Debbie does Dallas (Jim Clark, 1978)


Le porno a longtemps été une industrie secrète destinée à fournir les vidéo-clubs spécialisés afin d’assouvir les fantasmes de vieux pervers… Cette image est restée jusque dans les années 70, où un mouvement sans précédent s’est emparé de ce genre si méprisé au pays de l’Oncle Sam. C’est le début de l’ère du Porno-Chic, qui va gangréner toutes les strates de la population jusqu’à atteindre la bourgeoisie. Dès lors, le porno n’est plus considéré comme sale et vulgaire, mais bel et bien comme un art à part entière. Ce sont des oeuvres comme Gorge profonde, Derrière la Porte verte ou L’Enfer pour Miss Jones qui propulsent le genre vers la renommée, avec une utilisation du 35 mm (pour la pellicule…), des scénarii plus développés qu’à l’accoutumée, et une véritable liberté de ton, souvent accompagnée d’un certain sens de la mise en scène. Pour Gorge profonde, fallait y penser quand même, que le clitoris de la gentille dame se trouve en fait situé dans sa gorge!!! Bon, ça n’empêche pas le film d’être laid et nul, mais au moins, il y a de l’idée!
C’est dans ce contexte très favorable que Jim Clark, qui vient de réaliser son premier film l’année d’avant, au titre évocateur de Teenage Pajama Party, sort ce Debbie does Dallas qui est une référence de l’âge d’or du X américain. Il faut dire que l’ambiance détendue et l’atmosphère très sexy cotoie une bonne humeur qui devait se ressentir sur le tournage. Il y a un charme nostalgique très fort qui se dégage de ce film, qui multiplie les scènes dénudées dans un joyeux foutoir communicatif. Le point de départ est très simple, Debbie est une pom-pom girl qui a besoin d’argent afin de pouvoir suivre son équipe de foot et jouer à la majorette. Et elle va vite tirer avantage de son physique (avantageux) afin de réunir la somme, et ses copines vont faire de même… Jim Clark filme ses jolies étudiantes avec une caméra très libre, et s’amuse tout aussi bien au montage, très révélateur d’une certaine idée de la liberté 70’s… C’est beau, rythmé, et d’une bonne humeur communicative!

Mais il ne faut pas oublier l’un des éléments majeurs de ces films à l’époque, composés de bande-son qui déchirent!!! Pour DDD, c’est Gerard Sampler (ils utilisent tous des pseudos dans le porno on dirait!) qui s’y colle, et qui n’a apparemment rien fait d’autre par la suite… Ou alors sous son vrai nom peut-être! Une bonne musique bien groovy qui reste en tête longtemps après la vision du film (comme les courbes de Bambi Woods!)!

Insouciant, coquin et drôle, Debbie does Dallas est représentatif d’une ère naïve et espiègle où le sexe était un jeu sans complications. On est très loin de certaines oeuvres actuelles qui préfèrent chercher à choquer… Debbie does Dallas est une bouffée d’air frais, datée certes (c’est très chevelu…), mais très agréable. Le charme et les formes de Bambi Woods y sont pour beaucoup, elle qui en une poignée de films est devenue une icone du genre.  

Le mystère autour de cette femme reste entier, elle qui n’a tourné que dans 4 films (dont 2 suites à DDD). Son vrai nom demeure inconnu, ainsi que les détails de son existence. Le mythe Bambi Woods grandit lorsque, en 1986, un journal affirme que la comédienne est morte d’une overdose, et que les spéculations commencent sur une éventuelle tentative de regagner l’anonymat par ce procédé (le phénomène Michael Jackson en somme). Pourtant, une femme interviewée en 2007 affirme être Bambi, et explique sa « disparition » du circuit. Vérité, intox? Impossible d’affirmer quoi que ce soit. La seule certitude que l’on puisse avoir, c’est qu’elle aura été un temps un sacré fantasme pour les hommes, et que celui-ci perdure!


