Uncharted : the lost Legacy (2017)

Après avoir sillonné le monde aux côtés de Nathan Drake dans la saga Uncharted, je me suis retrouvé bien seul une fois le 4ème épisode terminé! J’avais entendu parler d’un spin-off féminin, mais je le voyais comme un pur produit destiné à capitaliser sur le succès de la franchise, et pas comme un jeu d’aventures qui pourrait être aussi palpitant que les précédents. J’avais tort!

Exit Nathan et Sully donc, on va ici suivre les péripéties de Chloe Frazer et Nadine Ross, 2 personnages déjà apparu dans la saga et qui vont faire équipe afin de retrouver la corne du dieu Ganesh, lors d’une traversée dépaysante et très mouvementée de l’Inde! On était habitué aux décors majestueux qui se sont succédés au long des 4 épisodes précédents, et ce Uncharted : the lost Legacy n’a rien à leur envier tant les paysages sont somptueux! La beauté de la nature, la magnificence des lieux secrets, tout est fait pour que l’on ait envie d’explorer de fond en comble chaque lieu traversé, avec cette sensation puissante d’y être totalement intégré! Une belle partie du jeu se déroule en monde ouvert, et c’est un réel plaisir d’explorer ces contrées sauvages au volant de sa jeep, et de découvrir des vestiges d’une civilisation ancienne après avoir traversé une rivière! Les développeurs de ce jeu n’avaient clairement pas envie de faire du sous-Nathan Drake, et c’est tant mieux!!!

Naughty Dog a encore eu le temps d’innover finement sa technique, et on se retrouve propulsé dans un jeu très immersif dont la beauté graphique est à couper le souffle, et dont le gameplay a encore évolué. On arrive enfin à diriger cette jeep de manière plus fluide, et ça change quand même pas mal la perspective! Chloe et Nadine vont se balancer à travers les immensités grâce à leurs cordes, elles vont faire de l’escalade, elles vont nager et vont se battre comme leurs homologues masculins Nathan et Sully le faisaient avant leur retraite! Si le duo a du mal à se faire confiance au départ, la glace se rompt peu à peu et les 2 femmes parviennent à travailler efficacement ensemble. Même au niveau de la story-line, on sent une vraie approche émotionnelle, avec notamment le background de Chloe, personnage sur lequel on était resté en surface dans les épisodes précédents, et qui était seulement une baroudeuse sortie avec Nathan il y a bien longtemps. Ici, on va en apprendre davantage sur elle, et il y a notamment un détail important pour la suite de l’aventure qui va la toucher personnellement, et qui est franchement bien amené.

Ce jeu a été mis en scène par Shaun Escayg et Kurt Margenau, le 1er ayant par la suite réalisé Marvel’s Avengers, le second ayant co-réalisé The Last of us Part II. Loin de proposer un simple DLC mercantile, ils nous livrent une aventure passionnante et très documentée prenant place dans la mythologie hindoue, nous propulsant dans des mystères captivants et des énigmes familières pour ceux qui connaissent la saga, en agrémentant l’ensemble d’une atmosphère solide et impressionnante! Lorsque on virevolte au-dessus de précipices mortels, que l’on traverse la nature à dos d’éléphant ou que l’on court sur les toits d’une ville indienne, tout est fait pour que l’on vive ces moments avec une intensité maximale! Les phases cinématiques viennent parfaitement s’intégrer dans le jeu, et on va suivre cette histoire avec une vraie motivation! Chloe et Nadine vont au préalable devoir mettre la main sur un disque qui leur permettra de manipuler les mécanismes anciens chargés de protéger les secrets concernant la corne de Ganesh, et elles vont se retrouver face à un homme d’affaires redoutable bien décidé à les tuer. Dans chaque jeu, il y a toujours eu ce mélange de recherche archéologique et ces combats contre un individu retors, entouré de sa propre armée. D’ailleurs, dans Uncharted 4 : a Thief’s End, l’armée en question se nommait Shoreline et était dirigée par Nadine Ross… Comme quoi, les bonnes évolutions sont aussi possibles! ^^

