Les news de la semaine: Do you speak Martien?

Ruairi Robinson, c’est le gars derrière l’excellent court BlinkyTM que vous pouvez découvrir juste ici. La BA de son The last Days on Mars baigne dans une ambiance bien oppressante, et le film pourrait s’avérer surprenant! Pas de date de sortie pour l’instant.

Comme chaque semaine, de nouvelles photos de Machete kills! Avec Danny et Sofia prêts à en découdre! Sortie le 2 octobre!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les femmes se dévoilent aussi pour Thor: le Monde des Ténèbres avec ces 2 posters mettant en avant Jane Foster et Sif! Sortie le 30 octobre

 

Première image pour Paul et Vin dans Fast & furious 7! Sortie le 23 juillet 2014.

 

Nouveau record pour Breaking bad avec le 14ème épisode de la saison 5! 6,4 millions de téléspectateurs étaient devant leurs écrans, et ce record risque bien d’être explosé dans les prochaines semaines, puisqu’il ne reste que 2 épisodes! Lesquels seront d’ailleurs plus longs, puisqu’ils dureront une heure chacun!!! Le final promet d’être dévastateur, et l’attente est longue!!!

 

Si jamais quelques-uns de ceux qui suivent ce blog vivent dans le Haut-Rhin, je serai très heureux de les convier à une expo qui aura lieu le 5 octobre au Temple St Etienne à Mulhouse! Avec ma bande de Saïmiris, nous avons eu l’opportunité de visiter cet édifice de manière peu conventionnelle grâce au photographe Dom Poirier, et les trois sessions que nous y avons fait ont été tout simplement magiques!!! L’expo présentera ce Parkour atypique et sera visible les week-ends jusqu’au 3 novembre! 😉

 

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I spit on your Grave 2 (Steven R. Monroe, 2013)

3 ans après son I spit on your Grave, le remake du Oeil pour Oeil de Meir Zarchi de 1978, Steven R. Monroe lui donne une suite qui va mettre en place une nouvelle histoire de rape and revenge. Katie est un jeune modèle qui rêve de percer à New York, et elle se rend à une séance de shooting gratuite afin de se constituer un nouveau book. Mais tout ne va pas se passer comme elle l’aurait souhaité, et elle va réveiller les pulsions d’un individu complètement tordu…

Si le 1er film était plutôt réussi, il offrait un certain détachement par rapport au personnage principal avec une transformation de victime en bourreau qui prenait quelques libertés avec le réalisme. Mais basiquement, il fonctionnait plutôt bien et offrait des séquences de torture bien ficelées qui permettaient à Jennifer de se venger d’une manière bien crade et ludique à la fois. I spit on your Grave était un torture porn vindicatif dont la construction scénaristique suivait une trame bien précise, et l’on enchaînait donc les séquences de vengeance bien gores avec une rigueur de métronome. I spit on your Grave 2 va nettement plus loin que son prédécesseur, avec une réelle volonté de placer Katie dans une spirale de destruction beaucoup plus lente, ainsi qu’une transformation bien plus longue elle aussi.

Steven R. Monroe prend plus le temps de créer une tension bien crade, et il plonge Katie dans un cauchemar vraiment dégueulasse dont elle ne peut pas sortir indemne. La lente destruction physique et psychologique de la jeune femme va être réellement difficile à suivre, Monroe allant bien plus loin que dans le film précédent, qui était déjà pourtant bien glauque. Le récit de cette déshumanisation totalement abjecte est sans concession, et révèle une Jemma Dallender véritablement étonnante dans ce rôle très difficile. Elle va incarner cette jeune femme abusée avec une grande conviction et va être pour beaucoup dans la crédibilité de sa métamorphose, puisant dans les pires souffrances de Katie pour trouver une force vengeresse que n’aurait pas renié la Thana de L’Ange de la Vengeance. Jemma Dallender n’a rien à envier à la prestation de Zoë Lund dans l’excellent film d’Abel Ferrara, et sa soif de sang est tout aussi impressionnante!

