Le clip de la semaine : Derezzed (Daft Punk, 2010)

Cette semaine, je vous propose un clip en rapport avec mon actualité cinématographique, puisqu’il s’agit du morceau Derezzed tout droit sorti de la sublime BO de l’excellent Tron: l’Héritage signé Joseph Kosinski. Le film baigne dans une atmosphère futuriste où survivent des relents nostalgiques, et la musique de Daft Punk participe amplement à ce mélange des genres. Derezzed propose un son electro bien trituré sur des images qui devraient vous donner envie de plonger dans cet univers étonnant!

 

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Tron – l’Héritage (Joseph Kosinski, 2010)

Actuellement 22ème au classement des 50 meilleurs films de l’année du Palmarès interblogs du Cinéma, Tron l’Héritage est une découverte véritablement surprenante! La richesse du film va au-delà du simple blockbuster futuriste, et on se retrouve immergé dans un univers complexe et d’une cohérence rare, dans laquelle le jeune Sam Flynn va devoir évoluer afin de sauver sa vie.

 

Tron l’Héritage est la suite, 28 ans après, du Tron originel qui était révolutionnaire pour l’époque, mais que je n’ai pas réussi à voir plus de 5 minutes! Il est clairement ancré dans les 80’s, et ça pique les yeux! Mais la réussite formelle et narrative de ce nouvel opus me donne bien envie de retenter l’aventure… Cette seconde plongée dans le monde virtuel de Tron est une expérience sensorielle géniale, surtout si la vision se fait en 3D!

La découverte de ce vaste monde s’avère tout simplement captivante, son environnement épuré permettant des innovations techniques vraiment excellentes! Le design des motos, la conception des armures, les combats de disques… L’univers développé par Joseph Kosinski est une réussite totale, passant par une vision d’ensemble extrêmement travaillée et un souci du détail rarement atteint. Qu’il s’agisse de la structure des habitants de cet univers (la beauté de leur mort quand l’un d’eux vole en éclats cristallins!), de l’imagination des concepteurs pour les véhicules dont les modes de fonctionnement sont excellents, ou encore de la découverte progressive de l’étendue de ce monde, tout est fait pour une immersion totale dans cette réalité virtuelle, qui parvient à revêtir un aspect futuriste tout en adoptant des aspects visuels et sonores imprimant à l’atmosphère une nostalgie certaine. La musique tout simplement magnifique des Daft Punk, à la fois moderne et empreinte de sonorités proches de Vangelis achève de créer une ambiance résolument hors du temps!

Garrett Hedlund est vraiment bon dans le rôle de Sam, mais Jeff Bridges l’éclipse forcément dans celui de Kevin Flynn, reprenant son rôle 28 ans après le premier film!Olivia Wilde est excellente dans un rôle complexe où elle manie l’émotion et l’humour avec efficacité!

Tron l’Héritage est une plongée démentielle dans un univers absolument génial et maîtrisé! Un moment de cinéma vraiment captivant!

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La Proie de l’Autostop (Pasquale Festa Campanile, 1977)

Une fois n’est pas coutume, c’est dans la Caverne que j’ai trouvé ce film, et c’est une putain de baffe aller-retour que je me suis pris en pleine face!!! Tout d’abord, il y a la présence de Franco Nero, le mythique Django, qui crève l’écran comme d’habitude! Puis il y a un script complètement tordu tiré d’un bouquin de Peter Kane, The Violence and the Fury, qui égratigne aussi bien le bad guy que les victimes, donnant au film une dimension totalement atypique et captivante! Ensuite, il y a  le bad guy justement, joué par un excellent David Hess qui poursuit ses rôles pervers après La dernière Maison sur la Gauche; et la magnifique Corinne Cléry, qui poursuit ses rôles sensuels après Histoires d’O.

La Proie de l’Autostop surprend par son absence de limites totale. Je m’attendais à un film de kidnapping sympa avec ses passages obligés, mais Pasquale Festa Campanile a complètement dynamité le sujet de départ, offrant un film jusqu’auboutiste et choquant, d’une maîtrise formelle parfaite et bercé par une composition sublime du maître Morricone!

