Les Aventuriers de la 4ème Dimension (Jonathan R. Betuel, 1985)

Sorti la même année que le génial Retour vers le Futur, Les Aventuriers de la 4ème Dimension propose lui aussi une fracture de l’espace-temps un peu barge! Evidemment, il ne parvient pas à rivaliser avec le chef-d’oeuvre de Robert Zemeckis, mais distille des idées sympathiques et une ambiance 80’s attractive! Ce film totalement méconnu est une bonne petite surprise!

1er film de Jonathan R. Betuel (qui réalisera 10 ans plus tard T-Rex avec Whoopi Goldberg!), Les Aventuriers de la 4ème Dimension suit le jeune lycéen Michael Harlan (John Stockwell), qui découvre un dispositif étrange dans un ancien complexe militaire. En étudiant l’objet, il découvre que celui-ci émet une forte énergie, qui va provoquer une distorsion temporelle et animer sa petite ville tranquille! Si le scénario ne va pas aussi loin que les aventures de Marty McFly, Betuel se lâche complètement dans la dernière partie du film où les réalités s’entremêlent alors que le héros cherche à retrouver son amie.

Ce film est certes plus sage que Retour vers le Futur, mais il développe une atmosphère fantastique forte, à base d’effets spéciaux certes datés mais qui fonctionnent toujours! La découverte de cet objet mystérieux va mener Michael à des expérimentations de plus en plus étranges que l’on suit avec plaisir! L’aspect teen movie renvoie encore à l’insouciance des jeunes branchés 80’s, dont son pote Vince est un parfait représentant!

On retrouve en plus Dennis Hopper en prof qui ne s’est pas remis de la fin des années flower power et qui est excellent dans ce rôle déjanté; et l’incontournable Al Leong qui joue un vietcong et qui n’est même pas crédité!

 

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Le clip de la semaine: GBGX3M: Brutal Parkour Crash. Robert Stafsing

GBGX3M est un site consacré aux sports extrêmes basé à Gothenburg. Il y a quelques jours, Robert Stafsing tournait une vidéo de Parkour dans laquelle il démontrait de très grandes qualités. Mais en une demi-seconde, tout a mal tourné. Je n’ai pas l’habitude de regarder ce genre de vidéo, et encore moins de les partager. Mais elle m’a tellement marqué, que je me dis avec un peu de recul qu’elle démontre à quel point la notion de danger semble s’évaporer face à la beauté et à la perfection des mouvements. Robert Stafsing avait exécuté ce saut à de nombreuses reprises, mais ce jour-là ça a complètement foiré. Ca fait froid dans le dos et c’est vraiment choquant, et le fait de voir ça devrait faire réfléchir sur la prise de risque dans ce sport… Stafsing a quitté l’hôpital, et il est en convalescence chez lui. Ca va prendre du temps, mais j’espère vraiment qu’il va se remettre!

 

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Wrong Turn 5: Bloodlines (Declan O’Brien, 2012)

Et de 5 pour la franchise horrifique initiée en 2003 par Rob Schmidt! Devenu le spécialiste de la saga avec pas moins de 3 opus réalisés, Declan O’Brien fait preuve d’écarts considérables dans la qualité de ses oeuvres… Après un 3ème film inutile et un 4ème excellent, ce 5ème Détour mortel s’avère lamentable…

Comment expliquer le sursaut du 4ème épisode, retraçant les origines de Three Finger et de sa bande et s’avérant être le meilleur opus? Totalement décomplexé, il laissait libre cours à un spectacle gore vraiment réussi tout en donnant de la consistance à ses personnages. Ce Wrong Turn 5: Bloodlines propose tout l’inverse, en présentant une bande de jeunes d’une banalité affligeante, chacun pouvant être interchangeable! Aucun trait de caractère, aucun intérêt pour chaque personnalité, ils n’ont finalement que la consistance de proies pour Three Finger et ses frangins.

