Inventé dans les années 1990 par David Belle, le Parkour prend place dans l’industrie cinématographique dès 2001 avec le film Yamakasi produit par Luc Besson. Le groupe des Yamakasi a été officiellement créé en 1997, mais David Belle et Sébastien Foucan n’en font plus partie lors du tournage de ce film, qui propose une vision sympathique de la discipline mais dont le récit manque beaucoup d’envergure…
En 2004, Besson produit un autre film centré sur le Parkour, Banlieue 13. Doté d’un script plus ambitieux et d’une mise en scène plus dynamique, Banlieue 13 se révèle être un film d’action détonnant doté de scènes visuellement bluffantes! Il s’impose dès lors comme LE film représentatif du Parkour, aidé en cela par les excellentes performances de David Belle et Cyril Raffaelli.
En combinant les prouesses sportives de ces deux hommes (Raffaelli est un spécialiste des arts martiaux), Besson a réussi à mettre sur pied un récit fort et dynamique qui emprunte à la science-fiction et au film de banlieue. Le mur qui isole la Banlieue 13 n’est pas sans rappeler la situation de Manhattan dans New York 1997; et il faut avouer que Pierre Morel gère très efficacement cet aspect futuriste. Il plante un décor solide où les gangs règnent en maîtres, et où la population se trouve prise entre ces truands et des flics qui préfèrent se tenir en retrait. L’existence dans cette banlieue est très précaire, et va l’être encore davantage avec le vol d’un fourgon blindé contenant une bombe. C’est là qu’intervient le Capitaine Damien Tomaso (Raffaelli), chargé de désamorcer la bombe avec l’aide de Leïto (Belle), qui connaît la Banlieue 13 depuis toujours. Un scénario à la Snake Plissken, que Besson et Larbi Naceri (co-scénariste mais aussi acteur, puisqu’il joue Tahar, le Parrain de la banlieue) écrivent de manière très ludique, proposant des passages bien explosifs et mouvementés mis en scène par un Morel très inspiré.
La 1ère poursuite dans l’immeuble de Leïto est un modèle du genre, la caméra suivant l’action de manière très fluide, Morel ayant l’intelligence de ne pas bouger dans tous les sens, ce qui est très rare à l’heure actuelle… L’action est très lisible, et on peu véritablement apprécier chaque geste des comédiens, d’autant plus que les impacts sont très réalistes. Le premier combat de Raffaelli est un must!
Banlieue 13 est une bombe dans le paysage cinématographique français, proposant une vision du Parkour qui n’a jusqu’ici jamais été égalée. Belle et Raffaelli sont deux athlètes étonnants, et ce qu’ils offrent dans ce film est tout simplement excellent!



Autant les scènes de foule et de batailles sur Asgard sont grandioses, autant les séquences sur Terre bénéficient d’une vision plus intimiste, même lors des combats. Kenneth Branagh est parvenu à concilier la fougue belliqueuse des dieux nordiques avec la rage d’un homme abandonné qui se bat pour sa survie. L’équilibre est parfait entre les deux mondes, et les passages entre eux se font de manière très crédible, balayant toutes les craintes qu’une telle adaptation pouvait légitimement créer.
L’apport du casting est également essentiel dans la réussite de cette entreprise, et Chris Hemsworth s’avère un choix idéal pour le rôle principal, maniant la force et l’humour de manière très subtile. L’autre bonne surprise concerne Loki, joué par Tom Hiddleston, qui parvient à être à la fois émouvant et redoutable! L’ambivalence inhérente au personnage est parfaitement interprétée, et fait de Loki un méchant loin d’être stéréotypé. Avec en plus Anthony Hopkins en Odin, Ray Stevenson (qui a joué Frank Castle dans The Punisher: Zone de Guerre!) en Volstagg, et évidemment Natalie Portman en Jane Foster, le film se construit peu à peu de manière très solide.
C’est dans cette volonté de développer les personnages avec patience que Marvel parvient à les rendre attachants et crédibles. Ainsi, les origines de Thor contées dans ce premier opus préparent le personnage pour la suite, à savoir The Avengers, et plus tard Thor 2. Le principe même de franchise, qui apparaît souvent comme négatif car destiné à user un concept jusqu’à la corde, prend ici tout son sens avec le background immense des personnages Marvel. Si certains regrettent que l’action ne prennent pas davantage le pas, il faut reconnaître que la trame psychologique et la construction narrative sont traitées avec beaucoup d’intelligence. On avance peut-être plus lentement que dans un blockbuster habituel, mais la progression est précise et captivante.











Et enfin, une magnifique affiche pour le REC 3 de Paco Plaza, qui promet de perpétuer l’ambiance décontractée des 2 premiers volets de manière originale! Pour plus d’infos et des photos du film, allez faire un tour chez
Sources: IMDb, DVDRama, Cinéaddict