Les situations que vont traverser Walter et Eve Mancini (Nero et Cléry) après avoir pris Adam Konitz (Hess) en stop vont être tendues et explosives, et le pire, c’est que Campanile parvient même à glisser quelques touches d’humour là-dedans! Un travail de dingue, pour un rendu unique fait de violence sèche, de sexualité déviante et de psychologie vraiment barrée! La relation entre Walter et Eve est loin d’être au beau fixe, et va être un élément primordial dans leur lutte contre Adam. Un Adam qui s’avère vraiment sur la corde raide, et dont les tendances psychotiques sont rendues d’autant plus dangereuses par l’excellent jeu d’acteur de David Hess, qui se permet même de le rendre (rarement quand même) presque sympathique!

Mais ce film parvient à s’éloigner des bandes voyeuristes à La dernière Maison sur la Gauche justement, et son côté malsain est justifié par les personnalités des protagonistes. Franco Nero est génial en salopard traitant sa femme comme de la merde, Corinne Cléry subit son mari avec une résignation qui risque de la faire exploser, et David Hess est le psychopathe qui va encore envenimer leurs problèmes. Mettez 3 personnes border-line dans une voiture, et faites-leur prendre la route. Pas sûr que vous sachiez comment ça va se terminer!

La Proie de l’Autostop convoque le meilleur du cinéma italien des années 70, fait d’anarchie désespérée, de tueries gratuites et de violence extrême. Un décor désolant pour une perle d’une noirceur totale! A découvrir d’urgence!!!

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Les news de la semaine: trèèèèès chargée!

Alors c’est vraiment du lourd cette semaine, avec des news à n’en plus finir! Bon, je vais pas m’emmerder, je vous donne tout ça en vrac, à vous de faire le tri!

 

On débute par une photo du prochain projet d’Abel Ferrara, le réalisateur du cultissime L’Ange de la Vengeance qui a changé à tout jamais le regard que l’on pouvait porter sur les gentilles bonnes soeurs! Cette fois-ci, c’est d’apocalypse qu’il s’agit, puisque 4:44 last Day on Earth, ben tout est dans le titre quoi! Vous reconnaîtrez Willem Dafoe (tout au fond, la nuit, dans le noir donc) qui, comme toute la population mondiale, se prépare à être vaporisé à 4: 44 heure locale. Il aurait pu préciser AM ou PM, c’est pas pratique quand même…

Prachya Pinkaew, c’est le génial réalisateur des hallucinants Ong-Bak, L’Honneur du Dragon et Chocolate, 3 bombes thaï dans ta face hyper efficaces!!! Il était bien temps qu’Hollywood le débauche, c’est donc chose faite avec Elephant White, où un assassin est engagé pour venger la mort de la fille d’un homme d’affaires. Traite des blanches, tatanne dans ta gueule, Kevin « Sebastian Shaw » Bacon, Djimon Hounsou… Ca peut le faire sévère non? Pour en jugez, cliquez!

Petit intermède box-office pour rappeler la bonne marche de Thor et Mjolnir, qui a dépassé les 120 millions de dollars de recettes sur le territoire américain en 2 petites semaines, pour un budget confortable de 150 millions. Sachant qu’il tourne aux alentours de 320 millions au niveau mondial, autant dire que Fury et ses p’tits Avengers semblent promis à un bel avenir, nom de Zeus! Heu… par la barbe d’Odin!!!

Ubisoft est une boîte de jeux vidéos qui cartonne, avec des hits comme Splinter Cell, Ghost Recon ou encore Assassin’s Creed. Eh bien il est grand temps pour eux de se diversifier, en préparant donc les adaptations cinématographiques de ces 3 jeux! Personnellement, ça me plairait bien de voir Sam Fisher en infiltration sur grand écran, mais le jeu vidéo et le cinéma, ça n’est pas la plus grande histoire d’amour que je connaisse… Bon, tant que le projet n’en est qu’au stade du développement, on peut toujours rêver d’une adaptation aboutie…

Bloodsport, Frank Dux, ça vous revient? Eh oui, c’est le retour du Kumite, puisque Philip Noyce a été choisi pour en réaliser le remake. Aucune info sur l’acteur principal pour l’instant, pour remplacer Van Damme qui faisait Ainsi font font font……

Ah oui, j’ai pas pu résister: vous savez que Spider-Man avait fait l’objet d’une comédie musicale? Eh bien voici un nouveau teaser du spectacle le plus cher mis en scène à Broadway, co-écrit par Bono himself! J’ai même reconnu Hammerhead, la classe!

