Les news de la semaine: Machete doesn’t kill?

Mauvaise nouvelle pour le film de Robert Rodriguez, un procès intenté par la société Overnight Productions risque de bloquer la sortie de la suite des aventures de Machete! Productrice du premier film, Overnight est en désaccord financier avec Rodriguez et sa société Quick Draw Productions, réclamant 2 millions de dollars de dommages et intérêts pour une histoire de crédit d’impôts alloué par l’état texan dont ils n’ont pas été informé, ainsi que pour un litige concernant les intérêts perçus par un producteur. Un beau bordel en perspective qui risque de compromettre la saga…

 

Après le succès de leur excellent Drive, Nicolas Winding Refn et Ryan Gosling se retrouvent pour Only God forgives, dont la 1ère affiche choc donne le ton avec le beau visage de Ryan…

 

Affiche teaser efficace pour le prochain Dawn of the Planet of the Apes!

 

Le remake d’Evil Dead s’affiche et ne fait pas dans la modestie! Gage de qualité ou esbroufe promotionnelle? On jugera le 8 mai prochain!

 

Le Johnnie To nouveau s’intitule Drug War, et la BA laisse augurer d’un polar made in Hong-Kong comme on les aime!

Andrew Traucki poursuit ses films d’horreur à tendance animalière, puisqu’après le croco de Black Water et le requin de The Reef, il s’aventure dans la jungle indonésienne avec le bien-nommé The Jungle, qui mettra un groupe d’explorateurs face à une mystérieuse menace cachée au plus profond de la forêt… Bon, la bande-annonce est un peu cheap, mais les précédents efforts du cinéaste étaient sympathiques, donc pourquoi pas!

J’ai appris un nouveau mot grâce au réalisateur Victor Mathieu, qui traite du sujet dans son prochain CarnieVille. Ce mot? Coulrophobie. Sa définition: la peur des clowns! Et avec son affiche vintage et sa bande-annonce sympathique, il semble bien maîtriser le sujet!

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Dark Angel (Craig R. Baxley, 1990)

Après avoir travaillé comme cascadeur durant 2 décennies (La Conquête de la Planète des Singes, L’Aventure du Poséïdon, Les Guerriers de la Nuit, Predator…), Craig R. Baxley est passé derrière la caméra en 1988 avec Action Jackson. En l’espace de 2 films (Dark Angel est le second), il s’impose comme un spécialiste de l’actioner, capable de mettre sur pied des scènes bien marquantes. Dès l’entame du film, tout comme pour Action Jackson, il accroche le spectateur avec son sens du rythme et du cadrage, créant une intro bien puissantes!

Dark Angel fait partie de ces films 90’s sous-évalués, noyés dans la masse des productions de l’époque. Pourtant, ce buddy movie a tous les ingrédients pour plaire, avec un Dolph Lundgren excellent dans son rôle de flic brutal opposé à un très bon Brian Benben en agent rigide du FBI. Le héros de la série Dream on fait dans ce film l’une de ses rares incursions cinématographiques, et réussit son passage sur grand écran! Dark Angel est une continuation des films policiers de la décennie précédente, en insérant un élément fantastique caractéristique des années 90 dont le point d’orgue sera la série Aux Frontières du Réel.

Dark Angel se retrouve à un carrefour entre Highlander, Terminator, Predator et Hidden, avec une esthétique 90’s assumée, notamment dans l’aspect futuriste des extra-terrestres. Le combat entre le dealer spatial et son poursuivant verra les 2 flics interférer, et voir un CD comme arme mortelle démontre bien l’ancrage dans cette époque! Craig R. Baxley soigne son atmosphère et nous ballade dans les rues sordides de Houston à la poursuite d’un mystérieux tueur qui a besoin d’humains pour la fabrication d’une drogue très spéciale… La tronche de l’alien et son allure inquiétante sont parfaitement rendues par l’acteur allemand Matthias Hues qui s’est fait une spécialité des productions de seconde zone. On retrouve évidemment l’incontournable Al Leong dans un rôle typique de gangster qui lui colle à la peau!

Dark Angel est un classique méconnu du film de science-fiction des années 90, qui tient la route grâce à une histoire simple et solide, menée par un tandem motivé qui en fait un buddy movie très réussi! La phrase « Je suis venu en paix » que le bad guy sort systématiquement trouve une réponse parfaite avec la réplique cinglante de Dolph Lundgren à la fin, le genre de catchline mythique et inoubliable!

