Les news de la semaine: light is beautiful!

Vraiment pas grand-chose à se mettre sous la rétine cette semaine! Alors, qu’est-ce qu’on peut sortir? OK, une news plutôt sympa, c’est l’annonce d’un remake de Short Circuit, avec le gentil robot et Mahoney, vous vous rappelez? Steve Guttenberg de Police Academy! Il a eu son heure de gloire et est tombé dans l’oubli à la fin des 80’s… Et le sympathique robot avait même eu droit à une suite avec Appelez-moi Johnny 5! Aaah doux souvenirs enfantins… C’est Tim Hill, le réalisateur d’Alvin et les Chipmunks et Hop, qui devrait réaliser. Johnny 5


 

La première photo de Catwoman est tombée! Anne Hataway reprend le rôle de Michelle Pfeiffer (Halle Berry? Non non elle n’a jamais joué le rôle!!!) dans le prochain The dark Knight rises, et c’est un scandale: où est passé le masque? On ne reconnaît pas le personnage, c’est juste une nana sur une moto avec des lunettes… Tout se perd je vous jure… Bon apparemment elle a quand même réussi à piquer le solex de Bruce Wayne

Si vous avez détesté L’Empire des Ombres, le trailer de The darkest Hour est pour vous! Il semble promettre tout ce qui faisait défaut au premier, grosse purge pourtant réalisé par Brad Anderson, le metteur en scène de l’excellent Session 9! Et en plus, Emile Hirsch, le héros d’Into the Wild, joue dedans, gage de qualité certain!

Ah oui, j’oubliais: Bruce Kraft n’est jamais à court d’idées délirantes, et après l’internationalement reconnu jeu du Takoi Den-Tha Min, voici qu’il nous propose de composer des affiches mélangeant des films! Le principe est excellent, et voici la première qu’il a réalisé, un mix entre Shrek et [REC]! Si ça donne pas envie de voir le film ça!!!

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Last Action Hero (John McTiernan, 1993)

Commando est un film culte des 80’s, Terminator 2 un incontournable des 90’s, et Last Action Hero est également une perle des années Vanilla Ice! Finalement, Arnold Schwarzenegger a joué dans de très nombreux films cultes, et cet action movie réalisé par le génial John McTiernan est un régal bourré de nostalgie et de second degré!

Jack Slater est un flic aux méthodes peu orthodoxes, n’hésitant pas à démolir la ville pour sauver la vie des faibles et des innocents. Inflexible, droit comme la justice et paré d’une artillerie à faire pâlir un membre de la NRA, il possède en plus le sens de la phrase qui tue et une assurance hors pair. Mais Jack Slater se trouve être un flic de cinéma, le héros parfait que les jeunes (et moins jeunes!) apprécient de voir dans un bon film d’action. C’est le cas de Danny Madigan, un adolescent fan des Jack Slater, série de films tournés avec le célèbre acteur Arnold Schwarzenegger! Lors d’une séance très spéciale, ce mordu de 7ème art va se retrouver propulsé à travers l’écran, et atterrir aux côtés de son idole, Slater! Et celui-ci ne va pas nous jouer La Rose pourpre du Caire!

Le principe du film dans le film et l’explosion du 4ème mur font de Last Action Hero un spectacle savoureux auquel Shane Black a participé en tant que scénariste. Shane Black, c’est le scénariste de L’Arme fatale 1 2 3 et 4, du dernier Samaritain… Autant dire qu’il a le sens de la réplique qui claque, et qu’il a du s’amuser avec des catchlines du genre « T’aimes les omelettes? Tiens, j’te casse les oeufs! » ou « Avoue qu’y a d’quoi s’la prendre et s’la mordre »! On nage en plein plaisir régressif (Arnold en balance comme dans Commando!), et le tout est crédibilisé par le côté fictif du monde de Slater, dans lequel se sortir d’une explosion sans égratignure est banal!

Du coup, c’est la porte ouverte à toutes les exagérations possibles, et l’on assiste à des séquences bien jouissives comme Arnold contre un hélicoptère, des jeux de dégonfle en bagnole, des chutes d’immeuble… McTiernan se fait plaisir et nous régale en même temps avec des scènes parfaitement construites comme à son habitude (il n’est pas le papa de John McLane et du Predator pour rien!), accompagnées d’une bande-son qui déchire, notamment avec du AC/DC! Que demander de plus?

Les références cinématographiques pleuvent, de L’Arme fatale justement à Hamlet (la parodie avec Schwarzy est tout simplement géniale!), en passant par Le septième Sceau ou Piège de Cristal! Et les caméos sont nombreux et très subtils! Le casting est plein de surprises, avec un Charles Dance en méchant ultime, inspiré en partie par le mythique Hans Gruber, et qu’il accomode à sa sauce (gribiche!) avec un plaisir communicatif! On croise même Ian McKellen au détour d’une scène, et on peut voir rapidement Jean-Claude Van Damme, MC Hammer, Little Richard, Sharon Stone… Un truc de dingue!!!

