Les news de la semaine: Hail to the King!

Un final de toute beauté dimanche dernier pour la série de Vince Gilligan, qui se permet de clôturer l’aventure en battant son record de fréquentation. Ce sont en effet 10,3 millions de téléspectateurs qui se sont retrouvés devant le dernier épisode de Breaking bad après 6 années à suivre les plans de Walter et de Jesse. Un final forcément émouvant pour cette série qui marquera à jamais l’histoire de la télévision par son mélange magnifique de tension, d’humour noir, de finesse d’écriture exemplaire et de mise en scène d’une ingéniosité diabolique. C’est une page incroyable qui se tourne…

 

Dans la famille Olsen, après Mary-Kate et Ashley, il faudra désormais compter avec la petite soeur Elizabeth. La jeune femme est en effet confirmée dans le rôle de la Sorcière rouge pour Avengers: Age of Ultron, c’est Samuel L. Jackson qui l’a annoncé! Bienvenue dans la famille Marvel!

 

 

L’excellent comics Black Hole signé Charles Burns a déjà été l’objet de tentatives d’adaptations cinématographiques, qui ont toujours avorté jusqu’à présent. David Fincher serait-il l’homme de la situation? Il faut dire qu’il s’y intéresse depuis de nombreuses années, et il semblerait que la situation s’éclaircisse grâce à Plan B, la société de production de Brad Pitt. Croisons les doigts pour qu’un film digne de l’oeuvre totalement étrange de Burns voit le jour, en racontant cette contamination en milieu adolescent avec toute la folie d’un génie créatif comme Fincher!!!

 

Je pensais vraiment qu’il s’agissait d’une blague, mais Sony l’a réellement fait! Metastasis est le remake latino de Breaking bad!!! Je vous laisse le soin de regarder la bande-annonce et de vous demander comment une telle idée a pu germer chez les têtes pensantes de Sony… Comme si les Latinos ne peuvent pas accrocher à Breaking bad, ça ressemble au final à du sectarisme pur et dur! Bref, Walter Blanco (si si, c’est le vrai nom du perso) va fabricato dos amphetaminos azul… C’est vraiment le pire projet que l’on ait pu monter à la télévision ces dernières années!!! Vince Gilligan a tout de même été consulté pour ce truc… Y a pas  dire, Bryan Cranston a nettement plus la classe en slip!!!

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Breaking bad saison 5, partie 2 (Vince Gilligan, 2013)

6 années ont passé depuis que le moustachu binoclard s’est retrouvé en slip dans le désert. 6 années depuis que l’agent des Stups à emmené son beau-frère assister à une descente dans un labo de dope. 6 années depuis les retrouvailles entre le professeur de physique au bout du rouleau et l’ancien élève devenu dealer minable. Depuis tout ce temps et ce premier épisode qui allait mettre en branle une mécanique aussi puissante qu’irrémédiable, Vince Gilligan a mis en place une spirale infernale bourrée de scènes chocs, d’humour ultra noir et de personnages appelés à devenir mythiques. Breaking bad, c’est sans conteste LA série des années 2000-2010.

En coupant la saison 5 en 2 parties distinctes, Gilligan a prolongé d’un an le suspense quant à cette fin tant attendue et tellement redoutée en même temps. Il y a une puissance émotionnelle incomparable dans ces 8 derniers épisodes, chacun nous projetant de plus en plus vers un achèvement qui se prépare de manière violente, viscérale et inéluctable. Chacun des personnages se dirige droit vers ce dernier épisode, et l’on ressent à la fois la totale liberté de Gilligan et de son staff de scénaristes, combinée à un immense respect pour leurs personnages qui sont traités avec énormément de subtilité et de finesse. Rarement on aura découvert une telle galerie d’anti-héros capables de nous faire basculer en une phrase de la sympathie à la méfiance, de nous choquer par leurs actes inattendus et de révéler pourtant une humanité toujours présente.