Le film de Monroe n’est certes pas aussi puissant que celui de Ferrara, mais le metteur en scène soigne son atmosphère et son récit qui deviennent de plus en plus poisseux et sanglants. Après avoir assisté aux atrocités subies par Katie, on est totalement de son côté dans sa quête morbide, et il y a quelque chose de viscéral à la voir transformer ses bourreaux en victimes. Tout comme dans le premier film, l’ancienne victime torture et tue d’infâmes salopards en leur citant des phrases qu’ils lui avaient eux-mêmes soufflé au moment de leurs agressions, mais ce qui était plus détaché dans le premier film est ici bien plus glauque. Katie va extrêmement loin dans sa vengeance, et il y a quelques scènes très difficiles à supporter, mais le film parvient à ne pas se vautrer dans le voyeurisme malsain et à conserver son approche jusqu’au-boutiste de la loi du talion. Jemma Dallender est impressionnante et très crédible dans ce rôle, puisque malgré son physique fragile, elle parvient à exercer sa vengeance de manière très réaliste, transformant sa beauté innocente en une beauté sauvage et cruelle. Le point de non-retour a été franchi, et sa métamorphose très réussie permet au film de Monroe de véhiculer des émotions très intenses. I spit on your Grave 2 n’est certainement pas le genre de film que l’on regardera de nombreuses fois, mais il est doté d’une vraie puissance, et on en ressort certainement pas indemne.

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Marvel Knights 10: Armés et dangereux

Quelle couverture magnifique signée Julian Totino Tedesco pour Thunderbolts 2, avec Hulk rouge affirmant sa supériorité hiérarchique sur Venom! L’artiste argentin est indéniablement l’un des plus talentueux prodiges de la Maison des Idées, et ses couvertures pour la série de Daniel Way sont sublimes! Mais elles servent aussi à cacher la réalité des dessins de Steve Dillon… L' »artiste » britannique a de nombreux détracteurs (moi compris), mais il a ses fans, allez comprendre pourquoi… Son trait si caractéristique donne toujours des visages impersonnels, la tronche d’Elektra étant interchangeable avec n’importe quel personnage… Le dessin est la faiblesse de cette série, et il est heureusement rattrapé par un travail de colorisation inspiré signé GURU eFX. Du coup, les planches très statiques de Dillon sont un peu dynamisées, c’est déjà ça de pris!

Niveau histoire, on n’entre pas encore dans le vif du sujet avec ce second épisode, qui met toujours en place son équipe et ses fonctions. Dirigés par Hulk rouge, les Thunderbolts vont donc oeuvrer pour faire tomber toute forme de dictature ou de despotisme dans les endroits reculés de la planète. Venom, Elektra, le Punisher et Deadpool vont réunir leurs forces de frappe au sein d’une équipe explosive! Les débats sont souvent houleux, et la couverture le montre bien! Le démarrage est pour l’instant agréable, malgré le dessin de Dillon!

S’il y a une chose que j’ai du mal à comprendre, c’est l’engouement pour cette série Daredevil, qui se permet même le luxe de gagner un Eisner Award pour la meilleure série régulière! Si le scénario de Mark Waid n’est pas mauvais, il n’est pas transcendant non plus! Son Daredevil se veut plus léger, et les quelques notes d’humour qu’il y intègre fonctionnent, comme ce combat avec l’Homme aux Echasses! Mais son rythme est finalement très lent, et il perd du temps avec des considérations parfois sans intérêt… Le clash entre Matt Murdock et Foggy Nelson pourrait être exploité de manière beaucoup plus savoureuse, mais Waid semble rester à la surface, comme s’il voulait à tout prix éviter de retrouver le côté sombre du personnage…

Et que dire des affreux dessins de Michael Allred?? Avec Dillon sur les Thunderbolts, on a droit aux artistes les plus difficiles à digérer au niveau visuel! Son trait grossier prend parfois des allures de cartoon et ne permet pas à cette série d’exploiter réellement les scénarii de Waid, qui offrent pourtant quelques idées à suivre… Heureusement, le second épisode présenté ici est dessiné par Chris Samnee, un poil plus dynamique même s’il reste dans un esprit léger.

