrouve en territoire connu dans lequel il est diablement bon de retourner! L’atmosphère typique des petites villes, le langage fleuri de la campagne, les problèmes raciaux d’une autre époque… Vierge de Cuir développe une nouvelle intrigue dans ce terreau si fertile de l’Amérique profonde, en confrontant ce journaliste à une histoire bien tordue dont l’auteur a le secret!

Cason Statler revient d’Irak et a envie de se ressourcer chez lui, histoire de lier le passé et le présent et de faire un peu le ménage dans sa vie. Autour de lui vont graviter des personnages divers: Booger, l’ancien compagnon d’armes à moitié (ou entièrement) givré; Gabby, l’ex dont il est toujours accro; Jimmy, le frangin à qui tout réussit, parfait opposé de Cason; Jazzy, la petite voisine qui crèche dans l’arbre à côté; et de multiples personnages secondaires auxquels Lansdale accorde un réel intérêt, et qui ne sont pas de simples faire-valoir.

Le style Lansdale est unique, et constitue le premier intérêt de ses livres. Sa manière de décrire l’action, de planter un personnage en quelques mots bien imagés, et son talent de conteur en font un auteur incontournable. Sa description de Mme Timpson est un régal: « Ses cheveux étaient trop roux sur les côtés et trop roses sur ses plaques de calvitie naissante. Ses lèvres étaient deux betteraves desséchées et de profonds sillons plâtrés de mauvais fond de teint, comme du sable jeté à la gueule du Sphinx, érodaient son visage. Ses seins reposaient confortablement sur ses genoux; on aurait dit qu’ils venaient de mourir et qu’elle n’avait pas encore trouvé le temps de s’en débarasser. Elle devait avoir entre quatre-vingts ans et l’âge de la découverte du feu par l’homme des cavernes.  »
Lansdale manie un humour qui ne s’embarasse de préjugés, et vous vous retrouvez soudain pris d’un fou-rire alors qu’il ne décrit rien de si spécial! Son ton très libre et sa propension à chercher des histoires troubles pour les faire remonter à la surface sont des éléments constitutifs de l’addiction que provoquent ses bouquins. Même si le schéma narratif coïncie parfois avec un bouquin précédent, les particularités apportées aux situations et aux personnages achèvent de convaincre le lecteur. Lansdale est un esprit vif et drôle qui s’amuse à faire ressortir le pire de la race humaine, de le saupoudrer d’une bonne dose d’humour et d’une grosse part de violence, et on se retrouve plongé dans un excellent récit duquel on a du mal à décrocher.

Vous n’imaginez pas tous les secrets qu’il a pu cacher dans cette petite ville de Camp Rapture, mais allez y faire un tour, vous ne serez pas déçus!

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Les news de la semaine: du saaaaaang!!!

Une petite semaine dédiée au cinéma horrifique, avec l’annonce de projets et des précisions sur des développements en cours, avec projections sanguinolentes et hurlements nocturnes de rigueur! Si après ça vous oubliez encore de fermer votre chambre à double-tour et de filer des stéroïdes à votre Mastiff, je ne sais plus quoi faire…

On débute par la WWE, qui sous l’égide de son pôle cinéma  WWE Studios, va se lancer dans la production d’un second film d’horreur, 5 ans après l’imparfait See no Evil dans lequel Kane promenait sa carcasse gigantesque! Cette fois-ci, un gang va prendre en otage un couple et l’emmener dans une vieille bâtisse perdue au milieu de nulle part. Mais c’est sans compter sur un tueur en série rôdant lui aussi dans les parages… On reprend le scénario de See no Evil et on tente de l’améliorer? Peut-être… On peut toujours espérer un B movie sympathique… Mais on risque d’avoir bien plus, puisque c’est nul autre que Ryuhei Kitamura qui va assurer la mise en scène!!! Le réal de l’excellent Midnight Meat Train devrait laisser place à un gore bien déviant et original! Espérons juste qu’il ne choisisse pas le Big Show pour le rôle principal, la bande-annonce de Knucklehead m’oblige encore à mettre quotidiennement des gouttes dans les yeux!

Les livres d’Histoire ne racontent pas forcément la vérité, le saviez-vous? Rien de révisionniste ici, mais Timur Bekmambetov (encore un déjanté du cinéma comme Kitamura!) va réaliser un biopic ayant pour volonté de rétablir la vérité sur l’existence du Président Lincoln. Abraham Lincoln: Vampire Hunter montrera le quotidien de l’homme qui, tout en dirigeant une nation, lutta contre la vermine vampire. Le résultat sera-t-il plus proche du JFK d’Oliver Stone, ou du Nixon de… Oliver Stone!,  ou de W., l’improbable Président de… Oliver Stone!!! Bon, finalement ce sera peut-être légèrement différent… 1ère photo officielle du film!

Les producteurs du sympathique Piranha d’Alexandre Aja n’ont pas tardé à lancer la machine pour un second opus, et le casting grandit de jour en jour. Si l’on savait déjà que Christopher Lloyd et Ving Rhames rempileraient, et que Paul Scheer serait également de la partie, un nouveau nom vient d’être dévoilé et méritait bien une news: David Hasselhoff, YEAAAH!!! Il faut dire qu’il a déjà la connaissance du terrain, et l’habitude de gérer des situations de crise avec des donzelles qui courent dans tous les sens! Hasselhoff is The Man, et les carnivores marins vont en prendre pour leur grade!!!

Les mercenaires aiment le sang, c’est bien connu. Et dans Looper, ils apprécieront également les voyages dans le temps, puisque le tueur Joseph Gordon-Levitt s’en ira voir à quoi il ressemblera dans 30 ans. Et il aura la gueule de John McLane, ce qui est pas si mal au final! Sauf que dans le futur, McLane devra être exécuté! C’est Rian Johnson (Brick) qui mettra en scène cette histoire plutôt prometteuse!

Les livres d’Histoire… Tout le monde sait bien que les Nazis se sont réfugiés sur la Lune après la seconde guerre mondiale, et ils préparent actuellement l’invasion de la Terre. La purification ethnique aura bien lieu l’an prochain, puisque Iron Sky devrait être bientôt prêt pour l’exploitation!  Cette co-production finlandaise, allemande, canadienne et australienne, financée en partie par des fonds récoltés sur le net, sera un mélange d’humour et d’action dont on ne peut douter qu’il sera très original! Et hop, une bande-annonce pour vous donner envie!

Sources: IMDb, DVDRama

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