Difficile de juger les actes de Walter, de Jesse, de Skyler, d’Hank et de toute cette bande, tant ils sont le fruit d’un mélange de volonté de survie, d’arrogance, de cupidité et d’amour, le tout mélangé de manière si inextricable que les manipulations et les mensonges peuvent cacher de véritables bonnes intentions, tandis que les actes nobles peuvent eux être utiles pour des plans futurs. En nous offrant des personnages de fiction parmi les plus impressionnants de ces dernières années, Vince Gilligan nous oblige à les suivre en découvrant toutes leurs facettes, et on plonge dans cette descente avec eux en se sentant de plus en plus affecté. Les derniers épisodes sont à ce titre très difficiles à regarder, car on a à la fois envie de voir comment tout cela va se terminer, mais on a finalement aucune envie de quitter tous ces personnages incroyables…

L’écriture d’une précision diabolique, la mise en scène à la fois innovante et sublime, les personnages démentiels, Breaking bad n’est pas loin d’être une série parfaite, et cette fin de 5ème saison consolide encore cet état de fait. En ne cherchant pas à faire dans la surenchère, Gilligan maintient le suspense jusqu’au bout et réalise un épisode final qui achève d’une très belle manière tout ce qu’il a créé depuis 2008, et par cette approche il offre à sa série le statut désormais mythique qu’elle est largement en droit d’obtenir. C’est véritablement difficile de quitter Walter, Jessie, Hank, Skyler, Saul, Mike, Gus et les dizaines de personnages qui ont gravité autour de cette figure incroyablement dense d’Heisenberg, mais une chose est certaine, Breaking bad aura contribué à élever le niveau télévisuel jusqu’à un point qui n’avait pas encore été atteint, et qui ne le sera probablement jamais plus, et c’est peut-être mieux ainsi…

Si vous n’avez jamais suivi cette série, je vous envie vraiment, car il vous reste tout un univers tellement riche à découvrir! Et si vous avez achevé Breaking bad ces derniers jours, je comprends aisément votre tristesse, mêlée à cette sensation d’avoir participé à quelque chose d’unique qui vous laisse malgré tout un sourire au coin des lèvres…

 

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Les news de la semaine: Accro au speed

Après le crystal meth, Aaron Paul change d’addiction avec Need for Speed (je sais elle est facile!). Mis en scène par le cascadeur Scott Waugh (qui a quand même participé au mythique Last Action Hero, à Speed (déjà), à l’excellent Torque, la Route s’enflamme, ou encore à Sleeper Cell),le film se dévoile à travers une BA laissant augurer de quelques belles séquences de cascades automobiles qui ne sont heureusement ici qu’esquissées. Avec Michael Keaton et Dominic Cooper en prime, le projet semble plus solide que ce que l’on pourrait bien croire!

On ne s’éloigne pas trop d’Aaron Paul, puisque on revient sur Breaking bad qui est ressortie des Emmy Awards avec 2 statuettes le week-end dernier; une pour Anna Gunn en tant que meilleure actrice, et une pour la meilleure série dramatique. Alors que la série a encore battu son record avec une audience de 6,6 millions de personnes dimanche soir, on s’attend très certainement à un final de dingue dans 48 heures!!! Mon Dieu, que ça va être difficile de la voir s’arrêter…

 

Outre le spin-off consacré à Saul Goodman, Vince Gilligan (au centre) relance un vieux projet (2002), Battle Creek, qui sera un show policier consacré à 2 détectives aux méthodes et aux personnalités différentes. Manquerait plus qu’il nous mette un homme et une femme et on croirait qu’il auto-parodie Aux Frontières du Réel! Pour Battle Creek, il va s’associer avec David Shore, le papa de Dr House.

 

Affche très parlante pour The Expendables 3 qui peut se vanter de bénéficier d’un casting très alléchant!!!

