Le clip de la semaine: Rotting Hill (James Cunningham, 2011)

Avec un nom pareil, ce réalisateur était prédestiné à tourner des films d’horreur! Avec Rotting Hill, il nous propose une histoire d’amour hors-norme et déviante, où l’humour et le gore rivalisent pour donner naissance à un court vraiment sympa! Une découverte due à BlackBox TV!

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Wrong Turn 4: bloody Beginnings (Declan O’Brien, 2011)

Détour mortel avait créé la surprise en 2003 en offrant une nouvelle dynamique au survival, grâce à sa bande de dégénérés emmenée par Three Finger et un vrai sens du suspense distillé par Rob Schmidt. La séquelle réalisée par Joe Lynch était efficace et renforçait la réputation naissante d’une saga qui s’affirmait solide. Puis la chute, avec le très poussif 3ème épisode signé Declan O’Brien et ses affrontements entre bandes rivales, avec Three Finger d’un côté et des taulards teigneux de l’autre… Alors forcément, quand on annonçait le même réalisateur pour un 4ème film, l’intérêt n’était pas forcément excessif… Mais ô surprise, Wrong Turn 4: bloody Beginnings se révèle être l’un des meilleurs épisodes de la saga! Contrairement au 3ème sur lequel il n’était pas en charge de l’écriture, O’Brien s’est cette fois occupé du scénario et de la réalisation, ce qui donne une histoire bien plus homogène et crédible!

Bon, il faut tout de même signaler que cet épisode pompe allègrement Cold Prey, le slasher ultime norvégien, et l’on peut clairement voir en ce Wrong Turn 4: bloody Beginnings un plagiat pur et simple du film de Roar Uthaug. Passé ce constat, il faut bien avouer que le film d’O’Brien parvient à mettre en place une ambiance neigeuse bien angoissante et un récit simpliste mais captivant. Il n’atteint certainement pas les cimes d’un Cold prey, mais il réalise un excellent petit slasher bien bourrin et gore qui fait plaisir à voir!

La scène d’intro est à ce titre carrément géniale, en proposant de découvrir Three Finger et ses deux frangins alors qu’ils étaient tout jeunes, et déjà très portés sur la boucherie! La séquence d’ouverture est tout simplement culte, avec cette apocalypse en hôpital psy de toute beauté! O’Brien ne lésine pas sur les effets sanglants, et son film est bien plus généreux que ne l’était le précédent.

Wrong Turn 4: bloody Beginnings prend donc place en 2003, soit juste avant les évènements du premier film. La bande de jeunes qui se paume en pleine montagne et qui trouve refuge dans un immense bâtiment abandonné, avec une tempête de neige qui s’annonce, c’est forcément très Cold prey, et ça va s’avérer bien tendu. O’Brien va mettre en place quelques mises à mort bien élaborées, et sa bande de jeunes se la joue plutôt sexy, avec quelques moments bien hot qui font plaisir à voir! Il réussit à créer une ambiance très tendue grâce au passif du lieu, ancien hôpital psy aujourd’hui à l’abandon, dans lequel les jeunes vont entrer comme s’ils entraient dans un passé morbide. Leur présent va voler en éclat avec ces 3 dégénérés qui vont les pourchasser le long de corridors sombres et de sous-sols humides, et le film fonctionne vraiment bien!

Bref, sex, drug and rock’n’gore, O’Brien réalise un film sacrément efficace, maniant l’angoisse et la violence avec brio. Ca va assez loin, avec un petit repas cannibale bien glauque d’ailleurs pour les amateurs de fondue…

 

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Les news de la semaine: Refn fever!

Nicolas Winding Refn et Ryan Gosling, la paire gagnante de Drive, vont continuer à oeuvrer ensemble sur 2 titres: Only God forgives, qui sera tourné à Bangkok et qui mettra en scène l’affrontement entre un policier et un gangster sur fond de boxe thaï; et le remake de L’Age de Cristal de Michael Anderson, où Michael York refusait la politique gouvernementale qui décrétait que les humains devaient être euthanasiés à l’âge de 30 ans. Le film de 1976 reste une oeuvre attachante, mais son aspect daté permet néanmoins de concevoir un remake comme intéressant, surtout avec les 2 inséparables aux commandes!

 

En parlant de Refn, voici 2 images du remake de Pusher! Le film danois se voit en effet transposé dans les rues de Londres par Luis Prieto, ce qui peut donner lieu à une petite curiosité…

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Cabin Fever d‘Eli Roth avait fait forte impression à l’époque, et sa suite fun Cabin Fever 2 réalisée par Ti West était un divertissement sympa. Cette fois-ci, on annonce 2 préquelles à la saga, rien que ça! Cabin Fever: Patient zero sera un survival situé aux Caraïbes, alors qu’un groupe de touristes entre en collision avec un navire abandonné abritant le virus initial. Cabin Fever: Outbreak suivra la famille d’un médecin se rendant sur une île aux Caraïbes afin de déterminer la nature du mal qui la ravage, et de tenter d’éviter une épidémie. Les 2 films seront tournés dans la foulée, à la manière de Retour vers le Futur 2 et 3 à l’époque… Espérons que ce choix financier sera de bon augure pour la franchise!

