Les news de la semaine: Ant-Man se dévoile!

C’est à la San Diego Comic Con que quelques chanceux ont pu voir le screen test d’Ant-Man, projet Marvel prévu pour 2015 auquel est attaché Edgar Wright, le réalisateur du génial Shaun of the Dead! Par chance, ce test a fuité et nous pouvons aujourd’hui le découvrir afin de voir comment Wright compte s’approprier le personnage! Et franchement, même si ce n’est qu’un bout d’essai, ça s’annonce sacrément efficace!!! Le rythme de la séquence est excellent, et le côté iconique donné au personnage est savoureux! Plus qu’à patienter quelques années… Pas sûr que cette vidéo reste très longtemps visible, donc jetez-y un oeil rapidement ici!

Le prochain Nicolas Winding Refn lâche 3 nouvelles photos. Only God forgives réunit Ryan Gosling et Kristin Scott Thomas, et sortira le 29 mai.

 

 

Nouveau retour pour X-Men: Days of future Past avec Colossus, interprété par Daniel Cudmore!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Son Drug War même pas encore sorti chez nous, voici que nous parvient la bande-annonce du prochain Johnnie To, Blind Detective! Comme son titre l’indique, on suivra un détective aveugle (joué par Andy Lau), qui fera équipe avec une femme flic afin de mettre la main sur un tueur en série oeuvrant dans les bas-fonds hong-kongais. Tout un programme au vu de ces premières images alléchantes!

Si le projet The Colony sort de nulle part, sa BA devrait lui donner une certaine légitimité dans le domaine de la science-fiction, car ce projet ambitieux signé Jeff Renfroe s’apparente à une oeuvre au concept plutôt bien maîtrisé! Réunissant Laurence Fishburne et Bill Paxton sur fond de survival glaciaire, The Colony a de quoi créer la surprise!

I declare War est une version radicale de La Guerre des Boutons version canadienne, due aux 2 cinéastes Jason Lapeyre et Robert Wilson qui nous promettent des montées de tension bien senties!

On termine avec Found de Scott Schirmer, qui devrait faire parler de lui tant la maîtrise de son sujet dérangeant et de son ambiance glauque crée un mélange d’attraction-répulsion qui ne laisse pas indifférent!

J’en profite juste pour parler rapidement de l’excellent site cinemafantastique.net qui est une source intarissable sur le 7ème art, et qui me permet chaque semaine de découvrir des bande-annonces de films totalement inconnus et prometteurs! N’hésitez pas à aller y faire un tour!

 

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Silent Hill: Revelation 3D (Michael J. Bassett, 2012)

6 ans après la déception du film de Christophe Gans, Samuel Hadida a décidé de produire une séquelle qui verra cette fois-ci la jeune Sharon se rendre dans la ville fantôme afin de mettre un terme à la malédiction. Si l’on pouvait douter du bien-fondé d’une suite après une première débâcle, il fallait bien avouer que l’ambiance pesante de la saga vidéoludique avait de quoi faire fantasmer quant à une transposition efficace sur grand écran, et le doute pouvait être permis après avoir découvert la bande-annonce de cette suite signée Michael J. Bassett.

 

Pourtant, lourd d’un premier opus qui le tirait vers le bas et dirigé par le réal des pas franchement réussis Wilderness et Solomon Kane, ce Silent Hill: Revelation 3D partait avec de mauvais atouts, qui seront vite balayés par le soin et le sérieux avec lequel a été produit ce film. D’entrée de jeu, on plonge dans une ambiance sombre et cauchemardesque que n’aurait pas renié Wes Craven, ce Silent Hill usant de procédés communs avec la saga Krueger. La frontière de moins en moins nette entre les deux réalités renvoie subtilement à l’imagerie véhiculée par Les Griffes de la Nuit et ses suites, tout en personnalisant l’aura maléfique de ses lieux. Michael J. Bassett reprend des figures apparues dans le premier opus, et en développe de nouvelles tout en harmonisant l’ensemble des créatures signées Patrick Tatopoulos, qui se pose en passant comme un digne héritier de Giger! Bassett glisse en même temps un hommage au Cabal de Clive Barker avec le look SM de certaines créatures, et le tout atteint finalement une cohérence plutôt bienvenue, qui va évoluer dans un univers à l’esthétique très travaillée, mais à l’ambiance bien plus appuyée.