Last Action Hero est un film fait pour les fans de cinéma, qui gagne en nostalgie avec le temps qui passe… On se retrouve tous en Danny Madigan, qui s’évade de son monde réel à travers les films; et on se retrouvera tous en Frank, le vieux projectionniste, qui a passionnément aimé le cinéma toute sa vie, et qui se trouve du côté opposé de l’existence par rapport au jeune Danny. Deux visions touchantes de deux existences marquées par le grand écran, à travers lesquelles McTiernan rend hommage aux spectateurs, sans qui toute cette aventure serait impossible!

Et tout est une question de côtés, entre la jeunesse et la vieillesse, la dualité Bien-Mal très tranchée, les deux côtés du miroir que vont franchir les protagonistes du film… Last Action Hero est un film dans lequel on retrouve tous les ingrédients de l’existence assaisonnés de manière ludique et pleine d’action, mais qui permettent d’offrir une portée bien plus vaste à cette histoire… Last Action Hero est un film sur l’amour du cinéma, un délire génial, et un film d’action spectaculaire!

 

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Terminator 2- le Jugement dernier (James Cameron, 1991)

7 ans ont passé depuis le premier Terminator. Arnold Schwarzenegger a assis sa réputation de star du cinéma d’action avec d’excellents films comme CommandoPredator ou Running Man. James Cameron quant à lui s’est révélé l’un des meilleurs cinéastes d’action avec Aliens- le Retour et Abyss, confirmant au passage une maîtrise affirmée au niveau dramatique. 7 ans après le succès du premier opus donc, les deux hommes se retrouvent, afin de donner vie à une suite tout aussi culte et encore plus spectaculaire!

 

Mais ils ne reviennent pas seuls, puisque la douce Sarah Connor du 1er s’est sacrément musclée et endurcie, passant de la jeune femme victime à la guerrière impitoyable. La transformation de Linda Hamilton est impressionnante, offrant à la mère de John Connor une composition à la fois brute et touchante. Car Terminator 2, c’est un peu le récit d’une cellule familiale recomposée, avec une mère enfermée chez les dingues parce qu’elle croit à l’apocalypse, un jeune ado rebelle et un homme-robot prêt à tout pour protéger John. Le premier racontait une histoire d’amour sur fond de film d’action aux relents apocalyptiques, toujours présents aujourd’hui. Les visions dévastatrices de Sarah, d’une horreur et d’une beauté absolues, ne concernent-elles pas les enfants? Ces plans oniriques dans un parc de jeux avec en fond les gratte-ciel d’une métropole sont d’une efficacité redoutable, prouvant à quel point Cameron est un metteur en scène génial. Il lie l’intime et l’universel dans cet espace de jeux, offrant une vision idéale de l’enfance qui va être balayée par un cataclysme irréversible. Toute la force du cinéma de Cameron pourrait être résumée dans cette séquence d’une force incroyable!

Dès le premier plan du film, la puissance visuelle du réalisateur se fait ressentir et ne faiblira pas. Qu’il s’agisse de la poursuite entre la moto et le camion, des retrouvailles entre John et sa mère, ou de l’attaque du futur concepteur de Skynet, chaque séquence est pensée avec un soin incroyable et une force visuelle maximale. C’est simple, 20 ans après sa sortie, Terminator 2- le Jugement dernier a à peine pris une ou deux rides, et constitue un sommet indétrônable du cinéma d’action. La fluidité de sa mise en scène et la cohérence de son récit enterrent largement des productions bien plus récentes…

Arnold Schwarzenegger est parfait dans le rôle du robot tueur inflexible, sa puissance physique conférant au Terminator sa stature destructrice. L’idée de mettre face à lui le frêle Robert Patrick s’avère géniale, celui-ci rendant son personnage de T-1000 crédible par son endurance et sa volonté. Ce robot amélioré n’évite pas les balles, mais continue d’avancer coûte que coûte! La gestuelle très métallique et les expressions du visage glaciales font de ce personnage l’un des meilleurs bad guys du cinéma, Robert Patrick s’avérant carrément flippant dans ce rôle!

James Cameron est un expert en technologie cinématographique, et les prouesses réalisées au niveau des effets spéciaux sont toujours aussi bluffantes aujourd’hui! La composition en métal liquide du T-1000 est une idée tout simplement géniale, qui va donner lieu à des séquences d’action très spectaculaires! Les impacts de balles sur son corps sont hallucinants, et sa régénération l’est encore plus! La fluidité des effets est excellente, et le réalisme des situations d’autant plus fort! Il faut voir le T-1000 se fondre à travers les barreaux pour franchir une grille… Et la mise en scène de Cameron augmente encore l’impact de cette scène!

