Brut – Immersion dans la vie d’un catcheur français

KURO - APC CATCH - Les Professionnels du Catch

Il y a 2 jours, la chaîne Brut a sorti un très bon reportage mettant en lumière le catch français, en entrant dans l’intimité de Kuro, alors qu’il préparait un show pour l’APC (Association les Professionnels du Catch). On va revenir sur ses rêves de gosse, sur la réalité financière de ce sport-spectacle, sur la réalité des impacts physiques aussi ^^ On sent une vraie passion dans sa vision et ça fait plaisir de voir une fédération qui cherche à créer des shows de qualité en France, en se permettant même de faire venir un guest d’outre-Atlantique.

KURO - APC CATCH - Les Professionnels du Catch

Kuro est en train de faire une très belle ascension, lui qui intègre pour la première fois le classement PWI 500 (Pro Wrestling Insider), à la 398ème place des meilleurs catcheurs mondiaux. Calme, posé et humble, l’actuel champion APC donne une très belle image de ce sport-spectacle qui a encore de beaux jours devant lui!

Publié dans Le clip de la semaine | Laisser un commentaire

ScienceClic : Tomber dans un trou noir

Alessandro Roussel | Site officiel

Je suis récemment tombé sur une chaîne scientifique passionnante nommée ScienceClic, que l’on doit à Alessandro Roussel. C’est en 2014 qu’il publie sa première vidéo, une animation nous expliquant le théorème de Pythagore. Et depuis, il a fait un incroyable chemin, puisqu’il nous propose des simulations de plus en plus captivantes, avec notamment celle que je vous présente aujourd’hui, qui raconte étape par étape la chute d’un astronaute dans un trou noir! En s’appuyant sur les connaissances scientifiques actuelles, Alessandro Roussel va nous narrer cette chute irréversible avec un mélange de suspense et de rigueur exemplaire, et on va se familiariser avec des notions comme l’effet Doppler, l’aberration de la lumière ou encore la fameuse spaghettification ^^

Tomber dans un trou noir réaliste (VR 360°)

 

Durant cette approche vertigineuse de ce corps étirant l’espace-temps, nous allons être confronté à des phénomènes contre-intuitifs comme le fait d’avoir l’impression que le trou noir s’éloigne alors qu’on s’en rapproche, et nous allons faire l’expérience d’un ralentissement du temps si l’on regarde le vaisseau resté en arrière… La science physique, par bien des aspects, revêt un caractère incroyable et regorge de mystères passionnants, et Alessandro Roussel parvient à nous les raconter d’une manière à la fois très limpide et très immersive. Je vous invite à plonger dans ses différentes vidéos, qui traitent de sujets variés tels la gravité, la matière noire, l’expansion de l’univers, la superposition quantique… A chaque fois avec une approche d’une clarté rarement atteinte dans la vulgarisation scientifique, et c’est un vrai plaisir de pouvoir appréhender ces notions et de les retenir davantage que lorsqu’on les voit sur d’autres chaînes!

Publié dans Le clip de la semaine | Laisser un commentaire

Tron : Ares (Joachim Rønning, 2025)

Tron: Ares - Ciné Croisière

15 ans se sont déjà écoulés depuis le passionnant Tron : l’Héritage de Joseph Kosinski, qui lui-même avait succédé 28 ans plus tard (sans jeu de mots!) au Tron originel réalisé par Steven Lisberger. Alors que le second volet était parvenu à perpétuer le mythe de manière plus que remarquable, et laissait quelques pistes solides quand à l’invasion du monde réel par les programmes, voici que l’on arrive enfin à ce chapitre censé représenter la confrontation de 2 mondes. Lorsqu’on a encore les images du régime totalitaire composé de milliers de programmes humanoïdes menés par Clu, on peut au choix avoir envie de rire ou de pleurer quand on voit que cette incursion sera finalement menée par maximum 4 individus…

Critique : Tron Ares est étincelant de beauté, mais sonne terriblement creux - Numerama

Les producteurs de Tron: Ares ont décidé de purement et simplement éliminer de l’équation les personnages de Sam Flynn et de Quorra, qui étaient pourtant centraux dans l’équilibre émotionnel de Tron : l’Héritage, et ils décident sans aucune raison apparente d’inverser le processus et de placer un nouveau personnage de femme en tant qu’ingénieure, un nouveau perso masculin en tant que programme, et ils vont en plus chercher un nouveau méchant qui n’est qu’un ersatz sans saveur de Lex Luthor. Le décor est planté, et franchement, le film va salement se planter lui aussi. Pour la faire courte, Jared Leto ne parvient plus à se dépêtrer des anti-héros sans relief à la Morbius, et ce n’est pas ce Ares sans la moindre once de charisme qui parviendra à lui faire retrouver les faveurs du public. Greta Lee a un rôle tout aussi insipide et ne s’en sort donc pas mieux, et Evan Peters laisse espérer un court instant un peu de… ah non, tout aussi fade finalement. Et la caution Gillian « je passais juste par là faites pas attention » Anderson tombe également à l’eau.

