TOP 10 cinéma 2013

C’est l’heure des bilans avant les bonnes résolutions à venir! En fait nan, pas de bonnes résolutions pour 2014!!!  On va simplement jeter un regard en arrière sur cette année 2013 qui m’aura donné son lot de surprises et d’émotions! On commence évidemment par le traditionnel TOP 10 cinéma et ses très belles découvertes!

 

10. OBLIVION

 

Après le sublime Tron: l’Héritage (qui se classait 3ème en 2011!), Joseph Kosinski prouve encore une fois à quel point il est un metteur en scène incroyable!  Si son Oblivion est un brin plus classique avec de belles références à La quatrième Dimension, il développe un univers de toute beauté où l’humain cherche sa place tout en menant une quête intérieure captivante!

 

9. DARK SKIES


Je ne l’ai pas vu venir, et Scott Stewart m’a sacrément bluffé avec cette variation de Paranormal Activity tendance extraterrestre! De sa réalisation très inspirée aux relents 80’s à une tension vraiment éprouvante, son Dark Skies file vraiment la pétoche et comprend quelques scènes parmi les plus flippantes de l’année! Et quand en plus les personnages sont bien écrits et les acteurs motivés, ça donne une excellente surprise!

 

8. DREDD


Sorti en DVD sans même avoir eu les honneurs d’une diffusion en salles, Dredd se rattrape largement avec un buzz exceptionnel et mérité sur le net! Cette réécriture du comics est d’une inventivité indéniable, Pete Travis se faisant véritablement plaisir dans l’iconographie du Juge futuriste! Sa mise en scène déchire totalement et il aligne les scènes de combats avec une belle virtuosité, se permettant même au passage de créer avec Ma-Ma (Lena Headey, géniale!) un personnage de bad girl qui devrait faire date!

 

7. MAN OF STEEL


Après les Batman du père Nolan, on ne s’attendait pas forcément à grand-chose de palpitant pour l’univers DC. Mais Zack Snyder livre un véritable film d’action d’une densité dramatique étonnante, qui relance le personnage de Kal-El avec un potentiel jusque-là inexploité! Snyder joue avec la mythologie de Superman d’une manière intense et respectueuse, pour donner vie à un vrai film épique et puissant!

 

6. FAST AND FURIOUS 6

Je n’y croyais plus, et pourtant, la franchise Fast and furious nous a livré sa plus grosse cylindrée avec ce 6ème opus qui est l’Expendables 2 de la saga!!! Bigger and louder, Justin Lin nous a balancé un action movie totalement barge qui fonctionne à merveille! Une mise en scène ultra-racée et des comédiens qui prennent leur pied dans ce récit survolté font de ce Fast 6 un pur moment d’adrénaline totalement jouissif!!!

5. GRAVITY


Dès la scène d’ouverture, on sait que l’on est dans un film exceptionnel! Ce plan-séquence tout simplement incroyable est d’une beauté à tomber par terre, et la maîtrise totale d’Alfonso Cuaron est celle d’un génie cinématographique! Alors oui, le film ne fait pas abstraction de quelques facilités scénaristiques, mais c’est un voyage unique dans l’espace qui m’a littéralement pris aux tripes, et je n’en reviens toujours pas de la puissance des scènes qui le composent!

 

4. MAN OF TAI CHI


Keanu Reeves réalise son 1er film, et m’a littéralement estomaqué tant il est génial!!! Un hommage de toute beauté à la culture du film d’arts martiaux mené de main de maître par un Reeves à la mise en scène sublime, qui s’inspire directement du Tai Chi dont il traite. Les combats sont de toute beauté (Yuen Woo Ping aux chorégraphies évidemment!) et le récit en forme de quête initiatique mêle les thèmes chers aux genres avec une vision très moderne et magnifique!!! Keanu Reeves est un excellent metteur en scène!

3. STOKER

Le premier film américain de Park Chan-Wook est une expérience sensorielle tout simplement sublime, baignant dans une ambiance étrange et vénéneuse, et maîtrisée d’un bout à l’autre grâce à une mise en scène tout simplement incroyable!!! Chaque plan est parfait, les acteurs sont excellents, et le récit très particulier est captivant! Magnifique!

 

2. THE CALL


Brad Anderson revient de loin avec ce The Call tout simplement incroyable!!! Une tension qui vous prend à la gorge dès le départ et qui ne se relâche à aucun moment, il faut tout le génie du bonhomme pour parvenir à ce résultat! Ce récit de kidnapping est d’une densité exceptionnelle et véhicule des émotions extrêmement fortes, et est porté par une Halle Berry qui trouve là l’un de ses plus beaux rôles! Un film magnifique!!!

 

1. THE INNKEEPERS


Je me suis pris une véritable claque avec ce film qui semblait être un B movie classique, et qui en fait prend le genre à revers avec une classe et une inventivité de dingue!!! Ti West nous balance une pure bombe à la fois drôle, touchante et flippante, un truc que personne n’a jamais réussir à faire à ce point-là! Le mélange des genres est sublime, et le personnage interprété par Sara Paxton est magnifique!!! Un film d’une beauté rare, une pure merveille!!!