Dans le rôle de John Connor, le jeune Edward Furlong est confondant de justesse et d’énergie pour son tout premier rôle! Son personnage est la clé de voûte de la saga, et il fallait un acteur crédible pour incarner le futur chef de la rébellion! Furlong est excellent dans sa manière de foncer dans le tas tout en laissant apparaître par moments ses propres faiblesses, et la relation qui se met en place entre lui et le Terminator se complexifie au fil du récit. Là encore, le génie de Cameron est d’offrir un récit d’action fort qu’il fait grandir grâce à une vision de la fragilité humaine apparente tout au long du film. La scène où le Terminator écrase le bouquet de roses en sortant son fusil à pompe est symbolique de cette ambivalence, et là encore, en l’espace de quelques secondes, il souligne tous les enjeux de cette guerre entre des robots impitoyables et une humanité risquant de se faire faucher en un éclair.

La lutte entre l’Homme et la Machine atteint une dimension paranoïaque et angoissante comme elle a rarement été montré au cinéma, Cameron faisant d’un blockbuster quelque chose de bien plus fort qu’un simple divertissement, faisant émerger de son récit futuriste la peur tangible d’une réalité possible. Avec le progrès viennent souvent les craintes; et James Cameron a montré en 2 films la vision la plus pessimiste se cachant dans l’inconscient collectif.

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Le clip de la semaine: Nine Inch Nails – Only

Avant de pouvoir apprécier la nouvelle collaboration entre Trent Reznor et David Fincher avec le prochain Millénium: les Hommes qui n’aimaient pas les Femmes, petit retour en arrière en 2005 avec ce clip mis en scène par Fincher pour le morceau Only tiré de l’album With Teeth. Patience…

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Commando (Mark L. Lester, 1985)

Arnold va revenir aux affaires plus vite que prévu, c’est donc tout naturellement qu’une semaine lui sera entièrement consacrée. 3 films seront décortiqués, et on commence par une perle 80’s, le too much Commando!

Le film de Mark L. Lester est une date dans l’actioner bourrin, puisqu’il représente la somme de toutes les outrances et de toutes les invraisemblances, et mon Dieu qu’est-ce que c’est bon! Ca suinte la testostérone à plein nez, avec un Arnold qui fait du petit bois à sa manière, une relation privilégiée avec sa fille et les animaux de la forêt digne de Disney, et une résistance aux balles, aux coups et aux explosions qui feraient chialer un T-1000!

John Matrix (c’est son nom, il a rien piqué aux brother & sister Wachowski) commençait une nouvelle vie après l’armée, dans un petit coin de paradis montagnard avec sa fille Jenny. Mais c’était sans compter sur d’anciennes connaissances bien décidées à se servir de lui. Mais quand on kidnappe la fille d’un héros comme John, il faut s’attendre à des représailles dévastatrices… Le staff de scénaristes comprend la future star des comics Jeph Loeb, qui est également l’un des piliers de Smallville, Lost et Heroes; et Steven E. de Souza, à qui l’on devra les scripts de Running Man, Piège de Cristal, 58 Minutes pour vivre, et bien d’autres encore. Le 3ème larron, c’est Matthew Weisman, qui a bossé avec Loeb sur quelques films. Le trio est plutôt solide et nous a concocté une trame d’action basique mais sacrément efficace. Il faut bien sûr laisser de côté la crédibilité des situations, mais l’enchaînement des situations et le côté Audiard des dialogues (C’est pas entre les yeux que j’vais t’buter John, mais entre les couilles!) rend le tout vraiment très fun!

Commando représente la quintessence de tous les abus en matière de cinéma d’action, et qui mieux qu’Arnold Schwarzenegger pouvait faire avaler la pilule (pas la bleue de Matrix hein…) ? Le « chêne autrichien » tue à mains nues, à la mitraillette, au couteau, à la hache, au lance-roquette,  aux disques mais sans la disqueuse, au tuyau (scène mythique!!!), aux mines, et des fois il fait un peu la grimace quand il se prend une balle, c’est vrai. Mais quand on arrive à combattre toute une armée seul, à sauter d’un avion en marche, à traverser un hall de mall (et en plus je fais de la poésie) comme Tarzan, à balancer des cabines téléphonique sur les gens, à renverser des bagnoles à mains nues, à faire du shopping à l’aide d’un bulldozer, on peut quand même se permettre de souffler un peu de temps en temps.

Le casting est plutôt sympa, avec un Dan Hedaya en pleine forme en dictateur en puissance, une Alyssa Milano dans son 2ème film, un David Patrick Kelley toujours aussi tête à claque (Les Guerriers de la Nuit, Twin Peaks), un Bill Duke qui retrouvera Arnold pour Predator, mais surtout, surtout, un Vernon Wells exceptionnel!!!  Son personnage de Bennett est une sorte de Freddie Mercury sous testostérone, avec petite moustache et cotte de mailles SM! Il faut le voir pour le croire, et l’acteur semble prendre beaucoup de plaisir à jouer ce bad guy mythique!

Commando est un plaisir de tous les sens, un must de l’actioner décérébré fonctionnant miraculeusement malgré des raccourcis scénaristiques énormes et des aberrations physiologiques hallucinantes (sortir indemne d’une bagnole qui vient de s’encastrer dans un arbre par exemple); mais c’est justement cet aspect too much assumé qui en fait un spectacle complètement barge et réussi!

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