Les news de la semaine: My name is Joe

Une seule new cette semaine, mais de la bonne! c’est officiel, Bruce a signé: il sera bien le Joe Colton de G.I. Joe 2: Retaliation! Un rôle emblématique pour celui qui aura traversé les décennies sous le nom de John McLane, et qui reste l’un des piliers du cinéma d’action! Quoi de plus honorifique que d’incarner le tout premier Joe, celui-là même qui a composé l’équipe? Bon, va juste falloir se laisser pousser une petite barbe, et ça devrait le faire! 😉

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Marvel Saga 11: L’Ile aux Monstres

L’arc Franken-Castle se termine dans le Marvel Saga d’août, et n’ayant pas suivi cette série qui s’annonçait très périlleuse niveau crédibilité, j’avoue être un peu circonspect par le traitement infligé au personnage! Mais pourquoi avoir transformé le Punisher en Monstre de Frankenstein?? Curieuse idée germée dans le cerveau de Rick Remender, qui adore les histoires surnaturelles et qui a voulu innover en sortant Frank Castle de ses ruelles glauques pour l’emmener en territoire radicalement différent.

Je ne peux juger que sur les 3 derniers épisodes, dont 2 sont consacrés à la confrontation entre Franken-Castle et Daken, le fils de Wolverine. Bon, ça charcle, ça charcle et ça bavarde, avec une propension pour les dialogues éculés depuis 1961… Daken à Franken-Castle: « C’est pas ta faute. Tu es victime de ton ego. Les gens font dans leur froc rien qu’en entendant ton nom. Mais ça n’est qu’une réputation. En réalité, tu n’es qu’une starlette sur le retour qui s’obstine à continuer son numéro. Tu veux tellement rester dans le coup. Tu veux tellement te sentir important. Mais cette fois, ça t’a poussé à pointer ton flingue sur un type trop fort pour toi. Tu te sens encore important, maintenant, pauvre type? » C’est assez typique de la linéarité du récit, qui suit un combat depuis 4 épisodes, dans lequel les personnages sont obligés de parler lorsqu’ils se battent. Ca a toujours été le cas dans les comics, mais quand les dialogues sont aussi creux, ça donne envie de zapper…

Wolverine intervient évidemment dans le combat entre son fils et Castle, histoire de charcler un peu plus… Mais ce récit n’est franchement pas emballant.

Le suivant est plus sympa, puisqu’il s’agit du Team-up entre Deadpool et Franken-Castle! Bon, on ne grimpe pas aux rideaux non plus, mais ce récit signé Ivan Brandon et dessiné par Sanford Greene est plaisant, avec un affrontement plus drôle que celui de Daken! On est dans du Deadpool sans prétention qui passe bien, respectant la continuité de la série dédiée au Punisher. Ah oui, on a aussi droit à un ptit flashback sur Wade bien marrant!

Le dernier épisode est le meilleur, avec la conclusion de l’arc Franken-Castle donc, où Frank se réfugie sur l’Ile aux Monstres, où il est censé se reposer et reprendre des forces après les blessures subies lors du combat contre Daken. Cet épisode est surprenant, car il est plus dense dramatiquement, et qu’il voit une nouvelle transformation pour le Punisher. Le dessin de Dan Brereton donne un rendu old school à cette aventure, qui a même un petit côté Ka-Zar! En fait, les enjeux sont plus évidents dans cet épisode que dans ceux avec Daken… Et la Légion des Monstres qui vient à la rencontre de Castle, ça claque plutôt bien! Surtout avec une Elsa Bloodstone échappée des Nextwave, mais qui est un peu trop sérieuse ici, grrr! Bref, un épisode bien entraînant, dont la conclusion devrait ravir les fans du personnage!

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Le clip de la semaine: Mozinor – Titanic Park

Mozinor, c’est le roi du détournement depuis 2004, avec des perles comme ce classique revisitant le Titanic de James Cameron! Des dizaines de vidéos sont à découvrir sur www.mozinor.com!