 

Big Ass Spider refait parler de lui avec une nouvelle bande-annonce qui laisse augurer d’une série B plutôt bien foutue! Avec Greg Grunberg (Heroes) dans le premier rôle et les participations de Ray Wise et Lloyd Kaufman, ça fleure bon le film de monstres old school!

On termine avec le 1er trailer pour Avengers: Age of Ultron! Pas d’images du film bien évidemment vu que la production n’est pas encore lancée! Mais une très belle mise en bouche avec cette apparition du masque du vilain très symbolique! Rendez-vous en 2015!

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Le clip de la semaine: The dark Knight Legacy – Fan Film

Cette semaine, une extension plutôt intéressante de l’univers Batman avec une assemblée de super-vilains et un Red Hood surmotivé! C’est Machinima qui nous fait découvrir ce fan film très bien élaboré qui nous donne à voir ce qui se passerait après Batman

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The Grandmaster (Wong Kar Wai, 2013)

Cette relecture somptueuse de la vie d’Ip Man doit énormément à la mise en scène incroyable de Wong Kar Wai, qui magnifie ce récit par une inventivité folle et une précision exemplaire. Si son film est moins percutant que le Ip Man de Wilson Yip au niveau du scénario, il l’est davantage dans sa mise en scène totalement sublime!

Dès le premier plan, on sait qu’on est face à une oeuvre très ambitieuse qui a certainement demandé un travail de pré-production acharné. Le premier combat sous la pluie est d’une beauté saisissante, et permet de faire passer la pilule des câbles qu’affectionne les hong-kongais dans leurs films et qui affaiblissent la crédibilité des scènes. Ici, on passe outre car il y a une vision mélangeant réel et onirique afin d’insuffler un souffle véritablement épique au récit. Le biopic sur le maître de Bruce Lee prend des allures de film d’auteur véritablement puissant, Wong Kar Wai parvenant à capter toute l’intensité dramatique de ces gouttes d’eau s’écrasant sur la route et de ces giclées de sang se mêlant à la pluie dans une violence poétique de toute beauté!

Cette évocation romancée de la vie du maître du wing chun alterne combats et mélodrame dans un mélange subtil, le tout étant inextricablement lié par la force émotive de la caméra de Wong Kar Wai. Chaque plan est minutieusement préparé, avec un travail sur la lumière, sur les ombres, sur les reflets, sur la couleur qui est équivalent à celui d’un peintre. Un banc enneigé, un lampadaire dans la nuit, une larme coulant sur un visage, un poing qui frappe, chaque élément est traité avec la même importance, faisant de The Grandmaster une figure impressionnante du cinéma hong-kongais.

 

Tony Leung Chiu Wai campe le maître avec un charisme évident, et Ziyi Zhang est tout aussi à l’aise dans le rôle de Gong Er. Le film va naviguer entre les différentes périodes de la vie d’Ip Man, narrant l’occupation japonaise et décrivant comment il a vécu ces années difficiles. Le mythique chorégraphe d’arts martiaux Yuen Woo-Ping nous donne des séquences de toute beauté, lui qui a travaillé avec Jackie Chan, Jet Li, Donnie Yen ou encore Michelle Yeoh. Il a d’ailleurs même un rôle dans le film… Les combats qu’il a écrit sont impressionnants, magnifiés par la vision de Wong Kar Wai. Le duel dans la gare est tout simplement sublime, avec ce train en mouvement en arrière-plan, et une atmosphère véritablement puissante!

Même dans ses moments bavards où les personnages dissertent avec tout le mystère cher aux vieux sages asiatiques, The Grandmaster ne perd pas de sa superbe grâce au travail pictural acharné de son auteur. Alors oui, le film aurait gagné à être plus percutant d’un point de vue des arts martiaux, mais en l’état, il est une oeuvre d’art à apprécier pour la finesse de son trait et la virtuosité de sa mise en scène, qui font de Wong Kar Wai un réalisateur extrêmement talentueux.

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