Le principal reproche que l’on peut faire au premier film est justement de privilégier l’aspect visuel, qui est certes somptueux, à l’atmosphère du film. Christophe Gans avait créé un Silent Hill vraiment beau mais cruellement plat, son film ne faisant peur à aucun moment! Un comble pour l’adaptation d’un jeu vidéo glauque et flippant à souhait! Ici, Bassett nourrit son film d’une atmosphère lourde, qui même si elle n’atteint pas celle des jeux vidéo, permet de plonger avec davantage de plaisir dans cet univers fantastique. Silent Hill: Revelation 3D se révèle alors être bien supérieur à son aîné, avec une utilisation très habile des magnifiques décors créés pour l’occasion. En développant son bestiaire en parallèle, Bassett fait de ce Silent Hill une vraie bonne série B comme on aime en découvrir, et le récit classique à base de malédiction et de sceau magique prend tout son sens grâce à l’interprétation impliquée des acteurs. La jeune Adelaide Clemens porte le film avec force, et c’est un plaisir de retrouver Sean Bean qui est un excellent acteur. Les deux apportent une grande solidité à l’histoire, l’intensité de leur relation père-fille permettant d’augmenter l’impact du récit.

Ce Silent Hill: Revelation 3D est finalement une très bonne surprise!

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Le clip de la semaine: Stan Lee Parkour

A 90 ans, le créateur des super-héros Marvel gère le Parkour comme personne! Enjoy! 😉

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Deadpool 5: Tu es mon Autre

Habituellement composé de 3 épisodes, le bimestriel Deadpool passe à 5 épisodes en mars et mai, histoire de rattraper le retard de publication par rapport aux Etats-Unis. Avec la parution en juillet d’un volume de 304 pages en librairie, Panini sera définitivement prêt pour l’ère Marvel NOW! avec le personnage de Deadpool! C’est en effet en juillet que commencera la publication de la nouvelle série consacrée au mercenaire canadien!

Le rythme bimestriel n’est pas évident pour suivre une série, et l’augmentation de la pagination pour 2 numéros permet d’apprécier davantage le travail de Daniel Way. En formant un ensemble plus solide que les 3 épisodes habituels, on suit de manière plus satisfaisante les aventures de Wade, sans devoir revenir en arrière en se demandant ce qui s’était passé 2 mois auparavant. On termine l’arc Interné et on enchaîne avec Tu es mon Autre, qui suit directement les événements de l’arc précédent. Et l’on entame la 1ère partie de Méchant Deadpool qui s’annonce bien savoureux! Le tout se lit de manière très fluide, ce qui est vraiment agréable!

Interné se termine avec les 2 derniers épisodes (sur 3), qui voient la confrontation entre Pool et Foolkiller devenir très dangereuse! Daniel Way impressionne par une écriture plus fouillée qu’à l’accoutumée, jouant sur les fameuses bulles de pensée de manière judicieuse, et approfondissant l’aspect psychologique de Wade de manière très intéressante. Le dessin de Carlo Barberi colle parfaitement à l’ambiance de folie absurde qui se dégage du récit, et ce passage en asile psychiatrique pour ce bon vieux Wade est une réussite! Way nous a ressorti un Foolkiller qui s’était fait oublier depuis un bon moment, et le twist final est bien pensé!

