Wrong Turn 5: Bloodlines (Declan O’Brien, 2012)

Et de 5 pour la franchise horrifique initiée en 2003 par Rob Schmidt! Devenu le spécialiste de la saga avec pas moins de 3 opus réalisés, Declan O’Brien fait preuve d’écarts considérables dans la qualité de ses oeuvres… Après un 3ème film inutile et un 4ème excellent, ce 5ème Détour mortel s’avère lamentable…

Comment expliquer le sursaut du 4ème épisode, retraçant les origines de Three Finger et de sa bande et s’avérant être le meilleur opus? Totalement décomplexé, il laissait libre cours à un spectacle gore vraiment réussi tout en donnant de la consistance à ses personnages. Ce Wrong Turn 5: Bloodlines propose tout l’inverse, en présentant une bande de jeunes d’une banalité affligeante, chacun pouvant être interchangeable! Aucun trait de caractère, aucun intérêt pour chaque personnalité, ils n’ont finalement que la consistance de proies pour Three Finger et ses frangins.

Mais au-delà de l’absence de personnages, on peut espérer une force visuelle dans la mise en place des meurtres? Eh ben là encore, pas grand-chose à se mettre sous la dent, car mis à part la scène bien hard et sacrément réussie de la tondeuse à gazon, il n’y a absolument rien à sauver dans ce parfait exemple de DTV tourné à la va-vite pour une consommation immédiate et tout de suite oubliée. Toutes les qualités de mise en scène et d’atmosphère travaillée que l’on trouvait dans Détour mortel 4: Origines sanglantes se sont simplement évaporées, et c’est très difficile de se rendre compte qu’il s’agit du même metteur en scène! Même la caution de Doug Bradley (le célèbre Pinhead de la saga Hellraiser) ne va rien changer au résultat, son personnage ridicule n’apportant rien au film.

Wrong Turn 5: Bloodlines est une vraie purge à l’atmosphère et à la densité inexistantes. Le massacre d’une franchise en quelque sorte… Et le pire, c’est que Three Finger et ses frangins sont juste ridicules dans le film, oubliant d’être inquiétants et flippants… Est-ce qu’on va avoir droit à un Détour mortel 6 après ça??

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Les news de la semaine: Le grand Saut

Impossible d’être passé à côté de cet exploit incroyable réalisé par l’Autrichien Felix Baumgartner le 14 octobre dernier!!! 39000 mètres, à la limite de l’espace…

 

Premier gros succès de la renaissante Hammer, La Dame en noir aura droit à une séquelle! C’est le réalisateur Tom Harper qui est en charge du projet, et s’il est parfaitement inconnu, il a tout de même signé une poignée d’épisodes de Misfits (du temps où la série était regardable). The Woman in black: Angels of Death pourrait être l’occasion pour lui de se faire un nom.  Pour la petite histoire, le film suivra Eve, une infirmière envoyée dans un manoir transformé en asile militaire durant la seconde guerre mondiale. Evidemment, la dame en noir va s’occuper des pensionnaires à sa manière… Le film de John Watkins était une très belle surprise, souhaitons que Tom Harper parvienne à se hisser au même niveau!

 

Grosse annonce au casting de la prochaine série S.H.I.E.L.D., puisque Kevin Feige et Joss Whedon ont annoncé que le premier acteur choisi était Clark Gregg, celui qui incarnait l’agent Coulson dans les films Marvel, et qui a été tué dans Avengers! La mort n’étant jamais un état permanent dans les comics, il est normal que cette règle s’applique à l’univers cinématographique! Des rumeurs circulent sur sa transformation en Vision

 

Un nouveau visuel pour Iron Man 3, qui ne dévoile pas grand-chose, si ce n’est un petit arrangement dans le rouge et or de l’armure…

 

5 nouvelles affiches pour le Django unchained de Quentin Tarantino, qui nous présentent respectivement Jamie Foxx, Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson et Kerry Washington.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Machete aux prises avec Miss San Antonio dans le prochain opus!