 

2013 aura aussi été l’année de la fin pour Breaking bad, et quelle fin!!! Vince Gilligan est allé jusqu’au bout du bad trip de Walter et Jesse, et sa série est définitivement ancrée dans l’histoire de la télévision américaine! Mais qu’est-ce que c’est difficile de quitter Heisenberg et sa bande… Mais cette année aura aussi été la fin pour Misfits, qui se termine sur une saison 5 tout simplement géniale après la résurrection de la saison 4!!! Continuum poursuit sur une très belle lancée avec une saison 2 qui se permet même d’être supérieure, et dans le rayon découverte, Black Mirror m’a fait halluciner. Longmire est une sublime découverte, et Banshee… Wahou, heureusement que la saison 2 démarre en janvier, parce que le show de David Schikler et Jonathan Tropper est une pure tuerie!!!

 

Sinon, 2013 a aussi marqué une très belle étape pour ma famille Saïmiri, avec une reconnaissance de plus en plus grande du Parkour à notre niveau, des élèves sacrément motivés, et des événements exceptionnels comme le Parkourday de Nantes, celui de Miramas ou encore les sessions incroyables au Temple St Etienne! Il y a encore de très beaux moments à venir avec tous les Saïmiris, comme le European Parkour Girl qui aura lieu à Mulhouse en juillet 2014, et c’est un pur plaisir de tracer avec eux!!!

Photo: Dom Poirier

Voilà, c’est tout pour cette année, et en attendant de vous retrouver dès janvier, je tiens à souhaitez à tous ceux qui passent régulièrement sur mon blog, les anonymes comme les plus bavards, de très belles fêtes de fin d’année!!! C’est toujours un plaisir de savoir que ce que j’écris se partage, c’est là une vraie source de motivation!

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Les news de la semaine: Hommes sweats hommes

Vraiment pas grand-chose en terme de news cette semaine, les fêtes de Noël laissant tourner au ralenti tout le petit monde du cinéma! Du coup, on va pouvoir parler fringues, quelques semaines avant les soldes! Et franchement, la découverte du travail du styliste seventhirtytwo est tout simplement sublime!!! L’artiste a créé des concepts de hoodies (sweats à capuche) qui sont probablement les produits dérivés les plus classes que j’ai jamais vus!!! Le design minimaliste, l’alliance entre le côté symbolique et la beauté du vêtement font de ces hoodies de pures merveilles, qui ne sont malheureusement pas destinées pour l’instant à être commercialisées! Croisons très fort les doigts pour que l’incroyable travail de seventhirtytwo trouve un écho dans le domaine du prêt-à-porter! 😉

Sinon, Dwayne Johnson et Bruce Willis reprendront leurs rôles dans G. I. Joe 3, et la sortie de Fast and furious 7 est repoussée au 10 avril 2015. Mais p…ain qu’ils sont beaux ces hoodies!!!

 

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Open Grave (Gonzalo Lopez-Gallego, 2013)

Après avoir été révélé en 2007 avec le surestimé Les Proies, le metteur en scène espagnol Gonzalo Lopez-Gallego revient aujourd’hui avec un film captivant d’un bout à l’autre, emmené par un Sharlto Copley en pleine ascension! Avec son point de départ mystérieux, il aurait été très facile de tomber dans le piège du film de genre faussement ingénieux avec ses twists, mais Lopez-Gallego soigne à la fois la crédibilité du récit et nourrit son film d’une ambiance délétère grâce à une réalisation d’une très belle maîtrise.

Se réveillant dans une fosse remplie de cadavres, un homme amnésique va tenter de comprendre ce qui a pu lui arriver. Il va errer à travers la forêt jusqu’à tomber sur une habitation, espérant trouver quelqu’un qui pourra l’aider à retrouver qui il est.  La scène d’ouverture est impressionnante, avec ce réveil semblable à une naissance dans un charnier atroce, l’homme retrouvant l’usage de ses membres et devant se frayer un chemin à travers les cadavres pour s’en sortir. Gonzalo Lopez-Gallego crée une ambiance bien glauque qui renvoie à certains tableaux de Goya, dont l’aura planera encore dans d’autres scènes du film. Il y a une véritable atmosphère oppressante, et la pluie purificatrice sous laquelle errera l’homme amnésique est elle aussi sombre et symbolique.

Les frères Chris Borey et Eddie Borey ont écrit un scénario astucieux qui ménage un véritable suspense, l’identité du personnage principal se révélant par des flash-backs qui élargissent davantage le mystère. Est-il une victime? A-t-il une responsabilité dans ce massacre? Le film avance dans une atmosphère de mystère et de paranoïa, qui vont perdurer jusqu’à la fin. Plus on progresse, plus Open Grave plonge dans un environnement oppressant et inexplicable, Lopez-Gallego nous donnant quelques scènes émotionnellement bien fortes, dont l’une que n’aurait pas renié Goya et qui est d’une noirceur intense!