Franchement, le projet ne me disait vraiment rien, et j’ai simplement jeté un oeil à la bande-annonce sans conviction! Ben putain…

Carrie, le remake! C’est Roberto Aguire-Saccasa, venu à la rescousse de Spider-Man: turn off the Dark, qui est en charge du nouveau script. Il a été scénariste sur la série Big Love et  a travaillé sur quelques comics Marvel. Carrie? Espérons que ce soit mieux que le 2…

On termine dans un registre nettement moins léger, avec la mort de Randy Savage, le célèbre Macho Man de la WWF. Victime d’une crise cardiaque alors qu’il se trouvait au volant, il n’a pas réchappé à ses blessures. Son épouse s’en est sortie. Ils venaient de célébrer leur premier anniversaire de mariage… Randy Savage est une icone du catch américain au même titre qu’Hulk Hogan ou Shawn Michaels. Connu pour son style coloré et excentrique, il était apparu face à Peter Parker dans le premier Spider-Man, lorsque Peter souhaitait gagner de l’argent en affrontant un lutteur… C’était lui! Je vous mets un lien sur un article récent concernant Savage, qui propose également une vidéo de son combat face à Ricky Steamboat lors de Wrestlemania 3. Rest in Peace, OOOOOH YEAAAAAAH!!!

Sources: IMDb, DVDRama, Pure People

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La Chose surgit des Ténèbres (Nathan Juran, 1957)

Après les abominations indescriptibles d’Hiroshima et de Nagasaki, le monde n’est plus le même, et les répercussion humaines, politiques et sociales se reflètent quelques années plus tard dans le cinéma, et plus particulièrement dans le genre horrifique. L’Histoire a prouvé que les avancées technologiques peuvent s’avérer dévastatrices, et les artistes commencent à s’emparer du thème du nucléaire qui deviendra souvent la cause des événements tragiques décrits dans les films. Des Monstres attaquent la Ville (Gordon Douglas, 1954) relate la lutte de l’armée face à des fourmis devenues géantes à cause des radiations nucléaires, et Godzilla (Inoshirô Honda, 1954) est directement issu des deux bombardements américains de 1945. Dans le contexte de la Guerre froide, le Mal se personnifie au cinéma par des monstres géants représentant à la fois une menace extérieure, mettant ainsi en avant la peur de l’autre, mais aussi sa propre responsabilité, ces monstres résultants de la fabrication et de l’utilisation d’armes hautement dangereuses.

Une fois le processus lancé, les films de monstres géants ont envahi les drive-in avec parfois quelques variations, comme dans La Chose surgit des Ténèbres qui fait abstraction du nucléaire, et qui part du postulat de l’effet papillon: l’éruption de volcans dans l’Atlantique provoque la destruction de glaciers dans le Cercle arctique, ce qui aura pour conséquence de libérer une mante religieuse préhistorique, donc géante! Le metteur en scène Nathan Juran va dérouler son récit en se concentrant sur les efforts de l’armée pour découvrir l’origine des destructions de bases avancées au Pôle Nord, puis la lutte contre le monstre!

La Chose surgit des Ténèbres s’inspire du rythme de l’excellent Des Monstres attaquent la Ville, en prenant le temps de définir la menace grâce à un suspense réussi. La mise en scène de Juran nous fait découvrir la bête par touches successives, en nous montrant d’abord les dégâts qu’elle cause. Les visions du monstre deviennent de plus en plus précises, et les réactions des humains d’autant plus radicales. Le Colonel Parkman, le Général Ford, le Docteur Jackson, et son assistante Mademoiselle Blaine vont tenter d’élucider ce mystère, et de mettre hors d’état de nuire cet animal.

La Chose surgit des Ténèbres réunit les ingrédients typiques de ce genre de production, mettant en avant le courage des militaires face à un monstre aux effets spéciaux artisanaux mais ô combien nostalgiques! Tourné dans un très beau noir et blanc, ce film est l’une des grandes réussites de ce genre, et sa naïveté ainsi que ses effets parfois cheap participent justement à l’aura de ces vieilles oeuvres faites avec un véritable amour du genre!  Nathan Juran traite son sujet fantaisiste avec sérieux, et il parvient à rendre très crédible une histoire de mante religieuse géante qui attaque des êtres humains! Et ça, ça mérite le respect!

Respect aussi pour la Caverne des Introuvables, encore une fois!

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