 

Encore du Django! Cette fois-ci, 2 noms se rajoutent à la liste, et c’est le moment de faire un nouveau récapitulatif: Leonardo DiCaprio, Samuel L. Jackson, Christoph Waltz, Kurt Russell, Jamie Foxx, Tom Savini, Don Johnson, et les 2 ptits nouveaux, Joseph-Gordon-Levitt et RZA! Putain de casting quand même!!!

 

 

 

 

 

 

Sources: IMDb et DVDRama

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Le clip de la semaine: Skrillex – First of the Year (Equinox)

Skrillex fait dans l’électro bien percutante et leur morceau First of the Year est une petite tuerie sonore qui devrait vous claquer les tympans comme il se doit. Et le clip réalisé par Tony Truand (c’était pas un des Crados ça??) est une bombe visuelle tout simplement atomique! Le sujet très difficile est traité avec une maëstria tout simplement bluffante, et l’aspect glauque débouche sur un récit carrément jubilatoire! Mention à la jeune actrice qui est excellente! Ca fait beaucoup de superlatifs certes, mais ça les vaut! Enjoy! 😉

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Le Convoi (Sam Peckinpah, 1978)

Sam Peckinpah est réputé pour ses westerns dans lesquels il offre une représentation très dynamique et moderne de la violence. De sa participation à diverses séries télévisées (La Flèche brisée, L’Homme à la Carabine, The Westerner) jusqu’à Pat Garrett et Billy le Kid, Peckinpah s’est évertué à retranscrire toute la sauvagerie de l’Ouest, et ses films contemporains se nourrissent de la même matière première. Qu’il s’agisse des Chiens de Paille ou d’Osterman Weekend, Peckinpah raconte toujours des affrontements entre hommes avec comme source plus ou moins consciente les rivalités entre shérifs et hors-la-loi.

Pour Le Convoi, le principe reste le même, seule l’époque change. Les montures ont été troquées contre des camions dans lesquels les routiers passent le plus clair de leur temps. Duck (Kris Kristofferson, excellent) mène une vie de nomade, traversant les états à bord de son véhicule, tout comme le faisaient les cowboys à l’époque. L’esprit qui l’anime n’est pas si éloigné de celui du Far West, avec cette sensation de liberté qu’il ressent en parcourant le pays.

Son seul problème est représenté par le shérif Lyle Wallace (Ernest Borgnine dans toute sa splendeur), qui prend un malin plaisir à le verbaliser dès qu’il le peut afin d’arrondir ses fins de moins. Wallace est un flic pourri qui aurait aussi bien eu sa place au 19ème siècle… Le rapport de force entre les deux hommes va prendre un tour plus sérieux après une sévère altercation, et le franchissement de cette limite va mener Duck et ses amis camionneurs dans une course-poursuite inter-états qui va faire du bruit!

Les grands espaces, les chemins déserts, les flics pourris et la bande de hors-la-loi, tous les éléments du western sont présents dans ce très bon road-movie sonnant l’épopée des derniers cowboys dans l’âme. Duck est un solitaire, séducteur et sûr de lui, prêt à cogner s’il le faut. Sa lutte contre le shérif Wallace va le mener dans une course effrénée où les forces de l’ordre vont traquer les camionneurs sans relâche, et le groupe composé de trois hommes va peu à peu prendre de l’ampleur au fil des kilomètres. Duck va se retrouver malgré lui meneur et porte-parole des camionneurs face à la dictature policière de Wallace.

Le Convoi s’inscrit dans le registre du road-movie contestataire, avec ces hommes aspirant à une existence libre et devant constamment rendre des comptes aux forces de l’ordre. Un simple dépassement de la vitesse autorisée va s’envenimer peu à peu, et va jeter des braises sur un feu qui couvait depuis longtemps. L’affrontement entre Duck et Wallace laissera des traces, les deux hommes représentants deux modes de vie incompatibles, et cette lutte va être suivie par les médias qui voient dans le convoi un outil de revendication face à la difficulté des conditions de travail des routiers.

Sam Peckinpah réalise un film rythmé dans lequel les séquences de poursuite bénéficient d’une solide maîtrise, et l’image de ces camions renvoient même en partie au Duel de Steven Spielberg. Peckinpah joue la carte de l’action avec efficacité, offrant quelques traits d’humour achevant de donner une tonalité très personnelle au film. Il réalise un très bon road-movie emmené par des acteurs motivés, de Burt Young (le célèbre Paulie de la saga Rocky!) à Seymour Cassel en gouverneur, en passant par Ali MacGraw en femme de poigne.

Les grands espaces du Convoi se nimbent d’une atmosphère de fin d’époque, et cette transposition moderne d’un récit classique du western prend tout son sens avec le spectre de cette époque révolue planant sur cette horde sauvage…

 

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