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Le clip de la semaine: Danko Jones – I think bad Thoughts

Après Full of Regret et Had enough, on clôt la trilogie constituant The Ballad of Danko Jones avec I think bad Thoughts, qui comme les 2 autres morceaux provient de l’album Below the Belt de 2010. Ces 3 clips dirigés par les Diamond Brothers forment un film noir où interviennent Elijah Wood, Selma Blair, Ralph Macchio et bien d’autres! Enjoy! 😉

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Génération Proteus (Donald Cammell, 1977)

Pour son second film, le cinéaste Donald Cammell réalise une oeuvre d’anticipation dont les thématiques très contemporaines s’avèrent impressionnantes! En partant du postulat d’un super-ordinateur évoluant de manière autonome, il va brosser le portrait d’une civilisation courant à sa perte à cause des avancées technologiques qu’elle élabore. L’ordinateur Proteus va représenter la menace ultime pour les êtres humains, sa conviction personnelle de la folie humaine l’obligeant à prendre des initiatives allant à l’encontre même des intérêts de ceux qui l’ont conçu.

 

Lorsque le scientifique Alex Harris (Fritz Weaver) crée Proteus, il pense être à l’aube d’une nouvelle ère, où les ordinateurs et les robots seraient des alliés puissants pour les humains. Mais en lui donnant un accès illimité à toutes les sources de connaissance, il conduit Proteus vers une autonomie de pensée, et surtout, vers un libre arbitre qui va le détacher de son simple rôle d’observateur. Proteus semble élaborer une véritable conscience, et il va se retourner contre des humains qu’il juge inaptes à se gérer eux-mêmes. Et ce point de vue d’un cerveau non vivant reflète une triste réalité, celle d’une espèce n’hésitant pas à sacrifier ses ressources pour un profit immédiat. Oeuvre contestataire mâtinée d’un brin d’idéologie écolo, Génération Proteus est une parabole passionnante sur un combat que l’Homme a déjà perdu d’avance: la course au progrès génèrera toujours des dérives, et les avancées technologiques sont toujours des points de non-retour. Proteus est en quelque sorte la représentation d’une culpabilité inconsciente qui affleurerait à la surface, et qui obligerait l’Homme à se remettre en question.

Toute la paranoïa chère aux années 70 est développée dans ce film retraçant le combat de l’homme contre la machine. Mais si cette lutte s’avère idéologique, elle prend des allures intimistes, puisqu’elle va se dérouler intégralement dans la maison du professeur Harris, qui est un pionnier de la domotique. Sa demeure regorge d’innovations technologiques, et quand il va laisser sa femme seule plusieurs jours, Proteus va en profiter pour se connecter au réseau et la prendre au piège. S’ensuit alors un jeu du chat et de la souris entre la prisonnière et son bourreau informatique, qui a pour projet l’étude de l’être humain. Susan Harris (Julie Christie, excellente) va devoir lutter physiquement et mentalement contre cet ennemi invisible et omniscient, qui va la mener au bord de la folie…

Donald Cammell maîtrise totalement son récit et nous offre une vision pessimiste du progrès. Sa mise en scène revêt des allures cauchemardesques par moments, et il parvient à surprendre par des effets visuels étonnants, avec notamment cette structure pyramidale étrange créée par Proteus. Cammell nous plonge dans cette lutte éprouvante aux côtés de Susan, et malgré l’ancienneté de l’oeuvre, ce récit fonctionne encore vraiment bien! L’originalité du sujet se conjugue avec un sens esthétique remarquable, et l’atmosphère anxiogène de cette maison-prison s’avère très convaincante. Si les intentions de Proteus partent d’un constat justifié, il reproduit pourtant une folie quasi-humaine par ses actes violents. Et ses projets pour le genre humain s’avèrent surprenants…

Génération Proteus fait partie de ces films d’anticipation pessimistes qui ne jouent pas sur la surenchère, mais qui reposent sur un scénario d’une très grande force, dont Donald Cammell a su rehausser la justesse par une mise en scène puissante.

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Les news de la semaine: Ubisoft Cell

 

C’est le directeur marketing d’Ubisoft qui confirme, l’adaptation ciné d’Assassin’s Creed verra bien le jour, et sera produite en 2013! L’annonce de Michael Fassbender dans le rôle principal est toujours d’actualité, ce qui donne à ce projet une envergure remarquable. Le génial acteur d’Inglorious Basterds, X-Men: le Commencement ou Piégée ravive l’intérêt de cette arlésienne cinématographique! Pour patienter, jetez un oeil là-dessus!


 

 

 

 

 

 

 

 

Ubisoft toujours, avec Tom Hardy embauché pour jouer Sam Fisher, le héros de la célèbre franchise vidéoludique Splinter Cell! Encore une arlésienne qui semble devenir réalité, et là encore un excellent acteur qui devrait donner du poids à cette adaptation!

 

 

 

 

 

 

Mary-Jane sera bien de la partie dans The amazing Spider-Man 2, et aura les traits de Shailene Woodley! Elle pourra compter sur Andrew Garfield et Emma Stone qui reprendront leurs rôles, ainsi que sur la présence d’Harry Osborn et Electro, qui ne sont pas encore castés…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et on termine par la bande-annonce de Jack Reacher, avec un Tom Cruise qui a toujours la forme! C’est signé Christopher McQuarrie et ça a l’air plutôt emballant!

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