On se retrouve encore une fois dans un blockbuster complètement dingue, avec des séquences assez incroyables, comme ce final à bord d’un train (la saga et les trains, c’est vraiment une histoire d’amour!!!) qui n’a rien à envier à la folie d’Uncharted 2 : Among Thieves. La progression sur ce train en marche, avec des ennemis nous tirant dessus de tous les côtés, les sauts sur les jeeps pour ensuite revenir sur le train, c’est un sacré bordel et c’est d’une fluidité réellement addictive! Et en terme d’exploration, c’est tout aussi captivant, avec des passages monumentaux qui vont mêler architecture et nature avec une beauté saisissante! Evoluer dans ces décors magnifiques offre une belle bouffée d’air frais, surtout en ces temps de couvre-feu/confinement qui n’en finissent plus! Comme quoi, le jeu vidéo est une très belle alternative à nos manques de liberté, nous offrant des balades inespérées à travers les 4 coins du globe! Et cette escapade en Inde est une superbe aventure, nettement plus courte que les jeux précédents (on est à moins de 10h de jeu, contre le double pour Nathan), mais en termes techniques, narratifs et visuels, c’est encore une superbe baffe créative de la part de Naughty Dog!

 

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Marvel Zombies 3 : Le Goût de la Mort

Je vous avais parlé de l’excellente mini-série Marvel Zombies signée Robert Kirkman, le papa de The Walking Dead? Je vous parle donc aujourd’hui de l’excellente mini-série Marvel Zombies 2, signée Robert Kirkman, le papa de qui vous savez! Alors au niveau éditorial, c’est un brin compliqué, car ce Marvel Zombies 2 est paru chez Panini Comics dans un volume intitulé Marvel Zombies 3. En effet, le tome précédent était consacré au crossover entre les Marvel Zombies et Ash, répondant au doux nom de Evil Dead, logique! Je vais donc vous parler ici de la suite directe du premier tome, qui est donc la 2ème série, mais publiée dans le volume 3 de la collection 100%!

Après cette mise au point nécessaire, revenons à nos super-héros en putréfaction. Kirkman, qui fait toujours équipe avec l’excellent Sean Phillips, a le bon goût de nous écrire un épisode introductif revenant sur les débuts de la propagation du virus zombie. Marvel Zombies 1 s’ouvrant directement en plein carnage, c’est plutôt sympa d’enfin assister aux prémices de ce bordel sacrément gore! On découvre donc la transformation de Peter Parker, avec les conséquences funestes déjà mentionnées dans Marvel Zombies 1; les X-Men n’étaient pas encore contaminés, et combattaient ceux qui étaient déjà infectés; on découvre comment Giant-Man capture Black Panther, comment Mister Fantastic a manipulé sa famille, bref, comment tout ce merdier a commencé… Pour rappel, il ne s’agit pas de l’univers Marvel principal, mais d’une Terre parallèle…

On reprend ensuite le cours du récit qui s’achevait dans le volume 1, avec un bond de 40 ans en avant! Les super-zombies ont sillonné l’univers pendant tout cet intervalle, en bouffant la totalité des créatures comestibles qu’il contenait!!! Mais ils ont encore faim… Du coup, ils décident de revenir sur Terre afin de retrouver le portail dimensionnel qui avait permis au Red Richards de leur monde de faire venir son homologue de l’Univers Ultimate à l’époque. Cette machine sera le moyen d’accéder à une source infinie de nourriture, à travers le Multivers

Sur Terre, Black Panther a pris un sacré coup de vieux, et règne désormais sur les survivants. A ses côtés, il peut compter sur Forge (qui a pris de la bedaine!), la Guêpe, dont l’appétit zombie a été guéri, et bientôt sur Hawkeye, dont la tête a été retrouvée après être restée coincée durant 40 ans! Mais la régence de T’Challa n’est pas du goût de tout le monde, et une rébellion se fomente en coulisse… Le souverain va devoir s’occuper de cette ingérence tout en affrontant le retour des Marvel Zombies!!! Le résultat est tout aussi barge que le premier volume, et ça fait réellement plaisir de retrouver ces versions dépravées des héros Marvel! Kirkman parvient à jongler très efficacement entre un humour ravageur et une certaine tension, ce qui permet à ce Marvel Zombies 2 de fonctionner à la fois sur un plan léger mais aussi plus complexe.