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Les news de la semaine: suite et fin?

On commence par une news série, puisque Breaking bad est officiellement reconduite pour une 5ème et dernière saison. Vince Gilligan tient donc parole puisque c’est une décision qu’il avait pris depuis la 2ème ou 3ème saison. Breaking bad ne devrait donc pas subir le syndrome de la saison de trop qui plombe de nombreuses séries très gourmandes, et Walter White devrait conserver toute la crédibilité acquise ces dernières années et qui font de cette série une pure tuerie! Charlie Collier, le président de la chaîne AMC, a annoncé que la production des 16 épisodes (3 de plus que d’habitude) démarrerait début 2012. En attendant, la diffusion de la 4ème saison en est au 6ème épisode ce dimanche soir, et pour l’instant, c’est tout simplement énorme!

 

Une petite affiche toute simple pour [REC] Apocalypse histoire de rappeler que Paco Plaza n’oublie pas son segment qui terminera la série, alors que Jaume Balaguero planche sur [Rec Génesis]!

 

La promo de G.I. Joe 2: Retaliation passe par The Rock! Voici donc une 2ème photo de Roadblock, qui pose en plein désert!

 

Des nouvelles de Ghost Rider: l’Esprit de Vengeance, qui semble bien parti pour revenir aux sources du comics en appliquant un traitement bien plus violent et iconique. Mark Neveldine et Brian Taylor ont apparemment bien opté pour une refonte du personnage qui devrait faire définitivement oublier le film de Mark Steven Johnson. Voici donc une affiche qui claque, et surtout une bande-annonce prometteuse! Bon, le projet est toujours risqué, mais ça a de la gueule!

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Captain America: first Avenger (Joe Johnston, 2011)

C’est en mars 1941 que le scénariste Joe Simon et le dessinateur Jack Kirby (qui a créé la plupart des héros Marvel les plus connus avec Stan Lee) créent le personnage de Captain America, qui apparaît dans une revue judicieusement nommée Captain America Comics 1. C’est l’époque de la Timely Comics, avant qu’elle ne devienne Marvel. Steve Rogers devient le symbole de la Liberté en affrontant Hitler et les forces de l’Axe alors que le monde est plongé dans la tourmente de la Seconde Guerre Mondiale.

Captain America a déjà eu droit à plusieurs adaptations, télévisuelles et cinématographiques. C’est ainsi que le serial Captain America de 1944 voit Grant Gardner (et non Steve Rogers!) combattre le mal dans 15 épisodes. En 1966, il a droit à une série animée de 13 épisodes également intitulée sobrement Captain America. En 1979, c’est Reb Brown qui endosse le costume étoilé dans 2 téléfilms, qui devaient initialement préfigurer une série annulée. Le second épisode est d’ailleurs sorti au cinéma en France! Et enfin, le film de 1990 réalisé par Albert Pyun avec Matt Salinger dans le rôle-titre ne parviendra toujours pas à rendre au héros sa dimension… Héroïque!

C’est alors que le projet prend forme avec la vague d’adaptations initiée par Marvel, qui a créé son pôle de production cinématographique et est en train de lancer des franchises et de récupérer des licences. Après avoir lancé L’incroyable Hulk, Iron Man 1 et 2, et Thor, c’est au tour du tout premier Vengeur de faire son apparition, et c’est Joe Johnston qui hérite de Steve Rogers! Sortant d’une expérience difficile avec le très faible  Wolfman sur lequel il est arrivé en catastrophe, Johnston a besoin de se remettre en selle avec un projet dans lequel il se sent à l’aise. Et l’on peut dire qu’il connaît le film d’époque, lui qui a réalisé Rocketeer et participé aux effets spéciaux des Aventuriers de l’Arche perdue!