Gonzalo Lopez-Gallego frappe vraiment fort avec cette oeuvre étrange et sombre, et Sharlto Copley est vraiment bon dans ce rôle difficile. Lui qui ne m’avait pas convaincu dans District 9 et L’Agence tous Risques révèle le potentiel d’un grand acteur! Pris entre sa volonté de retrouver qui il est et sa peur de ce qu’il va bien pouvoir trouver, il joue un homme à la fois perdu et déterminé, évoluant dans un environnement hostile dont il ne comprend pas la signification. A ses côtés, les personnages qu’ils croisent vont être très intéressants aussi, et ils vont lui permettre de progresser dans sa recherche. Le metteur en scène ibérique donne une dimension impressionnante à cette histoire, et fait de son Open Grave une oeuvre très réussie!

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Le clip de la semaine: Scylla – Répondez-moi

Le rap français ne m’attire pas particulièrement, mais la découverte de cet artiste belge nommé Scylla s’avère étonnante, lui qui propose des textes vraiment intéressants et travaillés, dans lesquels il raconte son passé, son présent et sa vision de l’avenir avec un mélange de lucidité et de poésie très subtil. Répondez-moi est issu de son album Abysses sorti début 2013. Enjoy! 😉

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Zulu (Jérôme Salle, 2013)

Zulu est un film étonnant à plus d’un titre. Tout d’abord, il est signé Jérôme Salle, qui avait auparavant réalisé Largo Winch. Autant dire que je partais avec un à-priori pas très positif sur la mise en scène, mais que l’histoire m’intéressait assez pour que je tente l’expérience. Et j’ai été véritablement surpris par les qualités visuelles développées par Jérôme Salle, qui parvient à faire de son film un véritable polar dense qui a le mérite d’offrir une vision originale avec cette ambiance sud-africaine. Le metteur en scène français s’est totalement investi dans ce film qui est à la fois marqué par l’histoire de son pays, mais également par une atmosphère héritée des films policiers américains des années 70. Ce mélange des genres entre polar urbain et histoire culturelle africaine fait de Zulu un long métrage particulièrement captivant!

Zulu est étonnant également dans le traitement de ses personnages, et l’on sent toute la substance bien puissante héritée du bouquin de Caryl Ferey. Le romancier français a créé des personnages dont l’apparente banalité cache de manière subtile un vrai bouillonnement intérieur, et les figures antagonistes des agents Brian Epkeen et Ali Sokhela vont prendre le temps de révéler tout leur potentiel. En se basant sur ces personnages complexe, Jérôme Salle va créer un film qui va lui aussi révéler ses atouts de manière progressive, amenant le spectateur à s’immiscer de plus en plus profondément dans un récit habile et prenant.

Julien Rappeneau, l’un des scénaristes de 36, Quai des Orfèvres (une référence dans le polar à la française) a écrit Zulu avec Jérôme Salle, et les 2 hommes ont élaboré un récit très fort qui place deux flics aux tempéraments opposés dans une enquête macabre qui va remettre à jour des éléments sombres de l’histoire de l’Afrique du Sud. Ces thèmes historiques et politiques sont très intéressants, c’est d’autant plus dommage qu’ils ne sont pas exploités davantage. Mais le personnage d’Ali Sokhela, incarné par l’excellent Forest Whitaker, est représentatif des stigmates laissés par ce passé douloureux. Son aspect effacé cache une volonté indéfectible, et il va poursuivre cette enquête en surmontant tous les obstacles.

A ses côtés, le flic borderline interprété par Orlando Bloom paraît de prime abord ne pas être d’une grande aide, mais il va se révéler essentiel à la poursuite de l’enquête. Avec le flic Brian Epkeen, Orlando Bloom trouve l’un des rôles les plus intéressants de sa carrière, loin devant ses jeux de pirates ou d’elfes… Il y a une vraie aura 70’s dans son personnage, qu’il joue avec beaucoup d’intelligence pour ne pas en faire une simple référence. Jérôme Salle semble connaître ses classiques, et l’on sent des touches très French Connection et Dirty Harry dans son Zulu, et ce mélange des genres avec la culture sud-africaine s’avère hautement intéressant.

L’amorce du sujet (le meurtre d’une jeune étudiante) va ouvrir sur un récit très violent, que Jérôme Salle va traiter frontalement. Zulu nous donne donc quelques scènes difficiles, mais qui ne sont pas pour autant gratuites, car elles s’inscrivent dans l’évocation de cette violence historique que connaît ce pays. Il y a constamment des renvois entre un présent où le racisme perdure et un passé qui a mis sur pied tout un régime d’intolérance. On navigue entre des personnages qui offrent toute leur bonté, comme la mère d’Ali, et des individus qui font perdurer cet héritage nauséeux, comme les gangs des townships.

Zulu est une excellente surprise qui se place comme l’un des très bons polars de cette année, grâce à une mise en scène très forte de la part de Jérôme Salle. Son utilisation des grands espaces est remarquable, et il place ses protagonistes dans un cadre qui les dépasse et dans lequel ils tentent de faire valoir leur point de vue. La beauté picturale de certaines scènes fonctionne vraiment bien avec toute l’intensité dramatique véhiculée par ce récit dense et sans concessions.

 

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