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Le clip de la semaine: Total Eclipse of the Heart (Hurra Torpedo, 1995)

Si vous ne connaissez pas Hurra Torpedo, vous serez probablement très surpris par leur conception éminemment personnelle de la musique! Adeptes des sonorités métalliques, ce groupe de rock norvégien oeuvre de manière unique, et cette vidéo de 1995 où ils reprennent le célèbre Total Eclipse of the Heart de Bonnie Tyler est un must! Enjoy 😉

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Dieu voyage toujours incognito (Laurent Gounelle, 2010)

Après son excellent premier roman L’Homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle récidive avec un récit sensiblement similaire, mais pour lequel il adopte une forme romanesque bien plus prononcée. Si L’Homme qui voulait être heureux était surtout basé sur le dialogue entre un occidental et un sage oriental qui permettrait au premier de prendre conscience de ses blocages et de les surpasser, Gounelle nous invite cette fois-ci dans une trame bien plus dense qui va même prendre des airs de thriller! Si ces ajouts peuvent apparaître artificiels de prime abord, ils s’avèrent au final relativement ludiques, permettant de mettre en lumière les théories de Gounelle sur la psychologie humaine. L’auteur est un spécialiste du développement personnel, et la colonne vertébrale du bouquin repose évidemment sur cette branche de la psychologie, en confrontant le jeune Alan à un homme qui vient de lui sauver la vie, et qui décide de faire un pacte afin de lui donner les clés de la réussie personnelle. Alan s’en réjouit plutôt, mais au fil des épreuves que lui concocte le mystérieux Yves Dubreuil, il va commencer à douter des bonnes intentions de son sauveur. Qui est vraiment Dubreuil? Quelles sont ces zones d’ombres qu’il ne veut pas dévoiler? Alan est pris entre son désir de s’améliorer et ses angoisses face à cet homme qui prend de plus en plus d’ascendant sur lui…

Dieu voyage toujours incognito propose donc une transformation de l’être humain passant par un changement de regard sur soi-même, et sur la vision que les autres ont de nous-même. Alan va modifier peu à peu son existence grâce aux conseils de Dubreuil, de manière finalement drôle puisque les épreuves de prime abord absurdes se révèlent très efficaces! Dubreuil possède par exemple une méthode bien à lui pour arrêter de fumer…

Ce bouquin entre en plus dans les coulisses d’une entreprise dont il va explorer les rouages financiers et moraux. Ce point de vue est salutaire, surtout dans une période de course galopante à la rentabilité. Et même si le point de vue souffre quand même d’une certaine forme de naïveté, ça fait du bien de suivre un cheminement allant à l’encontre des fausses valeurs pourtant trop bien établies!

Dieu voyage toujours incognito se permet donc des scènes parfois exagérées, mais qui fonctionnent dans un cadre finalement allégorique où Alan est représentatif de l’individu englué dans son existence. Ludique et porteur d’un message positif efficace, Dieu voyage toujours incognito est un roman plus complet, et plus complexe; on peut toutefois préférer la grâce plus directe de son premier roman, mais ce deuxième est une extrapolation très réussie et fort agréable!

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Les news de la semaine: and… Action!

Les news de cette semaine ont pour dénominateur commun l’Action avec un grand A! Les bagnoles qui explosent, les supermen qui se foutent sur la tronche, le couple tendrement enlacé qui roule dans l’herbe avec le soleil couch… Eeeeeeh là, de la testostérone par giga-octets donc, et on commence tout de suite!!!

Tout d’abord, voici le teaser trailer de Bellflower, le premier film d’Evan  Glodell qui semble mêler love story et ambiance apocalyptique; un mélange d’Harry, Sally, Mad et Max en somme, qui pose une certaine atmosphère en tout cas. Le film a fait son petit effet chez Robert Redford, on ne lui souhaite donc que du bon!

Arnold Schwarzenegger va perpétuer son mandat de Governator pour une série animée, soit. Mais ce n’est pas tout, puisque ses velléités politiques le pousseraient à tenter de briguer la présidence de l’Union européenne. What the f…??? La soif de pouvoir du T-800 semble intarissable, mais après tout, est-ce plus inconcevable qu’un(e) Le Pen à la présidence française?