C’est ainsi que le traitement qu’il applique colle judicieusement au scénario de la paire Christopher Markus/ Stephen McFeely, qui travaille ensemble depuis 2004, sur les trois Narnia notamment. On se retrouve plongé en plein coeur de l’Histoire, et l’intelligence de Captain America: first Avenger est d’être un film de guerre avant d’être un film de super-héros. En intégrant totalement Steve Rogers dans cette période sombre, sa « construction » en est d’autant plus crédible. La transformation du frêle jeune homme en super-soldat se fait avec cette menace latente des Nazis envahissant l’Europe, et Captain America apparaît avant tout comme une tentative de réponse à la propagation de ce mal. En ce sens, l’ego de Rogers est nettement moins démesuré que celui d’un Tony Stark ou d’un Thor, et l’élaboration du personnage repose sur des valeurs moins personnelles et beaucoup plus patriotiques.

Cet aspect glissant du personnage est traité avec finesse et évite de tomber dans un sentiment exacerbé de fierté nationale. Rogers est un produit de l’armée américaine, et endosse au départ le rôle ingrat de mascotte pour les troupes! L’aspect de propagande est très bien rendu avec cette présentation du Captain très old school défendant un patriotisme très américain, qui, combiné aux images des infos de l’époque, remettent au goût du jour les valeurs d’antan. La justesse de ce traitement, et le second degré qui en découle naturellement aujourd’hui, permettent d’accepter la création de ce personnage appelé à devenir l’emblème du pays.

La suite se poursuit avec la même intelligence, présentant évidemment des personnages issus du comics. C’est avec plaisir que l’on retrouve Bucky Barnes, joué par un Sebastian Stan plus volontaire que le Bucky original. Toby Jones joue le Dr Arnim Zola, qui est ici beaucoup plus réaliste que dans la BD. Et quel plaisir de voir Dum Dum Dugan sur grand écran, incarné par Neal McDonough qui est la copie conforme du personnage! Mais celui que l’on attendait avec impatience, c’est Hugo Weaving en Crâne rouge, et mis à part un doublage français avec un accent allemand à la limite de la parodie, il est très réussi visuellement. Le personnage possède la force de caractère nécessaire au rôle, et le maquillage permet de rendre le personnage crédible.

L’un des nombreux aspects intéressants du film réside dans son côté rétro-futuriste, avec l’élaboration de véhicules et d’armes  originales et très design. On est complètement plongé dans cette époque grâce à une reconstitution minutieuse, tant dans les décors que dans les costumes, et cet aspect technologique de pointe s’y insère parfaitement. La poursuite en motos permet de voir certaines de ces innovations, et rappelle en plus furieusement la poursuite en motojets du Retour du Jedi! Quand on sait que Johnston a travaillé sur les effets visuels des 3 premiers Star Wars, l’hommage est d’autant plus sympathique!

Captain America: first Avenger est donc un film de guerre dans lequel va se révéler un personnage héroïque, qui fait passer les intérêts du Bien avant les siens. Cette vision très noble est traitée avec respect et ne devient pas de la naïveté, mais fait ressortir toute la force d’âme d’un petit gars de Brooklyn bien décidé à faire la différence. La galerie de personnages gravitant autour de lui va lui permettre de s’exprimer totalement, et de se démarquer peu à peu. Qu’il s’agisse de Peggy Carter (jouée par une Hayley Atwell très motivée),  du Colonel Chester Phillips (Tommy Lee Jones dans un rôle qui lui va comme un gant!), du Dr Abraham Erskine (joué par le noble Stanley Tucci), ou encore d’Howard Stark, le père de Tony (Dominic Cooper se fait plaisir en préfigurant Robert Downey Jr.!), ils forment un noyau dur qui permettra l’émergence de Captain America, héros de la Seconde Guerre totalement dévoué à ses soldats. D’ici à ce qu’il prennent le commandement, il n’y a qu’un pas… Et 70 ans! D’ailleurs, restez bien après le générique, comme d’habitude quoi!

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