Il y a un travail très intéressant sur les interactions entre les personnages, et l’évolution de la Guêpe par rapport au premier volume est surprenant. Le récit évolue en s’intéressant à l’histoire Marvel, avec notamment l’apport de la technologie Stark (ce qui est une constante dans chaque univers parallèle on dirait, comme on le voit dans les pages des premiers Gardiens de la Galaxie, avec une civilisation extraterrestre carrément basée sur les conceptions du milliardaire!). Et les dessins signés Sean Williams s’avèrent tout aussi bons que ceux de la première mini-série, le Britannique parvenant à parfaitement coller à l’atmosphère souhaitée par Kirkman! Bref, si vous aimez les zombies, n’hésitez pas! 😉

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Le clip de la semaine : Run the Jules

Vous connaissez Run the Jewels? Eh ben on va pas parler d’eux! ^^

Ca fait 7 ans que Jules Bilger pratique le Parkour, et il a sacrément évolué depuis ses timides débuts! ^^ Entre la France et l’Ecosse, et à travers de nombreux Parkour trip, il a gagné en assurance, en fluidité et en efficacité, et c’est vraiment impressionnant de voir où il en est aujourd’hui! Et en plus, à force de bouffer des vidéos de traceurs, il sait exactement comment optimiser ses prises de vue et son montage, ce qui donne un impact d’autant plus fort à cette vidéo.

Cette compilation est composée de séquences datant de 2019 et 2020, et ça fait très plaisir de voir comment il a explosé!!!

 

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Les news de la semaine : Dans l’ombre d’Omar

L’excellente série Lupin avait été dissociée en 2 parties suite à la suspension de son tournage l’an passé pour cause de Covid, et on apprend cette semaine quand les 5 derniers épisodes seront disponibles. Il s’agit d’une approximation, puisqu’on n’a pas de date précise, mais Omar Sy avait caché un indice sur sa bannière Twitter. En effet, il fallait cliquer dessus pour révéler l’information « été 2021 ». Un indice qui dort depuis un moment déjà, et Omar Sy s’en est amusé à la manière de son personnage dans la série : « Vous l’avez vu, mais vous ne l’avez pas regardée » ^^

 

Vous vous rappelez de Tomb Raider, celui avec Alicia Vikander? Il commençait franchement bien, dommage que cette fin soit aussi naze… En tout cas, les producteurs n’ont pas abandonné l’idée d’une franchise, et ont engagé Misha Green au poste de réalisatrice. Pour l’instant, elle n’a mis en scène qu’un unique épisode de Lovecraft Country, par contre elle a créé et scénarisé cette série, tout comme elle l’avait fait auparavant pour Underground. Elle a également participé à l’écriture de Sons of Anarchy, Heroes ou Helix, reste à voir si cette expérience narrative sera suffisante pour enfin parvenir à mettre sur pied un film centré sur Lara Croft qui dépote d’un bout à l’autre!

 

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Alone (John Hyams, 2020)

John Hyams étant l’un des plus grands metteurs en scène dans le domaine du film d’action, la découverte d’une nouvelle oeuvre de sa part était une excellente nouvelle. Hyams est l’homme qui a permis à la saga Universal Soldier d’atteindre un degré de maturité et de violence graphique inespérés, avec ses chef-d’oeuvre crépusculaires que sont Universal Soldier : Régénération et Universal Soldier : le Jour du Jugement. Il s’est ensuite tourné vers la télévision, en s’intéressant notamment aux zombies, puisqu’il a écrit, produit et réalisé plusieurs épisodes de Z Nation et de Black Summer (il est co-créateur de cette dernière). Il revient donc aujourd’hui au cinéma avec Alone, dont le pitch ultra-simple est annonciateur d’une bonne dose de stress et de violence.

Jessica est sur le point de prendre la route pour déménager, et va entamer un périple de plusieurs jours à travers les Etats-Unis. Dès les premiers plans, on sent toute la puissance visuelle de John Hyams, qui sait exactement quel cadrage utiliser pour renforcer au maximum l’impact de ce qu’il raconte. On commence pourtant simplement, avec Jessica qui charge ses affaires, mais on sent dès le départ une tension, créée et maintenue par les choix de caméra d’Hyams. Sa manière de filmer de l’arrière de la voiture, de cadrer Jessica sans que l’on voit son visage entièrement, participent à l’élaboration d’une atmosphère forte. Et si Hyams est capable de créer cela avec le simple départ de la jeune femme, vous imaginez bien la tension qu’il va être pouvoir générer par la suite.