L’actualité concernant X-Men- le Commencement bat son plein, à 1 mois et demi de sa sortie! Nous avons donc droit à un joli poster de Mystique, incarnée cette fois-ci par Jennifer Lawrence, ainsi qu’une nouvelle affiche du film avec tout plein de jolis mutants dedans. Je dois dire que ça claque pas mal! Mais ce n’est pas tout, puisqu nous avons aussi la dernière bande-annonce, qui donne bien envie elle aussi! Bon, un petit Thor pour se calmer, et les mutants ensuite!!!

Si vous aimez les gâteaux, vous n’avez pas pu échapper à la sortie de Portal 2, la suite du jeu vidéo mythique de chez Valve!!! L’événement est historique, mythique, héroïque, et ce n’est qu’une question de temps avant que je m’y attelle! J’en frémis d’avance… Le jeu se permet d’obtenir une note de 19/20 chez jeuxvidéo.com!!!!!! Comme on dit chez nous, kopfertami!!!

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Running Man (Paul Michael Glaser, 1987)

2019. Dans un monde totalitaire où l’économie s’est effondrée, la lutte pour la survie est quotidienne. Face à un gouvernement corrompu qui n’hésite pas à s’en prendre à la population, le seul moment de loisir qui reste consiste à regarder le fameux jeu télévisé The running Man. Arène des temps futurs, ce jeu voit des prisonniers lutter contre des Traqueurs dans un décor apocalyptique, avec pour enjeu leur survie. C’est dans ce contexte oppressant que le policier Ben Richards, après avoir désobéi à un ordre immoral, se retrouve engagé dans ce jeu meurtrier.
Arnold Schwarzenneger est en pleine période faste, il vient de terminer Predator et est une star du film d’action. Dans ce projet d’adaptation du roman éponyme de Stephen King (publié sous le pseudonyme de Richard Bachman), il met à nouveau ses muscles au service de la justice, mais l’originalité tient dans le côté science-fiction du film. Total Recall ne sera réalisé qu’en 1990, et Running Man marque donc sa première incursion dans le genre. On peut se demander quel est le lien avec le bouquin de King, puisque le récit est sensiblement différent et se rapproche davantage du Prix du Danger d’Yves Boisset sorti en 1983, dans lequel la télévision jouait un rôle déjà très important dans ce jeu morbide.
Derrière la caméra, un habitué des séries télé puisqu’il s’agit de Paul Michael Glaser, alias Starsky dans Starsky et Hutch! Il s’agit de sa 2ème réalisation au cinéma après le méconnu Le Mal par le Mal (1986). Sa mise en scène parvient à rendre crédible cette histoire malgré les côtés bien clinquants inhérents aux 80’s, et qui confèrent au film un bon petit charme suranné. Son approche visuelle du Los Angeles de 2019 propose une atmosphère apocalyptique travaillée et réaliste, mettant bien en avant les disparités de castes. Sa vision est plus succinte que celle d’un Mad Max, mais n’a rien à lui envier!
Le décorum 80’s donne au film un charme nostalgique certain, et voir les Traqueurs affublés de costumes ringards aux couleurs criardes, c’est bon!!! Que dire de la combinaison jaune d’Arnold alors, qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain maître Lee??? La palme revient néanmoins au fameux Jesse « the Body » Ventura, catcheur très connu à l’époque d’Hulk Hogan, qui a fait ses premières armes cinématographiques avec Schwarzie dans… Predator, tiens! Ventura propose une émission de cuisses-abdos-fessiers que ne renierait pas Jim Carrey… Faut le voir pour le croire!!!

Mais ces aspects colorés n’ôtent en rien les qualités du film, au contraire, ils en font partie! Running Man se déroule dans une ambiance néo-rétro-futuriste (je viens de l’inventer, je vais le copyrighter tiens!) où la musique d’Harold Faltermeyer claque vraiment avec ses accents pessimistes et sa tonalité électronique! Un classique qui marque encore après la vision du film!

Running Man est une petite perle 80’s qui subsiste toujours 24 ans après sa sortie, ce qui est un bel exploit! Merci à la Caverne des Introuvables! 😉

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