On arrive à la conclusion de la série du Punisher par Greg Rucka, et ce qui frappe d’entrée de jeu, c’est la qualité du trait de l’Italien Marco Checcetto! C’est carrément beau et ça l’est d’autant plus après avoir subi Dillon et Allred! Le trait est fin, très détaillé, réaliste, et la mise en page participe activement à l’ambiance voulue par le scénariste! On est dans du Punisher de bonne facture, même si le numéro précédent s’avérait plus puissant. Mais cette conclusion est sérieuse et dramatiquement forte, sonnant la fin de l’alliance entre Castle et le sergent Rachel Cole-Alves.

L’ambiance funeste faite de grisaille et de fumigènes est très réussie, c’est juste dommage que le Punisher soit aussi silencieux. On en apprend très peu sur lui, et il est en quelque sorte un faire-valoir pour Rachel, qui aura été marquée par sa collaboration avec le justicier. Rucka et Cecchetto se servent intelligemment de l’aura du tueur à la tête de mort, et achèvent cette série de manière positive.

Le Soldat de l’Hiver n’en a pas fini avec son élève Leo Novokov, qui a fait subir un lavage de cerveau à Black Widow, et qui veut en faire une arme à son service. Bucky se lance à sa recherche dans cette aventure d’espionnage sympathique qui voit le S.H.I.E.L.D. oeuvrer avec lui. L’ambiance Guerre Froide d’Ed Brubaker fonctionne toujours, avec un dessin dépouillé signé Michael Lark qui rend bien le dynamisme et l’urgence de la situation. Tout comme la série du Punisher, on est ici dans un environnement très réaliste, plus militaire que super-héroïque.

Un numéro sympathique, qui manque un peu d’intensité, mais qui reste agréable grâce à la solidité des récits.

 

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Le clip de la semaine: Black Sabbath – End of the Beginning

Sorti le 10 juin de cette année, 13 est le 19ème album studio du groupe mythique de heavy metal anglais qui aura traversé 6 décennies! Fondé en 1968, Black Sabbath est considéré comme le groupe fondateur du metal, et son influence à travers les époques est indéniable! Cet album est un véritable retour aux sources puisque il voit la réunion d’Ozzy Osbourne, Geezer Butler et Tony Iommi, qui ont lancé le groupe en 1968. Seul Bill Ward n’est pas revenu, remplacé par Brad Wilk, le batteur de Rage against the Machine.

Ce End of the Beginning ouvrant l’album 13 nous plonge directement dans des sonorités familières, et prouve à quel point Black Sabbath est intemporel!!! Enjoy! 😉

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Harcèlement (Michael Crichton, 1993)

Avant le film de Barry Levinson avec Michael Douglas et Demi Moore, Harcèlement est un bouquin de Michael Crichton paru en 1993, qui relate de manière passionnante l’histoire d’un employé d’une société de technologie de pointe pris dans la tourmente d’une affaire de harcèlement sexuel au travail. Alors qu’il était dans l’attente d’une promotion imminente, Tom Sanders se retrouve pris dans les filets de la machiavélique Meredith Johnson, qui l’accuse d’agression sexuelle.

Comme de coutume dans ses romans, Michael Crichton soigne les aspects procéduriers et hiérarchiques en créant toute la structure organisationnelle de cette société qu’est Digital Communications Technology, implantée à Seattle et en pleine essor grâce à la fabrication des CD-ROM et des téléphones cellulaires. Qu’il s’agisse des aspects techniques, relationnels ou administratifs, il ne laisse rien au hasard en créant une structure très élaborée et très précise qui va être capitale dans le déroulement des événements à venir. Tout en plaçant Tom à l’intérieur de cette société, il va également placer cette dernière dans le monde des affaires de Seattle et va également mettre en avant son rayonnement à travers le monde.

Tom Sanders est un travailleur acharné à la vie de famille avec ses hauts et ses bas, et représente le cadre américain typique avec sa maison en banlieue et son avenir tout tracé. Mais un granin de sable inattendu va mettre à mal cette évolution logique, en la présence de Meredith Johnson, une femme d’affaires aussi impitoyable que séduisante, et que Tom connaît bien puisqu’il est sorti avec elle 10 auparavant. Lorsque Meredith est nommée à DigiCom et qu’elle devient la supérieure de Tom, celui-ci à du mal à se faire à ce changement aussi soudain, surtout qu’elle a obtenu le poste qu’il pensait avoir…