Mais au-delà de l’absence de personnages, on peut espérer une force visuelle dans la mise en place des meurtres? Eh ben là encore, pas grand-chose à se mettre sous la dent, car mis à part la scène bien hard et sacrément réussie de la tondeuse à gazon, il n’y a absolument rien à sauver dans ce parfait exemple de DTV tourné à la va-vite pour une consommation immédiate et tout de suite oubliée. Toutes les qualités de mise en scène et d’atmosphère travaillée que l’on trouvait dans Détour mortel 4: Origines sanglantes se sont simplement évaporées, et c’est très difficile de se rendre compte qu’il s’agit du même metteur en scène! Même la caution de Doug Bradley (le célèbre Pinhead de la saga Hellraiser) ne va rien changer au résultat, son personnage ridicule n’apportant rien au film.

Wrong Turn 5: Bloodlines est une vraie purge à l’atmosphère et à la densité inexistantes. Le massacre d’une franchise en quelque sorte… Et le pire, c’est que Three Finger et ses frangins sont juste ridicules dans le film, oubliant d’être inquiétants et flippants… Est-ce qu’on va avoir droit à un Détour mortel 6 après ça??

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Les news de la semaine: Le grand Saut

Impossible d’être passé à côté de cet exploit incroyable réalisé par l’Autrichien Felix Baumgartner le 14 octobre dernier!!! 39000 mètres, à la limite de l’espace…

 

Premier gros succès de la renaissante Hammer, La Dame en noir aura droit à une séquelle! C’est le réalisateur Tom Harper qui est en charge du projet, et s’il est parfaitement inconnu, il a tout de même signé une poignée d’épisodes de Misfits (du temps où la série était regardable). The Woman in black: Angels of Death pourrait être l’occasion pour lui de se faire un nom.  Pour la petite histoire, le film suivra Eve, une infirmière envoyée dans un manoir transformé en asile militaire durant la seconde guerre mondiale. Evidemment, la dame en noir va s’occuper des pensionnaires à sa manière… Le film de John Watkins était une très belle surprise, souhaitons que Tom Harper parvienne à se hisser au même niveau!

 

Grosse annonce au casting de la prochaine série S.H.I.E.L.D., puisque Kevin Feige et Joss Whedon ont annoncé que le premier acteur choisi était Clark Gregg, celui qui incarnait l’agent Coulson dans les films Marvel, et qui a été tué dans Avengers! La mort n’étant jamais un état permanent dans les comics, il est normal que cette règle s’applique à l’univers cinématographique! Des rumeurs circulent sur sa transformation en Vision…

 

Un nouveau visuel pour Iron Man 3, qui ne dévoile pas grand-chose, si ce n’est un petit arrangement dans le rouge et or de l’armure…

 

5 nouvelles affiches pour le Django unchained de Quentin Tarantino, qui nous présentent respectivement Jamie Foxx, Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson et Kerry Washington.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Machete aux prises avec Miss San Antonio dans le prochain opus!

 

 

Tom Derrickson, c’est quand le mec derrière le remake du Jour où la Terre s’arrêta… Après cette infamie, est-il possible de lui laisser le bénéfice du doute? La réponse est curieusement oui, au vu de cette bande-annonce très efficace de son nouveau Sinister,  qui voit Ethan Hawke et sa famille aux prises avec de mystérieuses forces, et qui semble promettre un film bien flippant…

Mama, ce n’est pas le biopic consacré à Freddie Mercury, mais une nouvelle tentative de film d’épouvante  espagnol. Si la bande-annonce en dévoile certainement trop (je vous conseille d’arrêter à 1:06, c’est largement suffisant pour se faire une idée), ce film d’Andres Muschietti bénéficie des qualités visuelles incontournables du cinéma ibérique, mais déroule également un récit original baignant dans une atmosphère bien lourde… Le cinéma de genre espagnol n’a pas dit son dernier mot!

Zero dark thirty se pare d’une nouvelle bande-annonce, et ce thriller d’espionnage sur la traque de Ben Laden semble plutôt intense, bénéficiant de la présence de Jessica Chastain et Joel Edgerton sous la caméra de Kathryn Bigelow.

2 affiches pour le remake de Carrie, une pas terrible et l’autre réussie! Et le premier trailer aussi tiens, qui a plutôt de la gueule!