Tron : Ares - inout côte d'azur

Que reste-t-il donc dans ce film? Le sentiment que beaucoup d’argent a été utilisé pour faire de l’esbrouffe, avec beaucoup de couleurs et de flashes lumineux, énormément de bruit et des dialogues indigestes. Ca fait léger pour faire repartir une franchise, mais Disney a l’habitude de ce jeu de massacre depuis de nombreuses années, et ce croisement entre Fast & Furious et Transformers devrait vous donner une belle migraine, d’autant plus si vous optez pour les lunettes 3D à mettre sur votre joli petit nez. On a l’impression de se retrouver dans un rollercoaster qui n’en finit plus et qui tourbillonne de plus en plus vite jusqu’à la nausée permanente. Si les premières photos du film donnaient envie avec son approche esthétique travaillée, on n’avait plus pensé que ce qui pouvait être beau de manière fixe pouvait devenir indigeste en mouvement. Et le cinéma, c’est bien l’art du mouvement? Mais on aurait pu dire à Joachim Rønning qu’il n’était pas obligé de secouer son film dans tous les sens…

Tron: Ares

J’ai déjà évoqué les dialogues inspides et le degré zéro du scénario, qui n’est au final qu’une lutte entre 2 génies de la tech pour la maîtrise de l’intelligence artificielle? Alors oui c’est sacrément contemporain comme problématique, mais James Cameron traitait le sujet avec tellement plus de maîtrise formelle et émotionnelle dans les années 80-90 que l’on ne peut pas pardonner cet errement cinématographique s’inscrivant une fois de plus dans un déclin du 7ème art. C’est ce genre de daube qui un jour finira par véritablement tuer le cinéma, en croyant à tort que tout se joue dans une imagerie clinquante et dégueulasse et une froideur à toute épreuve. Tron : Ares est le représentant parfait de ce vide abyssal qui est en train de détruire le cinéma tel un trou noir, aspirant la moindre once de lumière émotionnelle et d’inventivité en son sein pour ne plus jamais les laisser ressortir.

Tron : Ares, circulez IA rien à voir [critique] | Premiere.fr

Il reste 2 éléments à sauver : des traits d’humour aussi bienvenus qu’inattendus concernant un certain groupe phare des années 80, et une BO signé Nine Inch Nails que j’écoute en boucle depuis des semaines et qui démontre une fois encore le talent de Trent Reznor. Alors plutôt que de payer une place pour aller voir cette daube, achetez-vous l’album, ce sera largement suffisant ^^

Critique TRON Ares : nouveau chef d'œuvre ou é-TRON ?

 

 

 

Publié dans 2020's, Cinéma | Laisser un commentaire

Clips : Voyages à travers l’espace

Two Trillion Galaxies, at the Very Least - The New York Times

Je vous propose aujourd’hui 2 voyages aux confins de l’univers observable, histoire de vous balader à travers les 2 billions (2 trillions en Anglais) de galaxies qu’il contient, ce chiffre correspondant à 2000 milliards (2 000 000 000 000). Une seule galaxie contenant des centaines de milliards d’étoiles, l’univers observable serait riche de 10 23 étoiles, que l’on peut aussi écrire  1 00 000 000 000 000 000 000 000!!!

Observable universe - Wikipedia

Ces simulations sont dues à 2 chaînes YouTubeKing RS et Spacetime, et permettent d’appréhender le gigantisme de cet ensemble inimaginable et en perpétuelle expansion, et surtout, elles nous indiquent que cette immensité observable n’est qu’une infinitésimale partie d’un tout qui est simplement impossible à déterminer et à concevoir! Je vous laisse effectuer ce trip vertigineux qui devrait durablement perturber vos sens! ^^

Publié dans Le clip de la semaine | Laisser un commentaire

Marche ou Crève (Francis Lawrence, 2025)

Marche ou crève - Film 2025 - AlloCiné

Francis Lawrence est un réalisateur passionné par les futurs dystopiques ou apocalyptiques, puisqu’il est derrière Je suis une Légende ainsi que 4 films de la saga Hunger Games. Après Richard Matheson et Suzanne Collins, il adapte aujourd’hui un auteur encore plus réputé en la personne de Stephen King, dont le roman Marche ou Crève (publié en 1979 sous le pseudonyme de Richard Bachman) était le 7ème livre du prolifique chef de file de l’horreur littéraire. Un roman qui a la relecture m’avait paru interminable et dénué de tout intérêt, mais qui paradoxalement pouvait offrir certains atouts cinématographiques.