 

 

Tom Derrickson, c’est quand le mec derrière le remake du Jour où la Terre s’arrêta… Après cette infamie, est-il possible de lui laisser le bénéfice du doute? La réponse est curieusement oui, au vu de cette bande-annonce très efficace de son nouveau Sinister,  qui voit Ethan Hawke et sa famille aux prises avec de mystérieuses forces, et qui semble promettre un film bien flippant…

Mama, ce n’est pas le biopic consacré à Freddie Mercury, mais une nouvelle tentative de film d’épouvante  espagnol. Si la bande-annonce en dévoile certainement trop (je vous conseille d’arrêter à 1:06, c’est largement suffisant pour se faire une idée), ce film d’Andres Muschietti bénéficie des qualités visuelles incontournables du cinéma ibérique, mais déroule également un récit original baignant dans une atmosphère bien lourde… Le cinéma de genre espagnol n’a pas dit son dernier mot!

Zero dark thirty se pare d’une nouvelle bande-annonce, et ce thriller d’espionnage sur la traque de Ben Laden semble plutôt intense, bénéficiant de la présence de Jessica Chastain et Joel Edgerton sous la caméra de Kathryn Bigelow.

2 affiches pour le remake de Carrie, une pas terrible et l’autre réussie! Et le premier trailer aussi tiens, qui a plutôt de la gueule!

On termine par une bande-annonce bien azimutée, celle du Julia X 3D de P. J. Pettiette, qui va sans doute nous offrir un moment de détente à la The loved Ones! Bon, même si ça ne semble pas aussi abouti visuellement, le carnage de ce rape and revenge semble bien barré, et le réalisateur donne l’impression de manier le gore qui tache et l’humour noir! Ca peut soit donner une daube immonde, soit une très bonne surprise! Wait and see…

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Guerrière (David Wnendt, 2011)

Pour son 3ème film, le cinéaste allemand David Wnendt réalise une oeuvre d’une grande sensibilité, traitant le sujet délicat de l’idéologie nazie perpétuée à travers une jeunesse paumée. Marisa, une jeune femme d’une vingtaine d’années, traîne avec un groupe adepte de la suprématie germanique, qui n’hésite pas à appuyer brutalement ses propos racistes. On assiste à des agressions violentes que le réalisateur filme de manière très crue, n’omettant pas la fierté que trouvent ces jeunes néo-nazis à filmer leurs actes ignobles. David Wnendt nous plonge d’emblée dans un environnement désaxé, ne cherchant pas à minimiser ou a exagérer son propos, qui tient finalement d’une chronique de la haine ordinaire.

Le titre international, Combat girls, risque de prêter à confusion, car Wnendt ne cherche aucun sensationnalisme et brosse le portrait tristement réaliste d’une jeunesse désoeuvrée tentant de se consolider à travers un communautarisme abject. Au début, on ne sait trop dans quelle direction veut nous emmener le metteur en scène, et la subtilité de son propos se dessine ensuite, allant de pair avec une rudesse pourtant traversée par quelques zones d’espoir. En entrecroisant les existences de Marisa, d’une jeune fille de 15 ans nommée Svenja qui commence à côtoyer le même milieu, du jeune étranger Rasul ainsi que de la famille proche des protagonistes, David Wnendt dévoile plusieurs vies faites de tragédies et de morne quotidien, chacun souhaitant échapper à une existence linéaire tout en ayant l’indicible conscience d’y être trop solidement attaché.

Guerrière, c’est aussi la révélation d’une actrice incroyable, Alina Levshin, qui crève l’écran dans ce qui est son 2ème long métrage! Cette jeune Germano-Ukrainienne joue avec une justesse et une conviction viscérale cette Marisa persuadée d’être dans le droit chemin à travers cette croisade raciste, et qui réalise des actes intolérables. Son caractère déterminé et anticonformiste va la mener à des actions violentes, tout en perçant peu à peu cette surface de haine. Marisa va être confrontée à la réalité d’autres personnages, et va devoir les appréhender de manière personnelle.

David Wnendt pose une ambiance grisâtre dans laquelle cette bande de jeunes est convaincue de la responsabilité des étrangers dans leurs échecs, et suit aussi le cheminement hasardeux du jeune Rasul, émigré afghan vivotant dans une banlieue sordide. La rencontre improbable entre Marisa et Rasul va être déterminante dans la fracture de la vision biaisée de la jeune femme sur le monde, et elle va alors tenter d’aider presque malgré elle le jeune garçon à retrouver les siens.