On enchaîne directement sur Tu es mon Autre qui va voir la confrontation entre Deadpool et une fan amoureuse plutôt agressive, ce qui va encore donner lieu à quelques situations cocasses comme la rencontre entre Wade et la Reine d’Angleterre, mais Daniel Way semble tout de même moins inspiré que pour Interné. Il y a de bonnes idées comme Wade qui vomit dans son masque, mais la personnalité barrée de cette femme n’est pas aussi inventive que ça.

Par contre, cet arc ouvre sur Méchant Deadpool qui promet d’être bien plus fun! Dommage pour la traduction d’Evil Deadpool, on perd la référence à la trilogie de Sam Raimi! Quoi qu’il en soit, le nouvel ennemi de Wade est encore plus barge que lui, et le travail s’annonce corsé pour le mercenaire, qui pourrait prouver ici qu’il a l’étoffe d’un super-héros! Ce nouvel ennemi est un psychopathe total et n’a aucune pitié, la rencontre entre les 2 devrait être explosive dans le prochain numéro!

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Julia X (P. J. Pettiette, 2011)

Julia X s’était annoncé il y a quelques mois grâce à une BA plutôt bien foutue, et il faut dire que le résultat final est à la hauteur des espérances! Pour son premier film en tant que metteur en scène, P. J. Pettiette parvient à nous balancer une petite bande à la forte personnalité mariant sexe, gore et humour de manière très efficace!

Projet casse-gueule s’il en est, ce film voit Kevin « Hercule » Sorbo dans la peau d’un tueur psychopathe qui va s’en prendre à une nouvelle victime, la pauvre Julia. Mais il va s’avérer que la jeune femme est pleine de ressources, et le carnage annoncé promet quelques surprises bien fun et sanguinolentes! Spécialisée dans les séries TV, Valerie Azlynn fait de temps à autre des apparitions sur grand écran (ou en DTV), et son rôle de Julia lui va comme un gant! Elle passe du statut de victime à celui de vengeresse avec aisance, et s’avère très crédible dans l’exercice du rape & revenge! Face à elle, Kevin Sorbo, connu pour son rôle d’Hercule dans la série éponyme donc, joue un tueur bien retors et pervers à qui il apporte une bonne touche d’humour noir et une zen attitude originale! Son personnage apparaît stéréotypé au début, mais il va vite gagner en personnalité avec la relation chasseur-proie qui va se mettre en place entre les deux protagonistes.

Une autre actrice va poser ses atouts de charme, il s’agit d’Alicia Leigh Willis, elle aussi spécialisée dans le petit écran, et qui va aussi donner du fil à retordre à ce bon vieux tueur sans nom. Son côté gentille jeune fille masque également une personnalité bien fêlée qui va la pousser à certaines extrémités bien gores!

Si Julia X fonctionne, c’est grâce à une orientation très précise de la part de P. J. Pettiette, qui crée un univers à la fois absurde et sanglant sans intensifier l’un des éléments au détriment de l’autre. Son film pose une ambiance très particulière, avec un choix très coloré qui s’avère étonnant, notamment dans le fait qu’une grande partie du film se déroule de jour. La poursuite en forêt et à travers champs revêt du coup une tonalité très intéressante, Pettiette parvenant à nous rapprocher de cette manière davantage avec les personnages. En passant constamment de l’un à l’autre, il ne se place ni dans le statut de la victime ni dans celui du bourreau, mais donne une vision à la fois plus proche mais aussi légèrement distanciée émotionnellement, ce parti-pris lui permettant de construire une base solide pour le schéma absurde qu’il va développer. Julia X ne va pas être avare en scènes violentes et gores, mais le côté malsain va être constamment accompagné d’une vision plus ludique, qui chez un autre aurait pu annihiler tout le sens du film, mais qui s’avère ici très réussi!

Sexy, violent et barge, Julia X est un concept qui fonctionne à merveille et dans lequel les acteurs semblent avoir pris leur pied à composer des personnalités aussi tordues!

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