Venant du siège de Cupertino, là où ils s’étaient rencontrés, Meredith a donc gravi les échelons, passant de commerciale au poste de directrice de plusieurs divisions à Seattle. Avec ce personnage, Crichton évoque évidemment les profonds changements de mentalité au sein des entreprises avec l’accession des femmes au pouvoir, et en cette période de mutation technologique et structurelle, le récit qu’il va entamer n’a rien d’anodin. L’auteur va mettre en avant une particularité qui se joue des sexes, tout en utilisant le sexe. Si le harcèlement sexuel est en majorité le fait d’hommes abusant de leur pouvoir sur des femmes, l’inverse existe aussi, et les plaintes déposées par des hommes contre leur supérieures est en augmentation constante, du fait de l’accession des femmes à des postes élevés. En 20 ans, le pourcentage des plaintes émanant d’hommes a doublé aux Etats-Unis, passant de 8 à 16 % selon une étude de 2010 effectuée par l’Equal Employment Opportunity Comission. Ce que souhaite donc démontrer Crichton dans son livre, c’est que ce problème ne vient aucunement du sexe de la personne mise en cause, mais de sa fonction et du pouvoir qu’elle exerce. Qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme importe peu au final, car c’est le pouvoir qui va pousser les personnes à se croire supérieures.

C’est avec une approche très consciencieuse que l’auteur va mettre en place son récit, et il va placer Tom dans une situation qui semble inextricable, dans laquelle il va être abusé par sa supérieure tout en étant accusé d’être l’auteur d’agression sexuelle. Le sujet très délicat du harcèlement sexuel fait quasi-instantanément tenir le rôle du coupable à l’homme, et malgré le fait d’avoir été la victime de Meredith, Tom se retrouve donc accusé. Dès lors, il va tenter de se tirer de ce cauchemar dans lequel ses collègues vont s’éloigner de lui et sa réputation se ternir soudainement. C’est la rencontre avec Louise Fernandez, avocate spécialisée dans le domaine du harcèlement sexuel, qui va être déterminante pour la suite des événements, en permettant à Tom de prendre des initiatives afin de se sortir de ce très mauvais pas.

Crichton va mettre en branle le processus judiciaire visant à faire éclater la vérité, et c’est donc à une bataille d’ordre juridique autant qu’humaine qu’il va nous convier. Si Tom est acculé, il ne va pourtant pas se retrouver seul, ce qui va lui permettre de trouver des pistes afin de prouver son innocence. Car comment prouver ce qui s’est passé dans ce bureau ce soir-là, alors qu’il se trouvait seul avec Meredith sans aucun témoin? C’est la délicate missions que Louise Fernandez a accepté, et c’est à un très savoureux combat judiciaire que l’on va assister, avec des rebondissements très crédibles et très documentés. Harcèlement se révèle être véritablement passionnant, d’autant plus qu’il dépeint une situation inversée par rapport aux plaintes habituelles et qu’il se place donc dans une approche très moderne du problème. Michael Crichton se plaît à puiser dans ses sources afin de construire une oeuvre forte et très réaliste, se plaçant dans une réalité économique, sociale et culturelle très précise. En ce début des années 90, un tel fait est d’autant plus déroutant pour un homme qu’il risque de faire jurisprudence. Même en étant dans son bon droit, Tom doit faire avec une certaine forme de culpabilité qui est inhérente à sa condition d’homme, alors qu’il est lui-même victime d’une femme. Si Crichton dépeint de manière admirable tout l’appareillage judiciaire, il démontre avec beaucoup de subtilité les tensions personnelles qui rejaillissent sur la vie privée de Tom, avec les sentiments contradictoires, la culpabilité et le désespoir. Mais Louise Fernandez est une avocate de talent, et elle va tout faire pour sortir Tom de cette situation.

Passionnant d’un bout à l’autre, Harcèlement démontre la fragilité des points de vue et le jeu de destruction opéré par le pouvoir, avec un cadre délaissé par les hautes instances au profit de sa supérieure. Michael Crichton écrit encore une fois un roman qui se dévore très rapidement, et dans lequel il ne peut s’empêcher de parler de technologie, avec ces passages sur la réalité virtuelle vraiment intéressants!

 

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