Critique Marche ou crève : assurément l'un des films de l'année

On passe de 100 participants à 50 pour les besoins de l’adaptation, ce qui permet d’avoir un rythme plus condensé et une durée bénéfique d’1h48. Ce qui n’évite pas certaines petites longueurs, mais le métrage s’en sort bien mieux que le bouquin en permettant notamment d’avoir une caractérisation plus intéressante des différents protagonistes, qui sont incarnés par des acteurs relativement peu connus. Cooper Hoffman joue Ray Garraty et David Jonnson incarne Peter McVries, le duo principal du film, et leur amitié naissante est plutôt bien retranscrite. Les autres jeunes sont eux aussi bien interprété, notamment les persos un peu plus étranges de Barkovich et Stebbins, respectivement joués par Charlie Plummer et Garrett Wareing. On passera rapidement sur Mark Hamill dans le rôle hyper caricatural du Colonel, qui atténue par moments l’aspect dramatique. Mais globalement, l’ensemble démarre plutôt agréablement, avec notamment une belle mise en scène des paysages de l’Amérique profonde, renvoyant à des images mentales que l’on a tous lorsqu’on a grandi avec le cinéma US. Francis Lawrence sait comment filmer les gens se trouvant en bord de route et incarnant cet inconscient collectif américain typique, en les cristallisant dans des décors naturels caractéristiques.

THE LONG WALK Trailer Promises a Horrifying New Stephen King Classic Film -  Nerdist

Là où le film parvient à surprendre, c’est dans la frontalité avec laquelle il présente les mises à mort des participants. Dans la quasi-totalité des oeuvres grand public, la caméra se détourne in extremis au moment de la détonation, mais dans Marche ou Crève, on assiste aux dégâts provoqués par cette détonation avec un sens graphique bien choquant. Le travail sur les maquillages est à ce titre remarquable, et ce choix de nous montrer l’entièreté du processus de mise à mort va participer au malaise que l’on ressent. Ce qui apparaît comme une variation de Battle Royale (ou d’un Hunger Games) prend une tonalité très réaliste et les jeunes participants se rendent vite compte du caractère irréversible de ce défi que représente la Longue Marche. Pour rappel, le but est d’être le dernier à marcher à une allure de 5 kilomètres/heure minimum, sans limite de temps ou de distance pour y arriver. Avec le nom de JT Mollner au scénario, il est fort probable que cette frontalité lui revienne, lui à qui l’on doit l’excellent Strange Darling qui jouait habilement avec les codes du film de tueur en série.

The Long Walk' Review: Francis Lawrence's Stephen King Adaptation

Si le film se suit agréablement pendant une bonne partie, il gagne en puissance dans son dernier quart, avec des qualités émotionnelles plus présentes et de vrais questionnements sur les notions de vie et de mort. Tous ces jeunes qui se sont lancés dans cette marche-suicide se rapprochent irrémédiablement de la mort, et leurs discussions triviales au départ vont se recentrer peu à peu sur l’essentiel, en exprimant leurs peurs profondes et le sens que chacun donne à sa vie. Entre l’aspect très graphique et choquant des mises à mort et ces questionnements existentiels, Marche ou Crève réussit là où le roman ne fonctionnait pas (ce qui est étrange puisque Stephen King avait brillament traité des thématiques similaires dans son excellent roman roman Ragepublié 2 ans avant Marche ou Crève).

The Long Walk (2025) - IMDb

Marche ou Crève (le film) fonctionne car il s’éloigne de cette approche du film de genre trop élitiste à la Evanouis, et qu’il cherche à être réaliste sans se croire plus malin que les autres. Le résultat est un film dont la progression s’avère intéressante et qui marque les esprits avec cette allégorie condensée de l’existence, qui est véritablement une thématique puissante chez Stephen King, comme on a pu le voir dans le sublime Life of Chuck sorti plus tôt cette année.

The Long Walk (2025) Release Dates

Publié dans 2020's, Cinéma | Laisser un commentaire