Guerrière est une vraie découverte, démontrant la clairvoyance d’un cinéma allemand traitant encore une fois avec ses propres démons, et ce d’une manière intimiste et réaliste. Si certains passages n’hésitent pas à montrer frontalement la cruauté de ces néo-nazis, David Wnendt cherche aussi à faire découvrir dans quels environnements peuvent se construire un radicalisme aussi primaire. Il explore les cellules familiales défaillantes, faites de silences trop pesants ou d’autorités trop abusives, sans jamais porter de jugements. Wnendt se pose comme un observateur de ces dysfonctionnements menant à des pensées étroites, et on sent constamment dans son film la tristesse de ce constat amer. Loin d’être rébarbatif, cette vision du cinéaste s’avère surtout très prenante, et Guerrière apparaît comme un témoignage très précis d’une jeunesse allemande qui ne s’est pas encore amendée des actes de leurs pères. Guerrière est un film très fort, et la révélation d’une actrice vraiment très talentueuse.

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Le clip de la semaine: Origins Parkour & athletic Facility

Après l’énorme complexe de la Tempest Freerununning Academy ouvert depuis avril 2011 à Los Angeles, une autre salle de jeux bien démente dédiée au Parkour et au Freerun a ouvert ses portes à Vancouver, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça donne envie!!! Enjoy! 😉

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Action Jackson (Craig R. Baxley, 1988)

Joel Silver est probablement l’un des producteurs américains les plus réputés, tant sa filmographie regorge d’actioner mythiques. Il commence en 1979 avec le fameux Les Guerriers de la Nuit de Walter Hill, et va régner sur les années 80 avec 48 Heures, Commando, L’Arme fatale, Predator, Piège de Cristal… Il va continuer sur sa lancée dans les années 90 avec Le dernier Samaritain, Demolition Man, Matrix et bien d’autres… Et il n’est pas prêt de s’arrêter puisqu’il est encore derrière les prochains The Apparition et Du Plomb dans la Tête… Une carrière exemplaire pour un maître de la série B qui a contribué à faire de l’actioner un genre sacré!!!

Situé juste après Predator et juste avant Piège de Cristal, Action Jackson va forcément souffrir de la comparaison avec ces 2 oeuvres mythiques. Il n’en reste pas moins une série B old school bien rythmée, menée avec classe par Carl Weathers, le fameux Apollo Creed de la saga Rocky. Le pré-générique donne directement le ton avec cette scène d’action bien violente et visuellement excellente. Si Craig R. Baxley n’a pas l’aura d’un McTiernan, il parvient pour son premier film à réaliser un policier 80’s entraînant, saupoudré d’une musique signée par le génial duo Herbie Hancock/Michael Kamen!

Action Jackson est un voyage dans le passé, avec son flic aux méthodes peu orthodoxes a la cool attitude, son bad guy aussi cruel que puissant, et une galerie de personnages old school créant des situations où se mêlent efficacement action et humour. C’est forcément en-dessous de la perfection d’un Piège de Cristal, mais Action Jackson emporte l’adhésion grâce à ce mélange de violence et de punchlines bien senties caractéristiques de cette époque! Carl Weathers maîtrise bien son personnage, héritier des Shaft et autre Superfly, en jouant le flic bad ass avec classe.

Et le casting est tout simplement hallucinant! On a Craig T. Nelson en homme d’affaires sans scrupules, la sexy Vanity en chanteuse, Sharon Stone en femme délaissée, et de pures tronches 80’s avec Bill Duke, Robert Davi, Ed O’Ross, Sonny Landham ou encore Al Leong! Des acteurs que l’on a forcément vu des dizaines de fois, puisqu’ils apparaissent dans la majorité des actioners de cette époque! Rien que pour ça, ça rehausse la valeur de ce film!

Action Jackson est donc une production Silver méconnue, mais qui propose suffisamment d’humour et de violence pour en faire une série B de qualité!

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