On termine par une bande-annonce bien azimutée, celle du Julia X 3D de P. J. Pettiette, qui va sans doute nous offrir un moment de détente à la The loved Ones! Bon, même si ça ne semble pas aussi abouti visuellement, le carnage de ce rape and revenge semble bien barré, et le réalisateur donne l’impression de manier le gore qui tache et l’humour noir! Ca peut soit donner une daube immonde, soit une très bonne surprise! Wait and see…

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Guerrière (David Wnendt, 2011)

Pour son 3ème film, le cinéaste allemand David Wnendt réalise une oeuvre d’une grande sensibilité, traitant le sujet délicat de l’idéologie nazie perpétuée à travers une jeunesse paumée. Marisa, une jeune femme d’une vingtaine d’années, traîne avec un groupe adepte de la suprématie germanique, qui n’hésite pas à appuyer brutalement ses propos racistes. On assiste à des agressions violentes que le réalisateur filme de manière très crue, n’omettant pas la fierté que trouvent ces jeunes néo-nazis à filmer leurs actes ignobles. David Wnendt nous plonge d’emblée dans un environnement désaxé, ne cherchant pas à minimiser ou a exagérer son propos, qui tient finalement d’une chronique de la haine ordinaire.

Le titre international, Combat girls, risque de prêter à confusion, car Wnendt ne cherche aucun sensationnalisme et brosse le portrait tristement réaliste d’une jeunesse désoeuvrée tentant de se consolider à travers un communautarisme abject. Au début, on ne sait trop dans quelle direction veut nous emmener le metteur en scène, et la subtilité de son propos se dessine ensuite, allant de pair avec une rudesse pourtant traversée par quelques zones d’espoir. En entrecroisant les existences de Marisa, d’une jeune fille de 15 ans nommée Svenja qui commence à côtoyer le même milieu, du jeune étranger Rasul ainsi que de la famille proche des protagonistes, David Wnendt dévoile plusieurs vies faites de tragédies et de morne quotidien, chacun souhaitant échapper à une existence linéaire tout en ayant l’indicible conscience d’y être trop solidement attaché.

Guerrière, c’est aussi la révélation d’une actrice incroyable, Alina Levshin, qui crève l’écran dans ce qui est son 2ème long métrage! Cette jeune Germano-Ukrainienne joue avec une justesse et une conviction viscérale cette Marisa persuadée d’être dans le droit chemin à travers cette croisade raciste, et qui réalise des actes intolérables. Son caractère déterminé et anticonformiste va la mener à des actions violentes, tout en perçant peu à peu cette surface de haine. Marisa va être confrontée à la réalité d’autres personnages, et va devoir les appréhender de manière personnelle.

David Wnendt pose une ambiance grisâtre dans laquelle cette bande de jeunes est convaincue de la responsabilité des étrangers dans leurs échecs, et suit aussi le cheminement hasardeux du jeune Rasul, émigré afghan vivotant dans une banlieue sordide. La rencontre improbable entre Marisa et Rasul va être déterminante dans la fracture de la vision biaisée de la jeune femme sur le monde, et elle va alors tenter d’aider presque malgré elle le jeune garçon à retrouver les siens.

Guerrière est une vraie découverte, démontrant la clairvoyance d’un cinéma allemand traitant encore une fois avec ses propres démons, et ce d’une manière intimiste et réaliste. Si certains passages n’hésitent pas à montrer frontalement la cruauté de ces néo-nazis, David Wnendt cherche aussi à faire découvrir dans quels environnements peuvent se construire un radicalisme aussi primaire. Il explore les cellules familiales défaillantes, faites de silences trop pesants ou d’autorités trop abusives, sans jamais porter de jugements. Wnendt se pose comme un observateur de ces dysfonctionnements menant à des pensées étroites, et on sent constamment dans son film la tristesse de ce constat amer. Loin d’être rébarbatif, cette vision du cinéaste s’avère surtout très prenante, et Guerrière apparaît comme un témoignage très précis d’une jeunesse allemande qui ne s’est pas encore amendée des actes de leurs pères. Guerrière est un film très fort, et la révélation d’une actrice vraiment très talentueuse.

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