On ne connaît pas les raisons de son déménagement, mais on va la suivre sur cette longue route, et l’élément perturbateur va se profiler rapidement. Tout commence avec une voiture roulant très lentement, et qu’elle va tenter de dépasser. Cette séquence est traitée avec une approche très réaliste, et Hyams sait exactement où placer les points de tension pour alimenter le stress de la jeune femme. Il va entamer une partition dangereuse et jouer avec les différents degrés de stress, permettant quelques accalmies avant de faire remonter le compteur avec soin. Même dans les moments calmes qui vont se profiler, il va glisser une tension sous-jacente grâce à des mouvements de caméra d’une précision parfaite, comme c’est le cas lors de la pause sur une aire de repos. Jessica est au téléphone en plein air, et Hyams va jouer sur les focales pour mettre l’accent sur différents personnages, générant une tension palpable et diablement efficace.

Je ne vais évidemment pas vous raconter le déroulement du film, ce serait criminel de ma part! Mais Jessica va se retrouver dans une situation très difficile, qui est toujours traitée avec un réalisme impressionnant. On se retrouve dans des situations qu’on a déjà vu dans d’autres films, mais dont l’impact est certainement plus percutant et dont les choix narratifs sont nettement plus plausibles. Le scénariste suédois Mattias Olsson a rédigé un script possédant une très grande force, car sa mécanique est insidieuse tout en étant très crédible, créant une empathie totale avec Jessica. Et quand on a un script exemplaire couplé à une mise en scène aussi immersive, on ne peut que subir l’expérience avec stress et fascination. Avec Alone, on ressent tout ce que traverse la jeune femme, et on se retrouve littéralement propulsé dans un défi dont l’enjeu est la survie, et où les détails vont être des éléments-clés de cette survie.

Jules Willcox (Bloodline, Under the Silver Lake) effectue une performance viscérale avec le rôle de Jessica, et elle va nous faire ressentir le stress, la douleur et la rage avec une acuité étonnante. John Hyams va sublimer son combat en soulignant constamment l’importance de son environnement, dont les éléments peuvent devenir des menaces quant à sa survie, ou des alliés précieux. La façon dont il utilise la pluie, la lumière, la nature, rendent cette expérience traumatisante encore plus intense, et Jules Willcox se fond dans le personnage avec une aisance incroyable. Tout comme Hyams sublime son récit grâce à une approche sensitive optimale, Willcox apporte une énergie viscérale à Jessica, prise dans un engrenage implacable et mortel. Et il faut également souligner une prestation glaçante de Marc Menchaca, sans en dire davantage! L’acteur vu dans Ozark, The Sinner ou Black Mirror donne une consistance particulière à son personnage, et va jouer une partition haletante avec Jessica.

Hyams va revenir à une lutte très primale, et va utiliser la dimension temporelle pour rajouter du stress à une situation déjà intense. Les moments d’attente, durant lesquels on ne sait pas s’il faut agir rapidement ou au contraire ne rien faire, atteignent un degré d’intensité très fort, d’autant plus que le script de Mattias Olsson bénéficie d’un réalisme cru. Il y a juste un élément qui m’a fait tiquer, mais mis à part ce détail, l’ensemble fonctionne avec une précision impressionnante. Hyams est doué pour faire ressentir les impacts, et il ne va pas s’en priver, augmentant l’implacabilité de la situation, et façonnant Jessica pour qu’elle puise en elle des ressources insoupçonnées.

Alone est l’un des thrillers les plus ambitieux que j’ai pu voir, et finalement, ce n’est pas étonnant au vue de la qualité de metteur en scène de John Hyams! Et si l’association avec un scénariste suédois peut surprendre, c’est parce que ce film est le remake d’un film suédois, Försvunnen, datant de 2011 et mis en scène par Olsson et Henrik JP Åkesson. Ca donne donc très envie de découvrir l’original!

 

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